Ces temps-ci, la société, tu m’fâches. Tu m’fâches parce que j’ai l’impression que j’peux pu chanter mes chansons préférées de Loud à tue-tête sans que tu me traites de «Basic White Bitch». Tu m’fâches aussi parce que si je décide de prendre du temps pour me faire un beau maquillage comme j’aime tant le faire, tu vas m’dire que j’suis «Fake».

 

Ces temps-ci, on dirait que c’est la mode d’être marginal, oui, mais surtout que c’est mal de partager ses intérêts avec plusieurs personnes. Madame la Société, tu nous pousses à entrer dans le moule, mais une fois qu’on est d’dans, tu nous rappelles que c’est important qu’on soit tous différents. Faudrait que tu te branches un peu.

 

Ces temps-ci, je dois remettre en question mes goûts musicaux et vestimentaires parce que j’me demande si c’est bien d’aimer ça ou non. J’en viens à me poser la question si j’aime ça parce que tout l’monde le fait ou si j’aime RÉELLEMENT ça. Pis bien souvent, j’aime ça pour vrai.

 

Alors là, d’autres questions se bousculent dans ma tête. «Si j’aime réellement ça, pourquoi j’ai l’impression que c’est pas bien d’apprécier ce style musical-là?» Je cherche des réponses sans cesse, mais je t’avoue ne pas en trouver énormément. Dis-moi, c’est quoi le problème à aimer une chanson comme «Toutes les femmes savent danser»? Ah! Tu me diras que maintenant que les filles de 14 ans l’aiment, toi tu peux pu l’aimer, c’est ça? Pourtant c’est drôle, il y a 8 mois de cela, tu la hurlais avec moi.

 

J’vais te demander une chose. Peux-tu me laisser tranquille et me laisser apprécier les choses que je veux? Ah oui pis ton jugement constant, tu peux le laisser de côté lui aussi.

 

Le premier album de Billie Eilish When We All Fall Asleep, Where Do We Go? est parvenu pour la première fois à nos oreilles le 29 mars dernier. Résultat : une œuvre envoutante, variée et qui pourrait probablement devenir votre prochaine strange addiction.

 

À 17 ans, Billie Eilish a su livrer un album qui oscille entre le pop, le rock et l’alternatif, chacune de ses chansons offrant un style unique. C’est d’ailleurs avec son frère Finneas O’Connell qu’elle coécrit ses textes. Il est aussi responsable de la production de l’album.

 

Nous avons pu découvrir la chanteuse en 2016 lors de la diffusion de sa pièce Ocean Eyes, qui a précédé la sortie de son EP dont smile at me en 2017. La popularité de la Californienne n’a cessé de croitre depuis.

 

« J’ai retiré mes Invisalign [appareil dentaire], voici l’album », annonce d’entrée de jeu Billie Eilish sur sa nouvelle création. L’adolescente qui sait faire preuve d’autodérision n’hésite cependant pas à aborder avec plus de sérieux de nombreux thèmes au sein de cette œuvre. Ces derniers valsent des peurs à l’amour, jusqu’à la relation trouble de l’artiste avec les états que nous atteignons lors de notre sommeil.

 

Nous pouvons ainsi être bercés par la douceur de xanny, puis emportés par le rythme entrainant de bad guy ou de all the good girls go to hell. L’univers de la chanteuse est donc original par les sauts qu’il offre entre les styles.

 

Les plus récents vidéoclips de Billie Eilish pour les chansons bad guy, bury a friend et when the party’s over ne pourraient mieux représenter en images l’atmosphère de cet album. Par leur esthétique léchée au sein d’un univers aussi épeurant qu’attirant, il est impossible de ne pas vouloir en découvrir plus.

 

Avis à tous les adeptes de la populaire série The Office : vous entendrez bel et bien des extraits de dialogues de la série au sein de my strange addiction.

 

Billie Eilish est une chanteuse qui n’a pas peur d’être elle-même et de montrer son unicité, ce qui transparait dans cet album assumé. L’artiste a d’ailleurs récemment affirmé publiquement être atteinte du syndrome de la Tourette (une affection neurologique caractérisée par des tics moteurs et/ou sonores incontrôlés, involontaires et brefs). Elle peut ainsi être une source d’inspiration pour tous, démontrant que malgré cette maladie, elle exerce pleinement son art.

 

Parce qu’en dépit de son jeune âge, Billie Eilish nous livre des chansons qui sauront définitivement marquer l’industrie de la musique. Dès que vous cliquerez sur la première pièce de ce nouvel album, je peux vous assurer que vous ne pourrez vous empêcher d’écouter immédiatement la suite.  Puisque, qui sait où nous allons réellement lorsque nous sommes endormis?

 

Le service à la clientèle : endroit « merveilleux » où les étudiants miséreux vont de pair avec les clients chialeux. Après avoir passé les quatre derniers étés en restauration, l’expression « ça prend toute sorte de monde pour faire un monde » fait tout son sens. Semble-t-il que « toutes ces sortes de monde » vont au restaurant. Méfiez-vous…

 

Le designer d’intérieur « Ça manque d’air ici! »« Colle ces deux tables-là ensemble, on va s’assoir là », ce client qui écoute un peu trop Canal Vie et qui se prend pour le Hugo Girard de la place. « Ce n’est pas assez lumineux là! » Ce dernier n’éprouve aucun problème à changer de place ou bloquer la circulation en ajoutant une chaise par-ci par-là. Attention : la chandelle éteinte sur la table est ina-ccep-table… Ce n’est pas très feng shui…

 

Le lapin pressé « On a un spectacle dans 15 minutes, est-ce qu’on a le temps? »
Après avoir couru un marathon pour satisfaire ce dernier, il ajoutera à la ligne d’arrivée, « On veut du dessert ». Mon petit lapin, sache que si tu dois te dépêcher, tu devrais apprendre à mieux gérer ton temps et vaudrait mieux considérer l’option gastronomique du Mcdonald’s. De plus, il est écrit dans les lois internationales du pressé cohérent que tu n’as pas le temps pour un dessert.

 

L’humoriste en rodage : « T’as catch tu? »
Bien que son entourage soit exaspéré, ce client voit en vous le public parfait pour tester son répertoire de blagues plates. « Pour commencer, je vais prendre une sortie… sortie, entrée! », « Pense au tip! », vous direz-vous. C’est votre chance de découvrir vos talents de comédiens ou votre capacité à pousser un rire bien forcé. Pratique pour le reste de votre vie.

 

Son altesse royale : « Je veux ça! »
Sa royauté entretient une relation exclusive avec les places au bord de la fenêtre. Généralement dépassé par l’option réservation, il exécute la crise du siècle si sa place convoitée est déjà prise à son arrivé. Criant à l’injustice et espérant se faire supplier, il vous lâchera un « C’est correct, on va manger ailleurs debord » La vérité est qu’aucune formation n’a été donné pour servir la reine d’Angleterre, c’est donc un soulagement pour vos nerfs.

Les amateurs de musique punk rock seront servis avec le passage de The Offspring au Québec cet été pour deux spectacles à Trois-Rivières et à Alma. La dernière venue du groupe californien au Québec remonte à 2016 au Festivent de Lévis.

 

Les interprètes de You’re Gonna Go Far, Kid s’arrêteront d’abord à Trois-Rivières le 28 juin à 21h30 dans le cadre du Festivoix. Le festival avait déjà fait venir les groupes de renommées mondiales Bad Religion et Billy Talent. Les billets sont en vente au festivoix.com.

 

The Offspring s’arrêtera par la suite au Saguenay-Lac-Saint-Jean à Alma le 15 juillet lors du Festivalma. Les organisateurs du festival ont travaillé en collaboration avec Évènement 2M qui travaillait depuis cinq ans pour faire venir le groupe en région. Le Festivalma va prolonger ses activités de deux jours pour l’occasion. Les 7500 billets, qui ont été mis en vente le 30 janvier dernier, ont tous été vendus en deux heures.

 

Depuis ses débuts en 1984, The Offspring a vendu plus de 40 millions d’albums et a réalisé neuf albums en tout. Il a également gagné les prix Best Rock Artist (meilleur artiste rock), Best Group (meilleur groupe) et Best Album (meilleur album) pour Americana lors du MTV Europe Music Awards de 1999.

 

L’exposition de l’artiste cri Kent Monkman, Honte et préjugés : Une histoire de résilience, prend d’assaut le Musée McCord jusqu’au 5 mai prochain. Présentées pour la première fois en 2017, les œuvres de l’artiste réécrivent les 150 ans d’histoire du Canada d’une perspective autochtone, sans manquer de briser les conventions.

 

Le deuxième étage du musée est ainsi divisé en neuf chapitres thématiques s’agençant à différents pans de l’histoire du Canada, de l’époque coloniale à aujourd’hui. Ces chapitres constituent en des extraits des mémoires de Miss Chief Eagle Testickle.

 

Ce personnage au nom hors du commun est l’alter ego de Kent Monkman, qui apparaît dans la majorité de ses toiles. Cette représentation d’un Amérindien non binaire, abordant toujours fièrement une paire de talons hauts, s’inscrit au sein des œuvres de l’artiste dans le but de détruire les tabous et de s’éloigner d’une histoire canadienne racontée par « des Européens, hommes blancs et hétérosexuels ». De plus, l’artiste a affirmé que les Autochtones avaient « une place pour ces personnes bispirituelles dans leur culture », au contraire des Européens.

 

Ainsi, l’artiste aborde les thèmes de la colonisation et des conditions de vie des autochtones, mais aussi des sexualités multiples, de l’identité, de la résilience et de la xénophobie, qui sont au cœur des toiles et des installations de l’exposition.

 

Les œuvres de Kent Monkman nécessitent donc notre attention toute particulière, car à quelques mètres de distance, nous pouvons les confondre avec des toiles de paysages traditionnels, réalisées à l’aide des techniques des grands peintres du XIXe siècle. Mais, dès que nous nous en approchons, nous pouvons percevoir des détails choquants.

 

Tout d’abord, l’artiste a su réinventer la toile connue Les Pères de la Confédération, où il y a inséré son célèbre alter ego, posant nu devant les politiciens médusés. Assis sur une couverture de la Baie d’Hudson, il pointe du doigt le colonialisme et l’absence de considération des droits des Autochtones dans les politiques canadiennes d’origine.


Il est également impossible de demeurer indifférent devant sa toile Le Cri, qui dénonce les conditions effroyables dans lesquelles des milliers d’enfants ont été enlevés afin de séjourner dans les pensionnats indiens. Le même mur sur lequel figure la toile, plusieurs porte-bébés sont accrochés, alors que d’autres sont tracés à la craie. Ces derniers représentent les nombreux jeunes qui ne sont pas revenus de ces établissements visant à les déposséder de leur culture.

Monkman n’oublie pas de s’attarder de façon poignante à notre époque, dénonçant la surreprésentation des Autochtones en milieu carcéral et illustrant la violence présente sur les réserves.

La 16eédition du Gala De l’Âme à l’Écran (DAE) s’est déroulée samedi soir au Cégep de Jonquière, mettant à l’honneur les courts-métrages de jeunes provenant des cégeps de l’ensemble de la province. Incursion dans cet événement cinéphile haut en couleur, et rencontres avec le porte-parole ainsi que les membres du jury.

 

« 90% des gens ont commencé par un court-métrage. C’est une façon de proposer quelque chose qui nécessite moins de budgets, une façon de passer au long métrage. Tu peux expérimenter et avoir du vrai fun cinématographique avec un court-métrage », a déclaré le porte-parole de l’événement, Jean-Carl Boucher.

 

En effet, le Gala DAE a mis en valeur une vingtaine de courts-métrages de la relève québécoise dans les catégories fiction, expérimental, animation et documentaire. Les différentes œuvres ont été analysées par un jury constitué du directeur photo Benoit Jones-Vallée, de la cinéaste documentariste Mélanie Carrier et du comédien Simon Pigeon. Différents prix ont été accordés aux créations s’étant le plus démarquées. Mathieu Germain, du Cégep de Rivière-du-Loup, a remporté le prix du meilleur court-métrage pour sa réalisation documentaire Traces d’Hiver.

 

Les membres du jury, de gauche à droite : Benoit Jones-Vallée, Simon Pigeon et Mélanie Carrier.

 

La compétition se déroulait dans le cadre du Festival international du court-métrage au Saguenay, REGARD. Cet événement, tenu du 14 au 17 mars, a offert aux festivaliers de visionner des courts-métrages professionnels d’ici et d’ailleurs, en plus de proposer différentes activités.

 

Les œuvres présentées dans le cadre du concours de DAE ont permis aux spectateurs de s’immiscer dans le regard des jeunes sur leur société. Jean-Carl Boucher affirme que « les générations précédentes disent souvent que notre génération est un peu perdue, ne sait pas trop où se placer. J’ai l’impression que c’est une illusion, parce qu’on sait vraiment où on s’en va : tu le sens dans les œuvres. »

 

Mélanie Carrier considère d’ailleurs que « dans la jeunesse il n’y a pas encore de carcan, de réflexe d’institution où tu veux plaire à ci, plaire à ça : tu fais ce que t’as à faire, tu dis ce que t’as à dire. », une caractéristique qui a teinté les courts-métrages de la soirée. Elle croit intéressant de découvrir les thèmes qui touchent les jeunes.

 

Le genre du court-métrage a le pouvoir de raconter des histoires qu’il ne serait pas possible de divulguer à l’aide d’un autre médium, selon Simon Pigeon. Il considère que la réalisation de ce type de film est beaucoup plus accessible aujourd’hui, ce qui donne la chance à tout le monde de tenter le coup. « Maintenant, tu peux quasiment faire un film avec un iPhone, puis ça peut être beau! » renchérit le comédien.

 

Benoit Jones-Vallée croit que « tout change dans l’industrie en ce moment. Les modèles qui existaient n’existeront plus dans cinq ans », la nouvelle génération apportant un renouveau à l’industrie cinématographique.

 

Ainsi, les juges se sont davantage penchés sur le message livré par les courts-métrages des candidats que l’aspect technique de leur réalisation, comme l’exprime M. Jones-Vallée : « L’histoire, j’ai l’impression que c’est la base de tout. Le message, l’intention : moi, c’est ce que je regardais. Ce n’est pas l’exécution par rapport à la lumière, ou par rapport à la qualité de la caméra. C’est plus : do I care? Est-ce que ça m’a touché? Est-ce que ça a été fait avec raffinement? »

 

Le Gala de l’Âme à l’Écran a ainsi permis de promouvoir le médium à part entière qu’est le court métrage et d’illustrer le talent des jeunes, car comme l’affirme Jean-Carl Boucher :

 

Ça a toujours été les jeunes, depuis le début du cinéma. C’est toujours les jeunes qui apportent un nouveau point de vue, avec ce qui est unique à chaque génération. C’est une sensibilité qu’ils apportent, une nouvelle façon d’émouvoir.

 

Il ne reste plus qu’à tourner le regard vers l’industrie cinématographique de demain, et à attendre la 17édition du gala!

 

Crédits photos : page Facebook de Benoit Jones-Vallée, Krysalide Diffusion et page Facebook de Mélanie Carrier.

Le 15 mars, une date à se rappeler. Des jeunes de partout dans le monde ont décidé de se mobiliser pour qu’un changement s’opère. Un changement pour notre planète. Des dizaines de milliers de personnes ont protesté dans les rues à la suite du message lancé par la jeune suédoise Greta Tunberg.  

 

 

Depuis le 8 octobre 2018, le monde entier a pu prendre conscience du rapport spécial du Groupe d’experts intergouvernemental sur le climat (GIEC). Déduction rapide à la suite de ce large document de plusieurs centaines de pages: l’heure est grave pour la planète et le climat, même que le monde atteindra un point de non-retour en 2020 si rien ne change.

 

Les changements climatiques, sans aucun doute le sujet chaud (littéralement) dans le monde présentement, ne sont pas un mythe. L’entièreté de la population doit cesser de faire les autruches climatiques, car les jours sont comptés avant que la situation prenne une tournure encore plus dramatique. Ce réchauffement global, il ne faut pas le procrastiner (comme tout bon élève qui attend la veille de la remise pour commencer son travail). Non. C’est maintenant qu’il faut agir avant qu’il ne soit trop tard.

 

Pour ceux qui voient seulement des fourberies quand le sujet des changements climatiques est abordé, il est grand temps de remettre les pendules à l’heure et de vous ouvrir les yeux. En 2020, si aucune modification n’a lieu, des conséquences irréversibles vont empiéter sur la planète. Que cela soit la fonte des glaces ou encore la biodiversité qui sera perturbée, voire même détruite, les répercussions seront de taille. Seulement des mesures à la hauteur de l’enjeu pourront ralentir cette crise.

 

D’abord, petit « cours 101 » sur le fonctionnement du réchauffement climatique. Les classiques « GES », cordialement appelés gaz à effet de serre, sont les vedettes de la hausse globale de la température planétaire. Ce qu’il faut comprendre de ces émanations, c’est qu’à la base, elles ne sont pas néfastes. Le problème date de la révolution industrielle, grâce aux humains et leur capitalisme effréné, les émissions des GES ont augmenté de façon exponentielle. Cela engendre un débalancement de la couche d’ozone et par le fait même, plus de chaleur est absorbée sur la terre. Déduction, le monde est entré dans une boucle de rétroaction vicieuse et la quantité de GES dans l’atmosphère est en croissance fulgurante. Résultat, la température de la terre augmente globalement.

 

Dans ce cercle sournois, on retrouve entre autres une conséquence très néfaste soit celle de la fonte des glaces. Plusieurs grandes banquises, telles que l’Antarctique et le Groenland, perdent énormément de leur surface. Cette perte a pour effet d’augmenter le niveau des océans. Cela menace plusieurs populations qui verront (dans un futur proche) leur territoire disparaître. « La hausse du niveau des océans est vraiment un problème. Des îles et des pays se voient menacés et cela va créer des réfugiés climatiques », déclare la conseillère en changement climatique de l’organisme Équiterre, Geneviève Puskas.

 

Il faut aussi mentionner que la fonte des glaces a pour effet de changer la composition de l’eau. Elle devient plus acide, due à l’augmentation du carbone, et cela dérègle plusieurs spécimens. Notamment, on peut penser à la barrière de corail qui est en grand danger par la faute de ce phénomène. Cette répercussion n’est qu’une parmi tant d’autres qui est entraînée par les changements climatiques, et elle pourrait déstabiliser notre planète.

 

Ce ne sont pas seulement les océans qui sont menacés par le réchauffement global de la terre, la biodiversité au complet est à risque. Dans une étude datant de 2017 par Nature Climate Change, en 2100, la moitié de la population mondiale va être exposée à des canicules meurtrières contrairement à 30% aujourd’hui. Avec ces conséquences ravageuses, qu’est-ce qui va se passer ? Est-ce que c’est la loi du plus fort qui va embarquer ? Ceux qui ont les moyens vont se débrouiller et les autres vont être livrés à eux-mêmes ? Sans parler des espèces animales qui verront leur environnement être déstabilisé comme jamais… L’équilibre des espèces va être déstabilisé inéluctablement et il sera trop tard pour revenir en arrière. C’est un peu comme la théorie des rivets ; sur un bateau, tu peux enlever plusieurs boulons, mais quand c’est le boulon de trop qui est enlevé, tout est dévasté…

 

Le 15 mars, une date historique qui marquera le monde.

Le 15 mars, on décide qu’on veut du changement.

Le 15 mars, on a marché pour sauver notre planète. Celle qui nous accueille, nous tient en vie, nous fournit ses ressources.

Le 15 mars, on a manifesté.

Le 15 mars, c’est un premier pas vers le véritable changement. 

 

Crédit photo:

(1) Getty images / AFP / Martin Ouellet-Diotte

(2) BBC

Le 8 mars, on souligne quelque chose d’extrêmement important dans le monde.

Le 8 mars, on souligne les droits des femmes.

Le 8 mars, on se rappelle des grandes figures féministes ayant marqué l’humanité.

Le 8 mars, on se rappelle que même encore en 2019, on doit défendre nos droits.

 

Cette journée, officialisée en 1977 par l’ONU, met de l’avant la lutte pour les droits des femmes et rappelle que jamais nous ne devrions nous sous-estimer et nous laisser abattre par les inégalités par rapport aux hommes.

 

En tant que femmes, nous menons ce combat incessant, celui de devenir égale à 100%. Pas à 80%, pas à 90%, pas à 99%, mais bien à 100% égale.

 

Évidemment, nous avons fait énormément de chemin depuis un siècle. Les mouvements féministes prennent de l’expansion et maintenant, nos voix sont entendues.

 

Le 8 mars, on rappelle à tous que ce combat n’est pas terminé.

 

Encore aujourd’hui, des femmes reçoivent un salaire moins élevé que celui d’un homme qui effectue le même travail. Selon Statistique Canada, il y a peine quelques années, les femmes gagnaient environ 0,87$ pour chaque dollar gagné par un homme.

 

Selon un article d’Urbania, en matière d’égalité économique, l’Islande arrive au premier rang avec 87%. Même la première position n’obtient pas une équité parfaite.

 

Encore aujourd’hui des femmes reçoivent des traitements injustes.

Encore aujourd’hui, des femmes ne sont pas prises au sérieux pour leurs compétences.

 

Inaugurons le 8 mars fièrement. Par contre, on doit se rappeler que cette cause doit être militée tous les jours.

 

Soyons fières de ce que nous sommes, soyons fières d’être des femmes fortes se battant pour nos droits. Des droits que nous méritons entièrement.

 

Voici quelques phrases provenant de différentes femmes expliquant leur fierté d’être ce qu’elles sont.

 

Pourquoi suis-je fière d’être une femme?

 

Comme ça, sans réfléchir, je dirais pour mettre en lumière la diversité de la féminité. En réfléchissant plus, je dirais que je suis fière d’être une femme grâce à tous les exemples autour de moi de femmes qui se relèvent, qui se battent pour une cause ou même qui se battent pour élever les mentalités! Je suis fière d’être une femme et fière d’être moi.

– Jade, 15 ans

 

Je suis fière d’être une femme pour pouvoir un jour porter un enfant. Pour tout le chemin que la femme a parcouru jusqu’à aujourd’hui, et parcourra dans le futur. Pour sa persévérance. Pour sa personnalité assumée. Pour son grand cœur. Pour sa passion. Pour ne pas se considérer comme une victime, et continuer de se battre pour la cause du féministe.

– Delphine, 19 ans

 

Pour l’amour et l’entraide entre nous.

– Adèle, 19 ans

 

Je suis fière d’être une femme qui fonce dans la vie et qui n’a pas peur des inégalités femmes/hommes qui existent encore malheureusement en 2019.

– Audrey, 20 ans

 

D’avoir une sensibilité et une force qui s’harmonisent et de pouvoir les exprimer sans me faire juger.

-Marie-Clarisse, 19 ans

 

Ce qui me rend fière d’être une femme, c’est tout le chemin que nos ancêtres ont façonné. En passant du droit d’aller au travail à l’acquisition du droit de vote, tout ce qu’elles ont fait, pour les générations futures, a changé notre mode de vie, nous permettant aujourd’hui d’avoir accès à l’éducation et d’être sur le marché du travail. Ce qui me rend fière d’être femme, c’est la beauté de nos âmes et de nos corps, l’envie de crier et de se libérer de l’emprise de la société. C’est la solidarité féminine qui nous rend fortes, le girl power qui nous permettra, un jour, d’acquérir l’égalité entre tous. C’est toutes les personnes s’identifiant comme femme qui me rendent fière d’être une femme.

– Jeannick, 19 ans

 

Sur ces belles paroles, rappelons-nous que le 8 mars se déroule tous les jours, et qu’en continuant à lutter ainsi, nous réussirons à obtenir cette si belle égalité que nous méritons.

 

Soyons fières d’être des femmes.

 

Crédit photo: Jacques Azam

Encore aujourd’hui dans notre société « évoluée », plusieurs problèmes nous oppriment. Étant totalement pour l’égalité des sexes, je réalise que ce n’est pas tout le monde qui pense comme moi, que les hommes comme les femmes devraient pouvoir faire, penser et dire ce qui leur plait. Des activités, des couleurs, des genres de musiques et de films seront associés à un sexe en particulier.

 

Aussi cliché que cela puisse paraitre, à l’arrivée d’un nouveau-né, tout ce qui l’entoure sera rose si le bébé est une fille, mais si l’enfant est un petit garçon, le bleu sera la couleur à prioriser pour ses vêtements, sa chambre et ses jouets. Des simples couleurs peuvent alors avoir un impact sur la façon de penser de l’enfant qui, s’il est un petit garçon, ne voudra pas porter de vêtements roses pour ne pas s’habiller comme une fille. Je comprends mon coco, c’est sûr que ton enseignante de première année pourrait te confondre avec Juliette si tu portes du rose. C’est ce que la société te laisse penser.

 

Également, depuis que je suis toute petite, les préjugés fusent de partout quant à mon amour du hockey. J’ai toujours eu à me justifier, car le hockey, « c’est pour les gars ». Si j’aime le hockey, c’est parce que je veux que les gars s’intéressent à moi. Voyons, c’est connu que les filles n’ont aucune connaissance sportive. Encore la semaine dernière, j’ai vécu une situation qui m’a rendu inconfortable. Je suis allée à un match de hockey avec mon ami et le monsieur assis à côté de nous était très sympathique. Il s’intéressait aux connaissances de mon ami, il lui parlait de telle et de telle équipe, lui demandait ce qu’il pensait de la saison de hockey de l’équipe local, mais m’a-t-il une seule fois demandé ce que moi j’en pensais? Non. Sans donner des intentions à un homme que je ne connais pas, il a dû s’imaginer que je n’y connaissais rien et que j’accompagnais mon ami par gentillesse.

 

Cependant, il n’y a pas que les filles qui vivent l’influence des doubles standards. Mon cousin a neuf ans, il joue au hockey, au baseball, fait du skate, joue de la batterie et écoute des films d’amour. Si tu demandes à mon cousin quel est son film préféré, il va probablement te répondre que c’est un film de Nicolas Sparks sans aucune gêne, car il est jeune. Il ne réalise pas encore que selon la société, les films d’amour, « c’est pour les filles ». Mon cousin assume totalement son amour pour les films de filles parce qu’il a neuf ans, est innocent et qu’il fait ce qu’il lui plait. J’ai peur qu’en grandissant, il perde toute cette authenticité. J’ai peur qu’il n’assume plus ses goûts et qu’il se cache par peur du jugement des autres.

 

Alors pour les générations futures, arrêtons d’associer des choses à un sexe. Arrêtons de parler du hockey comme d’un sport de gars et arrêtons de dire que les films d’amour sont des films de filles.

 

Les doubles standards, c’est terminé.