théâtre

Dans les prochaines semaines, certains de nos journalistes assisteront à la
pièce de théâtre Haïkus de prison. Je me suis donc entretenu avec
madame Vicky Côté, actrice, metteure en scène et directrice du Théâtre à
Bout Portant de Saguenay afin d’en apprendre un peu plus sur sa mise en
scène.

Le recueil poétique de l’auteur Lutz Bassman Haïkus de prison est une œuvre
qu’elle m’a confié « affectionner particulièrement depuis des années » et qui sera
présentée du mercredi 25 octobre au dimanche 5 novembre 2017 à la salle
Murdock du Centre des Arts et de la Culture de Chicoutimi.

Tout d’abord, l’histoire se déroule en prison, en temps de guerre. C’est dans le
lieu principal de la pièce, la laverie de la prison, que le protagoniste central, une
prisonnière, nous raconte son histoire ainsi que celles de ses camarades
prisonniers. La pièce repose sur le jeu des deux acteurs (Bruno Paradis et Vicky Côté), mais
également sur leur talent de manipulation, car la pièce est illustrée par des
marionnettes.

D’ailleurs, Haïkus de prison a été présenté en première mondiale l’été dernier lors
de la plus récente édition du festival international des Arts de la Marionnette de
2017 du Saguenay. Au sujet de la réaction du public, madame Côté m’a précisé
que « la pièce a reçu d’excellents commentaires autant pour les jeux constants
des acteurs que pour les procédés ingénieux ».

Finalement, j’ai demandé à madame Côté si elle avait l’intention de faire voyager
sa pièce à l’extérieur de la région. Comme réponse, elle m’a affirmé ceci : « Pour
l’instant mes efforts se concentrent au Saguenay et l’on verra pour la suite ».

Imaginez un univers scénique dans lequel évoluent des gens comme vous et moi. Un monde où les émotions sont vraies, où les couleurs priment et où autant le rire que les larmes sont de mise.

Dans cet univers, vous êtes le confident des protagonistes et vous êtes impliqué de telle sorte que leurs décisions et sentiments vous tiennent soudainement à cœur, sans que vous ne sachiez vraiment pourquoi. Cet univers, c’est celui de La liste de mes envies, spectacle réalisé par Maryse Warda, une adaptation du livre du même nom de Grégoire Delacourt.

Le 20 avril dernier, j’ai eu la chance d’assister à cette pièce de théâtre, grande amatrice des arts de la scène que je suis. C’était l’histoire d’une mère de famille qui, ayant gagné au loto, décide de ne rien changer à sa vie tout en dressant la liste de ses envies.  Calepin et stylo en main, je m’attendais à une pièce de théâtre charmante, mais sans grand déploiement, comme celles auxquelles j’avais assisté dans le passé. J’avais dressé le cadre d’une liste de points forts et de points faibles en vue d’écrire ma critique ensuite. Ce ne fut d’aucune utilité : ce spectacle est bien plus que charmant, il est touchant et drôle à la fois, authentique, mais tellement surprenant. Ce fut un réel coup de foudre que je me dois de vous partager.

Le voile du quatrième mur est tombé

Vous savez, ce quatrième mur qui est un obstacle entre les comédiens et le public? Eh bien, il n’existe tout simplement pas dans cette pièce, et c’est terriblement original. Le personnage de Jocelyne, interprété par la talentueuse Marie-Chantal Perron, s’adresse directement à nous. Elle nous livre ses pensées et ses secrets, mais aussi ses craintes et ses angoisses. L’ensemble de tout cela fonde la structure de son personnage, qui est complexe dans son grand réalisme.

Une belle opposition des personnalités

Les personnages de Luce et Lucie (Anick Lemay et Tammy Verge), les deux amies jumelles de Jocelyne, créent un parallèle intéressant entre les subtilités de leur personnalité. Alors que l’une est autoritaire et terre-à-terre, l’autre est rêveuse et dissipée. C’est intéressant dans la mesure où ces deux personnages se complètent réellement, que ce soit dans leurs gestes, dans leurs paroles ou leurs vêtements. Cela fait en sorte que l’illusion d’un seul personnage, à la fois complet et profond, demeure.

Une magnifique histoire d’amour… mais pas celle que l’on croit

Jocelyne est mariée à Jocelyn depuis de nombreuses années, mais ce n’est pas de cet amour-là que je parle. En effet,  ce dernier finit par se tanner de la monotonie de son quotidien et décide de partir, ce qui est plutôt l’antithèse de l’histoire d’amour. Non, en réalité, je parle en premier lieu de l’histoire d’amour entre Jocelyne et sa fille décédée à la naissance, Ariane. Celle-ci ne quitte jamais son cœur, elle fait office à la fois de guide et d’inspiration pour sa mère. Jocelyne la voit comme un véritable ange qui la protège, ce qui nous plonge dans un état mélancolique bien malgré nous. Une deuxième histoire d’amour est également présentée : celle qu’entretient  Jocelyne avec elle-même. Au départ, ses sentiments sont mitigés : elle se sent grosse, laide et ennuyante. Autrement dit, sa confiance en elle est à plat. Mais au fur et à mesure que le temps passe et qu’elle dresse sa fameuse liste, elle apprend à s’aimer. Cette nette évolution nous sert de leçon, puisque sa confiance grandissante la pousse dans un bonheur qui l’est aussi.

Véritable œuvre théâtrale, c’est sans équivoque que je vous encourage à y assister. Je vous promets une remise en question intéressante de votre propre vie à la sortie de l’auditorium…

Source : weheartit.com

C’est le 30 mars que la troupe de théâtre du Cégep de Jonquière, Abztrackto, a transformé la scène du Café-Théâtre Côté-Cour en couvent à l’occasion de la représentation de Pieux Magot.

C’est dans une atmosphère intimiste que les actrices nous ont livré cette comédie de leur cru, fruit de plusieurs mois de préparation. La pièce, entièrement écrite à partir d’improvisations, explore le thème du vice chez les nonnes. La vente de leur couvent leur ayant rapporté une petite fortune, une question s’impose : que font des religieuses avec autant d’argent entre les mains? La réponse dévoilera au grand jour les fantasmes parfois scandaleux de ces femmes attachantes qu’on croyait à tort irréprochables. Les membres de la troupe exclusivement féminine étant à la fois auteures et comédiennes, beaucoup de pression reposait sur leurs épaules. Passant de criminalité à libido, elles ont osé pousser l’intrigue vers le ridicule en exploitant des sujets peu fréquemment associés au clergé. Comme l’a reconnu Madeleine Marchand, interprète de Mère Bernadette de La Bonté divine : « Tout vient de nous : le texte et son rendu. C’est pourquoi les rires sont si gratifiants. »

Quoique leur création ne soit aucunement engagée, elle soulève un débat intéressant quant au recul de la religion au sein de la société québécoise. La transition d’un catholicisme fervent à un athéisme indifférent a été très abrupte dans notre belle province. Non seulement l’élément déclencheur de la pièce est-il la vente d’un couvent – phénomène de plus en plus fréquent de nos jours-, mais les étudiantes n’ont pas eu peur d’écorcher à vif les sœurs en s’aventurant dans les thèmes de la sexualité et de leur passé obscur. Ce qui aurait été impensable il n’y a pas si longtemps de cela s’avère aujourd’hui un outil humoristique efficace de par son absurdité. La troupe a su l’utiliser à son avantage : l’édition 2014 tirant à peine à sa fin, elle nous a déjà mis l’eau à la bouche pour l’an prochain.

Le début d’une épopée

Le théâtre est né en Grèce vers le 6e siècle av. J.-C. sous forme de concours tragiques. Ceux-ci se déroulaient sur trois jours et opposaient trois dramaturges. Chacun disposait de 24 heures pour donner une représentation à la hauteur de ses talents. Le participant déclaré vainqueur était celui qui avait conquis le cœur du peuple.

Au fil des années, cet art s’est également développé à Rome. Les pièces théâtrales ont dès lors fait partie intégrante des fêtes officielles de la cité. Les dirigeants ont même ordonné la création de lieux sacrés dotés de sièges afin d’accommoder bon nombre de spectateurs. Le théâtre de Pompée a quant à lui été construit en 55 avant J-C.

Les genres théâtraux

Afin d’apprécier pleinement l’expérience théâtrale, il est primordial d’accorder une attention particulière aux genres. Pour les passionnées de musique et d’interprétation, la décision la plus éclairée est de découvrir l’univers de la comédie musicale. Une autre branche artistique nous dirige tout droit vers la comédie pure et simple. Pour détenir le secret du théâtre comique, il suffit d’acquérir la capacité d’incarner des personnages allant des plus crédules aux plus savants. Le but est de divertir et de faire rire l’audience.

Le dernier genre à explorer est la tragédie. Fureur, terreur et larmes sont au menu! Pour celle qui apprécie l’art intense,  les scènes ne terminent jamais comme dans un film de Disney.