vêtements

Quand vient le temps de vider ton panier à linge sale la fin de semaine, tu regardes probablement quelques fois les étiquettes de tes morceaux de vêtements pour connaître leurs caprices de lavage. Mais t’es-tu déjà attardée aux petits caractères à côté ? MADE IN CAMBODIA, MADE IN BANGLADESH, MADE IN INDIA… “Bah, quelle importance, c’est tellement loin d’ici!”

Géographiquement, tu marques un point, mais ces gens derrière leurs machines à coudre sont plus près de ton quotidien que tu ne le penses.

Ces pays sous-développés regorgent d’usines de vêtements. Celles-ci sont dirigées par des entrepreneurs qui cherchent à obtenir des contrats de production provenant des grandes chaînes de vêtements. Ils tentent d’attirer les H&M, Garage, American Eagle, Zara, Hollister de ce monde avec les plus petits prix qu’ils peuvent offrir. Par exemple, l’entrepreneur X offre la production d’un chandail au coût de 3$, mais l’entrepreneur Y offre le même produit pour 2, alors Monsieur X tente encore de baisser son prix et ainsi de suite… La compétition est féroce pour obtenir les contrats. Mais comment réussir à offrir les coûts les plus bas possible ? Excellente question…

Le meilleur moyen d’économiser pour ces patrons est très simple.

Étape 1 : Installer leur manufacture de vêtement dans un pays où il y a peu d’emplois et beauuuucoup de monde. Ainsi, les gens n’auront pas le choix de travailler pour lui, puisqu’ils ne trouvent pas d’autres emplois ailleurs.

Étape 2 : Faire travailler ces gens dans des conditions épouvantables, mais très économiques : matériel désuet, aucun droit, milieu de travail miteux et mal entretenu, peu ou pas de pauses et aucune augmentation de salaire, horaires étirés sur de longues heures et surtout, salaire largement insuffisant.

Étape 3 : Se remplir les poches sur le dos de gens innocents et en profiter au maximum! Pas fou, hein?

En 2013, le Rana Plaza, une usine de production de vêtements au Bangladesh, s’est effondré sur ses employés, tuant d’un seul coup 1 127 personnes. Quelques semaines plus tôt, les employés s’étaient plaints d’avoir remarqué de nombreuses fissures sur les murs et doutaient fortement de la sécurité du bâtiment. Les patrons avaient fait la sourde oreille et ont forcé les employés à continuer le travail (non, mais, la commande pour Walmart ne se fera pas toute seule hein !).

Chaque année, des centaines de personnes meurent dans ces conditions de travail atroces, des enfants doivent également travailler pour aider les parents qui n’arrivent pas avec le maigre salaire qu’ils reçoivent. Lorsque les employés se révoltent, ils sont réprimandés physiquement par les patrons, les frappant au visage, à la poitrine, au ventre… Ces travailleurs sont souvent des femmes.

Alors la prochaine fois que tu verras un beau morceau de vêtement au centre commercial, penses s’y. Quelles seront les conséquences de ton achat ? Ce nouveau chandail dans ta garde-robe vaut-il la souffrance et la misère que quelqu’un subira de l’autre côté de l’océan ?

Quelques adresses de friperies que j’aime bien :

Je t’invite aussi à regarder le documentaire « The True Cost », de Andrew Morgan (disponible sur Netflix)

Quand je demandais à mes amies ce qu’elles voulaient faire dans la vie, il y avait toujours deux réponses. La plus populaire, c’était « Moi je veux être travailleuse sociale pour aider les gens». La deuxième plus populaire, c’était « Moi je m’en vais en design de mode». Attends une minute là, est-ce qu’on peut vraiment être designer au Québec?

C’est avec cette question que tout a commencé. Je ne compte même plus le nombre de personnes qui m’ont dit vouloir devenir designer un jour. À chaque fois, je me demandais si le Québec était un marché assez grand pour nos designers. Je n’avais que des questions. Est-ce qu’on peut vivre de ce métier sans être une personnalité publique? Est-ce que les gens achètent vraiment des vêtements faits ici? Est-ce qu’il y a des gens qui ont réussi à poursuivre ce rêve?

C’est ma mère qui m’a apporté le plus de réponses. Étant donné qu’elle aime bien les vêtements québécois, je l’ai suivi dans des évènements et dans certaines boutiques pour découvrir le trésor caché qu’est la mode québécoise.

Très honnêtement, j’avais quelques réticences. Je peux même dire que c’était des préjugés. Je croyais que les vêtements d’ici étaient hors de prix, que c’était un peu «quétaine» et qu’à la limite, ça ne s’adressait pas vraiment à moi. J’avais tort.

Pour le prix, j’ai découvert des marques locales très abordables. Habituellement, je ne paye jamais plus de 30 $ pour un chandail et c’est possible de trouver de très jolis hauts pour ce même montant. En plus d’encourager le créateur, j’encourage aussi des gens d’ici, qui travaillent à la confection de ces vêtements. Ce qu’il y a de plus extraordinaire, c’est que la mode québécoise connait aussi les mots promotions, rabais et soldes! Si on porte attention, on peut trouver la plus belle robe du monde pour une fraction du prix, lorsqu’elle est en solde. Il est fréquent d’organiser ce qu’on appelle des ventes d’atelier. On y vend, à prix réduit, ce qu’il reste des collections de la saison. Encore une fois, c’est une belle occasion de faire des trouvailles et c’est aussi très sympathique.

Pour le look, j’ai été épatée. Il y en a pour tous les âges et pour tous les goûts! Certaines compagnies se spécialisent dans les vêtements pour bébé, pour taille forte, pour homme, pour adolescent et même dans la lingerie. Il y a des dizaines de compagnies à découvrir. Certaines sont déjà sur une bonne voie, si on pense à Rudsak ou à Shwiing et d’autres méritent d’être connues davantage comme Kollontai, Rien ne se perd, Marie Lavoie et Sonia P.

Je vous invite à découvrir le talent québécois lors des évènements prévus à cet effet (les braderies de la mode, le Salon des métiers d’art, etc.). Vous pouvez aussi faire une courte recherche pour visiter le site des nombreuses entreprises d’ici qui œuvrent dans le domaine de la mode ou visiter une boutique spécialisée qui vend des vêtements faits au Québec. Laissez-vous éblouir par leurs talents et, qui sait, peut-être qu’un jour, ce sera au tour de nos amis de prendre la relève!

Photo : http://azute.deviantart.com/art/

Depuis plus de 5 ans, le magasinage en ligne gagne en popularité. Les commerces se tournent de plus en plus vers le numérique. C’est le cas notamment de deux entreprises de la région : Bilodeau Canada et Mode Choc.

Selon Jessika Roussy, directrice des boutiques Mode Choc « ce virage vers le web est impératif. » En effet, la boutique en ligne permet aux villes qui n’ont pas de boutique Mode Choc dans leur région d’avoir accès au magasin. Les ventes sont plus nombreuses grâce au web.

C’est le cas également de Bilodeau Canada. Selon Stéphane St-Pierre, responsable du marketing et du service à la clientèle. « La plateforme web fera sans doute mousser les ventes. » Présente depuis un bon moment sur le web, la boutique a été perfectionnée et mise à jour afin de s’adapter aux nouvelles technologies telles que les cellulaires et les tablettes.

Une nouvelle clientèle pourrait voir le jour grâce au web. Selon Jessika Roussy, il y aura plus de jeunes qui achèteront chez Mode Choc puisque c’est particulièrement cette clientèle qui achète en ligne. « C’est plus simple aussi pour les familles nombreuses qui peuvent rester à la maison », ajoute-t-elle. Pour Stéphane St-Pierre, la nouvelle boutique en ligne pourrait inciter les gens à acheter, car le site est beaucoup plus simple et c’est facile de se retrouver.

Les deux boutiques occupent petit à petit le territoire du web. On peut déjà retrouver Mode Choc sur Facebook, Twitter et Instagram. On retrouve Bilodeau Canada sur Facebook.

Puisque leur boutique en ligne vient de voir le jour, il y a fort à parier que ces deux entreprises de la région prendront vite de l’ampleur à travers le Québec.

Pour accéder à leur boutique en ligne, tu n’as qu’à suivre les deux liens plus bas. Bon magasinage!

Mode Choc : www.modechoc.ca

Bilodeau Canada : www.bilodeaucanada.com

Crédit : weheartit.com

Gawa (nom féminin) : Qui vit en symbiose avec la nature, avec un petit côté marginal. Synonymes : audacieuse et authentique. Voir aussi : ta nouvelle marque de vêtements préférée, entièrement made in Saguenay.

On vous en avait glissé un mot dans cet article, mais maintenant, c’est officiel : la première collection de Gawa Clothing est disponible en ligne dès aujourd’hui! Lancée hier soir à l’occasion d’un défilé extérieur sur le pont Sainte-Anne à Chicoutimi, la marque 100 % locale deviendra l’incontournable de l’automne pour les fashionistas régionales qui recherchent un style confortable et décontracté avec de l’attitude.

«Gawa, c’est la marque d’ici entièrement faite au Canada, née de trois filles avec l’idée un peu folle d’offrir une alternative aux grandes marques de sports extrêmes», annonce d’entrée de jeu l’une des instigatrices, Marie-Noëlle Potvin. Les filles Gawa sont des outsiders qui n’ont pas froid aux yeux comme en témoignent les ambassadrices Océane Fillion et Tamara Truchon, toutes deux membres de l’équipe québécoise de planche à neige, rien de moins. «Une Gawa, c’est un peu déjantée par bouts…  mais authentique tout le temps.» On aime!

IMG_1790

Gawa, les origines

Parce que tout le monde se pose la question, le nom Gawa tire son origine de la culture amérindienne de la région du Saguenay. «À la base, le mot désignait les femmes autochtones, donc un côté proche de la nature et un peu hippie qui nous plait beaucoup et guide notre création», raconte l’entrepreneure. Elle ajoute qu’avec le temps, le terme a évolué pour qualifier les amateurs de métal du secteur de la Côte de la Réserve à Chicoutimi – un autre aspect apprécié par la marque locale : «On a tous un côté un peu trash ou plutôt marginal à nos heures!»

Les vêtements Gawa sont entièrement fabriqués au Canada de façon éthique et écoresponsable. «C’est l’élément le plus important pour nous», souligne Marie-Noëlle. Elle admet que c’est un défi de produire quelque chose d’abordable au Canada, mais qu’il est essentiel pour les Gawas d’honorer chaque étape de la création. «On veut rien savoir des t-shirts à 3$ et des usines qui exploitent les travailleurs», déclare même le site Internet de la jeune entreprise.

Gawa propose des vêtements pour femmes et pour enfants, la plupart dans des tailles unisexes. La marque sera présentée aux côtés des plus grands designers québécois lors de l’événement mode Panache, du 24 au 26 septembre à Chicoutimi. Pour découvrir la collection, rendez-vous au www.gawaclothing.com!

Photos: Sophie Lavoie

Je ne veux pas être trop clichée, mais, pour moi, qui dit «été» dit aussi «nouvelle garde-robe»! Et qui dit «nouvelle garde-robe» dit «nouvelles collections»! Voici donc mes coups de cœur du mois de juin, qui s’avèrent être des collections québécoises. C’est tu pas beau, tout ça?

Entre nous LC

Depuis maintenant deux ans, le blogue Le Cahier ne cesse de nous inspirer, mais surtout de nous étonner. Que ce soit par ses articles, évènements, concours et collaborations en tout genre, ça n’arrête jamais! Eh bien, depuis le 18 juin dernier, Camille DG et ses collaborateurs ont lancé une collection de vêtement 100% fabriquée au Québec! Les détails pour chaque pièce présentée sont remarquables, je dois l’avouer. Que ce soit de la robe Camille au kimono Virginie, en passant par la camisole Marilou, toute occasion estivale sera bonne pour porter un morceau Entre nous LC! La boutique est en ligne depuis quelques jours et déjà, quelques pièces ont été sold out. Si j’étais vous, je n’attendrais pas avant de passer commande !

Pony

J’ai déjà parlé de Pony dans un article précédent pour ces premiers dessins et crewnecks qui m’avaient charmée. Encore une fois, Gabrielle Laïla Tittley y va fort avec une toute nouvelle collection comprenant t-shirts, crewnecks, dessins et même des étuis pour cellulaire! Ce qui me charme particulièrement de sa collection, ce sont les histoires derrières les dessins. Coup de cœur au crewneck  «feelin’ myself» : «J’ai fait cette illustration à la base, pour toutes les personnes comme moi qui ont besoin d’un espèce de rappel régulier qu’on doit s’aimer avant d’aimer autrui. On doit aimer nos corps comme ils sont aujourd’hui, parce qu’ils sont parfaitement imparfaits. Nous sommes tous parfaitement imparfaits. <3» Une artiste qui ne cesse de démontrer son talent et son grand coeur, une œuvre à la fois!

Gawa Clothing

Gawa, c’est la nouvelle marque de vêtement du Saguenay que tu vas vouloir te procurer dès septembre 2015. Pourquoi je t’en parle maintenant? Parce que leur premier modèle vient de sortir pour nous teaser un peu. Confectionnée entièrement au Canada, cette marque est «pour les filles qui veulent porter la mode locale, des confections d’ici et soutenir le travail équitable.» Non, mais, wow! Des outsiders, c’est comme ça qu’elles se décrivent. On a bien hâte d’en savoir plus, mais en attendant, tu peux visiter leur site www.gawaclothing.com pour te procurer leur tank tie-diy qui est absolument parfait pour les belles journées estivales qui s’en viennent!

Photo : WeHeartIt

Loin de moi l’habitude de me plaindre de la température hivernale du Québec. On ne se mentira pas : c’est normal, les – 350 degrés ici, deal with it. Je vous ai donc rassemblé mes boutiques en ligne préférées de Montréal pour ajuster ton look à la température, en même temps que d’encourager des gens d’ici. Parce que non, je ne te parlerai pas de la collection de printemps/été qui sort, comme beaucoup trop de blog mode/boutiques, ces temps-ci. Moi, j’ai frette. Je me dis que je ne dois pas être la seule… 

À noter que pour chacun des sites, vous n’avez qu’à cliquer sur le titre de celui-ci pour y accéder. C’est tu pas beautiful, ça?

Young Ghost Clothing

À leur début en 2011, je n’étais pas trop certaine de ce qu’ils faisaient. Je ne sais pas pourquoi, mais je n’accrochais pas à leurs créations. Pis là, depuis un bout, quelque chose a changé. Je ne sais pas si c’est moi ou si ce sont eux, mais le brand est mieux exploité, je crois. Ils assument leur côté montréalais qui ressort dans leurs croquis, leurs coupes et leurs modèles (aller voir leur site, vous comprendrez, wow.) Coup de cœur à leur «Cat the ripper» sweatshirt qui se porte si bien avec des leggings de ton choix. Un gros oui.

C’est beau / Handwork

Ça le dit dans le nom, t’sais. Tout ce qu’ils font me donne envie d’être dans un chalet, d’allumer un feu, de m’éclairer aux chandelles et d’avoir perdu mon cellulaire à quelque part dans le bois. C’est réconfortant comme ligne de vêtements. «C’est Beau | Handwork est le résultat d’un travail d’artisans passionnés, dont vous ne vous départirez pas au fil du temps. Une façon plus naturelle de voir et de faire les choses.» Leur site est incroyablement bien fait, tout comme leurs tissus qui nous tiennent confortablement au chaud. Simple et intemporel : c’est ce que j’aime de C’est beau/Handwork.

 Stay Home club

Coup de cœur pour ses belles patch pas trop chères que j’aime m’imaginer coller/coudre sur toutes mes vestes de jean et pour son sweatshirt «Boring is best» qui m’empêche de culpabiliser d’être bien à rien faire d’utile chez nous confortablement les dimanches. Que de bonnes idées bien exploitées!

 PonyMtl

Si cette artiste écrivait des livres, Gabrielle Laïla Tittley, créatrice du site, serait assurément dans les «Coups de cœur Renault-Bray». Parce que, je ne sais pas pour vous, mais si je ne connaissais pas Pony depuis un bout, je la remarquerais ces temps-ci. Non seulement les design sur ses crewneck sont awesome, mais récemment, elle  a fait des illustrations pour des artistes comme Fanny Bloom et Misteur Valaire. C’est mon coup de cœur de l’hiver, j’ai assez hâte de recevoir ma commande. Shout out à son nouveau crewneck «Started from the bottom» qui m’a fait rire fort pendant un bon bout!

 Sokoloff Lingerie

Ok, vous l’aurez deviné, ce n’est vraiment pas pour vous tenir au chaud, mais plus pour donner chaud à une autre personne, disons. Sokoloff a la plus belle dentelle pour accompagner les modèles classiques de ce qui a le potentiel pour devenir tes sous-vêtements préférés. C’est MON coup de cœur et, en plus, je me dis que j’encourage des produits québécois ravissants et pas trop cher! Ben quoi ? C’est le mois de la Saint-Valentin et leur nouvelle collection est tout simplement PAR-FAITE. Il n’est jamais trop tard pour faire/recevoir un beau cadeau qui fait plaisir à deux personnes pour le prix d’une!

 BONUS : PetitPetitGamin

SURPRISE!!! Ce n’est pas une boutique en tant que telle, mais le site Petitpetitgamin va bientôt (genre, vraiment bientôt, là!) lancer de nouveaux produits promo PPG pour que tu représentes en tout temps le site que tu aimes tant et non juste par tes likes et tes partages de post sur Facebook. Idée audacieuse que Stéphane «Pellep» Pelichet m’a partagé, sans trop m’en dire plus pour garder le suspense. Pour ma part, j’ose espérer pouvoir boire mon morning coffee dans une tasse avec le logo du site, mais qui sait! D’ici là, surveille ça! Tu risques de vouloir être le/la premier/première à vouloir te procurer ton hoodie de chez Petitpetitgamin.

Photo : WeHeartIt

Il fait froid, le vent glacial mord ma chair à travers mon vieux manteau. Il a fait son temps le rouge parka. C’est le moment d’investir. Aussitôt mon magasinage commencé, je heurte un mur. Et je ne parle pas ici du choix du modèle. Mon mur est plus que coquet; il fait naître un véritable conflit de valeurs en moi entre les haies de manteaux.

Étant étudiante, mon budget est limité. Je raye donc tout de suite de ma liste les créations, les manteaux technologiques et les marques de renom. Ça élimine presque la moitié du choix offert pour un manteau de qualité, mais j’ai espoir de trouver l’aubaine du siècle. Les parkas sont absolument magnifiques ornés de leurs cols de fourrure; tous gonflés de plumes d’oie, ils sont chauds, c’est certain. Un style indémodable fabriqué au Canada qui respecte mon budget (!!!), je n’y crois presque pas. Je jette un coup d’œil à l’étiquette: col de renard arctique. Euh non! Pas question. Je regarde autour de moi et je ne vois que les cadavres d’animaux zippés sur des poches de plumes d’oiseaux majestueux. Dans ma tête défilent les images cauchemardesques qui ont circulé il y a quelque temps sur les réseaux sociaux. Décidément, y’en aura pas de facile.

Le synthétique est ma nouvelle option. Fausse fourrure, isolant quelconque, ça calme l’amoureuse des animaux qui sommeille en moi. Un autre coup d’œil à l’étiquette, plastique et cie, Made in China. Cette fois, c’est la protectrice de la planète qui s’indigne! Pas fort pour l’environnement, l’alternative anti-cruauté qui ne tue peut-être pas directement un animal, mais qui détruit l’écosystème de plusieurs espèces jusqu’à ce que celles-ci disparaissent. Sans compter l’exploitation des ouvriers qui travaillent pour une poignée de pinottes dans des conditions horribles. Il ne faudrait pas oublier que le charmant manteau souillé de pétrole s’autodétruira d’ici deux hivers, ce qui me poussera à acheter une nouvelle cochonnerie.

Je suis dans une impasse. Ma philo 3 refait surface. Me voilà assise par terre chez La Baie dans la section manteaux à faire une application de la philosophie utilitariste dans le bloc-notes de mon cellulaire. J’accompagne ma réflexion de documentation qui me fait réaliser quelques faits que j’ai omis dans mon calcul.

  1. Contrairement à la croyance populaire, les animaux d’élevage ne sont pas maltraités; il faut que leur fourrure reste belle.
  2. Le coyote est une espèce nuisible trop abondante au Canada, tout comme le raton laveur: sa population doit être contrôlée par l’homme.
  3. Les plumes d’oie sont récupérées dans les élevages destinés à la boucherie
  4. Il existe de la fourrure recyclée.
  5. L’exploitation animale est une ressource renouvelable non polluante.

Donc, toujours selon mes calculs, John Stuart Mill achèterait un manteau en plumes d’oie avec de la fourrure de raton-laveur car il s’agit là du meilleur choix pour le bonheur du plus grand nombre.

Malgré tout, je n’ai pas l’esprit tranquille. Incapable de faire un choix, d’ignorer une valeur au profit d’une autre tout aussi importante. Dans un monde idéal presque utopique, je trouverais un manteau rembourré de matières recyclées, sans fourrure, chaud, de qualité et qui respecte mon budget… J’abandonne. Je retourne à la maison enfiler trois couches de vêtements chauds sous ma vielle veste synthétique jusqu’à l’année prochaine en espérant que l’industrie vestimentaire et la mode de 2016 me permettront de me réchauffer sans arrière-goût amer.

Photo: Flickr (License Creative Commons)

Noël. On s’offre des petits cadeaux, on partage de beaux moments et on se met beaux! D’ailleurs, ce n’est pas toujours facile de s’habiller pour les festivités. La facture «kit de Noël» monte très vite. Voici donc 5 façons de porter ta robe de l’an passé à plusieurs reprises, ni vu ni connu!

1. Transforme-la en jupe.

Pas de panique! Pas besoin de sortir les ciseaux, tu n’as qu’à enfiler une chemise ou un joli pull par-dessus ta robe et le tour est joué. (Attention: si ta jupe est évasée, choisis un haut assez court pour ne pas écraser la forme du vêtement.)

2. Ajoute une ceinture.

Large, mince ou colorée, laisse aller ton imagination. Porte-la à la taille pour mieux découper tes formes.

3. Accessoirise.

Les bijoux imposants et colorés peuvent changer totalement le look de ta robe préférée, tu peux même les changer d’une soirée à l’autre. (Attention: c’est à éviter avec les robes à gros motifs!)

4. Ose les collants.

Un bas de nylon noir c’est passe-partout, mais si ta robe le permet, agence-la à un collant funky ou à des bas au genou. Originalité garantie.

5. Mets-y de la laine.

Chic et confortable, une robe sophistiquée avec des souliers à talons accompagnés de jambières, d’un foulard et/ou d’un petit béret: ton look classy au chalet est complet.

Voilà! J’espère que mes petites astuces t’aideront durant le temps des fêtes. Pas la peine de dévaliser les magasins et d’acheter des vêtements qu’on ne portera que quelques fois. N’oublie pas, c’est bien d’être coquette, mais à Noël, l’essentiel c’est de passer du bon temps en bonne compagnie.

Photo: Pinterest

Quand on pense à la boutique Homies, on l’associe rapidement au domaine du snowboard et du skateboard. Ce qui est totalement justifié étant donné que, depuis 2010, ce sont des gens passionnés qui partagent avec nous l’amour de ces sports. On peut dire qu’ils sont des habitués dans l’organisation d’évènements et qu’ils y réussissent même avec un énorme succès. Les évènements ne cessent de se succéder : compétitions de skate, «jam» de snowboard, première de film de snowboard ou de skateboard et j’en passe. Cependant, mercredi dernier Homies s’adressait plus particulièrement à vous, mesdames.

La boutique de Jonquière nous a offert une petite Ladies’ Night au profit de la Société canadienne du cancer. C’était donc une occasion parfaite pour une séance de magasinage entres copines, de plus que c’était pour une excellente cause. On doit dire que les gars de la boutique n’ont absolument rien négligé pour mettre sur pied une soirée comme on les aime. Sur place: cupcakes et champagne, rien de moins! Il y avait même la possibilité de se faire faire une manucure et de participer à des tirages pour gagner plusieurs prix, dont de superbes bijoux Uranium. Bref, tous les éléments y étaient pour nous rendre heureuses.

Bien sûr, la soirée était très agréable elle-même, mais le fait que les dons soient remis à une bonne cause, c’est absolument génial! J’ai donc demandé au propriétaire de la boutique, Michaël Boily, pourquoi avoir choisi cette organisation? Il m’a répondu que c’était une cause qui le touchait énormément. Ayant perdu plusieurs personnes de son entourage à la suite de cette maladie, il trouvait important de s’impliquer. Il a choisi la société canadienne du cancer puisque tellement de gens en sont atteints aujourd’hui et que cette organisation vise toutes les formes de cancer.

La première édition de la Ladies’ Night a eu lieu l’an passé et a connu un énorme succès. Michaël m’a dit à ce sujet qu’il ne s’attendait pas à une participation en si grand nombre — près de 200 personnes y ont assisté tandis qu’il n’attendait qu’une quarantaine de personnes. Bref, cet événement est selon moi une excellente initiative. Je lève mon chapeau aux organisateurs, on adore!

Photo: Facebook