La vie quotidienne qui recommence. École, travail, dodo et on recommence! La vie devient facilement redondante et je crois que nous avons besoin de petites nouveautés de temps à autres.  

 

Chaque année, je lance à la blague que je souhaite devenir végétarienne, sans jamais vraiment m’y mettre pleinement. Cette année, un de mes bons amis me lance un défi : être végétalienne pendant une semaine. Donc non seulement je saute l’étape d’être simplement végétarienne et de ne plus consommer de viande animale, mais je vais vers une alimentation excluant tout produit animal..ouf!

Ne renonçant devenant rien, j’ai tout de suite accepté le défi ! Après tout, une semaine c’est vite passée ! Ça va passer comme dans du beurre ! (Ah, ouais le beurre, c’est vrai, on oublie !)

Pour les gens qui vivent dans une grotte depuis les années 2000 ou qui n’ont pas suivi la nouvelle « tendance », voici quelques explications. Si on recherche le terme végétalisme dans mon cher ami Le Petit Larousse, on y trouve la définition suivante :  une pratique alimentaire, ou, par extension, une pratique de consommation, excluant les produits issus d’animaux vivants ou morts. Autrement dit, on exclut la viande, le poisson, les crustacés, les mollusques, la gélatine, les produits laitiers, œufs, laine, miel, et alouette !

Ouf… un peu intense, non ? En relisant la liste, je constate l’ampleur du défi ! J’ai peur, mais je suis excitée à la fois ! Donc, allez hop, me voilà déjà sur les zinternets à tenter de comprendre de quoi nous allons nous nourrir pour la semaine, autre que des peanuts.

 

Donc je ressors une liste de mes nouveaux meilleurs amis :

– légumes (facile à cuisiner et j’y suis habituée !)
– fruits (cool !)

– légumineuses

– quinoa, riz, pâtes

– tofu, seitan, tempeh et falafels (pour le côté protéines)

– pain (à bien lire l’étiquette)

– des épices (nouveaux meilleurs amis, car les vinaigrettes ne sont pas toutes végétaliennes)

– les fameuses noix (elles sont déjà mes meilleures amies)

 

OK, cool, et en plus de tout ça, il existe des «remplacements» :

– le lait, on remplace par du lait d’amande (chose que j’avais déjà intégré à mon alimentation)

– yogourt, à base de soja, de riz, ou d’amande

– mayonnaise sans œufs (que j’ai déjà dans mon frigo, mais qui ne fait pas fureur auprès de mes colocs)

– le fromage, on remplace par du fauxmage

 

WOW, ça semble déjà moins pire qu’en dites-vous ? C’est une adaptation j’imagine ? Le plus difficile je crois que c’est la transition, de s’accoutumer à de nouveaux produits et surtout de faire son épicerie.  


C’est donc par curiosité et beaucoup de motivation que j’entamerai «ma semaine vegan» dès lundi prochain ! On s’en redonne des nouvelles et je vous encourage à tenter l’expérience, après tout une semaine ça ne devrait pas tuer personne… à suivre !

Source de l’image : Pixabay

C’est l’hiver et encore une fois, le mou est à la mode. Non pas que je déteste cette mode, au contraire : j’apprécie aussi les tricots filiformes que l’on peut porter quand on se sent un peu bof. Sauf qu’il arrive parfois, aussi étonnant soit-il, qu’on veuille exprimer sa féminité en arborant robes et jupes. Et puisque les conditions hivernales au Québec frôlent les -40 degrés (j’exagère à peine), les jambes nues ne sont pas vraiment envisageables si l’on ne souhaite pas exhiber la plus chic des chairs de poule. La solution ? Les collants.

 

Cette pièce de vêtement visiblement indémodable fait partie du rayon plutôt sophistiqué de nos garde-robes. Mais bien que cet univers soit fort attirant et séduisant, il est assez facile de se perdre dans le vaste monde des collants. En effet, couleurs, textures, motifs et transparence nous plongent dans un éventail étourdissant où les possibilités sont infinies, de quoi nous donner la plus perverse des migraines. Voilà pourquoi j’ai monté pour toi un petit guide pour te permettre de découvrir le type de collant qui t’est prédestiné. Dis-moi quel genre de fille tu es, je te dirai quels collants porter !

 

La belle frileuse

Tu as froid dès que l’automne pointe son nez au détour de la dernière semaine de juillet ? Ton excuse pour porter les joggings de ton chum non-stop c’est que c’est ce que tu as pu trouver de plus chaud ? Les cols roulés sont devenus ta véritable religion ? Tu es la belle frileuse ! Les meilleurs collants que tu pourrais porter pour te sortir de ton hibernation vestimentaire, ce sont les collants de laine. Épais, opaques et si confortables, ils deviendront tes meilleurs amis. En plus, ils sont offerts en plusieurs modèles, textures et couleurs, de quoi varier les styles et les tendances afin de s’ajuster complètement à ta personnalité.

L’originale excentrique

Tu aimes sortir des rangs préétablis de la mode ? Les vêtements sont ton art, ton moyen d’exprimer les plus belles folies qui te composent ? La tradition du conservatisme vestimentaire n’est pas ta tasse de thé ? Tu es l’originale excentrique ! Comme les vêtements sont ta peinture et ton corps est ta toile, exprime ta personnalité one of a kind en choisissant des collants colorés et complètement éclatés ! Rose pétant, jaune banane, vert fluo ou rouge feu de circulation, il n’y a aucune limite !

 

La professionnelle en devenir

Tu as pratiquement choisi ton emploi de rêve en fonction des tailleurs griffés que tu pourrais porter ? Tu es une femme forte, ambitieuse et déterminée à obtenir ce que tu veux ? Tu es folle des femmes d’affaires inspirantes aussi stylées que Danièle Henkel ? Tu es la professionnelle en devenir ! Les collants tout indiqués à une femme aussi carriériste que toi seraient les bas de nylons noirs, un réel classique. Simples, délicats et élégants, ils mettent les vêtements en avantage et féminisent une tenue, question de rappeler qu’une femme peut être intelligente et sophistiquée à la fois.

La séductrice en herbe

Tu sais comment mettre tes atouts en valeur. Tu sais attirer l’attention des uns et l’admiration des autres. Tu es rendue experte des sourires aguicheurs et des regards sensuels. Tu es la séductrice en herbe ! Le type de collant strictement réservé à ce type de femme, ce sont les bas en résille. Laissant entrevoir la chair, ils ont des allures à la fois chics et sexy. Toutefois, attention : il peut être très facile de tomber du côté vulgaire de la chose. Il va sans dire que les mini-jupes et compagnies apportent un côté un peu trop suggestif à la tenue. Soyez mystérieuses, laissez-vous désirer et optez plutôt pour une robe un peu plus classique pour l’accompagner !

 

La tendre nostalgique

Tu es fascinée par la mode des années de Marylin ? Tu es hyper excitée que la mode rétro soit super tendance depuis quelques années (moi aussi !) ? Tu aimes fouiller dans les vieux vêtements de ta mère et dans les brocantes pour dénicher de véritables petits trésors ? Tu es la tendre nostalgique ! Et pour l’être jusqu’au bout des doigts (ou plutôt, des orteils), adopte les collants à motifs, tu vas voir, ce sera un vrai coup de foudre ! À pois, carottés, petits cœurs, lignés, pied-de-poule… tu peux tous les essayer ! Laisse-toi emporter par les airs de la belle époque et amuse-toi, parce que c’est vraiment ça, l’essence de la mode rétro, non ?

La rebelle dans l’âme

Tu aimes provoquer, choquer, susciter des réactions ? Tu es fière vétérante de la mode emo ? Tu pourrais très bien figurer sur la pochette d’un album heavy métal, guitare à la main ? Tu es la rebelle dans l’âme ! Pour exploiter à fond ton style, je te conseillerais d’essayer les bas troués. Eh oui, ça existe ! Tout comme les pantalons, les collants peuvent arborer des trous plus ou moins discrets, selon tes envies. Sinon, tu peux aussi acheter des collants sans trous, faire les trous toi-même et brûler à l’aide d’une allumette les rebords de chaque trou. Ainsi, le bas ne filera pas ! Rapide, simple et disons-le très économique !

L’irréprochable classique

Tu ne sortirais jamais de chez toi avec des vêtements fripés ? Tu as fait des vêtements noirs, beiges et blancs une véritable collection ? Tu as pour devise que le chemisier est la base de toute bonne garde-robe ? Tu es l’irréprochable classique ! Telle la plus délicate des ballerines, les bas de nylon chair te vont comme un gant. Ils vont avec tout, tout, tout et, petite mention spéciale, sont super avantageux. PS : rasage de près non négociable, plz (oui, même si on est l’hiver).

N.B.

Ah et j’oubliais, c’est impossible que tu ne cadres que dans une seule catégorie de personnalité. Lâche-toi lousse, mélange-les, varie selon tes humeurs ! Sois la classique du lundi, la rebelle du vendredi et la séductrice du samedi. Les humains ne sont pas des boîtes, ils ont plus que six côtés.

Tu as probablement remarqué que j’ai classé les types de filles selon leur personnalité, pas leur morphologie. J’ai lu trop souvent que certains types de collants nous étaient interdits selon si on respecte les critères de longueur, largeur des jambes, rondeur des genoux, etc. Sérieux, non, juste non. Les filles, foutez-vous-en. Rien ne peut vous restreindre de portée ce que vous voulez, à part vos propres goûts. Vous vous habillez pour vous, pas pour les autres. Je vois les vêtements comme un art, un moyen d’expression. C’est votre personnalité qui doit ressortir, puisque c’est ce qui fait de vous la fille que vous êtes. Et cette fille-là, elle est awesome.

 

Image : Weheartit

« Pour chaque message texte, appel mobile, appel interurbain, tweet avec le mot-clic #BellCause, visionnement de notre vidéo ou utilisation du filtre Snapchat et Facebook lors de la Journée Bell Cause pour la cause, Bell versera 5 ¢ pour des initiatives en santé mentale. »

https://cause.bell.ca/fr/

En ce 31 janvier, l’équipe de La Cerise t’invite à participer à cette journée qui souligne la bataille quotidienne que livrent les personnes touchées par la maladie mentale. Savais-tu qu’un Canadien sur cinq serait touché et que les deux tiers de ceux-ci n’iraient pas chercher d’aide ? Les tabous font partie de nos vies et la stigmatisation autour des maladies mentales n’en est pas épargnée. Une réflexion s’impose quand on fait face à ces statistiques qui sont bien réelles et qui ne peuvent être ignorées.

 

Bell œuvre depuis maintenant 2010 pour la cause de la santé mentale et ne passe pas inaperçu avec son initiative d’envergure : du jamais vu du côté des entreprises canadiennes.

En huit ans, un don estimé à plus de 86 millions aura été versé à des programmes de santé mentale. D’ici 2020, on vise les 100 millions !

 

Aujourd’hui, porte attention aux gens autour de toi. Cesse de fermer les yeux, si ce n’est pas déjà fait. La maladie mentale n’est pas une faiblesse. La dépression, les troubles alimentaires, l’anxiété ou encore la bipolarité ne définissent pas une personne. La douleur de l’âme fait aussi mal qu’une jambe cassée, voire pire.

 

Souvent, on entend les gens autour de nous se plaindre de leurs blessures physiques. C’est normal, c’est même totalement humain. On n’a pas peur de parler de notre bras dans le plâtre : c’est écrit dans notre front qu’on est blessé. On nous demande comment ça va et on répond « oui », par habitude. Pose-toi la question : qui t’as déjà regardé dans les yeux en te demandant comment ça allait, pour vrai ? Et toi, qui as-tu déjà laissé partir en sachant très bien que ce « oui » ne voulait rien dire ?

 

Mijote ça et viens Causer pour la cause, pendant qu’on y est.

 

Si tu as besoin, n’oublie pas qu’il est possible d’obtenir de l’aide :

JeunesseJecoute.ca

Teljeunes.com

Avantdecraquer.com

Cmha.ca — Association canadienne pour la santé mentale

Mouvementsmq.ca — Mouvement santé mentale Québec

Tu as besoin d’inspiration pour une nouvelle façon de procrastiner ? Tu as déjà fait rafraichir ton actualité Facebook, Instagram et Tweeter trois fois dans les dix dernières minutes ? Ou encore, tu te sens seul, tu aimes aider et tu es curieux ? J’ai trouvé l’application pour toi !

Whisper est une application simple et anonyme où tu peux partager tes pensées, lire les secrets des autres utilisateurs et donner ton aide ou ton opinion de façon discrète et incognito. Il y a les  »Whisper » les plus populaires, les plus récents et ce qu’il y a de chouette, c’est qu’il y a plusieurs groupes auxquels tu peux t’abonner si tu souhaites partager avec une certaine communauté. Personnellement, j’aime beaucoup les groupes « ADHD », « Addicted to books » ainsi qu’« Adulting Sucks ». Je peux m’identifier là-dedans et que je me sens moins seule dans mon petit 4 ½. Il y a même l’option « à proximité » qui te montre ce que des utilisateurs proches de toi ont partagé. L’application regroupe des gens de partout dans le monde, alors l’anglais est la langue privilégiée. Si tu ne parles que français ou l’espagnol, tu sauras tout de même te trouver des confidents.

Alors, si tu es comme moi et que tu es une personne curieuse, que tu aimes donner des conseils et être à l’écoute, je pense que c’est l’application pour toi. Si au contraire, tout ce que tu aimes c’est créer des débats, t’obstiner avec une bande d’inconnus et que de savoir les secrets intimes des gens te fait sentir bien, tu as tout autant la chance de t’amuser !

Bref, c’est une bonne façon de décompresser après une grosse journée dans ton lit avant de te coucher, au lieu de regarder 9gag pendant 2 heures.

 

[1] http://www.digitaltrends.com/mobile/whisper-tracks-users-locations-when-told-not-to-shares-data-with-department-of-defense-and-fbi-privacy/

La journée internationale du sport féminin, tu connais ? Je dois t’avouer qu’avant de faire des recherches je n’avais aucune idée que cela existait. Cette journée spéciale est célébrée le 24 janvier de chaque année depuis 2014 et elle a été instaurée en raison de la sous-médiatisation du sport féminin. Le sujet est assez intéressant actuellement surtout vu les jeux Olympiques qui approchent (j’ai trop hâte) ! Pour l’occasion, j’ai décidé de te rappeler quelques noms de femmes exceptionnelles qui ont marqué l’histoire du sport.

On ne peut commencer un tel palmarès sans la présence de Nadia Comaneci, qui a 14 ans, devint la première gymnaste à obtenir une note parfaite de 10. C’est en 1976, aux Jeux olympiques de Montréal, que la Roumaine a écrit l’histoire. Elle aura gagné au total cinq médailles d’or olympiques, devenant également l’une des plus jeunes médaillées olympiques, toutes disciplines confondues. Toute une athlète !

Ça fait peut-être longtemps que Charlotte Cooper et Margaret Abott ont gagné leur titre, mais il est sûrement l’un des plus importants de tous les temps. L’année 1900 marqua la première participation des femmes aux prestigieux Jeux olympiques, mais seuls le tennis et le golf étaient les disciplines acceptées. Ces deux femmes deviendront donc les premières championnes olympiques après des prestations incroyables dans leur sport respectif.

« La reine de la piste » ou de son vrai nom Merlene Ottey est l’une des coureuses les plus importantes de son temps. À 40 ans, lors des Jeux olympiques de Sydney, elle devint la médaillée la plus âgée de l’histoire. Son passage dans le monde du sport a aussi marqué la piste intérieure où elle détient le record du 200 m le plus rapide. Une récolte de 14 médailles aux championnats du monde constitue un autre record pour la Jamaïcaine, maintenant aussi Slovène.

Jeannie Longo est une légende du cyclisme. Ses exploits s’appuient sur un total de 38 records du monde et 10 participations au tour de France, ou elle le remportera à 3 reprises. 30 médailles aux Olympiques et aux championnats du monde font de cette femme la cycliste la plus titrée de l’histoire.

La dernière athlète et non la moindre, Laure Manaudou peut se vanter d’avoir écrit l’histoire du sport français, elle qui a accumulé 3 médailles aux Jeux olympiques d’Athène en 2004 durant sa carrière. Figure importante pour le sport féminin, elle sera incluse au panthéon de la natation auprès de grands noms comme Michael Phelps.

Ces femmes ne sont-elles pas de véritables sources d’inspirations ? J’ai soudainement envie de regarder plus souvent le sport féminin pour encourager ce genre d’athlète, pas toi ?

Comprenons-nous bien. Effectuer un virage à 180 degrés, ça veut autrement dire « faire volte-face, effectuer un changement brusque et soudain d’orientation, d’attitude ». Eh bien, c’est exactement ce que j’ai fait avec ma vie il y a de ça 2-3 ans. Parce que oui, il est possible pour chacun d’entre nous de changer sa vision du monde.

 

Pour ma part, c’est l’anorexie qui a pris toute la place pendant une bonne partie de mon adolescence. Pendant trois longues années, je me suis éteinte. Ma vie tournait autour de la nourriture, des chiffres et de l’apparence. Ma maladie a fait de l’hôpital mon second foyer. Mon corps frêle qui avait peine à fonctionner, ma fragilité et mon mal-être m’ont poussé jusqu’à l’hospitalisation. À deux reprises. Je me détruisais à petit feu, et ça ne me dérangeait même pas.

 

Un jour, je ne peux expliquer comment ni pourquoi, je me suis réveillée. Ça ne s’est pas fait du jour au lendemain. Je me suis mise à manger, pas pour éviter l’hôpital ou pour rassurer mes parents, non ; il fallait je le fasse pour moi. Je me suis mise à prendre soin de moi. J’ai arrêté de porter d’énormes vêtements pour me cacher. J’ai coupé mes cheveux qui m’arrivaient au derrière. Je me suis permis de faire des folies pour une fois, de mettre un frein à la perfectionniste que j’étais.

 

Une chose dont je me souviendrai toujours, c’est de la curiosité que je portais à ma propre condition, que je ne comprendrai jamais totalement d’ailleurs. Je lisais à la tonne sur le sujet, comme si j’étais à la recherche d’une réponse ou d’un remède miracle. Ce que je ne savais pas encore à ce moment-là ? La réponse, elle se trouvait à l’intérieur de moi.

 

Derrière chaque question se cache un univers infini de réponses possibles. La vie est bien faite, même s’il est facile de croire le contraire à la minute où l’on vit un échec. Ma maladie, je ne la regrette pas. Elle a bâti la personne que je suis aujourd’hui. Ma guérison m’a mené à me surpasser et à faire des choses que je n’aurais jamais pensé faire. Je suis devenue l’héroïne de ma propre histoire.

 

Goûter à la vie, me choisir moi, telle a été ma réponse.

Voilà comment j’ai effectué un virage à 180 degrés avec ma vie.

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Après la pluie le beau temps qu’ils disent ? Pis après le beau temps, de retour la pluie et puis de retour le beau temps, mais à nouveau des nuages ah et puis une percé de soleil.

 

Une météo aussi stable que celle du Québec.

Ça, c’est leur réalité.

Vivre avec quelqu’un présentant des symptômes de bipolarité c’est pas toujours facile.

 

Parfois je l’avoue on se sent triste pour eux.

On se sent mal de les voir souffrir, de tomber si bas pour remonter si haut, plus haut que les nuages, vers l’infini et plus loin encore !

Parce que c’est ça : l’infini n’est qu’un concept illusoire, les limites semblent trop loin pour être prises en compte tout est possible et rien ne peut les arrêter. Rien, seulement eux. Jusqu’à ce qu’eux même ne cessent d’y croire et que tout tombe aussi creux que creux.

 

Mon père nous a déjà confié se voir comme un funambule.

« D’un jour à l’autre le filet qui avait en dessous de mes pieds n’existe plus, c’est à ce moment-là que je panique, que j’ai peur de tomber pis que j’ai peur du vide ».

En parlant avec d’autres gens souffrant de cette maladie, on comprend mieux.

« Tu te sens invincible, pis à un moment donné tu retiens ton souffle parce que t’as peur. Tu te rends compte que tes rendu trop loin dans tes folies pour oser regarder en arrière ».

Puis au contraire quand ça va bien, ÇA VA BIEN ! Tu leur gueulerais à plein poumon à tous ceux qui osent se mettre sur ton chemin : « ARRÊTEZ D’ESSAYER DE PETER LE PARTY ! »

« Pourquoi ils essaient de me mettre des bâtons dans les roues ? Ils ne comprennent pas. »

« J’ai de l’énergie, j’ai des idées, j’ai envie de vivre et d’être spontané ! Il est où le problème ? »

Le problème il est là. Toujours too much.

Toujours trop intense.

Et ils n’aiment pas ça entendre ça.

 

–t’es donc bin intense ?

–je ne suis pas intense, juste de bonne humeur. (De bonne humeur et envie de dépenser toutes tes économies des dernières années pour un nouveau télescope vue sur kijiji ?)

Ça sonne drôle comme ça hein ? Mais pourtant ils souffrent.

On en souffre tous.

 

On a tous des échos de ce qui se passe entre leurs deux oreilles.

Avec les années, le quotidien avec mon père je vois ça comme un parc d’attractions, un genre de fête foraine.

Cette fête on y est tous. Ses enfants, sa famille, ses collègues, tout le monde, mais à différent degré.

Et quand ça part, attachez-vous bien !

Parfois il est relax, on est comme dans le carrousel et puis un coup de vent et on embarque dans la montagne russe. C’est malgré nous et c’est frustrant parce qu’on s’y retrouve sans avertissement.

 

On s’accroche.

On n’a pas le choix de s’accrocher parce qu’on l’aime et on ne veut pas qu’il affronte la descente tout seul.

La descente parlons-en ! Contrairement à la montée, ça ne monte pas aussi lentement. C’est pas mal moins drôle aussi. Rendu en haut, au dernier clic mécanique de la structure on se rend compte que ce ne sera pas une descente sécurisée comme au parc d’attractions, on réalise que le bas on le voit pas, notre siège est soudainement moins stable et puis on file sans avoir le temps de prendre un dernier souffle. Accroche-toi, fais juste t’accrocher.

 

Pourtant, je ne trouve pas que c’est le moment le plus difficile… Pour moi ce moment-là est un peu un soulagement, c’est là que le dialogue devient possible.

Avec le temps on devient plus attentifs aux signes.

Avant une grande montée on le sent, on le sait ça s’en vient. On se prépare du mieux qu’on peut, mais on dirait qu’on est jamais assez préparés.

On le sait que ça s’en vient, il commence à parler parler et parler. Ses lèvres sont plus volubiles ses pensées plus rapides que tout ce qui peut se passer dans une tête. On tente de suivre du mieux qu’on peut, mais y’a pas de manuel pour nous guider, malheureusement.

 

J’ai maintenant 21 ans.

J’ai pris conscience de la maladie de mon père il y a seulement que quelques années. Avant, je pensais que c’était normal d’avoir un cochon vietnamien pendant 2 mois, de s’acheter 3 vélos (quand on n’a jamais fait de vélo) ou de changer d’emploi aussi souvent… Je pensais que tout était normal et que mon père était simplement spontané.

Je me rends compte que mon père souffre tout simplement.

Un matin, cette semaine, j’ai reçu un texto provenant de ma mère :

« Ton père a demandé de voir un médecin. »

Ça aura pris quelques années, quelques écorchures, des cris, des larmes pour en arriver à cette décision.

Une étape qui mettras fin à ta souffrance, et à la nôtre aussi.

 

Bonne chance papa.

 

Source de l’image: Weheartit.com

«Un matin, je n’en
pouvais plus. Je la voyais fondre sous mes yeux. Je devais faire quelque chose. Je l’ai
brusquée, plusieurs fois, j’imagine, mais ça a fonctionné. Elle l’a avouée.

Ça n’arrive pas à tout le monde, heureusement, mais plusieurs passent proche. Tu penses
que ça ne t’arrivera jamais. Penses-tu que c’est une bonne chose? Sur le moment, le long
moment, oui. Il est là le problème. Au début, ça ne parait pas puisque ça prend du temps.
Ça prend du temps avant que les gens le remarquent et qu’ils se posent des questions,
qu’ils te posent des questions. Au début, tout se passe dans ta tête et tu ressens comme
une satisfaction. N’est-ce pas?
Elle a eu de la difficulté à l’accepter. Ça l’a vraiment été difficile. Un matin, je n’en
pouvais plus. Je la voyais fondre sous mes yeux. Je devais faire quelque chose. Je l’ai
brusquée, plusieurs fois, j’imagine, mais ça a fonctionné. Elle l’a avouée. Elle m’a
avouée, en détresse qu’elle voulait s’en sortir. Elle savait qu’elle était rendue à un point
où elle avait besoin d’aide. Nous sommes allés voir l’infirmière, ensemble. Ensemble plus
que jamais.


Elle m’a tout dit. Le déjeuner, rien. Le dîner consistait à être une pomme. Le souper elle
mangeait une plus petite portion, mais elle mangeait puisqu’elle ne voulait pas mettre en
doute ses proches. Elle voulait continuer à être sur son petit nuage et ne manger que le
strict minimum, tu vois? Elle m’a dit que c’était la raison pourquoi elle se mettait autant
de pression à l’école et dans les sports. Effectivement, elle s’était inscrite dans environ 3
équipes sportives pour perdre du poids. Elle voulait être la plus parfaite possible et
 donner son maximum pour tenter d’atteindre l’idéal, son idéal. Elle m’expliquait
que c’était comme si quelqu’un d’autre était dans sa tête pour la dicter, comme un
démon. Les crises d’anxiétés, les sauts d’humeur, les obsessions de la balance, les
calories, les quantités, le fast-food, le stress, la pression, la peur…
Elle a fini par en parler à ses parents qui l’ont amené à l’hôpital. Elle a été suivie par un
psychologue, un médecin, un psychiatre et une nutritionniste. Elle a été prise en charge.
Le soulagement pour ses proches, mais la détresse pour elle. Il fallait y aller, une chose à
la fois. Une journée à la fois. Il fallait du temps. C’est difficile et long avant de reprendre
un mode de vie sain. Il fallait être patient et essayer de comprendre, même si ce n’est pas
toujours facile. Elle devait augmenter ses portions tranquillement pas vite. Elle avait des
rendez-vous, souvent. J’ai été là, tout au long du processus. Et vous savez quoi? Ça fait
maintenant deux ans, presque trois, et elle s’en est si bien sortie. Elle rayonne.C’est difficile avoir une bonne estime de soi. Il faut apprendre à s’apprécier, à se
valoriser et à être fière de sa personne. Et elle a réussi, en majeure partie. Tu réussiras.
Il suffit d’avoir la volonté et d’aller chercher l’aide qu’il faut. Ce n’est pas facile, je te
l’avoue. Par contre, je te promets que c’est le plus beau cadeau que tu t’offriras. La joie
t’ira à merveille.Crédit photo : weheartit

 – avec Yeliz Kayacan.