Non classé

L’été dernier, lors d’un voyage dans l’Ouest canadien, je suis tombée solidement en amour. C’était plus qu’un amour d’été, croyez-moi. Même qu’aujourd’hui encore, j’y rêve souvent, à cet amour-là. Impossible de me le sortir de la tête!

Puisqu’on aime à peu près toutes entendre parler des histoires des autres, je prends le temps de vous raconter la mienne.

L’histoire.

Samedi matin, la température est plus que clémente et j’ai toute la journée devant moi. La famille chez qui j’ai passé la saison estivale nous annonce, à l’autre étudiante avec qui je cohabite et moi, qu’on s’en va prendre le traversier pour se rendre à Salt Spring Island, une île en Colombie-Britannique. Yeah!

Ce n’est qu’en accostant au port que j’ai compris. J’ai compris que je venais d’avoir un coup de foudre, de tomber en amour dès le premier regard. Les bâtiments colorés, le marché et les odeurs de fleurs, d’océan et de bonne bouffe m’ont charmée avant même que je touche le sol. Vraiment, je venais de trouver l’amour sur un p’tit tas de terre, quelque part dans l’Océan Pacifique.

À la suite de ma visite sur l’île, j’ai conclus que Salt Spring Island se résume facilement en quelques points: un marché, une population locale accueillante et des touristes de bonne humeur. Tout ça entouré par l’océan. On peut difficilement trouver mieux, non?

Cette petite île, c’est l’endroit le plus mignon que j’ai visité dans ma vie, c’est un des plus beaux souvenirs que je garde de mon été en Colombie-Britannique. Et, puisque les vacances sont synonymes de voyages pour plusieurs, je vous conseille de faire un arrêt à Salt Spring Island, si vous passez une partie de l’été dans les environs de Vancouver.

Conseillère touristique : appelez-moi Sarah

Faites comme moi et profitez de la journée pour vous promener à travers le marché (qui n’est ouvert que le samedi), ça nous permet d’interagir avec la population locale et c’est super enrichissant, surtout si on décide de parler avec eux, de leur poser des questions. Moi, j’ai principalement dépensé pour m’acheter de la nourriture, parce que TOUT me faisait saliver et que malgré mes nombreux efforts, je n’ai pas pu résister et j’ai finalement goûté à un maximum de choses. Gourmandise, quand tu nous tiens! De la pizza aux macarons, en passant par les quiches et les chocolatines: je me suis «bourrée la face» comme jamais!

Outre les marchands de nourriture, il y avait des tas de produits artisanaux comme des savons, de la vaisselle ou encore des bijoux. La plupart des visiteurs y trouvent leur compte, j’en ai la certitude!

Les boutiques et les restaurants qui sont ouverts en permanence valent aussi le détour (et oui, j’ai mangé des fish n chips malgré tout ce que je venais d’ingérer). Les employés sont généralement très chaleureux et engagent sans problème des discussions. Il y a de quoi être charmé, même que c’est quasi inévitable de ne pas tomber en amour avec la place.

Mais attention, on ne doit pas forcément dépenser pour avoir du plaisir à Salt Spring Island. En effet, il est très agréable de simplement faire une promenade dans les rues, de discuter avec les gens et d’observer tout ce qui nous entoure.

Je ne vous fais certainement pas de surprise en mentionnant que j’adorerais avoir un jour la chance de retourner sur l’île de Salt Spring. Avoir un kiosque au marché, le temps d’un été, ça serait pas mal le fun! Mais en attendant, j’espère vous avoir donné envie de visiter cette petite île charmante qui, à mes yeux, est un incontournable de la Colombie-Britannique.

Photo : Saltspringtourism.com

KINO, c’est une diffusion de courts métrages sur grand écran dans l’ambiance la plus conviviale et respectueuse qui soit, c’est la valorisation de la production indépendante, c’est une opportunité pour tous ceux qui rêvent de présenter leurs vidéos homemade devant un grand public, bref, c’est une chance à saisir! C’est un bon moment garanti à passer pour les spectateurs curieux et un petit moment de gloire pour les jeunes réalisateurs.

Ce 17 septembre a eu lieu la première représentation de l’automne 2014 de KINO, à Jonquière.
Et j’avoue, je savais pas du tout c’était quoi.
Et ouais, c’était ma soirée d’initiation à KINO.
Et OK, après avoir regardé sur Internet j’ai su c’était quoi. Plus précisément.
Et là, désolée si je parais inculte, mais étant une première année, je n’avais jamais entendu parler de ce projet, alors PEUT-ÊTRE que certains sont dans ma situation, c’est pourquoi je me lance dans des explications (ne vous en déplaise…).
Ça a l’air qu’un certain Jéricho Jeudy a dit que c’était «Faire bien avec rien, faire mieux avec peu, mais le faire maintenant.»
EH BEN VOILÀ. (OK c’est fait, c’était tout.)

Hier soir, on a vu des courts métrages réalisés sans un sou, certains simplement avec un iPhone, d’autres avec une GoPro, et, bien sûr, quelques-uns avec des caméras de toutes sortes, filmés dans un bref délai. Et de TOUS GENRES, me dois-je de spécifier. Pour débuter la saison en force, le thème de cette première représentation était «Voyage». Tout simplement. Ce qui laisse place à bien des possibilités et je vous assure qu’on en a vu en masse, des aspects du voyage…
Nous sommes passés par l’Islande, les États-Unis, on a même fait une virée à Longueuil, à Québec, au Saguenay-Lac-Saint-Jean, sans oublier, bien sûr, le périple à Jonquière qui nous a tous marqué!

Cet article atteindrait des dimensions bien trop imposantes pour être publié si je vous expliquais chacun des courts-métrages que j’ai pu voir hier soir, mais je peux vous affirmer que j’ai passé une excellente heure, à rire surtout, à être impressionnée sans arrêt. Il y avait du talent dans la salle, oh oui. J’ai été charmée, touchée. Ça débordait de diversité dans les idées, dans la façon d’apporter le thème, dans l’humour. Pour ce qui est des vidéos n’abordant pas le voyage, il y en avait des plutôt déconcertantes, comme celle durant laquelle nous avons pu observer durant un bon cinq minutes un homme raser sa barbe de 143 jours (…à peu près). Ou bien ce vidéoclip magnifiquement réalisé comportant des marionnettes géantes et d’excellents danseurs.

Ce principe de présenter des courts-métrages indépendants qui échappent aux standards monétaires de productions a été une belle grosse réussite. Et comme c’est ouvert à tous, je vous invite à tenter votre chance! Cette saison promet, je vous le dis. Et si vous non plus n’êtes pas encore initié à KINO, allez à la prochaine représentation, je vous l’oblige. Vous n’allez pas le regretter!

Photo: Facebook