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Oui, je suis une personne extrêmement stressée à l’approche de toutes les situations particulières que la vie m’amène. Depuis plus de 12 ans maintenant que je pratique le patinage de vitesse et des courses, j’en ai faites. Pourtant, à chaque nouvelle compétition, une tension et une anxiété sans précédent s’installent la journée avant l’événement. Comment réagir face à ce stress intense ? Y a-t-il des façons de contrer ou de passer par-dessus celui-ci ? Ou même, ce stress est-il nuisible ou utile ? Voici ce que j’en pense.

Comment réagir ?

Il n’y a pas de solutions miracles lorsque nous sommes confrontés à une situation stressante et personne ne réagit de la même façon. Je suis plutôt désagréable à l’approche d’une compétition (parlez-en à mes parents), je ne tiens plus en place et me coller un sourire dans le visage est toute une étape. Le but est de garder son calme et de ne pas trop anticiper ce qui pourrait arriver. Selon mon expérience, mes meilleures courses ont été lorsque je n’avais aucune attente, lorsque je croyais impossible de surpasser la qualité des autres patineuses ou que je doutais de ma condition physique. Le plus difficile dans une compétition ou un tournoi est d’avoir le temps de penser aux autres concurrents. Ils nous semblent toujours meilleurs que nous et un manque de confiance en soi nuisible s’installe de ce fait. Il faut donc garder l’accent sur ce que NOUS sommes en mesure d’accomplir et non sur les autres.

Des trucs ?

On m’a souvent conseillé la visualisation avant d’entrer sur la glace. Cela n’a jamais vraiment fonctionné pour moi, car il est impossible de prévoir ce qui peut arriver pendant la course. Si j’ai un plan déjà déterminé et que quelqu’un détruit le plan, je me retrouve sans ressource et le temps de réfléchir à une solution, il est déjà trop tard. Personnellement, je dois avoir la tête vide et patiner selon le moment présent. Pour ce faire, avant chaque course, je jase et ris avec les autres et, souvent, j’écoute de la musique entrainante. De grandes respirations peuvent également aider les athlètes à vaincre un stress trop intense.

Bon ou mauvais, le stress ?

Il faut savoir qu’il existe deux types de stress, soit le stress positif et le stress négatif. Le sportif peut voir le stress lui procurer de l’énergie comme un moteur ou au contraire, celui-ci peut lui nuire complètement. Cela dépend de la gestion que la personne fait du stress. Il est important de comprendre et de voir ce mauvais stress arriver. Le rythme cardiaque qui s’accélère, le manque de confiance, l’arrivée de pensées négatives ou les jambes molles sont des exemples de manifestations de stress nuisible pour la plupart. Lorsque l’on sent ces « symptômes », il vaut mieux s’arrêter et respirer pour retrouver nos esprits. Bref, foncez et tentez de rester calme, ce n’est qu’une compétition après tout, votre vie n’est pas en jeu !

Je ne suis pas une grande coureuse, je suis plutôt une coureuse du dimanche, mais j’aime courir et cette année, j’ai décidé de repousser mes limites et de m’entrainer plus sérieusement afin de réussir un 5km.

Cependant, même avec toute la bonne volonté du monde, je dois dire que c’est parfois difficile d’être assidue et constante dans son entrainement, surtout quand il pleut ou quand il fait moins mille dehors! J’avais besoin de quelque chose pour me motiver, aussi enfantin que cela puisse paraitre. Je me suis donc tourné vers la technologie pour m’aider un peu.

Tout d’abord, j’avais besoin d’une application qui me fournirait un plan d’entrainement adapté à ma condition physique et à mon but, soit courir 5 km avant l’hiver. J’en ai essayé quelques unes, mais ma favorite reste sans aucun doute 5k Runner, disponible sur Google Play et Apple Store.

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Son seul point faible, c’est qu’elle n’est pas entièrement gratuite. En fait, on peut obtenir les 5 premiers entrainements gratuitement, question d’essayer et de voir si ça nous convient, mais on doit payer environ 3$ pour obtenir la version complète de l’appli.

En dehors de ça, c’est une application extrêmement bien faite, je l’adore! On peut écouter notre musique tout en laissant l’appli ouverte pour suivre notre progression. Tout au long de notre entrainement, il y a une charmante dame qui nous encourage ( en anglais seulement, désolé ) et qui nous indique quand courir et quand marcher. Elle nous avertie même à la moitié du trajet ! Au début, j’avais peur que se soit dérangeant, mais pas du tout. C’est même très utile, puisqu’on a pas à compter nos intervalles, à vérifier notre temps ou à calculer quoique ce soit.

Mon côté enfant est amplement satisfait avec cette application car, plus on s’entraine assidument, plus on gagne de badges, de médailles. Qui n’a jamais rêvé de collectionner les médailles ? De plus, on peut revoir l’itinéraire, le temps et le nombre de calories brûlées pour chaque course en deux ou trois clics seulement. C’est toujours agréable d’avoir accès à notre progression!

En quelques mots, c’est une application ultra simple d’utilisation que je recommande à tous ceux qui sont débutants, comme moi. Pour les plus avancés, il y a aussi la version 10K Runner et si vous n’êtes pas très course, je vous invite à aller voir toutes les autres applications sportives de FITNESS22. Il y en a pour tous les goûts!

Sources photos : photo 1 & photo 2

D’aussi loin que je me souvienne, je n’ai jamais aimé le sport. En équipe, en solo, à l’école ou pour le plaisir, le sport et moi, ça n’a jamais été une grande histoire d’amour. 

Le discours sur l’importance de faire de l’activité physique, je l’ai entendu des centaines de fois et j’ai tenté de me convaincre tout autant de fois que le sport, c’est « pas si pire que ça ».

Puis, par l’entremise du cégep, j’ai appris à aimer un sport, aussi surprenant que ça puisse paraître. Le step, mesdames et messieurs, m’a fait réaliser qu’effectivement, l’activité physique peut être tout à fait géniale.

Inventé en 1986 (oui, oui, c’est tout nouveau!), le step a vite gagné en popularité, tout comme l’a récemment fait le Zumba. Plusieurs centres sportifs offrent d’ailleurs des cours, à des tarifs relativement abordables. « V’là » votre chance d’essayer ce sport et, possiblement, de l’adopter!

Pour vous convaincre davantage, j’ai regroupé les raisons qui me pousseront à poursuivre mon entraînement, en janvier, moment où je n’aurai plus les cours d’éducation physique à mon horaire.

  1. Le step permet de développer une meilleure endurance cardio-vasculaire, si on le pratique suffisamment longtemps. Au début, je croyais que mon cœur ne tiendrait pas le coup, mais désormais, il est beaucoup plus fort et résistant!
  2. Ce sport renforce nos muscles, sans aucun doute! Les parties inférieures du corps sont celles qui sont principalement sollicitées. Monte, descends, contracte, saute : nos muscles ne savent plus où donner de la tête!
  3. Notre coordination s’améliore, puisque les mouvements impliquent souvent plus d’un membre à la fois. Je possède le pire sens de la coordination du monde, mais j’ai fini par m’habituer et à voir une différence. Hell yeah!
  4. On dépense de l’énergie en quantité industrielle. Après un cours de step, où l’intensité a varié entre moyenne et intense, on se sent parfois « vidée ». Le temps alloué à la relaxation et aux étirements est souvent apprécié. Le reste de la journée, je suis plus concentrée.
  5. C’est un sport individuel, qui se pratique généralement en groupe. C’est tellement plus motivant d’être en gang, mais d’aller à son rythme, d’être moins intense quand notre niveau d’énergie diminue.
  6. Beau temps, mauvais temps; on s’entraîne! On apprécie toutefois quand la pièce est climatisée parce que, croyez-moi, la température corporelle augmente considérablement!

Alors, qu’attendez-vous pour enfiler vos chaussures de sport et courir jusqu’au gym le plus près de chez vous?

Photo : Tumblr

Sauter en parachute. Au début de l’été, c’est le défi que je m’étais lancé. Je ne savais pas trop quand, avec qui ni où, mais je savais seulement que j’allais le faire. Puis récemment, mon défi s’est réalisé.

J’ai fait le grand saut à 8 000 pieds d’altitude (en tandem, quand même). Plus la date fatidique approchait, plus je me demandais «MAIS POURQUOI JE FAIS ÇA?», sans trouver de réponse. Et croyez-moi que ce ne sont pas mes proches qui étaient là pour me rassurer : «T’es tellement courageuse, moi je ne serais jamais capable» ou encore «Quoi? Tu vas faire ça?!» avec les plus grand yeux apeurés de leur vie. Finalement, l’événement vaincu, j’ai compris pourquoi j’ai bien fait de le faire.

  1. Vaincre ses peurs irrationnelles

Qui n’a jamais eu peur dans le noir ou peur d’une araignée? Ce sont toutes des peurs irrationnelles qui n’ont pas lieu d’être, tout comme avoir peur de sauter en parachute! Oui, c’est un sport dangereux qui comporte des risques, mais n’est-ce pas lorsqu’on prend un minimum de risque que ça en vaut réellement la peine? Voilà ta chance d’en vaincre une, une peur irrationnelle, en plus d’avoir intensément de plaisir!

  1. Le dépassement de soi

Parce que tu te dis que tu n’en serais jaaaaamais capable? Le parachute est pour toi. Quoi de mieux que d’accomplir quelque chose que tu pensais impossible? Tout le monde en est réellement capable. Si cette dame de 93 ans en est capable, vous l’êtes aussi. En plus, dans une checklist, le crochet est assez satisfaisant à appliquer.

  1. L’adrénaline ressentie

Et je ne parle pas seulement lors du saut. Les jours précédents, c’est la première chose qui me venait en tête en me réveillant : «Dans 72/48/24 heures, ça se passe!» L’excitation quand tu arrives sur le site, quand tu enfiles ta combinaison, quand t’embarques dans l’avion et que tu n’as plus le choix de sauter… Rien ne vaut une bonne dose d’adrénaline pour se sentir encore vivant.

  1. La vue incroyable

On a beau voir des photos de nos proches qui l’ont fait avant nous ou regarder des vidéos promotionnelles sur Internet, quand c’est notre tour, c’est à couper le souffle (pis même pas parce que tu tombes dans le vide à 200 km/h). Il n’y a pas une vue comparable à celle qu’on a lorsqu’on a les pieds dans le vide et qu’on se laisse guider par la toile d’un parachute, promis.

  1. Sortir de sa zone de confort

Parce que c’est bien connu (me semble), sortir de sa routine au moins une fois, de temps à autre, ça ne fait de mal à personne! Croyez-moi, il n’y a pas grand chose de plus efficace pour sortir de sa zone de confort que de sauter d’un avion en plein vol. Si ça ne marche pas, dites-moi ce que vous faites dans la vie, parce que je n’y comprends rien!

  1. Souvenir mémorable

Il y a de ces soirées entre ami(e)s que tu sais que tu te souviendras toute ta vie, right? Et bien il y a de ces journées où tu sautes en parachute, aussi. Promis juré que, dans une couple de décennies, tu t’en souviendras encore et tu parleras à tes enfants à quel point t’as été badass la fois que t’as sauté dans l’vide.

Sérieusement, je ne connais pas une personne qui a regretté de l’avoir fait. Donc qu’est-ce que t’attends?

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 Photos : Parachutisme adrénaline / Marylou Girard Bouchard

Ça n’a pris que quelques secondes avant que je pose les yeux sur lui. Dès lors, mon cœur s’est arrêté, mon souffle s’est coupé. Il n’était pas question que je cesse de le regarder, de l’admirer.

Il a été le soleil de ma journée, il a chassé tous les nuages de mon ciel.

Non, je ne relate pas ici le début d’une histoire d’amour à l’eau de rose entre le prince charmant et moi.

Il ne s’agit même pas d’amour, de désir ou d’attirance.

Il s’agit plutôt d’admiration, de respect et de fascination.

Il n’était pas comme les autres : une prothèse lui servait de jambe droite et son bras gauche était démuni d’avant-bras. Un vrai guerrier.

L’unicité de la chose provient du fait que nous étions à la «Spartan Race» du Mont-Tremblay ces 23 et 24 mai derniers (vous savez, ces courses à obstacles over intenses) et que, malgré ses membres en moins, il y participait.

J’étais bénévole et il approchait de mon obstacle : le slippery wall.

Derrière moi, les cris de fierté et d’encouragement de sa famille me brisaient les tympans, mais ça m’était égal. Pour dire vrai, mes cris se joignaient aux leurs.

Et c’est là que le miracle s’est produit.

Il a couru vers l’obstacle comme si sa vie en dépendait, puis, il s’est accroché à la corde avec une seule main et a grimpé le mur incliné. Sa prothèse le faisait glisser, mais jamais il n’a abandonné.

C’était le dernier obstacle. Il a descendu l’échelle qui se trouvait de l’autre côté du mur et a filé jusqu’à la ligne d’arrivée où ses proches l’attendaient, impatients de serrer leur héros dans leurs bras.

À ce moment, j’ai doucement remis mes verres fumés pour camoufler mon regard embué et j’ai espéré avoir la force nécessaire pour retenir ces larmes prêtes à jaillir.

Vraiment, «he is a spartan».

Ce jour-là, mon chandail rouge de «volunteer» m’en a fait voir de toutes les couleurs. Des braves ainsi que des moins braves ont défilé devant moi.

Une femme a vaincu sa peur des hauteurs après être restée perchée durant de longues minutes en haut du mur en sanglotant. «I’m scared» disait-elle.

«Come on, you can do it!», lui répondions-nous.

Elle a réussi.

Une autre femme, assez corpulente, a quant à elle tenté de vaincre le monstre trois fois avant de gagner la bataille. Il suffisait de lui tendre la main et de lui donner cette petite tape dans le dos pour qu’elle vienne à bout de la bête.

La renonciation n’est pas une option.

Un jeune homme atteint de dystrophie musculaire m’a aussi jetée par terre. Il était incapable de s’agripper à la corde, mais, en guise de compensation, il a fait plus de burpees que la majorité des autres participants.

Cette victoire m’a fait réaliser qu’aucune excuse n’est valable et que le mental est plus fort que tout. Il suffit d’y croire pour atteindre nos objectifs.

Aucun mur, aucun obstacle n’est trop haut.

Aucun mur, aucun obstacle ne devrait nous faire peur.

Avec un peu de volonté, de courage et de confiance, rien ne peut entraver notre chemin vers la réussite.

À tous ceux qui ont baissé les bras devant l’épreuve à cause d’une vulgaire crampe au mollet, une ampoule ou une épaule endolorie, sachez que vous auriez pu triompher vous aussi. Il suffit de dompter la bête avant de la défaire. Il suffit de dompter sa peur avant de briller.

Photo : Pinterest

L’été approche et tu rêves de parader dans ton nouveau bikini? Tu voudrais pouvoir montrer ton corps sans gêne sur la plage cet été, mais ton petit bedon d’hiver est toujours là? Pour t’aider à atteindre ce but qui peut paraître inaccessible, je te présente quelques trucs et astuces.

Bien manger sans se priver 

La première solution à laquelle on pense et qui est sans aucun doute la plus facile, c’est le régime. Pourtant, c’est la pire idée que vous pourriez avoir! Un régime non-prescrit par un professionnel de la santé peut faire beaucoup plus de torts que de bien. En effet, au bout d’une semaine, vous aurez peut-être perdu 3 à 5 livres, mais votre gras sera toujours là. Ce sont en fait 3 à 5 livres d’eau que vous aurez perdues. En plus, si vous vous privez d’éléments essentiels pour votre corps, il y a de fortes chances que votre régime vous fasse engraisser plutôt que maigrir. Votre corps n’aime pas être privé et c’est pour cela qu’il tentera de faire des réserves dès que vous succomberez à un petit cupcake ou à une crème glacée.

Bien sur, une saine alimentation est très importante pour garder la ligne, mais il faut savoir trouver la limite entre un régime drastique et quelques gâteries pendant la semaine. Vous avez le DROIT de manger! Il faut seulement couper graduellement les éléments nuisibles de votre alimentation comme le fast-food ou les boissons gazeuses.

À bas la perte de poids

Selon moi, le pire objectif que vous pourriez vous fixer est la perte de poids. Qu’est-ce que ça change de peser 120 livres ou d’en peser 150? La seule personne qui connaît ce chiffre est vous-même et il n’est pas nécessairement représentatif de votre pourcentage de gras. Peut-être que vous avez «de gros os», comme on dit, et qu’il est impossible pour vous de l’atteindre, le 130 livres que vous visez. L’objectif est de faire fondre votre petit bourrelet et la solution pour y arriver n’est pas dans les chiffres, mais dans votre corps.

Défi : 5 minutes productives

LA solution : l’activité physique. Je sais, on se trouve toujours des excuses pour ne pas le faire : «Je n’ai pas le temps», «Je n’aime pas courir», «Je n’ai pas d’argent», « Je suis trop lâche»… On les a toutes et tous déjà dites ou entendues, mais qui a dit qu’il fallait beaucoup de temps ou d’argent pour arriver à perdre toutes nos calories en trop? Vous pourriez courir 30 minutes et ne pas dépenser autant de calories qu’un simple exercice de 5 minutes. C’est pour cela que je vous propose un petit défi qui ne vous prendra pas plus de 5 minutes par jour.

Tout d’abord, il faut identifier votre besoin. Qu’est-ce qui vous dérange le plus dans votre corps? Est-ce que vous voulez des fesses ou des cuisses d’enfer, un ventre plat ou des bras tonifiés? Quand vous aurez choisi, trouvez un exercice qui vous permettra de travailler cette partie du corps en particulier. Vous pourriez faire des squats, des walking lunges, des burpees, des push-ups, des redressements assis, la planche, peu importe! Prenez l’exercice que vous voulez et, dans les 30 prochains jours, faites 30 répétitions de celui-ci chaque jour. Vous n’avez pas le droit de passer une journée, car sinon vous devrez le faire en double le lendemain!

Je dois dire que cette technique n’est pas miraculeuse, mais elle permet tout de même une belle amélioration. Par contre, il FAUT prendre 5 minutes pour faire le ou les exercices! Ils ne vous feront pas nécessairement perdre du poids, mais vous serez beaucoup mieux dans votre corps et dans votre bikini, car dites-vous qu’au bout d’un mois, 900 squats feront une différence pour vos fesses! Même si vous n’êtes pas élues «Miss América», vous pourrez vous sentir bien dans votre peau. L’important, c’est d’être fière de soi!

Photo : WeHeartIt

Texte écrit par notre collaboratrice Mathilde Lafortune.

Aux États-Unis, l’industrie du yoga rapporte plus de 18 milliards par an. Studios, produits dérivés, congrès, compétitions: les années 2000 marquent la rencontre de deux cultures opposées. Les Occidentaux s’approprient une pratique orientale millénaire.

«McYoga»

18 milliards par an, c’est supérieur au chiffre d’affaires de McDonald aux États-Unis. Le yoga compte plus de 18 millions d’adeptes qui dépensent en moyenne 1000 $ par année en formation et en équipement. On associe rapidement la pratique à un corps mince et musclé. Une avalanche de produits dérivés, de matériel et d’émissions de télévision spécialisées envahissement le marché. On souhaite même en faire une discipline olympique. Le côté spirituel attire lui aussi la clientèle.

Selon Virginie Chabot, professeure de yoga au studio Namasté d’Alma, la population est à la recherche de réponses, de sérénité. Le yoga est l’activité antistress par excellence. «Les gens ont besoin de temps pour soi, pour se retrouver et le yoga permet ça», affirme la jeune femme qui a ouvert son propre studio en 2011 pour offrir la chance à la population du Lac-Saint-Jean d’apprendre à faire du yoga.

Son entreprise a beaucoup de succès, mais ce n’est pas le cas pour tous les petits studios: plusieurs font faillite un peu partout en Amérique du Nord. En effet, de nombreux gyms offrent des cours de yoga, souvent moins chers et mieux équipés que ceux des petits studios. On assiste aussi à la création de chaines de studios et de franchises de yoga qui font mal aux petits studios souvent plus authentiques.

Le documentaire Yoga, Inc. de John Pilipmet en lumière l’histoire d’horreur associée à Bikram Choudhury, gourou du yoga occidental et créateur d’une routine très populaire composée de poses traditionnelles indiennes. Il a enseigné cette formule à des centaines de professeurs de yoga qui ont ensuite ouvert leur propre studio Birkram un peu partout en Amérique du Nord. Le gourou a breveté ses poses de yoga, une première dans l’histoire. Ses enseignements passés sont désormais sa propriété privée. Il a envoyé des mises en demeure et des injonctions à tous studios qui utilisaient le nom et la routine Bikram. Ces procédures légales forcent la fermeture de studios appartenant à d’anciens élèves et amis de Choudhury, qui croulent désormais sous les dettes. Il y a aujourd’hui 7000 studios certifiés Bikram partout à travers le monde.

Le yoga est une pratique saine qui a de nombreux bienfaits. Cependant, il est coincé entre deux cultures et son succès commercial ne fait pas l’unanimité. Certains croient que le code éthique relié à sa pratique est mis de côté par la commercialisation.

 La culture yogi

Le yoga existe depuis des millénaires. Des écrits hindous sur la dicipline datant d’avant Jésus Crist ainsi que des statues de yogis âgées de plus de 3000 ans retrouvées en inde et aux alentours témoignent de l’omniprésence de la pratique dans la culture orientale.

C’est dans les années 1960 que les premiers Indiens sont admis aux États-Unis, en plein dans la période hippie. Très vite, le yoga s’enracine en Amérique. Ses adeptes souvent associés à la consommation de marijuana sont considérés comme marginaux, mais lorsque les Beatles commencent à s’intéresser à la discipline, le vent tourne. Le yoga devient de plus en plus populaire et suit la vague du «Flower Power», un mouvement de non-violence semblable au code éthique associé au yoga.

Ce code, jumelé à l’engouement pour le yoga, entraine l’apparition de gourous comme Maharishi, qui avait comme membres de sa secte nuls autres que les Beatles. Ces adeptes célèbres ont fait une excellente publicité pour la secte qui est vite devenue plus riche que le groupe.

Mais c’est à partir des années 2000 qu’on peut réellement parler de commercialisation.

Malgré tout, l’espoir de conservation du yoga oriental persiste. Selon Virginie Chabot, les gens qui font du yoga pour être glamour n’en font pas bien longtemps. Même si c’est la popularité de la discipline qui les attire à prime à bord, finissent tôt ou tard par se rendre compte que «le yoga, c’est apprendre à se connaitre sans flafla!», conclut-elle.

Photo: LaCerise.ca

C’est dans une ambiance survoltée en basse ville de Québec que s’est déroulée la grande finale du Big Air dans le cadre du Snowboard Jamboree le 16 janvier. Trois athlètes canadiens étaient en lice pour se hisser sur les plus hautes marches du podium.

Les jeux de lumières, la musique techno et la foule massive présente à l’Îlot Fleurie ont été les éléments clés qui ont fait de cette compétition un vrai party. Un party qui n’a toutefois pas été bénéfique à deux de nos planchistes canadiens qui n’ont malheureusement pas été en mesure de se retrouver dans le trio gagnant.

C’est Antoine Truchon, un Québécois, qui s’est hissé le plus haut dans le classement en se méritant une médaille de bronze, devancé au classement par Petja Piiroinen de la Finlande et Mans Hedberg de la Suisse. Des performances à couper le souffle à cause de leur degré de difficulté impressionnant, oui,  mais qui ont aussi coupé le souffle à quelques reprises avec des chutes peu enviables à l’atterrissage!

Chaque athlète avait trois descentes à compléter et recevaient une note par rapport à chacune d’entre elles. La qualité du saut reposait sur la figure effectuée dans les airs tout autant, sinon plus, que sur l’atterrissage. Ainsi, même si une figure impressionnante venait d’être effectuée, une perte de contrôle, aussi petite que de poser la main sur la surface enneigée, pouvait coûter cher à l’athlète.

Un planchiste a soulevé des réactions d’étonnement de la part des spectateurs : le Japonais Ishida Takahiro… Un triple back-flip d’entrée de jeu avec un atterrissage quasi-parfait. C’est avec un sourire fendu d’une oreille à l’autre qu’il est passé devant moi, et avec raison! Ses prouesses impressionnantes lui ont toutefois valu le dixième rang : il faut dire qu’il a un peu trop poussé sa chance lors de sa troisième descente en prenant une belle débarque…!

Le Big Air est une discipline essentiellement masculine, mais une première devait avoir lieu cette année : des femmes devaient prendre part à l’ouverture de cette épreuve de Coupe du Monde. Par contre, en raison du risque de blessures trop élevé à l’approche des Jeux Olympiques de Sotchi, les athlètes féminines ont toutes décidé de se retirer de la compétition. L’organisation du Snowboard Jamboree affirme toutefois que ce n’est que partie remise pour l’édition 2015 de l’événement!

Crédit Photo : André-Olivier Lyra

Si comme moi la routine vous ennuie, considérez cet hiver comme l’occasion parfaite pour vous lancer dans de nouvelles expériences où l’adrénaline sera au rendez-vous.

Vous êtes-vous déjà retrouvées les fesses dans le vide à des centaines de pieds du sol? Si la réponse est négative, je peux vous garantir que ça sort une fille de son train-train quotidien!

Canyoning, traineaux à chiens, trekking en montagne : le choix d’activités à sensations fortes est vaste au Québec.

Voici mes cinq coups de cœur :

S’initier au Snowkite

Les québécois sont de très grands fans des sports de glisse — ski, snowboard, télémark : on les pratique et on adore. Même si on se plait dans nos bonnes vieilles habitudes, il faut parfois aller voir en dehors des sentiers battus. Le Snowkite est la meilleure alternative pour ça. Le concept? Le même que sur une pente de ski… Sans la pente et avec un cerf-volant en guise de gravité.

Descendre une chute, sous le point de congélation

Descendre une chute en rappel à l’aide d’une simple corde, voilà une activité, qui j’ose croire, réussi assez bien à nous sortir de notre salon et de nos téléséries. Si on ajoute à ça une bonne couche de glace et des souliers à crampons, l’expérience prend une véritable tournure féérique!

Diriger un traineau à chiens

Bon, quand on pense à sillonner les sentiers enneigés à bord d’un traineau à chiens, le mot qui nous vient le plus rapidement en tête n’est pas nécessairement «adrénaline». Cependant, il reste que diriger un traineau tiré par de magnifiques bêtes en plein cœur de l’hiver, ça sort de l’ordinaire. Pour un moment magique et ressourçant, l’activité en vaut assurément le détour.

Sortir des sentiers aux Chics-chocs

La Réserve faunique des Chics-Chocs est un vrai havre de paix pour les amateurs de plein-air. Avec ses paysages à couper le souffle et ses conditions de glisse exceptionnelles, l’endroit situé au centre de la Gaspésie vous permettra de vivre des journées de ski et de planche à neige hors-pistes inoubliables.

Affronter le mur de glace

Plusieurs formations et cours sont offerts au Québec afin de s’initier à l’escalade de glace. Un sport aussi mental que physique qui vous permettra de pousser vos limites à fond. Pas besoin d’un physique d’athlète; seulement de beaucoup de volonté et de patience. Une expérience unique en son genre qui, si elle ne vous accroche pas, vous rendra néanmoins très fière.

Bref, si vous avez lu ces quelques lignes, vous n’avez plus aucune excuse pour rester enfermées durant la saison froide! 

Photo: Pinterest