relation

Il y a environ 7 milliards d’êtres humains sur cette Terre ayant tous une culture, des intérêts et une histoire différente. Néanmoins, ils aspirent tous à la même chose : l’amour. Ce sentiment est cependant beaucoup plus complexe que de simplement aimer et être aimé. On se rend vite compte que la définition de l’amour n’est pas simple et bien divergente pour chacun ou du moins pour les quelques personnes que j’ai interrogées. Voici donc la vision de l’amour selon plusieurs femmes et hommes de différentes tranches d’âges et d’orientation sexuelle.

 

Quel est votre définition de l’amour?

 

Francois-Xavier, 18 ans

« Le définition biologique de l’amour serait la sécrétion de substances chimiques qu’on a l’un envers l’autre. Autrement l’amour c’est quelque chose qui ne se décrit pas, c’est un sentiment qui est au delà de ce qui est explicable et descriptible par notre langage. »

 

Amélie, 18 ans

« C’est le plus grand don qu’on peut faire pour soi et pour les autres. L’amour selon moi, c’est le but de la vie. »

 

Julia, 10 ans

« L’amour c’est deux personnes qui s’aiment et qui sont capables de s’aider et de se supporter pour vivre ensemble. Si tu es en couple, c’est important d’aimer l’autre. »

 

Rose, 14 ans

« C’est de faire de ton intimité et de l’intimité de l’autre personne votre intimité. Vous vous complétez pour faire une personne ensemble. »

 

Laurence, 18 ans

« L’amour c’est universel, je ne pense pas qu’il n’existe qu’une seule définition. Chaque personne a sa propre définition de l’amour et voit l’amour différemment. Souvent lorsqu’on parle d’amour, on pense à un couple, mais l’amour ça peut aussi être amical ou fraternel. Pour moi l’amour, c’est tellement quelque chose de vaste. Juste une personne pourrait avoir plusieurs définitions de l’amour selon avec qui elle vit son amour. Je ne pense pas que parce que tu es en couple avec quelqu’un, ton amour est plus fort qu’avec ta meilleure amie par exemple, c’est juste qu’après ça se manifeste différemment. »

 

Comment sait-on quand on est amoureux?

 

Emma, 18 ans

« C’est quand tu fais quelque chose avec la personne et lorsque l’activité est terminée tu aimerais déjà revoir l’autre, car tu t’ennuies déjà. Tu ne peux simplement plus t’en passer. »

 

Mark, 47 ans

« C’est quand on devient très positif, dans le sens qu’on a une légèreté. Tout semble facile, on à l’impression d’être chanceux. »

 

Ariane, 19 ans

« Tu le réalises quand les gens ont une opinion négative sur la personne que tu aimes et que l’opinion des autres te passes par dessus la tête, car cette personne-là est parfaite à tes yeux. »

 

Julia, 10 ans

« Si la personne te fait des sourires et des câlins et que toi tu es contente et gênée. »

 

Rose, 14 ans

« C’est lorsque tu as le goût de voir la personne, mais tu as le trac, tu es un peu gêné. C’est contradictoire un peu, car t’as des papillons et t’as hâte de voir l’autre, mais lorsque tu arrives devant la personne tu figes. »

 

Laurence, 18 ans

« Lorsque je pense à la personne je vais toujours sourire et devenir un peu « gaga », on dirait qu’on perd ses moyens. Ça me fait quelque chose dans le ventre, comme-ci j’étais stressée, mais c’est un bon stress. Tu te sens juste tellement bien lorsque tu es avec la personne, c’est un bien-être et un bonheur qui dépasse toutes tes autres relations. Tu n’as pas envie d’aller ailleurs et tu sais que tu pourrais être avec la personne 24/7 et tu ne te tannerais jamais. Rien n’est forcé, c’est juste super simple. »

 

Qu’est-ce qu’une relation de couple saine?

 

Mark, 47 ans

« C’est une relation où également on peut passer du temps avec la personne qu’on aime et faire des choses en commun autant que faire des choses complètement différentes et avoir des intérêts à part. »

 

Sandrine, 25 ans

« Lorsque la relation te permet de rester toi-même. Tu n’as jamais à douter de l’autre puisque la confiance règne. Tu es en paix avec la relation parce que cette relation complète ton « toi » . »

 

Éloi, 18 ans

« C’est lorsque les deux font le même nombre d’efforts et de sacrifices. Si tu penses à l’autre avant toi et que l’autre fait de même aussi. C’est alors en résumé de faire passer les besoins de l’autre avant les siens. »

 

Sarah, 26 ans

« Deux personnes qui sont capables de faire des compromis l’un pour l’autre et laisser l’autre être la personne qu’elle est. »

 

Pascale, 15 ans

« Je crois qu’une relation saine c’est pouvoir avoir son petit jardin secret chacun de son coté, mais se dire l’essentiel. C’est important de ne pas se mentir et de tout se dire, parce que je crois que c’est comme ça qu’on a une bonne communication. C’est sain lorsque tu te sens respecté et que tu sens que l’autre ne te juge pas. »

 

Éloïse, 21 ans

« C’est une relation dans laquelle tu peux être toi-même et tu n’as jamais honte d’être la personne que tu es. C’est lorsque tu te sens libre d’exprimer ce que tu ressens face à n’importe quoi. C’est lorsque les « règles » sont claires, il n’y a pas d’ambiguïté. La communication et la libre expression de soi sont deux composantes importantes des couples d’aujourd’hui.»

 

Mon article ne consiste pas à trouver LA bonne réponse à chacune des questions. Je trouve simplement intéressant de montrer la grande variété d’opinions de différentes personnes sur un sujet aussi vaste que l’amour. Plusieurs personnes que j’ai interrogées n’avaient jamais pris le temps de penser à leur définition de l’amour ou simplement de mettre des mots sur leurs sentiments amoureux. D’autres étaient incapables de me décrire  ce qu’est l’amour et je crois que c’est ça la beauté de ce sentiment si puissant et si grand, car parfois il n’y a aucun mot assez fort pour décrire ce que l’on ressent.

 

Vive la diversité! Vive l’amour!

Mais surtout : Joyeuse Saint-Valentin 2019 !

 

Hair Love par l’ancien joueur de la NFL, Matthew A. Cherry est un court métrage animé de cinq minutes mettant en lumière les relations père-fille, la diversité capillaire et l’estime de soi.

 

L’action prend part à travers un père américano-africain (Stephen), sa fille (Zuri) et ses cheveux. Alors que sa femme n’est pas disponible à la veille d’un événement, Stephen doit coiffer la chevelure de la petite Zuri (ou plutôt la dompter) puisque la tignasse ne se laissera pas faire facilement.

 

L’idée est venue au réalisateur après avoir visionné plusieurs vidéos mettant en lumière des pères en interaction avec leur fille. Celui-ci avait remarqué par le passé une sous-représentation des gens de couleur dans l’industrie du dessin animé. Ses objectifs étaient de remédier à la situation en promouvant la diversité culturelle, les cheveux au naturel et la confiance en soi. Pour s’y faire, M. Cherry a lancé une campagne sur Internet afin d’amasser des fonds. Ses intentions ont été applaudies par le public, puisque près de 5000 personnes y ont contribué pour une somme totale de 284 058 $.

 

Aujourd’hui, plusieurs personnes de renom dans l’industrie se sont jointes à la production du court-métrage. Le film sera aussi adapté en livre pour l’année 2019.

 

Sur une note plus éditoriale…

Bien que je n’aie pas la peau noire, j’ai ce que j’appelle affectueusement « ma touffe » et celle-ci fait jaser depuis mon plus jeune âge. Ayant les cheveux épais et frisés, j’ai longtemps eu du mal à me reconnaitre dans les tendances et à les accepter. Je me rappelle avoir dû me faire coiffer par mon père, à notre grand désespoir, mais j’en garde aujourd’hui des souvenirs cocasses.

Maintenant, je reconnais que ma touffe fait partie de moi et me démarque des autres. J’aurais moi-même aimé avoir été en contact avec de telles images pour en venir à cette conclusion plus tôt. Je trouve formidable que des jeunes filles puissent se voir dans un tel personnage et ainsi s’accepter comme elles sont.

 

 Je lève mon chapeau à ce projet. 

 

Violent mécontentement accompagné d’agressivité.

(Ok, j’y vais un peu fort, mais on va y aller avec ça.)

 

C’est correct d’avoir de la colère. De se sentir frustré(e), impuissant(e), amer(ère), d’avoir l’impression que l’Univers persiste à nous mettre dans des situations dira-t-on choquantes. Une douce affliction qui te pogne et qui vient t’envahir comme un parasite. Aujourd’hui, j’ai décidé d’embrasser cette colère qui m’habite. De l’utiliser à bon escient. J’me suis assise. J’me suis regardée dans le miroir, comme ma mère m’a regardé quand j’lui ai dis qu’j’avais oublié de mettre sa brassée de lavage dans la sécheuse; fâchée, mais pas surprise.

 

Pas surprise, parce que ça m’arrive souvent de me mettre les pieds dans les plats. Je suis de ce type de personne qu’on appelle hypersensible. Tout me touche, tout m’affecte, que je le veuille ou non. Ça a ses bons côtés, car mon empathie est sans limite. Sauf que, donner sa personne et son amour à la pinte au lieu d’y aller au compte-goutte, ça devient essoufflant.

 

Amertume, quand tu nous tiens.

 

Je suis fâchée, parce que dans un monde où on manque tellement de beauté et d’amour, les gens qui ont le cœur sur la main se font piler dessus. Par ailleurs, j’admire énormément tous ceux qui sont ainsi et qui perdurent à illuminer ce qui les entoure, peu importe le nombre de fois où on leur a dit qu’ils étaient trop. Je m’entête, moi de même, à ne pas perdre mon amour pour les êtres humains blessés et blessants autour de moi.

 

Donc, je disais : je suis assise dans mon lit, mes bras vont de tous bords tous côtés, j’suis choquée. Se parler à soi-même (et j’vais t’dire que c’temps-si, j’suis l’une de mes meilleures amies) ça fait du bien des fois. Parce que souvent, personne ne comprend mieux notre colère que nous-même. Peu importe que l’on hurle dans notre oreiller, à prier l’Univers de nous révéler le pourquoi, on l’sait au fond de nous.

 

Aller bien à l’année longue, c’est impossible : je te (me) l’annonce officiellement. Des relations imparfaites; des injustices sociales; des amitiés qui ne sont juste pas faites pour fonctionner; des bobos à l’âme; tu vas en rencontrer une poignée tout au long de ta vie. Le truc, ce n’est pas de rester froid aux obstacles, mais de les accueillir les bras grands ouverts.

 

À toi qui, comme ma personne, est frustré de tout ressentir à pleine capacité, de rencontrer des gens toxiques à la pelletée, de te mettre à nu dans ce monde d’apparence et de donner tout de toi comme si ton âme n’était pas tienne. Hey. Choisis-toi donc, pour une fois. Prends ta colère, fais-en une couverture, nage dedans, danse au travers de ses débris, pis va s’y fort.

 

J’te promets qu’ça fait pas mal, de lâcher prise.

De dire non, je ne veux pas de ça dans ma vie. De te fâcher.

 

Fâchons-nous donc plus souvent. Que ça fait du bien.

 

Crédit photo: Paolo Raeli

C’est étrange qu’à un moment dans notre vie on peut rencontrer quelqu’un et en devenir follement amoureux. On serait prêt à tout pour cette personne. On est prêt à se sacrifier, à tout donner.

 

Et plus tard, on ne l’est plus. La relation est rendue complètement différente et on grandit à travers des chemins différents qui font en sorte qu’on ne concorde plus comme étant un couple.

 

C’est important de s’écouter dans une relation. La vie est bien trop courte pour subir, ou autrement dit, d’accepter des situations dans lesquelles nous ne sommes pas confortables. Si on n’est plus bien dans une relation, c’est ok de prendre la décision de ne plus en faire partie. Ce n’est pas égoïste, c’est seulement important d’être bien et heureux dans la vie qu’on mène. Elle vaut la peine d’être vécue avec le plus de positivisme et de bien-être possible. La personne avec qui on décide de la partager joue un grand rôle sur celle-ci. Voilà pourquoi il est important de s’écouter et de faire en sorte que les deux vous soyez heureux. La communication est alors essentielle dans un couple. Lorsque quelque chose ne va pas, il faut s’en parler calmement et en gardant tout le respect possible pour l’autre.

 

Cependant, il ne faut pas fuir l’autre dès qu’il y a des accrochages. Il faut essayer de régler les choses, de faire en sorte que ça fonctionne et que vous restiez en amour autant que vous l’étiez au début. Faites-vous rire, sortez prendre un verre…ou deux, profiter du temps qui s’offrent à vous, aller prendre une marche et faites-vous plaisir.  Prenez soin de l’un et de l’autre. Aimez-vous, c’est aussi simple que ça.

 

Dans notre génération, tout est si rapide et facile d’accès. C’est rendu difficile de travailler pour son couple. On se tanne vite j’imagine… On veut aller voir ailleurs pour voir ce que les autres ont à offrir. Essayer, du moins, de faire en sorte que l’amour dure longtemps. Ça en vaut la peine. Et si vraiment, ça ne fonctionne pas, vous aurez appris certaines choses et vous n’aurez pas le regret de ne pas avoir essayé. Faites simplement essayer. Donner le plus que vous pouvez pour l’autre, et pour vous.

 

Crédit photo : weheartit.com

Tu sais, il a beau t’aimer et faire des activités avec toi, mais il a quand même besoin de son temps à lui, de faire ses activités, avec ou sans toi. C’est normal, vous aimez peut-être pas les mêmes choses.

S’il fait du sport, vas-tu être ouverte à tenter l’expérience? Probable, parce que c’est commun : le sport, tout le monde en fait. S’il aime dessiner, vas-tu crayonner avec lui, juste comme ça, pour le fun? Sûrement. De toute façon, bonne ou pas, tu veux juste être avec lui, non? Pourquoi quand il joue à « son maudit jeu vidéo poche » sur sa Xbox, tu veux pas essayer?

Le tien, ce qu’il aime, c’est les jeux vidéo. Et toi, t’aime pas ça et c’est bien correct. Sauf que quand tu lui montres à mettre du vernis à ongles ou à bien épiler les sourcils, je pense pas qu’il trippe à fond. Mais il reste là parce qu’il sait que toi oui. C’est ça l’amour : s’intéresser à l’autre.

À toi, oui toi, la fille qui fréquente un gamer, demande-lui donc comment jouer. Demande-lui de te montrer à tirer ou viser. J’suis certaine que ça va lui faire plaisir que tu veuilles comprendre son monde. C’est positif pour les deux : tu vas faire quelque chose avec lui et de son côté, il aura une partenaire de jeu.

Par contre, il faut que tu fasses la différence entre jouer avec lui et l’encombrer. Comme tout le monde, ça prend des moments tout seul. J’suis presque sûre qu’il défoule toutes ses frustrations de sa semaine sur l’ennemi en face de lui alors tu peux pas briser ce moment-là.

Ce que je te dis, fille, c’est qu’au lieu de te plaindre que c’est long quand il joue online, tu vas pouvoir tripper (ou faire semblant du moins) avec lui quand il va tuer un bonhomme ou scorer dans un but, parce qu’il t’aura expliqué ce qui se passe dans son écran.

C’est comme dans n’importe quoi : tout est mieux quand on comprend les règles, il faut juste prendre le temps de les comprendre.  

Source : www.weheartit.com

Tu fais du bien à ma vie. Je le sais, je te l’ai déjà dit. Souvent. Plusieurs fois de suite. Mais je pense qu’il faut que tu le saches. Que tu sois au courant. Tu fais du bien à ma vie.

Nos petits soupers du vendredi, ils m’aident à tenir la semaine en cette fin de session. Je le sais que ça va me faire du bien, me faire décompresser. Avant même de te retrouver, je le sais que je vais finir ma soirée en riant un peu trop fort, à en pleurer presque. Je le sais qu’on va encore se retrouver à l’épicerie à chercher ce qu’on peut bien se faire, mais sans rien vouloir acheter parce qu’on est des étudiants pauvres, tsé.

Je le sais qu’on va mettre de la musique et que, une fois de temps en temps, je vais me mettre à chanter parce que c’est ma chanson. Je le sais que je vais laisser toute la vaisselle dans ton évier en promettant que, un jour, je vais t’aider. Je le sais qu’on va s’asseoir, avec un petit verre de vino qui se videra un peu trop vite. Je le sais que la bouteille va y passer et qu’on va se décourager encore une fois.

Je le sais, et ça me fait du bien de le savoir. Maintenant, c’est à ton tour de savoir.

De savoir que je te dis merci. Que je te dis merci d’accepter ma folie. Que je te dis merci de passer toutes les rangées à l’épicerie pour au final prendre juste un sidekick. Que je te dis merci de me faire rire aux larmes, de me laisser parler de tout et de n’importe quoi (surtout de n’importe quoi), de m’encourager dans mes délires, de ne pas trop rire de moi et mon merveilleux talent au billard. Que je te dis merci de ne pas me juger, malgré tout ce que j’ai bien pu te confier.

Maintenant, tu le sais. Tu le sais, la place que tu as prise dans ma vie en aussi peu de temps. Tu le sais que je tiens à toi. Tu le sais à quel point nos fous rires me font du bien. Mais il y a une dernière chose qu’il faut que je te dise, une dernière chose qu’il faut que tu saches :

Moi et ma vie, on te dit merci.

Source photo : weheartit

En bonne étourdie, je garde mes cartes de fêtes, de St-Valentin et de Noël dans chacun de mes livres. C’est aussi pour moi un signet bien pratique puisque je perds toujours les miens. Ça me permet d’aller revisiter des moments passés avant de commencer un autre chapitre. Ça me fait rire et sourire en général.

Ce soir, j’attends impatiemment que ma brassée de blanc finisse en écoutant Jus de boussole des Sœurs Boulay. J’ai passé 3 bonnes minutes à choisir le livre que j’allais commencer avant de dormir. Bien installée dans mon lit, j’ouvre le livre et une carte tombe.

Ça disait : « Bonne Saint-Valentin »

Je ne me souviens pas avoir autant shaké. En l’ouvrant, en voyant les pattes de mouches écrites il y a quelques mois par mon ex, les larmes se sont mises à couler toutes seules. Moi qui croyais que mon petit cœur avait commencé à cicatriser.

« Pas aujourd’hui ma belle », que ma tête a dit.

Pour une fille qui était éternellement en couple, ça fait un choc. On s’est séparés d’un commun accord, en se disant que « ça marchait pu ». J’ai pleuré, mais je pensais aller mieux, je pensais avoir vraiment passé au travers. Ben non fille, guérir ça prend du temps.

J’ai relu la carte plusieurs fois à défaut de lire le livre que j’avais soigneusement choisi.

J’ai revu dans ma tête; cette soirée de Saint-Valentin quand tu m’as regardé avec les yeux les plus amoureux du monde. J’ai senti l’odeur de ton parfum. Je t’ai revu rire, faire une blague poche, me dire que tu m’aimes.

J’ai pleuré, en me demandant si c’était de la tristesse ou de la nostalgie.

J’en suis venu à la conclusion que c’était les deux.

À toi, jeune femme nouvellement célibataire, t’es pas toute seule à penser que t’avais passé au travers et que finalement, un bout de papier a fait basculer toute ta journée.

En dernier conseil, laisse le temps aller. Mais laisse-le aller en écoutant les Sœurs Boulay, c’est plus doux, plus nostalgique.

Photo : Tumblr

Il y en a qui ne comprennent pas. Ils trouvent ça bizarre. Et c’est bien correct, je respecte ça. Mais moi, les amitiés virtuelles, ça fait partie de ma vie.

Il arrive parfois que l’on n’ait pas les mêmes passe-temps que nos amis. Par exemple, on écoute une série ou on lit un livre, et on a envie d’en parler à tout le monde, envie de partager ce qu’on ressent vis-à-vis telle ou telle situation, mais on ne peut pas parce qu’ils ne s’intéressent pas à ça. Alors on se tourne vers des inconnus, des gens sur des forums ou des réseaux sociaux qui partagent nos passions. Anglais ou français, on se débrouille et on se comprend. Parfois, on se lie d’amitié avec les gens à qui l’on parle, et ils deviennent des amis très proches. J’ai déjà eu des amis virtuels que je m’étais fait sur des sites de clavardages comme Blablaland ou encore Chapatiz, avec qui je parlais tous les jours. Et c’est encore le cas.

J’ai parfois l’impression qu’avoir des amis que l’on n’a jamais vus en vrai, c’est mal perçu par notre entourage ou la société. J’ai l’impression d’avoir à me justifier chaque fois que quelqu’un remarque que je parle à une « inconnue ». « Peut-être qu’elle te dit des mensonges, peut-être que ci, peut-être que ça ». La vérité c’est qu’il y a aussi des photos sur les profils des gens. Si l’on commence à douter de tout le monde, la paranoïa va s’emparer de nous.

Ce que les gens ne comprennent pas, c’est qu’il arrive que l’on se sente plus proche de quelqu’un sur internet, car il ne nous connait pas et l’on se sent moins jugé. Parfois, cette personne peut vivre la même situation que toi et sait ce que tu ressens. Je suis une personne réservée et j’ai souvent de la difficulté à aborder les gens. Écrire « Salut » à quelqu’un sur les réseaux sociaux est beaucoup moins gênant que d’aller dire à une autre fille que ce qu’elle porte aujourd’hui est beau.

Je ne dénigre pas les amitiés réelles. J’ai plusieurs bonnes amies et c’est important d’avoir des contacts avec la réalité. Je n’encourage personne à rester chez elle parce qu’elle a des amies sur internet.

Ce que je veux dire c’est que lorsque l’on partage quelque chose de semblable et que ce lien est fort, on s’attache à ses gens à qui l’on a l’habitude de parler tous les soirs. C’est la même chose qu’une relation à distance, finalement.

Photo : We Heart It

C’est difficile de ne pas liker tes statuts. Tu me rends la tâche difficile parce que t’es drôle de nature pis t’aimes ça faire rire les gens comme moi. T’aimais ça particulièrement me faire rire, mais on a décidé que c’était peut-être mieux que j’arrête de rire de tes blagues.

Parce que ça ne me faisait pas assez rire pour qu’on rit ensemble un peu tout l’temps et ce n’était surtout pas une bonne idée…

C’est difficile de ne pas t’envoyer un message texte quand je pense à quelque chose qu’on s’était dit, une des six fois qu’on s’est vus juste les deux entourés d’étrangers.

C’est difficile parce que c’était l’fun, c’était simple, c’était presque comme dans les films, mais pas assez pour qu’on écrive un livre sur nous. Y’a jamais eu de nous, à vrai dire, ça faisait partie d’une de tes blagues auxquelles j’avais trop ri, toute cette histoire-là.

Au fond, c’est vraiment de ma faute tout ça, parce que je savais dans quoi je m’embarquais, mais pas toi. Moi je savais que je m’embarquais dans rien parce que mon cœur était pas prêt pis j’avais trop un gars qui te ressemblait en tête.

Mais, anyway, ça n’aurait rien changé. Je savais que je m’embarquais dans rien parce que j’en ai vu d’autres avant et que je suis bonne pour être rationnelle quand c’est l’temps. Le problème, c’est que je suis aussi bonne pour être irrationnelle quand ce n’est pas l’temps.

On s’est vus cinq autres fois, même si je me doutais de ce qui devait arriver.

C’est difficile de pas liker tes statuts. Tu m’as demandé d’arrêter et je t’ai dit que je respecterais ça. J’ai fait ma fille forte et j’ai dit ce qui fallait dire, mais là on dirait que c’est toi qui a de la facilité à t’en remettre et t’as l’air à faire rire ben d’autres gens pendant que moi j’ris en cachette.

J’ai le goût de liker ton dernier statut pour que tu te souviennes de moi et de mon rire et de la deuxième fois qu’on s’est vus et de ce que tu m’as dit en dernier. Mais, étant donné que je sais que j’suis bonne pour être irrationnelle quand ce n’est pas le temps, j’likerai rien.

J’espère juste que t’es meilleur que moi et que t’as cliqué sur l’onglet «cacher les publications, mais rester amis» du premier statut que t’as vu de moi le lendemain de notre sixième fois qu’on s’est vus.

J’espère que tu ne lis pas mes textes aussi, parce que tu risques de te reconnaître. Si tu les lis encore, viens me conter une joke en message privé et quitte la conversation sans rien dire d’autre. C’est pas mal tout ce que je te demande… C’est beaucoup je sais, mais pour ma défense, je n’ai pas eu de cadeau pour ma fête. Bon.

Et vous autres, vous ne saurez jamais s’il m’a écrit ou non. Mais je vous promets que je ne likerai pas ses statuts.

Photo : WeHeartIt