mode

De plus en plus de boutiques de renommée internationale s’installent dans les centres d’achats près de chez nous. C’est vraiment une bonne nouvelle, car ENFIN nous n’aurons plus besoin d’aller dans les grandes villes pour visiter les Forever 21 et H&M de ce monde. Plus de choix de vêtements chez nous, une plus grande diversité, plus d’accessibilité et tout ça à bas prix : le fast-fashion semble nous offrir que des avantages! Par contre, si on regarde le tout d’un autre œil, c’est un peu moins avantageux pour les créateurs québécois…

La mode au Québec se tient sur la pointe des pieds pour ne pas se noyer dans l’océan fashion du monde (je fais de très belles figures de style, je sais : imaginez un océan avec des paillettes et des talons hauts). Nous avons juste à penser au triste sort des boutiques Jacob… Les grandes marques multinationales n’aident pas vraiment.

Mais hey, savez-vous quoi? Il existe des solutions! Pis faciles à part de ça : acheter et promouvoir les créateurs d’ici. Le problème est presque résolu, mais encore faut-il que vous sachiez QUI sont les doigts de fée qui confectionnent les plus beaux vêtements de la province.

Betina Lou, dont les vêtements sont très «Pinterest», très vintage et vraiment trop cute, est ma marque préférée. Au menu : des looks à la Zooey Deschanels, des cols claudine et l’habillement parfait pour aller prendre le thé.

Sinon, Melissa Nepton, Annie 50, Rudsak, Eve Gravel, sont d’autres boutiques québécoises dans le genre. La boutique Twist à Jonquière et Chicoutimi ou par commande en ligne offre également une belle vitrine pour les designers régionaux. Oui, le prix est élevé, mais chaque achat aide la mode québécoise! En plus, ce sont des vêtements de qualité qui sont bien souvent des bases à avoir dans sa garde-robe et donc, qui vous dureront longtemps! À la grandeur du Canada, il existe aussi plusieurs marques déjà bien placées comme Dynamite, Garage, Jacob, R&W co, Twik, etc.

Je n’empêche personne d’aller magasiner chez H&M si ça lui tente, mais, parfois, c’est l’fun de voir d’autres possibilités et de comprendre qu’aider les gens d’ici, c’est vraiment facile!

Photo : Screenshot du site de Betina Lou

Loin de moi l’habitude de me plaindre de la température hivernale du Québec. On ne se mentira pas : c’est normal, les – 350 degrés ici, deal with it. Je vous ai donc rassemblé mes boutiques en ligne préférées de Montréal pour ajuster ton look à la température, en même temps que d’encourager des gens d’ici. Parce que non, je ne te parlerai pas de la collection de printemps/été qui sort, comme beaucoup trop de blog mode/boutiques, ces temps-ci. Moi, j’ai frette. Je me dis que je ne dois pas être la seule… 

À noter que pour chacun des sites, vous n’avez qu’à cliquer sur le titre de celui-ci pour y accéder. C’est tu pas beautiful, ça?

Young Ghost Clothing

À leur début en 2011, je n’étais pas trop certaine de ce qu’ils faisaient. Je ne sais pas pourquoi, mais je n’accrochais pas à leurs créations. Pis là, depuis un bout, quelque chose a changé. Je ne sais pas si c’est moi ou si ce sont eux, mais le brand est mieux exploité, je crois. Ils assument leur côté montréalais qui ressort dans leurs croquis, leurs coupes et leurs modèles (aller voir leur site, vous comprendrez, wow.) Coup de cœur à leur «Cat the ripper» sweatshirt qui se porte si bien avec des leggings de ton choix. Un gros oui.

C’est beau / Handwork

Ça le dit dans le nom, t’sais. Tout ce qu’ils font me donne envie d’être dans un chalet, d’allumer un feu, de m’éclairer aux chandelles et d’avoir perdu mon cellulaire à quelque part dans le bois. C’est réconfortant comme ligne de vêtements. «C’est Beau | Handwork est le résultat d’un travail d’artisans passionnés, dont vous ne vous départirez pas au fil du temps. Une façon plus naturelle de voir et de faire les choses.» Leur site est incroyablement bien fait, tout comme leurs tissus qui nous tiennent confortablement au chaud. Simple et intemporel : c’est ce que j’aime de C’est beau/Handwork.

 Stay Home club

Coup de cœur pour ses belles patch pas trop chères que j’aime m’imaginer coller/coudre sur toutes mes vestes de jean et pour son sweatshirt «Boring is best» qui m’empêche de culpabiliser d’être bien à rien faire d’utile chez nous confortablement les dimanches. Que de bonnes idées bien exploitées!

 PonyMtl

Si cette artiste écrivait des livres, Gabrielle Laïla Tittley, créatrice du site, serait assurément dans les «Coups de cœur Renault-Bray». Parce que, je ne sais pas pour vous, mais si je ne connaissais pas Pony depuis un bout, je la remarquerais ces temps-ci. Non seulement les design sur ses crewneck sont awesome, mais récemment, elle  a fait des illustrations pour des artistes comme Fanny Bloom et Misteur Valaire. C’est mon coup de cœur de l’hiver, j’ai assez hâte de recevoir ma commande. Shout out à son nouveau crewneck «Started from the bottom» qui m’a fait rire fort pendant un bon bout!

 Sokoloff Lingerie

Ok, vous l’aurez deviné, ce n’est vraiment pas pour vous tenir au chaud, mais plus pour donner chaud à une autre personne, disons. Sokoloff a la plus belle dentelle pour accompagner les modèles classiques de ce qui a le potentiel pour devenir tes sous-vêtements préférés. C’est MON coup de cœur et, en plus, je me dis que j’encourage des produits québécois ravissants et pas trop cher! Ben quoi ? C’est le mois de la Saint-Valentin et leur nouvelle collection est tout simplement PAR-FAITE. Il n’est jamais trop tard pour faire/recevoir un beau cadeau qui fait plaisir à deux personnes pour le prix d’une!

 BONUS : PetitPetitGamin

SURPRISE!!! Ce n’est pas une boutique en tant que telle, mais le site Petitpetitgamin va bientôt (genre, vraiment bientôt, là!) lancer de nouveaux produits promo PPG pour que tu représentes en tout temps le site que tu aimes tant et non juste par tes likes et tes partages de post sur Facebook. Idée audacieuse que Stéphane «Pellep» Pelichet m’a partagé, sans trop m’en dire plus pour garder le suspense. Pour ma part, j’ose espérer pouvoir boire mon morning coffee dans une tasse avec le logo du site, mais qui sait! D’ici là, surveille ça! Tu risques de vouloir être le/la premier/première à vouloir te procurer ton hoodie de chez Petitpetitgamin.

Photo : WeHeartIt

La majorité de nos vêtements sont fabriqués dans les pays les plus pauvres du globe, par des ouvriers sous-payés. Une série norvégienne appelée Sweatshop envoie des jeunes accros à la mode découvrir l’envers du décor. Entrevue avec Anniken Jorgensen, une participante.

Il y a maintenant 1 an, Anniken, la blogueuse de mode la plus lue en Norvège, a pris l’avion direction Cambodge. Un voyage qui la changera à tout jamais. «J’étais à un point dans ma vie où j’avais besoin de changement. J’ai reçu l’offre et je l’ai acceptée sans réellement savoir dans quoi je m’embarquais», raconte-t-elle. Quelques semaines plus tard, c’était le grand départ.

Aussitôt sortie de l’avion, Anniken vécut son premier choc. «L’air était sec, il y avait tellement de poussière dans l’air qu’on ne voyait pas le soleil», confie-t-elle. À ce moment, elle n’avait encore rien vu. Elle a vécu dans la maison d’une ouvrière cambodgienne, à peine plus grande que sa salle de bain. Elle a travaillé toute une journée dans une manufacture et le soir venu elle a tenté de se nourrir avec son salaire de misère. Mais ce qui l’a le plus choquée, c’est le témoignage d’une jeune fille de son âge, qui travaille depuis des années dans ces conditions, pour aider son père à nourrir ses frères et sœurs. Sa mère étant morte de faim, elle est le seul espoir de survie de sa famille. «C’était vraiment dur à entendre», ajoute Anniken.

Le retour à la vie normale a été très difficile pour la blogueuse. Mais elle ne regrette rien. Elle le referait n’importe quand. Ça ne saurait tarder, semble-t-il… «Il y a des petites rumeurs qui concernent un autre voyage», mais elle ne peut m’en dire plus.

Elle continue d’être très active sur son blogue et sur les réseaux sociaux. Elle aime encore autant la mode et continue d’être à l’affut des tendances. «Je suis une adolescente comme les autres, je ne peux pas être nue!» dit-elle. Par contre, elle n’achète plus aucun vêtement qui provient du Cambodge et elle n’a pas mis les pieds dans un H&M depuis son retour. Selon elle, le problème ce n’est pas le consommateur, ce sont les compagnies qui sont en tort. «Ils maltraitent leurs employés qui ne demandent pas plus que 160 $ par année pour vivre. Leur travail ne changera pas, mais il pourrait être beaucoup plus supportable avec des heures de travail raisonnables et des conditions plus humaines! Ils n’ont même pas le droit d’apporter de l’eau dans l’atelier pour ne pas en renverser sur les vêtements, c’est dégueulasse.»

Selon Anniken, le meilleur moyen d’aider, c’est de dénoncer et de réduire notre consommation. «Je ne sais pas par où commencer, le problème est tellement énorme. Je fais mon possible pour que les choses progressent.» Au courant de l’été, elle a rencontré le p.-d.g. d’H&M pour lui faire part de ses impressions. «Ce n’est pas facile de leur faire comprendre, surtout quand on est une jeune blogueuse de mode blonde, ça vient avec des préjugés», confie-t-elle. Malgré tout, la série Sweatshop a contribué à changer la mentalité des gens qui l’ont vue. Il y a quelques mois, la Norvège a changé les règles en ce qui concerne l’importation de vêtements, un pas dans la bonne direction.

Pour écouter les cinq épisodes de Sweatshop.

Pour suivre Anniken sur son blogFacebook et Instagram.

Photo: Page Facebook d’Anniken

Il fait froid, le vent glacial mord ma chair à travers mon vieux manteau. Il a fait son temps le rouge parka. C’est le moment d’investir. Aussitôt mon magasinage commencé, je heurte un mur. Et je ne parle pas ici du choix du modèle. Mon mur est plus que coquet; il fait naître un véritable conflit de valeurs en moi entre les haies de manteaux.

Étant étudiante, mon budget est limité. Je raye donc tout de suite de ma liste les créations, les manteaux technologiques et les marques de renom. Ça élimine presque la moitié du choix offert pour un manteau de qualité, mais j’ai espoir de trouver l’aubaine du siècle. Les parkas sont absolument magnifiques ornés de leurs cols de fourrure; tous gonflés de plumes d’oie, ils sont chauds, c’est certain. Un style indémodable fabriqué au Canada qui respecte mon budget (!!!), je n’y crois presque pas. Je jette un coup d’œil à l’étiquette: col de renard arctique. Euh non! Pas question. Je regarde autour de moi et je ne vois que les cadavres d’animaux zippés sur des poches de plumes d’oiseaux majestueux. Dans ma tête défilent les images cauchemardesques qui ont circulé il y a quelque temps sur les réseaux sociaux. Décidément, y’en aura pas de facile.

Le synthétique est ma nouvelle option. Fausse fourrure, isolant quelconque, ça calme l’amoureuse des animaux qui sommeille en moi. Un autre coup d’œil à l’étiquette, plastique et cie, Made in China. Cette fois, c’est la protectrice de la planète qui s’indigne! Pas fort pour l’environnement, l’alternative anti-cruauté qui ne tue peut-être pas directement un animal, mais qui détruit l’écosystème de plusieurs espèces jusqu’à ce que celles-ci disparaissent. Sans compter l’exploitation des ouvriers qui travaillent pour une poignée de pinottes dans des conditions horribles. Il ne faudrait pas oublier que le charmant manteau souillé de pétrole s’autodétruira d’ici deux hivers, ce qui me poussera à acheter une nouvelle cochonnerie.

Je suis dans une impasse. Ma philo 3 refait surface. Me voilà assise par terre chez La Baie dans la section manteaux à faire une application de la philosophie utilitariste dans le bloc-notes de mon cellulaire. J’accompagne ma réflexion de documentation qui me fait réaliser quelques faits que j’ai omis dans mon calcul.

  1. Contrairement à la croyance populaire, les animaux d’élevage ne sont pas maltraités; il faut que leur fourrure reste belle.
  2. Le coyote est une espèce nuisible trop abondante au Canada, tout comme le raton laveur: sa population doit être contrôlée par l’homme.
  3. Les plumes d’oie sont récupérées dans les élevages destinés à la boucherie
  4. Il existe de la fourrure recyclée.
  5. L’exploitation animale est une ressource renouvelable non polluante.

Donc, toujours selon mes calculs, John Stuart Mill achèterait un manteau en plumes d’oie avec de la fourrure de raton-laveur car il s’agit là du meilleur choix pour le bonheur du plus grand nombre.

Malgré tout, je n’ai pas l’esprit tranquille. Incapable de faire un choix, d’ignorer une valeur au profit d’une autre tout aussi importante. Dans un monde idéal presque utopique, je trouverais un manteau rembourré de matières recyclées, sans fourrure, chaud, de qualité et qui respecte mon budget… J’abandonne. Je retourne à la maison enfiler trois couches de vêtements chauds sous ma vielle veste synthétique jusqu’à l’année prochaine en espérant que l’industrie vestimentaire et la mode de 2016 me permettront de me réchauffer sans arrière-goût amer.

Photo: Flickr (License Creative Commons)

Noël. On s’offre des petits cadeaux, on partage de beaux moments et on se met beaux! D’ailleurs, ce n’est pas toujours facile de s’habiller pour les festivités. La facture «kit de Noël» monte très vite. Voici donc 5 façons de porter ta robe de l’an passé à plusieurs reprises, ni vu ni connu!

1. Transforme-la en jupe.

Pas de panique! Pas besoin de sortir les ciseaux, tu n’as qu’à enfiler une chemise ou un joli pull par-dessus ta robe et le tour est joué. (Attention: si ta jupe est évasée, choisis un haut assez court pour ne pas écraser la forme du vêtement.)

2. Ajoute une ceinture.

Large, mince ou colorée, laisse aller ton imagination. Porte-la à la taille pour mieux découper tes formes.

3. Accessoirise.

Les bijoux imposants et colorés peuvent changer totalement le look de ta robe préférée, tu peux même les changer d’une soirée à l’autre. (Attention: c’est à éviter avec les robes à gros motifs!)

4. Ose les collants.

Un bas de nylon noir c’est passe-partout, mais si ta robe le permet, agence-la à un collant funky ou à des bas au genou. Originalité garantie.

5. Mets-y de la laine.

Chic et confortable, une robe sophistiquée avec des souliers à talons accompagnés de jambières, d’un foulard et/ou d’un petit béret: ton look classy au chalet est complet.

Voilà! J’espère que mes petites astuces t’aideront durant le temps des fêtes. Pas la peine de dévaliser les magasins et d’acheter des vêtements qu’on ne portera que quelques fois. N’oublie pas, c’est bien d’être coquette, mais à Noël, l’essentiel c’est de passer du bon temps en bonne compagnie.

Photo: Pinterest

Aux États-Unis, l’industrie du yoga rapporte plus de 18 milliards par an. Studios, produits dérivés, congrès, compétitions: les années 2000 marquent la rencontre de deux cultures opposées. Les Occidentaux s’approprient une pratique orientale millénaire.

«McYoga»

18 milliards par an, c’est supérieur au chiffre d’affaires de McDonald aux États-Unis. Le yoga compte plus de 18 millions d’adeptes qui dépensent en moyenne 1000 $ par année en formation et en équipement. On associe rapidement la pratique à un corps mince et musclé. Une avalanche de produits dérivés, de matériel et d’émissions de télévision spécialisées envahissement le marché. On souhaite même en faire une discipline olympique. Le côté spirituel attire lui aussi la clientèle.

Selon Virginie Chabot, professeure de yoga au studio Namasté d’Alma, la population est à la recherche de réponses, de sérénité. Le yoga est l’activité antistress par excellence. «Les gens ont besoin de temps pour soi, pour se retrouver et le yoga permet ça», affirme la jeune femme qui a ouvert son propre studio en 2011 pour offrir la chance à la population du Lac-Saint-Jean d’apprendre à faire du yoga.

Son entreprise a beaucoup de succès, mais ce n’est pas le cas pour tous les petits studios: plusieurs font faillite un peu partout en Amérique du Nord. En effet, de nombreux gyms offrent des cours de yoga, souvent moins chers et mieux équipés que ceux des petits studios. On assiste aussi à la création de chaines de studios et de franchises de yoga qui font mal aux petits studios souvent plus authentiques.

Le documentaire Yoga, Inc. de John Pilipmet en lumière l’histoire d’horreur associée à Bikram Choudhury, gourou du yoga occidental et créateur d’une routine très populaire composée de poses traditionnelles indiennes. Il a enseigné cette formule à des centaines de professeurs de yoga qui ont ensuite ouvert leur propre studio Birkram un peu partout en Amérique du Nord. Le gourou a breveté ses poses de yoga, une première dans l’histoire. Ses enseignements passés sont désormais sa propriété privée. Il a envoyé des mises en demeure et des injonctions à tous studios qui utilisaient le nom et la routine Bikram. Ces procédures légales forcent la fermeture de studios appartenant à d’anciens élèves et amis de Choudhury, qui croulent désormais sous les dettes. Il y a aujourd’hui 7000 studios certifiés Bikram partout à travers le monde.

Le yoga est une pratique saine qui a de nombreux bienfaits. Cependant, il est coincé entre deux cultures et son succès commercial ne fait pas l’unanimité. Certains croient que le code éthique relié à sa pratique est mis de côté par la commercialisation.

 La culture yogi

Le yoga existe depuis des millénaires. Des écrits hindous sur la dicipline datant d’avant Jésus Crist ainsi que des statues de yogis âgées de plus de 3000 ans retrouvées en inde et aux alentours témoignent de l’omniprésence de la pratique dans la culture orientale.

C’est dans les années 1960 que les premiers Indiens sont admis aux États-Unis, en plein dans la période hippie. Très vite, le yoga s’enracine en Amérique. Ses adeptes souvent associés à la consommation de marijuana sont considérés comme marginaux, mais lorsque les Beatles commencent à s’intéresser à la discipline, le vent tourne. Le yoga devient de plus en plus populaire et suit la vague du «Flower Power», un mouvement de non-violence semblable au code éthique associé au yoga.

Ce code, jumelé à l’engouement pour le yoga, entraine l’apparition de gourous comme Maharishi, qui avait comme membres de sa secte nuls autres que les Beatles. Ces adeptes célèbres ont fait une excellente publicité pour la secte qui est vite devenue plus riche que le groupe.

Mais c’est à partir des années 2000 qu’on peut réellement parler de commercialisation.

Malgré tout, l’espoir de conservation du yoga oriental persiste. Selon Virginie Chabot, les gens qui font du yoga pour être glamour n’en font pas bien longtemps. Même si c’est la popularité de la discipline qui les attire à prime à bord, finissent tôt ou tard par se rendre compte que «le yoga, c’est apprendre à se connaitre sans flafla!», conclut-elle.

Photo: LaCerise.ca

Mes tatouages ne sont pas la preuve que je suis dans un groupe de motards ou que je sors de prison. Au contraire, c’est une partie de moi que j’expose sur mon corps.

En tant que fille tatouée, je me suis souvent fait dire (surtout par mes parents) que ça allait me nuire étant donné que je veux travailler dans le domaine des communications plus tard. Pourtant, quand je suis arrivée au cégep, beaucoup d’étudiants avaient un ou des tatouages.

En 2014, les mentalités commencent tranquillement à s’ouvrir sur cette sorte d’art corporel. On voit de plus en plus de gens tatoués, mais j’ai peur d’être discriminée à cause de ça. Comme si mon talent se réduisait aux dessins que j’ai sur le corps!

Inquiète comme je suis, lors d’une interview avec des journalistes-vidéastes pour mon travail de session, je leur ai posé la question à savoir si les tatouages pouvaient nuire à mon travail plus tard.

André Normandeau, journaliste-vidéaste à TVA Est-du-Québec à Baie-Comeau, m’a répondu :

«Ça dépend du médium. En 2014, tout le monde est habitué de voir des tatouages, on sait que ce n’est pas des Hells Angels ou peu importe. Pour un journal, je pense qu’il n’y a pas de problème, pour la radio non plus… La télé, je ne sais pas encore. […] La télé commence à changer, tu recules juste il y a 5 ans et il n’y en avait pas beaucoup de noirs à la télévision; c’était blanc de bord en bord. Là, on a une couple de « miss météo » qui sont noires ou asiatiques, ça commence à représenter un peu [le Québec].»

Ce qui me désole un peu, c’est que, dans tous les métiers, on doit être «dans le moule», pareils aux autres. On ne peut se permettre d’être marginaux. Pourtant, mes tatouages sont le signe que je VEUX me démarquer; ils ont des significations spéciales. Ce sont des parties de moi que je ne peux expliquer aux gens, et par les phrases, les dessins, j’aimerais qu’ils me comprennent. Mes tatouages sont des messages d’espoir et je trouve dommage de devoir les cacher aux gens quand le but, c’était de les montrer.

J’espère qu’en sortant de l’école, je pourrai travailler sans toujours être obligée de mettre des manches longues pour cacher qui je suis.

Photo: We Heart It

Du 10 au 16 novembre 2014 a eu lieu le Salon des métiers d’arts du Saguenay–Lac-Saint-Jean à l’hôtel Le Montagnais de Chicoutimi – y étais-tu? J’ai bravé la neige pour toi afin de voir ce que les 61 exposants de la place avaient à nous offrir. Enfin, je ne suis pas revenue bredouille.

À priori, on va d’abord se dire les vraies choses: force est de constater que rares sont les jeunes qui visitent les expositions d’artisans. Si seulement tu savais combien c’est ta chance de te procurer des pièces originales pour te démarquer des autres. Puis, quelle fierté d’encourager nos artistes québécois!

Comme une petite fille qui s’infiltre dans l’usine du Père Noël et ses lutins, je parcourais chaque kiosque, tous aussi différents les uns des autres selon la créativité de chacun, avec toujours un peu plus d’admiration. Pendant près de deux heures, voici la phrase que j’ai dite le plus souvent: «Mais pourquoi j’ai pas ce talent?» Bref, j’en reste aux communications.

Je vous présente maintenant mes trois coups de cœur.

La Fabrik 

Lauréate du prix «Bourse de la relève» et «Présentation visuelle», Valérie Arsenault était sur place pour nous présenter sa collection «Klass» en argent. Elle remercie d’ailleurs «[son] amoureux Stéphane Bouchard d’avoir mis tant d’amour et de temps à faire le plus beau des kiosques». C’est de façon bien réfléchie que le décor nous rappelle la vidéo promotionnelle de la collection qui a été produite dans une grange. Ainsi, lorsqu’on entre dans ce simulacre de grange, on y voit des bijoux qui portent tous un nom approprié à leur apparence, que ce soit la bague «La cassure» ou encore «L’écorchée». Je vous invite à visiter la boutique qui se trouve au 1935 rue Davis à Jonquière (Arvida) et sur le web.

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R. F.

À présent, pour les fanatiques de fourrure, vous n’avez encore rien vu. Rachel Fortin, designer de la marque, utilise la fourrure recyclée au cœur de ses collections hivernales, en l’agençant parfaitement au lainage et au cuir. On peut y découvrir des sacoches, des chapeaux, des écharpes, des cache-oreilles, des portefeuilles, et bien plus. La fourrure est réconfortante et idéale pour l’hiver. Pour vous laisser charmer, il suffit de se rendre sur le point de vente en ligne.

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Jee Design

Jee Design, c’est un art décoratif, créé et conçu sur mesure, et en série limitée. C’est une entreprise québécoise qui fait appel à des artistes de la région pour concevoir des objets décoratifs pratiques tels que des horloges, des lumières, des miroirs, et encore davantage. D’une modernité, d’une créativité hors de doute et d’une magnificence, ces créations sauront plaire.

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Cela dit, c’est une parcelle de talent que je vous ai montrée pour finalement vous dire que de retour à la maison, j’ai ouvert Facebook et j’ai cliqué sur un «J’aime» mérité pour le Salon des métiers d’arts. L’année prochaine, c’est un rendez-vous!

Photos: Facebook, Marie-Pier Leboeuf

Un couple, un rêve grandissant, une boutique, des bijoux uniques… La Fabrik, c’est rien de moins. Valérie Arsenault, propriétaire et créatrice surdouée, a donné une vie virtuelle à ses créations le 5 novembre dernier alors qu’elle lançait sa boutique en ligne. Attention! Dès que tu entres dans son univers, tu tombes sous le charme.

L’évènement est une première dans le domaine au Saguenay–Lac-Saint-Jean et Valérie Arsenault en est fière. Une semaine avant, elle se faisait voler pour une somme de 10 000 $ et, n’ayant jamais cessé d’y croire, elle arrive enfin à mettre au monde son troisième «bébé» quelques jours plus tard. Avec son art, elle inspire les uns, se distingue des autres et forge son nom via les quatre coins de Québec, bientôt connue de tous.

Pourquoi une boutique en ligne? Voici ce que la designer répond à cette question: «En 2014, on doit se mettre à jour et développer le commerce en ligne, car les gens magasinent beaucoup plus sur le web aujourd’hui!» Si elle peut arriver à faire rouler l’économie de la région et toucher le plus grand nombre d’individus, elle aura atteint son objectif personnel.

Des bijoux qui ont de la «Klass»

Minute, je t’ai parlé de sa boutique, mais est-ce que j’ai vraiment oublié de te parler de la collection «Klass»? C’est LA collection en argent par excellence. Des colliers, des bagues, des boucles d’oreille, et un look réussi. Ce sont des pièces originales faites sur place qui se démarquent de tous les bijoux, comme Valérie sait si bien le faire. «Klass», c’est le nom parfait pour la collection, crois-moi!

Tu cherches un cadeau ou un bijou pour accompagner tes tenues et faire craquer tes pairs? Tu peux régler le problème maintenant devant ton ordinateur, en pyjama, sans déplacement. Tu peux même rester sur LaCerise.ca en même temps.

Je prends enfin un moment pour te parler de mon expérience de magasinage. Quand j’ai su que le lancement était dévoilé, je suis allée voir par curiosité, sans aucune attente. Un bijou, ça reste un bijou, pensais-je. Et pourtant, qui l’eut cru! Tu parles d’une fausse perception. J’ai vite compris que Valérie Arsenault avait l’art du façonnage. Jamais je n’en avais vu de pareils auparavant.

Maman, si tu lis cet article, je veux un de ses joyaux pour Noël.

Puis, pour toutes les lectrices: avant de continuer ta route sur Internet, il faut que tu visites sa boutique en ligne — facile à naviguer, inspirant à lire et plaisant à regarder, le site est conçu pour toi.

P.S.: Valérie Arsenault est l’heureuse récipiendaire de deux bourses du Salon des métiers d’art du Saguenay–Lac-Saint-Jean: le prix de la plus belle présentation visuelle et celui de la relève. Félicitations!

 Photo: Facebook