Non classé

J’ai une boule à l’estomac. Un mélange de stress et d’énervement. Je me suis levée ce matin en n’étant pas différente, mais avec un petit sentiment différent : aujourd’hui et pour les 7 prochains jours : pas de produits animaux.

L’exercice en soi n’est pas un si gros changement pour moi, qui mange déjà à la base avec des tendances de végétalisme. Je ne mange pas de viande rouge depuis un bon bout de temps (sauf dans les fameuses tourtières de Noël) ou dans la réconfortante sauce à spaghetti de maman lors de mes visites à la maison. En général, je mange de façon variée et je n’ai aucune allergie.

Je suis légèrement stressée par le début de la semaine parce que je souhaite réellement réussir à me prouver que ce n’est pas si compliqué! J’y crois vraiment, avec un peu de préparation ça peut être simple!

Je dois vous avouer… j’ai un peu procrastiné à l’élaboration de mon menu. Il me manque peut-être un peu de préparation. Je n’ai toujours pas trouvé de fauxmage (fromage à base de cajou) et ça me fait un peu angoisser étant donné la lasagne de courge qui se trouve sur mon menu!

 

Première difficulté rencontrée, il n’est même pas 10:00 et je me rends compte qu’une lasagne juste aux courges c’est ordinaire un peu. On réglera le problème plus tard!

Deuxième ‘’obstacle’’ mes colocs me proposent un souper au thaï express ce soir! Bon, je dis un obstacle, ce n’est pas réellement un obstacle, mais je me rends compte que si j’avais à aller au restaurant je devrais me renseigner sur le menu avant de commander!
En plus qu’au Saguenay les restaurants végétaliens n’y’en a pas à tous les coins de rue!

 

Donc ce soir je cuisine mon propre sauté thaï au tofu!

Demain j’ai prévu : un cari aux lentilles

Mercredi : Bol de quinoa mexicain

Jeudi : sauté à l’aubergine

Vendredi : Boulette de végéburger fait avec haricots noirs!

Samedi : lasagne de courge

Et finalement dimanche : souper de bouchées accompagné de houmous maison et sauce au tofu et épinards

 

Je vous écris mes meilleures recettes de mon expérience dans un article la semaine prochaine! En attendant, vous pouvez suivre mon expérience sur notre compte instagram : lacerise_mag!

Source de l’image : Pixabay

Depuis que tu es tout jeune, ton environnement te pousse inconsciemment à devoir entrer dans un certain moule. La conformité semble bien à la mode du haut de tes onze ans, alors que la voisine d’à côté se fait intimider parce qu’elle n’arbore pas « la » marque du moment. Le jugement est tellement facile de nos jours, encore plus maintenant qu’il est possible de se cacher derrière un écran. N’as-tu pas le goût, toi, de défier la tendance et de te démarquer par ta singularité ?

 

Il est important de mettre quelque chose au clair ; oser ne veut pas dire la même chose pour tout le monde. Pour certains, cela peut être un changement capillaire alors que pour d’autres, cela peut tout simplement être un changement de routine. Le concept de « zone de confort » varie d’une personne à une autre. Par tout cela, le message que je désire transmettre est qu’il est primordial d’aller à son rythme. Un parent ne lance pas son enfant à l’eau sans flotteur la première fois comme tu n’iras pas te raser la tête demain matin, car tout va mal et que tu as besoin d’un nouveau départ ; un pas à la fois, veux-tu.

 

C’est à force de sortir de ta zone de confort que celle-ci n’aura plus de barrières. Chaque jour, chaque semaine, chaque année (va s’y comme tu le sens), donne-toi des défis. Tu n’en peux plus d’avoir la même tête ? Lâche donc un coup de fil au coiffeur que tu vois toujours passer sur Instagram et dont le travail t’inspire. Tu as le goût de commencer à te maquiller ? Demande conseil à ton amie qui est l’équivalent d’un Sephora sur deux pattes, elle va savoir te guider.

 

Le plus grand regret qu’ont les gens en fin de vie est d’avoir vécu pour les autres et non pour eux-mêmes, c’est connu. On passe notre vie à se demander qu’est-ce que les autres vont penser. Le jour où tu vas réaliser que tu es libre de faire tes propres choix et d’être la personne que tu désires être, crois-moi, plus rien ne va pouvoir t’arrêter dans la poursuite de tes désirs, peu importe leur nature. Après tout, cette vie est la tienne : tu peux en faire ce que tu veux.

 

 

Qui n’ose pas regarder le soleil en face ne sera jamais une étoile. William Blake

Changer, c’est oser se mettre au monde chaque jour. Jacques Salomé

 

Source image : We heart it

La vie quotidienne qui recommence. École, travail, dodo et on recommence! La vie devient facilement redondante et je crois que nous avons besoin de petites nouveautés de temps à autres.  

 

Chaque année, je lance à la blague que je souhaite devenir végétarienne, sans jamais vraiment m’y mettre pleinement. Cette année, un de mes bons amis me lance un défi : être végétalienne pendant une semaine. Donc non seulement je saute l’étape d’être simplement végétarienne et de ne plus consommer de viande animale, mais je vais vers une alimentation excluant tout produit animal..ouf!

Ne renonçant devenant rien, j’ai tout de suite accepté le défi ! Après tout, une semaine c’est vite passée ! Ça va passer comme dans du beurre ! (Ah, ouais le beurre, c’est vrai, on oublie !)

Pour les gens qui vivent dans une grotte depuis les années 2000 ou qui n’ont pas suivi la nouvelle « tendance », voici quelques explications. Si on recherche le terme végétalisme dans mon cher ami Le Petit Larousse, on y trouve la définition suivante :  une pratique alimentaire, ou, par extension, une pratique de consommation, excluant les produits issus d’animaux vivants ou morts. Autrement dit, on exclut la viande, le poisson, les crustacés, les mollusques, la gélatine, les produits laitiers, œufs, laine, miel, et alouette !

Ouf… un peu intense, non ? En relisant la liste, je constate l’ampleur du défi ! J’ai peur, mais je suis excitée à la fois ! Donc, allez hop, me voilà déjà sur les zinternets à tenter de comprendre de quoi nous allons nous nourrir pour la semaine, autre que des peanuts.

 

Donc je ressors une liste de mes nouveaux meilleurs amis :

– légumes (facile à cuisiner et j’y suis habituée !)
– fruits (cool !)

– légumineuses

– quinoa, riz, pâtes

– tofu, seitan, tempeh et falafels (pour le côté protéines)

– pain (à bien lire l’étiquette)

– des épices (nouveaux meilleurs amis, car les vinaigrettes ne sont pas toutes végétaliennes)

– les fameuses noix (elles sont déjà mes meilleures amies)

 

OK, cool, et en plus de tout ça, il existe des «remplacements» :

– le lait, on remplace par du lait d’amande (chose que j’avais déjà intégré à mon alimentation)

– yogourt, à base de soja, de riz, ou d’amande

– mayonnaise sans œufs (que j’ai déjà dans mon frigo, mais qui ne fait pas fureur auprès de mes colocs)

– le fromage, on remplace par du fauxmage

 

WOW, ça semble déjà moins pire qu’en dites-vous ? C’est une adaptation j’imagine ? Le plus difficile je crois que c’est la transition, de s’accoutumer à de nouveaux produits et surtout de faire son épicerie.  


C’est donc par curiosité et beaucoup de motivation que j’entamerai «ma semaine vegan» dès lundi prochain ! On s’en redonne des nouvelles et je vous encourage à tenter l’expérience, après tout une semaine ça ne devrait pas tuer personne… à suivre !

Source de l’image : Pixabay

C’est l’hiver et encore une fois, le mou est à la mode. Non pas que je déteste cette mode, au contraire : j’apprécie aussi les tricots filiformes que l’on peut porter quand on se sent un peu bof. Sauf qu’il arrive parfois, aussi étonnant soit-il, qu’on veuille exprimer sa féminité en arborant robes et jupes. Et puisque les conditions hivernales au Québec frôlent les -40 degrés (j’exagère à peine), les jambes nues ne sont pas vraiment envisageables si l’on ne souhaite pas exhiber la plus chic des chairs de poule. La solution ? Les collants.

 

Cette pièce de vêtement visiblement indémodable fait partie du rayon plutôt sophistiqué de nos garde-robes. Mais bien que cet univers soit fort attirant et séduisant, il est assez facile de se perdre dans le vaste monde des collants. En effet, couleurs, textures, motifs et transparence nous plongent dans un éventail étourdissant où les possibilités sont infinies, de quoi nous donner la plus perverse des migraines. Voilà pourquoi j’ai monté pour toi un petit guide pour te permettre de découvrir le type de collant qui t’est prédestiné. Dis-moi quel genre de fille tu es, je te dirai quels collants porter !

 

La belle frileuse

Tu as froid dès que l’automne pointe son nez au détour de la dernière semaine de juillet ? Ton excuse pour porter les joggings de ton chum non-stop c’est que c’est ce que tu as pu trouver de plus chaud ? Les cols roulés sont devenus ta véritable religion ? Tu es la belle frileuse ! Les meilleurs collants que tu pourrais porter pour te sortir de ton hibernation vestimentaire, ce sont les collants de laine. Épais, opaques et si confortables, ils deviendront tes meilleurs amis. En plus, ils sont offerts en plusieurs modèles, textures et couleurs, de quoi varier les styles et les tendances afin de s’ajuster complètement à ta personnalité.

L’originale excentrique

Tu aimes sortir des rangs préétablis de la mode ? Les vêtements sont ton art, ton moyen d’exprimer les plus belles folies qui te composent ? La tradition du conservatisme vestimentaire n’est pas ta tasse de thé ? Tu es l’originale excentrique ! Comme les vêtements sont ta peinture et ton corps est ta toile, exprime ta personnalité one of a kind en choisissant des collants colorés et complètement éclatés ! Rose pétant, jaune banane, vert fluo ou rouge feu de circulation, il n’y a aucune limite !

 

La professionnelle en devenir

Tu as pratiquement choisi ton emploi de rêve en fonction des tailleurs griffés que tu pourrais porter ? Tu es une femme forte, ambitieuse et déterminée à obtenir ce que tu veux ? Tu es folle des femmes d’affaires inspirantes aussi stylées que Danièle Henkel ? Tu es la professionnelle en devenir ! Les collants tout indiqués à une femme aussi carriériste que toi seraient les bas de nylons noirs, un réel classique. Simples, délicats et élégants, ils mettent les vêtements en avantage et féminisent une tenue, question de rappeler qu’une femme peut être intelligente et sophistiquée à la fois.

La séductrice en herbe

Tu sais comment mettre tes atouts en valeur. Tu sais attirer l’attention des uns et l’admiration des autres. Tu es rendue experte des sourires aguicheurs et des regards sensuels. Tu es la séductrice en herbe ! Le type de collant strictement réservé à ce type de femme, ce sont les bas en résille. Laissant entrevoir la chair, ils ont des allures à la fois chics et sexy. Toutefois, attention : il peut être très facile de tomber du côté vulgaire de la chose. Il va sans dire que les mini-jupes et compagnies apportent un côté un peu trop suggestif à la tenue. Soyez mystérieuses, laissez-vous désirer et optez plutôt pour une robe un peu plus classique pour l’accompagner !

 

La tendre nostalgique

Tu es fascinée par la mode des années de Marylin ? Tu es hyper excitée que la mode rétro soit super tendance depuis quelques années (moi aussi !) ? Tu aimes fouiller dans les vieux vêtements de ta mère et dans les brocantes pour dénicher de véritables petits trésors ? Tu es la tendre nostalgique ! Et pour l’être jusqu’au bout des doigts (ou plutôt, des orteils), adopte les collants à motifs, tu vas voir, ce sera un vrai coup de foudre ! À pois, carottés, petits cœurs, lignés, pied-de-poule… tu peux tous les essayer ! Laisse-toi emporter par les airs de la belle époque et amuse-toi, parce que c’est vraiment ça, l’essence de la mode rétro, non ?

La rebelle dans l’âme

Tu aimes provoquer, choquer, susciter des réactions ? Tu es fière vétérante de la mode emo ? Tu pourrais très bien figurer sur la pochette d’un album heavy métal, guitare à la main ? Tu es la rebelle dans l’âme ! Pour exploiter à fond ton style, je te conseillerais d’essayer les bas troués. Eh oui, ça existe ! Tout comme les pantalons, les collants peuvent arborer des trous plus ou moins discrets, selon tes envies. Sinon, tu peux aussi acheter des collants sans trous, faire les trous toi-même et brûler à l’aide d’une allumette les rebords de chaque trou. Ainsi, le bas ne filera pas ! Rapide, simple et disons-le très économique !

L’irréprochable classique

Tu ne sortirais jamais de chez toi avec des vêtements fripés ? Tu as fait des vêtements noirs, beiges et blancs une véritable collection ? Tu as pour devise que le chemisier est la base de toute bonne garde-robe ? Tu es l’irréprochable classique ! Telle la plus délicate des ballerines, les bas de nylon chair te vont comme un gant. Ils vont avec tout, tout, tout et, petite mention spéciale, sont super avantageux. PS : rasage de près non négociable, plz (oui, même si on est l’hiver).

N.B.

Ah et j’oubliais, c’est impossible que tu ne cadres que dans une seule catégorie de personnalité. Lâche-toi lousse, mélange-les, varie selon tes humeurs ! Sois la classique du lundi, la rebelle du vendredi et la séductrice du samedi. Les humains ne sont pas des boîtes, ils ont plus que six côtés.

Tu as probablement remarqué que j’ai classé les types de filles selon leur personnalité, pas leur morphologie. J’ai lu trop souvent que certains types de collants nous étaient interdits selon si on respecte les critères de longueur, largeur des jambes, rondeur des genoux, etc. Sérieux, non, juste non. Les filles, foutez-vous-en. Rien ne peut vous restreindre de portée ce que vous voulez, à part vos propres goûts. Vous vous habillez pour vous, pas pour les autres. Je vois les vêtements comme un art, un moyen d’expression. C’est votre personnalité qui doit ressortir, puisque c’est ce qui fait de vous la fille que vous êtes. Et cette fille-là, elle est awesome.

 

Image : Weheartit

Tu as besoin d’inspiration pour une nouvelle façon de procrastiner ? Tu as déjà fait rafraichir ton actualité Facebook, Instagram et Tweeter trois fois dans les dix dernières minutes ? Ou encore, tu te sens seul, tu aimes aider et tu es curieux ? J’ai trouvé l’application pour toi !

Whisper est une application simple et anonyme où tu peux partager tes pensées, lire les secrets des autres utilisateurs et donner ton aide ou ton opinion de façon discrète et incognito. Il y a les  »Whisper » les plus populaires, les plus récents et ce qu’il y a de chouette, c’est qu’il y a plusieurs groupes auxquels tu peux t’abonner si tu souhaites partager avec une certaine communauté. Personnellement, j’aime beaucoup les groupes « ADHD », « Addicted to books » ainsi qu’« Adulting Sucks ». Je peux m’identifier là-dedans et que je me sens moins seule dans mon petit 4 ½. Il y a même l’option « à proximité » qui te montre ce que des utilisateurs proches de toi ont partagé. L’application regroupe des gens de partout dans le monde, alors l’anglais est la langue privilégiée. Si tu ne parles que français ou l’espagnol, tu sauras tout de même te trouver des confidents.

Alors, si tu es comme moi et que tu es une personne curieuse, que tu aimes donner des conseils et être à l’écoute, je pense que c’est l’application pour toi. Si au contraire, tout ce que tu aimes c’est créer des débats, t’obstiner avec une bande d’inconnus et que de savoir les secrets intimes des gens te fait sentir bien, tu as tout autant la chance de t’amuser !

Bref, c’est une bonne façon de décompresser après une grosse journée dans ton lit avant de te coucher, au lieu de regarder 9gag pendant 2 heures.

 

[1] http://www.digitaltrends.com/mobile/whisper-tracks-users-locations-when-told-not-to-shares-data-with-department-of-defense-and-fbi-privacy/

Comprenons-nous bien. Effectuer un virage à 180 degrés, ça veut autrement dire « faire volte-face, effectuer un changement brusque et soudain d’orientation, d’attitude ». Eh bien, c’est exactement ce que j’ai fait avec ma vie il y a de ça 2-3 ans. Parce que oui, il est possible pour chacun d’entre nous de changer sa vision du monde.

 

Pour ma part, c’est l’anorexie qui a pris toute la place pendant une bonne partie de mon adolescence. Pendant trois longues années, je me suis éteinte. Ma vie tournait autour de la nourriture, des chiffres et de l’apparence. Ma maladie a fait de l’hôpital mon second foyer. Mon corps frêle qui avait peine à fonctionner, ma fragilité et mon mal-être m’ont poussé jusqu’à l’hospitalisation. À deux reprises. Je me détruisais à petit feu, et ça ne me dérangeait même pas.

 

Un jour, je ne peux expliquer comment ni pourquoi, je me suis réveillée. Ça ne s’est pas fait du jour au lendemain. Je me suis mise à manger, pas pour éviter l’hôpital ou pour rassurer mes parents, non ; il fallait je le fasse pour moi. Je me suis mise à prendre soin de moi. J’ai arrêté de porter d’énormes vêtements pour me cacher. J’ai coupé mes cheveux qui m’arrivaient au derrière. Je me suis permis de faire des folies pour une fois, de mettre un frein à la perfectionniste que j’étais.

 

Une chose dont je me souviendrai toujours, c’est de la curiosité que je portais à ma propre condition, que je ne comprendrai jamais totalement d’ailleurs. Je lisais à la tonne sur le sujet, comme si j’étais à la recherche d’une réponse ou d’un remède miracle. Ce que je ne savais pas encore à ce moment-là ? La réponse, elle se trouvait à l’intérieur de moi.

 

Derrière chaque question se cache un univers infini de réponses possibles. La vie est bien faite, même s’il est facile de croire le contraire à la minute où l’on vit un échec. Ma maladie, je ne la regrette pas. Elle a bâti la personne que je suis aujourd’hui. Ma guérison m’a mené à me surpasser et à faire des choses que je n’aurais jamais pensé faire. Je suis devenue l’héroïne de ma propre histoire.

 

Goûter à la vie, me choisir moi, telle a été ma réponse.

Voilà comment j’ai effectué un virage à 180 degrés avec ma vie.

«Un matin, je n’en
pouvais plus. Je la voyais fondre sous mes yeux. Je devais faire quelque chose. Je l’ai
brusquée, plusieurs fois, j’imagine, mais ça a fonctionné. Elle l’a avouée.

Ça n’arrive pas à tout le monde, heureusement, mais plusieurs passent proche. Tu penses
que ça ne t’arrivera jamais. Penses-tu que c’est une bonne chose? Sur le moment, le long
moment, oui. Il est là le problème. Au début, ça ne parait pas puisque ça prend du temps.
Ça prend du temps avant que les gens le remarquent et qu’ils se posent des questions,
qu’ils te posent des questions. Au début, tout se passe dans ta tête et tu ressens comme
une satisfaction. N’est-ce pas?
Elle a eu de la difficulté à l’accepter. Ça l’a vraiment été difficile. Un matin, je n’en
pouvais plus. Je la voyais fondre sous mes yeux. Je devais faire quelque chose. Je l’ai
brusquée, plusieurs fois, j’imagine, mais ça a fonctionné. Elle l’a avouée. Elle m’a
avouée, en détresse qu’elle voulait s’en sortir. Elle savait qu’elle était rendue à un point
où elle avait besoin d’aide. Nous sommes allés voir l’infirmière, ensemble. Ensemble plus
que jamais.


Elle m’a tout dit. Le déjeuner, rien. Le dîner consistait à être une pomme. Le souper elle
mangeait une plus petite portion, mais elle mangeait puisqu’elle ne voulait pas mettre en
doute ses proches. Elle voulait continuer à être sur son petit nuage et ne manger que le
strict minimum, tu vois? Elle m’a dit que c’était la raison pourquoi elle se mettait autant
de pression à l’école et dans les sports. Effectivement, elle s’était inscrite dans environ 3
équipes sportives pour perdre du poids. Elle voulait être la plus parfaite possible et
 donner son maximum pour tenter d’atteindre l’idéal, son idéal. Elle m’expliquait
que c’était comme si quelqu’un d’autre était dans sa tête pour la dicter, comme un
démon. Les crises d’anxiétés, les sauts d’humeur, les obsessions de la balance, les
calories, les quantités, le fast-food, le stress, la pression, la peur…
Elle a fini par en parler à ses parents qui l’ont amené à l’hôpital. Elle a été suivie par un
psychologue, un médecin, un psychiatre et une nutritionniste. Elle a été prise en charge.
Le soulagement pour ses proches, mais la détresse pour elle. Il fallait y aller, une chose à
la fois. Une journée à la fois. Il fallait du temps. C’est difficile et long avant de reprendre
un mode de vie sain. Il fallait être patient et essayer de comprendre, même si ce n’est pas
toujours facile. Elle devait augmenter ses portions tranquillement pas vite. Elle avait des
rendez-vous, souvent. J’ai été là, tout au long du processus. Et vous savez quoi? Ça fait
maintenant deux ans, presque trois, et elle s’en est si bien sortie. Elle rayonne.C’est difficile avoir une bonne estime de soi. Il faut apprendre à s’apprécier, à se
valoriser et à être fière de sa personne. Et elle a réussi, en majeure partie. Tu réussiras.
Il suffit d’avoir la volonté et d’aller chercher l’aide qu’il faut. Ce n’est pas facile, je te
l’avoue. Par contre, je te promets que c’est le plus beau cadeau que tu t’offriras. La joie
t’ira à merveille.Crédit photo : weheartit

 – avec Yeliz Kayacan.

À la suite d’une entrevue avec Vicky Côté ayant été publiée le 24 octobre dernier, trois membres de notre équipe ont eu la chance de voir la pièce de théâtre Haïku de prison ! On vous laisse prendre connaissance de notre appréciation.

 

Un divertissement impressionnant et hors du commun, voilà comment je décrirais Haïku de prison.

Ugo Niquet-Girard

Une interprétation magistrale par Bruno Paradis et Vicky Côté qui en fait également la mise en scène. Il s’agit d’un genre théâtral pouvant être catégorisé d’expérimental, ce qui permet à madame Vicky Côté de se démarquer, car c’est un style qu’elle affectionne particulièrement et qu’elle maîtrise à merveille. Il faut savoir que la pièce repose en totalité sur la justesse des mouvements des deux acteurs, car il n’y a aucun dialogue pendant toute la durée de la représentation. C’est d’ailleurs, ce qui rend ce spectacle unique. Également, les jeux d’ombres et l’utilisation des accessoires étaient tout simplement éblouissants. Toutefois, il est nécessaire selon moi de rester à la fin du spectacle afin de poser des questions, car pour être franc, j’ai compris la pièce qu’en partie et rester à la fin pour écouter les explications de madame Côté m’a permis de mieux comprendre.

 

Une pièce de théâtre qui mérite tous les éloges, voilà comment je décrirais Haïku de prison.

Vanessa Primeau

Je ne suis pas une grande admiratrice des pièces de théâtre et je ne savais pas à quoi m’attendre pour celle-ci, mais je suis conquise par le talent de Bruno Paradis et Vicky Côté. L’imagination qu’il y a dans cette pièce est phénoménale ! Les jeux de lumière, les chaussettes représentant des marionnettes et des vêtements servant à représenter des acteurs fictifs de la pièce ne sont que quelques exemples de ce qui a permis de captiver mon attention. Les sons ont également une grande importance dans cette pièce. Ce que j’ai le plus adoré, c’est que chacun s’en fait une interprétation qui peut différer d’une personne à l’autre et il s’agit du but de la pièce ! On n’y comprend pas tous, mais ce n’est pas l’essentiel. Pour conclure, les thématiques principales telles que la misère en prison, la violence et l’évasion sont bien représentées puisqu’un narrateur cite des passages du texte de poésie de Lutz Bassmann.

 

Frappant et unique, voilà comment je décrirais Haïku de prison.

Monica Desbiens

Déjà, je suis une grande amatrice de théâtre ! Mais je n’avais jamais eu la chance d’en découvrir une comme celle-ci. Le fait qu’il n’y a pas de dialogue entre les différents personnages nous pousse inévitablement à rechercher nos réponses ailleurs : dans les costumes, dans les accessoires et dans les jeux d’ombres. Heureusement, ceux-ci sont légion dans la pièce qui nous est présentée. J’ai particulièrement aimé que les deux acteurs aient su donner vie à plusieurs personnages simplement avec des accessoires et beaucoup d’imagination ! Vicky Côté a vraiment su exploiter de manière ingénieuse un texte qui ne se prêtait pas nécessairement à la mise en scène, étant tiré à la base d’un recueil de poésie. Avec des épisodes plus dramatiques — le viol d’une détenue en particulier — on s’attache rapidement à ce petit monde, sans en comprendre toutes les nuances. On se crée notre petite histoire, comme on la voie, comme on la comprend, comme on la ressent ! C’est ce que j’ai préférée : une œuvre qui laisse place à l’interprétation et surtout à l’imaginaire, tout en abordant des sujets très sensibles.

Oui, je suis une personne extrêmement stressée à l’approche de toutes les situations particulières que la vie m’amène. Depuis plus de 12 ans maintenant que je pratique le patinage de vitesse et des courses, j’en ai faites. Pourtant, à chaque nouvelle compétition, une tension et une anxiété sans précédent s’installent la journée avant l’événement. Comment réagir face à ce stress intense ? Y a-t-il des façons de contrer ou de passer par-dessus celui-ci ? Ou même, ce stress est-il nuisible ou utile ? Voici ce que j’en pense.

Comment réagir ?

Il n’y a pas de solutions miracles lorsque nous sommes confrontés à une situation stressante et personne ne réagit de la même façon. Je suis plutôt désagréable à l’approche d’une compétition (parlez-en à mes parents), je ne tiens plus en place et me coller un sourire dans le visage est toute une étape. Le but est de garder son calme et de ne pas trop anticiper ce qui pourrait arriver. Selon mon expérience, mes meilleures courses ont été lorsque je n’avais aucune attente, lorsque je croyais impossible de surpasser la qualité des autres patineuses ou que je doutais de ma condition physique. Le plus difficile dans une compétition ou un tournoi est d’avoir le temps de penser aux autres concurrents. Ils nous semblent toujours meilleurs que nous et un manque de confiance en soi nuisible s’installe de ce fait. Il faut donc garder l’accent sur ce que NOUS sommes en mesure d’accomplir et non sur les autres.

Des trucs ?

On m’a souvent conseillé la visualisation avant d’entrer sur la glace. Cela n’a jamais vraiment fonctionné pour moi, car il est impossible de prévoir ce qui peut arriver pendant la course. Si j’ai un plan déjà déterminé et que quelqu’un détruit le plan, je me retrouve sans ressource et le temps de réfléchir à une solution, il est déjà trop tard. Personnellement, je dois avoir la tête vide et patiner selon le moment présent. Pour ce faire, avant chaque course, je jase et ris avec les autres et, souvent, j’écoute de la musique entrainante. De grandes respirations peuvent également aider les athlètes à vaincre un stress trop intense.

Bon ou mauvais, le stress ?

Il faut savoir qu’il existe deux types de stress, soit le stress positif et le stress négatif. Le sportif peut voir le stress lui procurer de l’énergie comme un moteur ou au contraire, celui-ci peut lui nuire complètement. Cela dépend de la gestion que la personne fait du stress. Il est important de comprendre et de voir ce mauvais stress arriver. Le rythme cardiaque qui s’accélère, le manque de confiance, l’arrivée de pensées négatives ou les jambes molles sont des exemples de manifestations de stress nuisible pour la plupart. Lorsque l’on sent ces « symptômes », il vaut mieux s’arrêter et respirer pour retrouver nos esprits. Bref, foncez et tentez de rester calme, ce n’est qu’une compétition après tout, votre vie n’est pas en jeu !