relation

Tu sais, il a beau t’aimer et faire des activités avec toi, mais il a quand même besoin de son temps à lui, de faire ses activités, avec ou sans toi. C’est normal, vous aimez peut-être pas les mêmes choses.

S’il fait du sport, vas-tu être ouverte à tenter l’expérience? Probable, parce que c’est commun : le sport, tout le monde en fait. S’il aime dessiner, vas-tu crayonner avec lui, juste comme ça, pour le fun? Sûrement. De toute façon, bonne ou pas, tu veux juste être avec lui, non? Pourquoi quand il joue à « son maudit jeu vidéo poche » sur sa Xbox, tu veux pas essayer?

Le tien, ce qu’il aime, c’est les jeux vidéo. Et toi, t’aime pas ça et c’est bien correct. Sauf que quand tu lui montres à mettre du vernis à ongles ou à bien épiler les sourcils, je pense pas qu’il trippe à fond. Mais il reste là parce qu’il sait que toi oui. C’est ça l’amour : s’intéresser à l’autre.

À toi, oui toi, la fille qui fréquente un gamer, demande-lui donc comment jouer. Demande-lui de te montrer à tirer ou viser. J’suis certaine que ça va lui faire plaisir que tu veuilles comprendre son monde. C’est positif pour les deux : tu vas faire quelque chose avec lui et de son côté, il aura une partenaire de jeu.

Par contre, il faut que tu fasses la différence entre jouer avec lui et l’encombrer. Comme tout le monde, ça prend des moments tout seul. J’suis presque sûre qu’il défoule toutes ses frustrations de sa semaine sur l’ennemi en face de lui alors tu peux pas briser ce moment-là.

Ce que je te dis, fille, c’est qu’au lieu de te plaindre que c’est long quand il joue online, tu vas pouvoir tripper (ou faire semblant du moins) avec lui quand il va tuer un bonhomme ou scorer dans un but, parce qu’il t’aura expliqué ce qui se passe dans son écran.

C’est comme dans n’importe quoi : tout est mieux quand on comprend les règles, il faut juste prendre le temps de les comprendre.  

Source : www.weheartit.com

Tu fais du bien à ma vie. Je le sais, je te l’ai déjà dit. Souvent. Plusieurs fois de suite. Mais je pense qu’il faut que tu le saches. Que tu sois au courant. Tu fais du bien à ma vie.

Nos petits soupers du vendredi, ils m’aident à tenir la semaine en cette fin de session. Je le sais que ça va me faire du bien, me faire décompresser. Avant même de te retrouver, je le sais que je vais finir ma soirée en riant un peu trop fort, à en pleurer presque. Je le sais qu’on va encore se retrouver à l’épicerie à chercher ce qu’on peut bien se faire, mais sans rien vouloir acheter parce qu’on est des étudiants pauvres, tsé.

Je le sais qu’on va mettre de la musique et que, une fois de temps en temps, je vais me mettre à chanter parce que c’est ma chanson. Je le sais que je vais laisser toute la vaisselle dans ton évier en promettant que, un jour, je vais t’aider. Je le sais qu’on va s’asseoir, avec un petit verre de vino qui se videra un peu trop vite. Je le sais que la bouteille va y passer et qu’on va se décourager encore une fois.

Je le sais, et ça me fait du bien de le savoir. Maintenant, c’est à ton tour de savoir.

De savoir que je te dis merci. Que je te dis merci d’accepter ma folie. Que je te dis merci de passer toutes les rangées à l’épicerie pour au final prendre juste un sidekick. Que je te dis merci de me faire rire aux larmes, de me laisser parler de tout et de n’importe quoi (surtout de n’importe quoi), de m’encourager dans mes délires, de ne pas trop rire de moi et mon merveilleux talent au billard. Que je te dis merci de ne pas me juger, malgré tout ce que j’ai bien pu te confier.

Maintenant, tu le sais. Tu le sais, la place que tu as prise dans ma vie en aussi peu de temps. Tu le sais que je tiens à toi. Tu le sais à quel point nos fous rires me font du bien. Mais il y a une dernière chose qu’il faut que je te dise, une dernière chose qu’il faut que tu saches :

Moi et ma vie, on te dit merci.

Source photo : weheartit

En bonne étourdie, je garde mes cartes de fêtes, de St-Valentin et de Noël dans chacun de mes livres. C’est aussi pour moi un signet bien pratique puisque je perds toujours les miens. Ça me permet d’aller revisiter des moments passés avant de commencer un autre chapitre. Ça me fait rire et sourire en général.

Ce soir, j’attends impatiemment que ma brassée de blanc finisse en écoutant Jus de boussole des Sœurs Boulay. J’ai passé 3 bonnes minutes à choisir le livre que j’allais commencer avant de dormir. Bien installée dans mon lit, j’ouvre le livre et une carte tombe.

Ça disait : « Bonne Saint-Valentin »

Je ne me souviens pas avoir autant shaké. En l’ouvrant, en voyant les pattes de mouches écrites il y a quelques mois par mon ex, les larmes se sont mises à couler toutes seules. Moi qui croyais que mon petit cœur avait commencé à cicatriser.

« Pas aujourd’hui ma belle », que ma tête a dit.

Pour une fille qui était éternellement en couple, ça fait un choc. On s’est séparés d’un commun accord, en se disant que « ça marchait pu ». J’ai pleuré, mais je pensais aller mieux, je pensais avoir vraiment passé au travers. Ben non fille, guérir ça prend du temps.

J’ai relu la carte plusieurs fois à défaut de lire le livre que j’avais soigneusement choisi.

J’ai revu dans ma tête; cette soirée de Saint-Valentin quand tu m’as regardé avec les yeux les plus amoureux du monde. J’ai senti l’odeur de ton parfum. Je t’ai revu rire, faire une blague poche, me dire que tu m’aimes.

J’ai pleuré, en me demandant si c’était de la tristesse ou de la nostalgie.

J’en suis venu à la conclusion que c’était les deux.

À toi, jeune femme nouvellement célibataire, t’es pas toute seule à penser que t’avais passé au travers et que finalement, un bout de papier a fait basculer toute ta journée.

En dernier conseil, laisse le temps aller. Mais laisse-le aller en écoutant les Sœurs Boulay, c’est plus doux, plus nostalgique.

Photo : Tumblr

Il y en a qui ne comprennent pas. Ils trouvent ça bizarre. Et c’est bien correct, je respecte ça. Mais moi, les amitiés virtuelles, ça fait partie de ma vie.

Il arrive parfois que l’on n’ait pas les mêmes passe-temps que nos amis. Par exemple, on écoute une série ou on lit un livre, et on a envie d’en parler à tout le monde, envie de partager ce qu’on ressent vis-à-vis telle ou telle situation, mais on ne peut pas parce qu’ils ne s’intéressent pas à ça. Alors on se tourne vers des inconnus, des gens sur des forums ou des réseaux sociaux qui partagent nos passions. Anglais ou français, on se débrouille et on se comprend. Parfois, on se lie d’amitié avec les gens à qui l’on parle, et ils deviennent des amis très proches. J’ai déjà eu des amis virtuels que je m’étais fait sur des sites de clavardages comme Blablaland ou encore Chapatiz, avec qui je parlais tous les jours. Et c’est encore le cas.

J’ai parfois l’impression qu’avoir des amis que l’on n’a jamais vus en vrai, c’est mal perçu par notre entourage ou la société. J’ai l’impression d’avoir à me justifier chaque fois que quelqu’un remarque que je parle à une « inconnue ». « Peut-être qu’elle te dit des mensonges, peut-être que ci, peut-être que ça ». La vérité c’est qu’il y a aussi des photos sur les profils des gens. Si l’on commence à douter de tout le monde, la paranoïa va s’emparer de nous.

Ce que les gens ne comprennent pas, c’est qu’il arrive que l’on se sente plus proche de quelqu’un sur internet, car il ne nous connait pas et l’on se sent moins jugé. Parfois, cette personne peut vivre la même situation que toi et sait ce que tu ressens. Je suis une personne réservée et j’ai souvent de la difficulté à aborder les gens. Écrire « Salut » à quelqu’un sur les réseaux sociaux est beaucoup moins gênant que d’aller dire à une autre fille que ce qu’elle porte aujourd’hui est beau.

Je ne dénigre pas les amitiés réelles. J’ai plusieurs bonnes amies et c’est important d’avoir des contacts avec la réalité. Je n’encourage personne à rester chez elle parce qu’elle a des amies sur internet.

Ce que je veux dire c’est que lorsque l’on partage quelque chose de semblable et que ce lien est fort, on s’attache à ses gens à qui l’on a l’habitude de parler tous les soirs. C’est la même chose qu’une relation à distance, finalement.

Photo : We Heart It

C’est difficile de ne pas liker tes statuts. Tu me rends la tâche difficile parce que t’es drôle de nature pis t’aimes ça faire rire les gens comme moi. T’aimais ça particulièrement me faire rire, mais on a décidé que c’était peut-être mieux que j’arrête de rire de tes blagues.

Parce que ça ne me faisait pas assez rire pour qu’on rit ensemble un peu tout l’temps et ce n’était surtout pas une bonne idée…

C’est difficile de ne pas t’envoyer un message texte quand je pense à quelque chose qu’on s’était dit, une des six fois qu’on s’est vus juste les deux entourés d’étrangers.

C’est difficile parce que c’était l’fun, c’était simple, c’était presque comme dans les films, mais pas assez pour qu’on écrive un livre sur nous. Y’a jamais eu de nous, à vrai dire, ça faisait partie d’une de tes blagues auxquelles j’avais trop ri, toute cette histoire-là.

Au fond, c’est vraiment de ma faute tout ça, parce que je savais dans quoi je m’embarquais, mais pas toi. Moi je savais que je m’embarquais dans rien parce que mon cœur était pas prêt pis j’avais trop un gars qui te ressemblait en tête.

Mais, anyway, ça n’aurait rien changé. Je savais que je m’embarquais dans rien parce que j’en ai vu d’autres avant et que je suis bonne pour être rationnelle quand c’est l’temps. Le problème, c’est que je suis aussi bonne pour être irrationnelle quand ce n’est pas l’temps.

On s’est vus cinq autres fois, même si je me doutais de ce qui devait arriver.

C’est difficile de pas liker tes statuts. Tu m’as demandé d’arrêter et je t’ai dit que je respecterais ça. J’ai fait ma fille forte et j’ai dit ce qui fallait dire, mais là on dirait que c’est toi qui a de la facilité à t’en remettre et t’as l’air à faire rire ben d’autres gens pendant que moi j’ris en cachette.

J’ai le goût de liker ton dernier statut pour que tu te souviennes de moi et de mon rire et de la deuxième fois qu’on s’est vus et de ce que tu m’as dit en dernier. Mais, étant donné que je sais que j’suis bonne pour être irrationnelle quand ce n’est pas le temps, j’likerai rien.

J’espère juste que t’es meilleur que moi et que t’as cliqué sur l’onglet «cacher les publications, mais rester amis» du premier statut que t’as vu de moi le lendemain de notre sixième fois qu’on s’est vus.

J’espère que tu ne lis pas mes textes aussi, parce que tu risques de te reconnaître. Si tu les lis encore, viens me conter une joke en message privé et quitte la conversation sans rien dire d’autre. C’est pas mal tout ce que je te demande… C’est beaucoup je sais, mais pour ma défense, je n’ai pas eu de cadeau pour ma fête. Bon.

Et vous autres, vous ne saurez jamais s’il m’a écrit ou non. Mais je vous promets que je ne likerai pas ses statuts.

Photo : WeHeartIt

J’ai une histoire d’amour pas comme les autres. Je ne dis pas que ma relation est plus merveilleuse, plus belle, plus parfaite que toutes les autres relations. Je dirais plutôt qu’elle est particulière.

Ma relation a débuté lorsque j’avais 9 ans. À l’époque, j’étais une jeune fille plutôt calme qui passait ses journées à faire de la bicyclette et à lire de livres. Puis, l’amour est rentré dans ma vie comme si un gros autobus jaune m’était passé sur le corps. Jamais je n’avais ressenti quelque chose d’aussi fort. Mes temps libres étaient consacrés à cette personne et lorsque nous étions séparés, il occupait toutes mes pensées. J’étais jeune oui, mais je feelais le parfait bonheur et je me sentais invincible lorsqu’il était à mes côtés.

Puis, les jours, les mois, les années ont passé. Plus je vieillissais, plus ma relation amoureuse prenait de l’ampleur tant dans ma vie personnelle que professionnelle. Au début, je me suis dit que ce n’était qu’une mauvaise phase et que tout allait rentrer dans l’ordre. Or, ça allait de mal en pire. Je n’allais plus aux fêtes organisées par mes amis, car je ne voulais pas laisser mon amour seul. Je refusais les invitations au cinéma et mes notes scolaires chutaient comme des montagnes russes.

Un jour alors que je faisais de l’ordre dans ma chambre, je suis tombée sur un vieux bouquin que j’avais mainte et mainte fois lu quand j’étais plus jeune. Il y avait maintenant plusieurs années que je n’avais pas ouvert un livre. C’est à ce moment que je me suis réveillée. Cette relation m’étouffait. J’avais laissé de côté mes livres, ma bicyclette et petit à petit je mettais de côté mon réseau social. Il fallait que cette relation cesse. Elle m’intoxiquait.

Petit à petit, j’ai commencé à être plus distante. J’ai commencé à sortir un peu plus, j’acceptais volontiers les sorties au cinéma et mes notes scolaires ont repris le dessus. Pendant un moment, j’ai cru que j’avais pris le dessus sur cette relation qui me gâchait l’existence. Mais, j’ai bien vite vu que ce n’était qu’éphémère.

Bientôt, je passais mes jours, mes nuits et mes matins avec lui. Il était toujours avec moi. Partout où j’allais, il n’était jamais bien loin. Autour de moi, mes amis, mes camarades de classe et mes collègues de travail vivaient la même chose que moi. Eux aussi étaient pris au piège dans une relation dangereuse et ils n’y voyaient que du feu.

Cette année, j’ai décidé que j’en avais assez et, qu’il le veuille ou non, il allait sortir de ma vie… Du moins, il va prendre beaucoup moins de place qu’auparavant. Je vais me déconnecter. Mon cellulaire, mon portable et toute autre distraction technologique n’auront plus jamais d’emprise aussi grande dans ma vie. Sur ce, je vais éteindre mon ordinateur et je vais ressortir ce vieux bouquin que j’aimais tant lire lorsque j’étais plus jeune.

Photo : WeHeartIt

Être en amour c’est ne vivre que pour lui ou elle. Parfois, cela dure rien qu’au début, d’autre fois, c’est chronique et toxique. Chose certaine, en amour comme en affaire, il ne faut jamais mettre ses œufs dans le même panier. Il faut savoir varier les relations intenses et moins intenses. Explorer la vie seule est également une saine habitude qu’il faut savoir cultiver, même en couple.

Qu’on soit forever alone ou pas, tout le monde souhaite avoir l’abdomen qui papillonne et des petites attentions au quotidien. Tous veulent rencontrer leur moitié et n’avoir d’yeux que pour lui/elle. Mais attention! Que vous soyez déjà en couple ou en voie de l’être, vous devez compter que sur une seule personne pour être comblé : VOUS. Avoir trop d’attentes envers quelqu’un comporte beaucoup plus de risque d’être déçu et vous amènera probablement à l’échec. Baissez vos attentes et laissez libre court à la vie. Construisez votre propre bonheur, prenez des décisions que pour vous. Si un jour il ne vous regarde plus, vous n’aurez pas tout perdu. Il vous restera des amis, des projets et une estime de vous. Ne mettez pas tout de côté pour l’être aimé, car l’amour devrait être un travail d’équipe et vous rendre meilleur. Vous avez le droit de changer et d’évoluer, mais pas de vous oublier.

Autour de soi, il existe tout un réseau de personnes qui peuvent vous faire sentir bien au quotidien. La famille, les amis, certains collègues ou des camarades de classe. C’est vrai que vous ne pouvez pas avoir des conversations intimes avec chacun d’eux, mais ils peuvent tous vous permettre de passer d’agréables moments. Ce sont des occasions de socialiser et de nourrir votre sensation de bonheur intérieur. Et si parfois la famille ne suffit pas, il faut rebâtir son réseau; enlever les gens qui vous mettent des bâtons dans les roues et continuer d’avancer. Si vos proches sont trop loin, explorez de nouvelles avenues, ouvrez votre esprit et partez à la recherche de personnes qui vous feront grandir.

Je n’ai que deux consignes pour vous, intéressez-vous à l’autre et n’ayez pas peur du rejet. Lorsqu’on montre de l’intérêt envers quelqu’un, il a plus rapidement confiance en nous et c’est à ce moment qui s’ouvre et qu’on découvre des choses formidables. Il ne faut pas seulement se concentrer à apprendre et à s’entourer de personne, il faut aussi apprendre à savourer la solitude. Se consacrer à une passion, la danse, l’écriture, le sport, les voyages… Ne commettez pas l’erreur d’attendre d’être en couple pour faire de folies, de belles et d’extraordinaires expériences. Faites tout maintenant!

Il ne faut surtout pas avoir peur du vide. Être seul avec soi-même, partir à l’aventure physiquement ou mentalement ça peut être quand cool, même seul. Et n’oubliez pas, apprenez à bien vivre avec vous-même avant de le faire avec un partenaire. Comme ça, lorsque ça ne va pas ou que tout tombe à l’eau, votre monde ne s’effondrera pas.

Photo : weheartit

Nous ne sommes jamais prêts à l’entendre, on ne veut surtout jamais le comprendre et on croise toujours les doigts pour que jamais ça ne se produise. Pourtant, garder sa tête dans le sable en écoutant «comme avant» de Marie-Mai ne s’avère pas la solution à tout… Parfois, vaut mieux affronter la vérité.

Peut-être qu’il nous aimait plus. oh oui, c’est dur.

On refuse d’abord d’y penser et on se lance dans des hypothèses loufoques comme quoi il nous aimait si fort et que du jour au lendemain il a décidé de nous quitter. Évidemment. On se réconforte en disant à quel point il a mal agi et à quel point c’est nous qui souffrons, à quel point notre vie ne sera plus jamais la même. On le hait, mais on ne lui avouera jamais qu’on pleure chaque soir parce que sa présence nous manque.

C’était le bon pourtant. De cela nous sommes certaines. Celui qui prend la décision soudaine de nous laisser un bon matin était destiné à être le père de nos enfants. C’est logique pourtant! Mais, nos amies ne le comprennent pas. Et après elles se tannent, pas vrai? Elles en ont marre de nos chansons tristes et de nos yeux qui coulent. Elles ne savent plus quoi nous dire. En fait, ce qu’elles veulent nous dire, on ne veut pas l’entendre, on ne veut pas savoir.

Parce qu’il ne t’aime probablement juste plus.

Parce qu’on change d’avis, parfois. Parce qu’il a peut-être rencontré quelqu’un d’autre. Parce qu’il n’avait plus les mêmes sentiments quand vos lèvres s’effleuraient et qu’il n’était peut-être plus autant enthousiaste à l’idée de passer la soirée avec toi. Parce qu’on évolue, parce qu’on développe de nouvelles passions, amitiés et ambitions. Parce que finalement, il était peut-être mieux sans toi.

L’orgueil, pas vrai? C’est si dur à entendre.

Je te garantis que tu n’as pas fini de pleurer. Tu vas probablement te demander encore longtemps pourquoi tu n’étais pas assez, pourquoi tu n’étais pas celle qu’il cherchait. Mais dis-toi que, parfois, il n’y a juste pas de réponse. Alors hais-le encore un peu, mais après fais la paix. Accepte que votre amour ait pris fin et que tu en auras d’autres dans le futur.

Et je t’en prie, ne t’en prends pas à l’amour avec un grand A, puisque tu ne l’as pas encore rencontré, j’en suis certaine. Ne crache pas sur tous les hommes de ce monde et ne te fermes pas aux nouvelles rencontres. Prends donc ton temps.

Parce qu’il n’y a rien de plus beau que de tomber en amour. J’en suis persuadée.

Et un jour ce sera nous, à nouveau, qui aurons des papillons en parlant de «lui». Et ce sera si beau, je te le promets.

 

Photo: flickr

J’ai commencé à avoir l’attention des garçons à mon secondaire 4. La raison évidente : On m’a enlevé mes broches la deuxième journée de cette année scolaire là. Puisqu’à cette époque j’étais une jeune adolescente qui commençait à découvrir les plaisirs excessifs, tels que l’alcool, la drogue (soft pis jamais la semaine, là) et danser sur des tables à 2 h du matin, c’est aussi à cette époque que j’ai découvert le plaisir de flirter et surtout le plaisir que j’avais d’embrasser un garçon. J’y ai pris goût, j’vous dirais.

Faut dire que j’ai aussi eu ma part de cœurs brisés pis d’orgueil amoché. Étant une fille super émotive et un peu naïve, j’me suis souvent attachée trop vite ou trop longtemps pis j’ai souvent cru les belles paroles que beeeen des gars sont capables de dire beeeeen vite sans trop y penser. J’ai aussi eu ma part de responsabilités dans les belles paroles. J’en ai dit en masse, je l’avoue.

J’en ai dit en masse. J’en ai vécu en masse. Pis là, j’t’année.

J’t’année de me sentir comme une fille parmi tant d’autres. J’t’année de me sentir comme une belle fille après 4 bières pis 2 shots. J’t’année de dépendre un peu trop du regard de la gent masculine pour me sentir belle et worth it. C’est ridicule, quand on y pense. Ma confiance s’est construite à partir de ce qu’un gars, que je connais depuis 4 heures, pense de moi et s’il a envie ou non de me revoir. Que je le veuille ou non, je passais une ben plus belle soirée quand je « scorais » ou quand je donnais mon numéro de téléphone à un beau brun que j’avais croisé quand le hasard avait bien fait les choses.

Ce jeu-là devient une espèce de cercle vicieux, en plus. Parce que t’as envie de plaire pis t’as envie de te sentir belle, facilement. On va s’le dire, t’sais. Fa’que tu sors avec des amies, tu souris, tu prends d’là bière pas-si-bonne-mais-pas-chère-pantoute pis tu te mets presque à l’aimer, cette bière-là. Tu te dis que côté qualité/prix, y’a rien qui bat ça pis tu te contentes. Tu regardes la fille qui se paie des drinks à 10 piasses des fois pis t’as comprend pas, tu l’envies pas pantoute même.

Pis les années passent pis j’te dirais que la fille aux drinks à 12 piasses (l’inflation, t’sais) devient plus enviable, tout d’un coup. Elle est même devenue ta best chum pis tu te dis qu’à l’air pas mal heureuse, même si à french pas tou’é soirs ou qu’à flirt pas avec trois gars en trois jours.

Fa’que tu fais c’que tu veux, rendue là. Y’en a qui reste dans le même pattern toute leur vie ou que ça leur prend simplement encore une couple d’années de Pabst pour après ça, commencer à changer. Pour moi, le déclic s’est fait pas-pire-récemment.

Ça m’tente pu de plaire à tout l’monde. Pis ça m’tente pas de nécessairement plaire à une seule personne, non plus. Ça me tente de me plaire personnellement, pis que les personnes qui m’entourent me plaisent. À long terme pis toute, là. L’éphémère, j’y ai goûté. J’suis due pour quelque chose de plus soft, là. Quelque chose de moins choquant, de moins « plaster » pis de plus « baume ».

Parce que se sentir vraiment belle à minuit et demi, c’est nice. Ça te fait du bien pis tu reçois des compliments inespérés. Mais se sentir un peu belle en tout temps, j’peux pas te dire à quel point ça t’apporte plus…

Crédit photo : Weheartit