teinture

Elle me connaît bien. Je suis LA référence en matière de cheveux, parce que j’ai pratiquement tout essayé (à l’exception des couleurs «oiseau de paradis»!). Enfin, la petite Maude s’est présentée à moi tout excitée, tenant une photo dans ses mains : «VÉRO! Je veux ÇA dans mes cheveux.»

Et voilà que nous filions tout droit chez la coiffeuse, ensemble.

L’«effet ombré» est de plus en plus populaire. Ayant fait son apparition depuis près de deux ans, il n’est plus rare de croiser une fille ayant osé cette nouvelle tendance. Avec raison!

Les plus fancy, voire classy, iront avec un dégradé de couleurs subtil. Pour les originales, c’est un tout autre jeu : certaines oseront les pointes de couleurs. Bref, l’effet ombré est un style qui peut convenir à toutes les têtes.

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Curieuse de la procédure, j’ai décidé d’accompagner ma copine au salon de coiffure. (Et il faut dire que Maude était un peu «moumoune» face à cette nouvelle coloration…)

Mon amie s’assoit donc sur la chaise du salon La Caboche, à Jonquière. C’est Johanne Brassard, ma fidèle coiffeuse, qui a pris en charge cette cliente agitée.

«Bon. Je veux un dégradé de couleur dans mes cheveux.» La coiffeuse et la cliente d’à côté partent à rire! On se retourne, et on remarque un dégradé «en cours» dans ses cheveux. Comme quoi c’est un must chez les jeunes femmes.

Alors, voici les étapes importantes pour réussir une telle coloration :

1)    On choisit la hauteur et la couleur du dégradé. À quelle hauteur de votre cuir chevelu commencera-t-il?

2)    Ensuite, la coiffeuse applique directement le décolorant sur la pointe, avec un pinceau. Le décolorant enlève toute autre couleur dans les cheveux. Une fois appliqué, il pâlit le cheveu jusqu’à l’obtention d’un blond. Si on le laisse longtemps, il est même possible d’obtenir du blond platine. Mais dans le cas de Maude, la coiffeuse le laisse agir 15 minutes, donnant une coloration plus caramel.

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3)    Par la suite, Johanne définit le dégradé avec ses mains. Maude et sa coiffeuse avaient la même vision; elles ont opté pour un effet ombré subtil, à hauteurs inégales. Elles ne voulaient pas d’une démarcation nette entre le pâle et la couleur de fond. Mais c’est vraiment à votre goût!

4)    Après avoir appliqué la coloration, la coiffeuse prend soin de mettre un casque sur la partie décolorée, afin de garder la chaleur et d’empêcher le décolorant de sécher.

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5)    Le temps écoulé, il faut rincer.

6)    Après tout ça, on ajoute la couleur de fond. Normalement, il faudrait laisser agir environ 30 minutes. Les dernières cinq minutes servent à teindre les pointes de la même couleur, histoire de créer un ton sur ton, une couleur plus unifiée.

7)    On rince les cheveux à nouveau, question d’enlever tout l’excédent de couleur. Ah! et aussi nettoyer la teinture qui a dépassé sur le front… pas très chic sinon.

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8)    FINALEMENT!!! La coiffeuse place les cheveux comme bon lui semble, et fait sentir sa cliente comme une vraie STAR.

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9)    Dernière étape (et non la moindre) : on se regarde dans le miroir, et on a-d-o-r-e!

Voilà, c’est aussi simple que ça pour un résultat haut en couleurs!

Pssssst! Maude Boutet, la coordonnatrice de LaCerise.ca, s’est fait coiffer le même soir qu’un important gala au cégep de Jonquière. Le webmagazine y a remporté le titre d’organisation socioculturelle de l’année. N’est-ce pas là une cliente satisfaite?

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Photos: WeHeartIt, Véronique Bissonnette 

Contrairement à ce que racontait ma collègue et pote Maude Boutet dans son dernier article, moi, je me suis «garrochée» chez la première coiffeuse qui voulait bien me donner un rendez-vous. L’objectif : passez du châtain-blond-roux au brun chocolat. Attention, il faut savoir que ma crinière frisée n’était peut-être pas prête à une aussi grande métamorphose…

Les semaines passaient et je voyais mes cheveux arborer des tons cuivrés et une repousse blonde s’installer lentement mais surement sur ma tête. De toute beauté quand je faisais mes exercices de journalisme à la télévision!

Après un rendez-vous chez la coiffeuse de ma ville natale, on ne pouvait rien faire. Un retour au châtain était impossible. Cependant, une bouteille venait me sauver.

C’est un secret de coiffeuse, faut pas le dire trop fort, j’ai eu une permission spéciale. Le shampooing de marque Head and Shoulders est un décapant à couleur. OUI MADEMOISELLE! Après une bouteille, nous serons capable de me ramener à ma tête chataîne, puisque ce shampooing enlève les surplus de couleurs.

Joie, maintenant répandez la bonne nouvelle.

Photo: Marie-Pierre Pruneau

J’adore ma couleur de cheveux naturelle. Je suis de ces filles qui disent non à la teinture et à tout ce qui pourrait altérer ce dont la nature m’a fait cadeau. SCOOP : je suis maintenant rousse… Adieu la petite tête de boucle d’or, bonjour à celle de Fifi Brindacier! Non, ce n’est pas mon frère qui m’a joué un mauvais tour durant mon sommeil. Le 17 décembre dernier, j’ai dit oui à la teinture; mais attention, pas à n’importe laquelle.

C’est loin d’être un secret pour mes amies : la couleur me faisait atrocement peur. Mais voilà, j’avais un goût de changement depuis quelque temps. C’est loin d’être sur un coup de tête que j’ai décidé de changer cela. Et sérieusement les filles, si vous voulez du changement, ne vous garrochez pas chez le premier coiffeur que vous voyez. Pi-ti-é! Et de grâce, ne vous précipitez pas non plus à la pharmacie avec votre meilleure amie pour acheter une boîte de teinture. S’il-vous-plait! Mise en garde terminée, merci de votre attention. Parlons des vraies choses maintenant.

La confiance que j’ai en ma coiffeuse est le premier point clé qui m’a fait changer d’idée. Le deuxième est celui qui a pesé le plus lourd dans la balance : la mixture chimique qu’on m’a versée sur la tête, et bien elle n’est pas permanente. Mon expression du moment est parfaite pour la situation : ça le fait! Et ça ne le fait pas à peu près laissez-moi vous dire.

Pourquoi?

Petit un ; ta nouvelle allure aura une durée de vie de quatre à huit semaines. Je te le jure, c’est loin d’être négatif! Cette teinture est en fait un dépôt de couleur, elle n’altère pas le cheveu en profondeur et ne l’endommage pas beaucoup.  Elle reste en surface, si je peux m’exprimer ainsi. Si la marge de quatre à huit semaines est grande, c’est que tout dépend de ton type de cheveu, de la manière dont il va absorber le produit. Le nombre de lavages que tu effectues par semaine ainsi que la chaleur générée par ton plaqueur sont deux facteurs qui vont aussi avoir une influence sur la longévité de la teinture. Tout cela signifie que si je n’avais pas aimé ma nouvelle identité de rouquine, je n’aurais eu qu’à patienter quelques semaines pour redevenir blondinette au lieu d’aller pleurer chaque soir dans les bras de ma maman!

Maintenant, le fantastique petit deux fait son entrée; l’entretien est ZÉRO compliqué! La teinture disparaît, oui, mais elle le fait en s’estompant. Je m’explique : au lieu d’avoir une repousse, la couleur disparaîtra graduellement au fil des semaines pour laisser réapparaitre celle d’origine. Tu l’as deviné, il te faudra par contre retourner chez la coiffeuse aux mois ou aux deux mois pour la refaire, dépendamment de la manière dont tes cheveux «acceptent» la couleur. Mais bon, si tu avais opté pour une teinture normale, il t’aurait fallut retourner feuilleter des magazines au salon de coiffure de toute manière. Argument contre ma nouvelle découverte : invalide.

Je ne t’apprends sûrement pas grand-chose en te disant que, dans la vie, il n’y a rien de parfait. Ma découverte n’y échappe malheureusement pas. Ne me lancez pas de tomates s’il-vous-plait… Impossible de te faire appliquer une nuance plus pâle que la tienne. C’est logique; le principe est de couvrir ta pigmentation d’origine. C’est comme si je te disais de prendre du surligneur jaune pour cacher du surligneur vert. Ça ne marche pas. Même si tu veux bien bien fort. Ainsi, une châtaine ne peut pas devenir plus blonde et une rousse ou une brune ne peuvent éclaircir leur chevelure. Oui, il y a un peu de peroxyde dans le mélange, mais pas assez pour faire décolorer les cheveux. Si c’est ce que tu veux vraiment, assurément, sans aucun doute, à la folie (genre t’en rêves toutes les nuits au lieu de rêver à Channing Tatum en chest); allez, fonce et opte pour une teinture permanente!

Le petit trois aura de quoi séduire ton portefeuille. Le coût est moindre que celui d’une teinture permanente et il varie d’un salon de coiffure à l’autre. Pour te donner une idée, j’ai dû débourser 28 dollars chez ma coiffeuse, à Québec. Pas pire du tout pour notre petit budget!

Petits conseils pratico-pratiques pour conserver l’aspect de ta nouvelle tête plus longtemps: investis dans un shampooing pour cheveux colorés et protège tes cheveux avec un protecteur thermal avant de faire ta mise en plis.

Ma question ultime : oseras-tu toi aussi délaisser l’aspect de ta crinière naturelle pour un look plus flamboyant? Laisse-moi tes impressions en commentaire si jamais je t’ai convaincu d’essayer!

Voilà, c’était un autre fabuleux épisode de ma vie non palpitante de fille qui avait peur de la teinture. Pour finir, ma constatation suite à cette aventure va comme suit: pas besoin d’un psychologue, une coiffeuse c’est parfait!

Source photo : WeHeartIt