sentiments

J’ai dit « sentiments » au pluriel, mais je parle plus de « sentiment » au singulier.

Le gros sentiment, t’sais. Celui qui te donne un frisson dans le dos jusqu’en arrière de la tête. Celui qui te fait regarder dans le vide et sourire. Celui qui te rappelle des souvenirs de la veille en plein après-midi.

S’ennuyer des sentiments, c’est dangereux. Faut être conscient qu’on s’ennuie des sentiments pour une bonne raison : ils sont rares. C’est pas en se jetant aux pieds du premier venu (ou deuxième, ou troisième) que ce sera les bons sentiments. Ou qu’ils seront réciproques. Ou qu’ils seront vrais. Les gros sentiments, c’est difficile à expliquer comment on fait pour les trouver. C’est souvent du hasard, sûrement. Même si j’crois pas à ces affaires-là.

Les grands sentiments, ils sont difficiles à trouver. C’est pour ça qu’ils ont une aussi grande valeur. Si on trouvait un billet de cent piasses à chaque coin de rue, être « riche » voudrait pas dire grand chose. On n’envierait pas autant les personnes fortunées parce qu’elles peuvent s’acheter des trucs qu’on ne peut se permettre, genre des meubles d’ailleurs que chez IKEA pis du champagne à tous les jours. Si j’étais riche, j’aurais une coupe de champagne chaque jour. À la place, on s’achète du mousseux dans les bars pis on se croit fancy. Si on trouvait des vingt piasses dans toutes nos poches de manteau, on n’envierait pas autant ces millionnaires. Parce qu’on serait facilement aussi riche qu’eux.

Ta fréquentation du moment qui refuse de se mettre en couple, c’est ta bouteille de mousseux. Tu te contentes au lieu de vouloir les vraies affaires. Même si t’aimes ça, tu sais que tu pourrais avoir mieux, avoir plus.

La personne qui t’envoie des messages textes seulement après minuit, c’est ton meuble IKEA. Tu sais que ça va faire l’affaire, mais, qu’éventuellement, tu vas devoir avoir mieux.

Les personnes bien fortunées, ils ont souvent travaillé fort pour avoir ce qu’ils ont. Quelques-uns parmi eux l’ont peut-être eu tout cuit dans l’bec, vous m’direz, mais ils sont plutôt rares ceux-là. Ceux qui savent vraiment la valeur de l’argent, ce sont ceux qui savent bien l’investir.

Je t’ai fait des comparaisons (de marde) pour que tu comprennes tout ce qui t’entoure. Pour qu’on arrête un peu de jeter notre argent par les fenêtres. Pis qu’on arrête de courir après des personnes qui n’en valent pas la peine.

Économise(-toi) un peu.

J’ai simplement envie qu’on écoute de la musique, ensemble.

J’ai envie qu’on écoute du Cold War Kids pis du Mumford & Sons pis du Cat StevenS pis du Sigur Ros. J’ai envie qu’on écoute du John Mayer pis du Nathaniel Rateliff pis du Ben Howard pis du Dallas Green. J’ai envie qu’on écoute ta chanson préf de Coldplay pis ma chanson préf de The Script pis le premier album de Arctic Monkeys pis la discographie complète de Cage The Elephant. J’ai envie qu’on écoute du Daniel Bélanger pis du vieux Jean Leloup pis du Brandon Flowers pis du Beck pis du Ratatat pis un peu de Kendrick Lamar pis de LLA.

J’ai envie que tu te lèves (parce qu’on serait soit dans ma chambre ou la tienne, mais les deux on aurait une table tournante. Désolée, j’suppose que t’en as une j’ai pas encore été invitée dans ta chambre. J’espère que l’invitation s’en vient bientôt.) pour que tu mettes un vinyle d’Édith Piaf ou de Charles Aznavour. J’ai envie qu’on écoute ensemble The National pis du Bernhari pis du Patrick Watson pis du Kygo pis la bande-sonore complète de Mommy. En boucle.

J’ai envie qu’on aille voir en show Of Monsters and Men sous la pluie à New-York pis Louis-Jean Cormier dans une salle de 100 personnes pis Peter Peter en festival pis Death Cab for Cuties au Centre Bell. J’ai envie qu’on voit des bands qu’on connaît pas ensemble pis qu’on essaie toutes (toutes, oui) les places de spectacles de la métropole. J’ai envie de revoir Kanye West, j’sais pas si ça te tente, mais j’te jure qu’on aurait du fun si on le voyait ensemble.

J’ai envie qu’on chante tout bas du Radiohead pis du Arcade Fire pis du The Cure pis du Walk Off The Earth pis du Sigur Ros encore. J’ai envie qu’on écoute les mêmes chansons sur repeat pis que tu te tannes pas autant que moi (parce que moi j’sais que j’me tannerai pas). Du Oasis ou du Scott Helman ou du James Bay. Ou peu importe. J’te fais confiance dans tes choix musicaux.

Me donnes-tu un de tes écouteurs, qu’on ressemble à un film d’ado, mais avec une meilleure soundtrack?

Photo: Instagram

Je l’ai rencontré un samedi soir pis il avait vraiment beaucoup neigé ce soir-là. J’avais eu de la misère à partir mon char pis à conduire prudemment sur les routes. Y m’a appelé la mignonne dès la première fois qu’il m’a adressé la parole. C’était pas une insulte ni rien d’autre que vous pouvez penser. Le monde pense trop souvent que quand on est mignonne on n’est rien d’autre.

Moi ça me suffisait d’être la mignonne. C’était juste mon surnom. Ce l’est encore, d’ailleurs. C’était le premier qui me surnommait par autre chose que mon prénom. Faut dire que quand t’as « Mary » dans ton prénom, le substitut plus court vient souvent assez rapidement de soi-même. Le nombre de personnes au cégep que je ne connais pas tant que ça, mais qui ont commencé à m’appeler Mary juste parce qu’ils pensaient que ça allait de soi (alors que pas-tant-que-ça, en passant) pis qu’on était assez proche pour ça (alors que pas-tant-que-ça).

Mais lui c’était différent. Y’était différent. Il l’est toujours, d’ailleurs. Il me surnommait la mignonne et j’aurais voulu que la nouvelle se répande partout sans que j’aille besoin d’en faire un statut Facebook. Juste que ça soit su, que pour lui, j’étais pas une « Mary » parmi tant d’autres Mary. J’étais la mignonne. Sa mignonne, presque.

Presque.

C’est mon surnom préféré numéro 1 de tous les surnoms que j’ai eu. Juste parce qu’il me regarde dans les yeux à chaque fois qu’il le dit. Pis j’ai l’impression qu’il fait exprès à chaque fois. Comme s’il savait que je souris de l’intérieur à chaque fois qu’il prononce ces syllabes là. Mais non, il fait pas exprès. Y’était juste différent. Il l’est toujours, d’ailleurs.

C’est ça la clef de la vie, j’pense. Se trouver un humain différent. Ou se faire trouver par un humain différent. Trouvez-vous en un. Un qui vous trouve votre surnom préféré.

Mais qu’il ne vous appelle pas la mignonne.

Ça, c’est mon surnom.

Je ne connais pas grand-chose à l’amour. J’ai été éduquée par des films quétaines et des livres à la Nicolas Sparks qui me faisaient croire que l’amour c’était la plus belle chose du monde. C’est un peu vrai, mais en même temps, c’est la chose la plus fuckée qui soit. Moi en tout cas, ça m’a ramolli le cerveau et ça m’a mixé les émotions tout en me transformant un peu partout par en dedans.

Ça fait peur de tomber dans l’amour. Parce que l’amour, elle te promet le bonheur, mais tu ne sais pas si tu vas couler un moment donné. Faut être courageux pour embarquer parce que y’a bien des fois où la plus belle balade de ta vie peut finir en naufrage. Pis je ne suis pas certaine que si le dude qui conduisait le Titanic avait dit à sa gang «Hey, on va couler, mais ça vous tente tu qu’on essaye?» tout le monde se serait précipité pour monter à bord. Ça marche comme ça aussi, l’amour. «C’est pas pour les peureux», comme disait Vincent Vallières.

En même temps, on peut aussi se demander à quoi la vue peut ressembler si on tente le coup. Peut-être que ce sera le plus beau petit bonheur jamais cultivé, mais peut-être aussi que ça ne grandira pas. Mais tu sais, si on se dit ça au début, on ne peut rien voir de tout le positif que l’amour apporte. Donc on fait quoi? On s’aime pis on s’en fou du reste? On garde son pied sur le break pour pas pogner d’accident? C’est le genre de décision pas mal plus compliquée que de choisir une salade de choux crémeuse ou traditionnelle.

J’ai envie qu’on plonge ensemble, mais je n’ai pas envie de pogner un flat. J’aimerais ça qu’on soit beaux, qu’on saute en même temps en faisant des pirouettes, qu’on nage dans le bonheur et qu’on affronte les vagues ensemble. Il faut que l’amour m’enivre, m’engloutisse, m’impressionne, me surprenne. J’ai le goût que ça m’emprisonne dans le bonheur et qu’on me promette que la marée ne baissera pas.

Je suis tellement quétaine que je fais des métaphores avec l’eau. C’est normal quand t’as le cerveau ramolli.

Tu ne peux pas me promettre que tu vas m’aimer pour l’éternité, je le sais bien. C’est juste dans les films, ça. On aime toujours, mais on ne sait jamais jusqu’à quand. Qu’est-ce que ça peut bien faire au fond? J’ai tu le droit de me dire yolo, on verra ce qui arrivera? J’vais m’arranger avec le karma. On peut-tu arrêter de se casser la tête pis s’aimer tranquille? Je sais bien que la chose la plus fuckée du monde ne peut pas trop se permettre d’être tranquille, mais rendu là ça m’importe peu.

Alors si tu me dis que ça te tente de plonger, je plonge aussi. Mais on va faire ça comme du monde par exemple.

Bonjour, je m’appelle Rosalie et ça serait un plaisir d’avoir le cerveau ramolli, les émotions mélangées et l’intérieur tout transformé par toi.

Photo : Pixabay

Comme toute vraie fille, j’ai souvent versé bien malgré moi quelques larmes devant LA fameuse scène finale d’un de ces nombreux films d’amour rodés à la perfection. Des productions aux scénarios tragiques qui ne manquent pas de nous faire rêver en grandeur pour ensuite démonter le tout avec brio. Avec La vie d’Adèle, chapitre 1 et 2, la mécanique a toutefois quelque peu différé.

Même s’il est sorti le 9 octobre dernier, c’est tout récemment que j’ai découvert avec fascination le dernier long-métrage d’Abdellatif Kechiche. Et quand on parle de long-métrage, le réalisateur ne fait pas dans la demi-mesure : 2h50 de montage final, sur plus de 250 heures de tournage initial.

Bien que le film puisse d’abord être simplement vu comme l’interprétation de l’amour entre deux jeunes femmes ainsi que ses répercussions sociales, celui-ci va beaucoup plus loin que ça. Il représente plutôt un regard intimiste sur un amour plus grand que nature, tirant sa grandeur d’une simplicité déroutante.

L’histoire, à la base, reste assez classique : Adèle, jeune femme de 15 ans, s’interroge sur son orientation sexuelle. Jusqu’à ce qu’elle trouve la réponse chez cette jeune femme aux cheveux bleus croisée à maintes reprises : Emma. Une fois le destin provoqué s’ensuit la passion des esprits et des corps qui s’apprivoisent. Et on suivra le quotidien de cet amour passionnel qu’on verra peu à peu s’éteindre.

Adèle. C’est par celle-ci que le film prend toute son ampleur. Par l’accès inédit qu’on a aux états d’âmes de la jeune femme, personnage aussi fascinant que déroutant, qui habite le film du début à la fin par sa folie et sa fragilité. On la voit complètement transportée par un amour hors de sa portée, qu’elle se doit d’apprivoiser malgré tout. Et qu’elle verra bien malgré elle éteint par le quotidien et les disparités sociales, sous-thèmes du film représentant le vrai drame de l’amour, en 2014.

J’ai déjà pleuré en voyant les Tristan et Iseult, Roméo et Juliette et Jack et Rose de ce monde se perdre par la mort et la tragédie. Mais jamais autant qu’en voyant une relation s’éteindre par la disparition du sentiment amoureux, autrefois si fort, simplement tué par le temps et les aléas de la vie.

Et ces larmes-là étaient assumées.

Acclamé à maintes reprises et ayant raflé la Palme d’or au festival de Cannes, La vie d’Adèle, chapitre 1 et 2 est un petit bijou cinématographique à voir absolument.

Photo : Facebook

Qui n’est pas stressée à l’idée d’avoir sa première relation sexuelle? C’est bien normal qu’on se pose toutes sortes de questions et que l’angoisse prenne le dessus!

Savais-tu que?

Selon une enquête menée par tasante.com ;

  • 72% des filles vierges appréhendent la douleur, 41% des filles ont eu vraiment mal, 36% ont saigné.
  • 63% des garçons attendent cette expérience avec impatience alors que 52% d’entre eux la redoutent aussi
  • Les filles attribuent en moyenne un 6,25/10 à leur expérience générale lors de leur première fois

Comme tu peux le constater chère lectrice, il n’y a pas que les filles qui craignent cette première relation. Malgré leur confiance débordante, certains garçons sont  aussi stressés que toi, parfois même plus…

 Voici donc quelques conseils pour faciliter ton approche vers ce grand moment…

1- Trouver un lieu approprié

Entre une banquette arrière ou un lit, le choix n’est pas difficile. Assure-toi d’être bien confortable.

2- Ne pas se fixer d’attentes

La statistique présentée ci-haut le prouve, la première fois n’est pas digne d’un film de  Roméo et Juliette. Comme c’est tout nouveau, sache apprécier le moment. La déception n’a pas sa place!

3- Toujours trainer de la protection sur soi

Tu seras plus légère de savoir que votre relation sexuelle est protégée. L’usage d’un condom est toujours très recommandé.

4- S’assurer de ne pas être dérangée

Quoi de pire que quelqu’un qui vous interrompt au moment crucial? De quoi attiser la gêne!

5- Prendre le temps qu’il faut

Être pressée par le temps n’est pas une formule gagnante. De plus, vouloir en finir au plus vite n’aidera en rien aux douleurs pour mademoiselle!

 6- Avoir confiance en soi et en notre partenaire

Laisse-toi emporter par le désir et la sensualité. Aie confiance en toi, en ton corps et en ton partenaire. Si tu sens que c’est le moment, appréhende-le comme il se doit et profites-en!

Et ce qui nous semble le plus important, ma chef de section et moi ;

 7- Savoir dire NON !

Si tu n’imposes pas tes limites, tu le feras contre ton gré, ce qui est évidemment la pire chose à faire dans ce cas-ci. Tu te sentiras brimée et surtout, tu te rappelleras de ce moment comme étant malheureux et désagréable, alors que ça aurait pu être le contraire si tu avais refusé!

En bref, retiens ma chère que c’est une grande étape à franchir dans l’amour et dans le respect. Pense à toi et à ton bien-être avant tout!