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Quel est le visage de Dead Obies? Tu n’as pas encore entendu parler de ce groupe franglais faisant tourner les têtes? Je te donne 7 raisons pour commencer à les écouter.

  1. « Combien t’en connais qui sontflyde même, juste out of mind; asteure combien tu peux en compter qui parlent de même »

Avec leur souche fidjienne, québécoise, anglophone, européenne et jamaïcaine, on peut dire qu’ils savent afficher avec brio leurs propres couleurs ! Le langage du groupe est influencé de manière à illustrer une réalité propre aux origines métissées, pour eux, synonyme de richesses. Leur façon de s’exprimer les libère par la même occasion de ce conflit linguistique auquel ils ne s’identifient pas. Ils ont créé un vocabulaire atypique, tout en restant compréhensifs.

  1. «Cause lord only knows combien de temps it’ll last I mean, fallait qu’j’le fasse»

Dead Obies a connu le jour au printemps 2011. En quelques mois de travail, ils ont produit ce qui les a directement conduits vers cette chance qu’ils attendaient. Leur mixtape Collation Vol.1 a raflé 15 prix à la finale des Francouvertes 2013.

Sachant qu’ils devaient se perfectionner, ils ont sorti leur premier album officiel : Montréal $ud. Près de 3 ans plus tard, le groupe est revenu plus fort que jamais avec la sortie d’un deuxième album : Gesamtkunstwerk; mot tiré de la langue allemande pour signifier l’œuvre d’art total.

  1. « Pour les Homies » qui sont « ready pour le show »!

C’est avec le réalisateur Gabriel Poirier­ Galarneau qu’est née l’idée de ce qui allait devenir le nom de leur deuxième album. L’avenue musicale empruntée par le groupe s’avise à être intime, authentique et à l’effigie de leur propre réalité. Gesamtkunstwerk est le produit de ce qu’ils ont façonné en gravant à petit peu le bagage qu’ils portent tout un chacun.

  1. « Bounce with us, lounge with us! J’sais que t’es down with us! »

Le groupe s’est consulté pour procéder autrement pour ce qui était de l’enregistrement de ce dernier album. Lors de leur spectacle en octobre 2015, le public montréalais a fait partie de leurs performances. Le groupe s’est servi de ces enregistrements comme base pour confectionner sur mesure des chansons qui allaient transporter l’énergie du live. Avec les conversations et les commentaires clins d’œil, on peut facilement embarquer dans leur univers de création.

  1. « Front sur le grand écran, stunt sur ton Facebook Tape sur ton Twitter, t’es à un clic d’être straight shook (clic!) »

La photographie de la pochette a aussi été captée lors des spectacles. L’image en noir et blanc rapporte la même ambiance que sur le disque. Elle illustre parfaitement l’effet rassembleur et spontané du groupe durant leurs performances. Le cliché expose une jeune fille en plein selfie, pris sur le fait par John Londono.

  1. « J’pense que j’suis fuckin’ insane in the brainium »

La créativité ambitieuse du groupe les a menés à des heures de montage. De plus, pour Gesamtkuntwerk, Dead Obies s’est vu privé de sa subvention de Musicaction accordé au premier album pour le taux trop élevé d’anglicisme, alors que la subvention de FACTOR était inaccessible à cause que le contenu était trop… francophone. Il y a aussi des clips en live, des documentaires ; qu’est-­ce que leurs admirateurs pourraient bien demander de plus?

  1. « Oh Lord, Oh Lord, Can You Hear My Voice ? »

Ils utilisent des propos naviguant à travers les rapports sociaux, le sujet de l’ambition ou encore la pseudo­vie de l’homme postmoderne. Pour ce qui a trait à leur tout nouvel album, j’ai eu un véritable coup de cœur pour les trames musicales telles que Johnny, Oh Lord et Where they @? Toutefois, ce qui est sûr, c’est qu’il est essentiel d’écouter l’album de D à O!

La bouteille se repose doucement sur le bureau. J’ai de la misère à décrocher ma main de sur l’étiquette de vin bon marché. Un goût un peu trop acide, un genre de vinaigre qui tord juste assez les tripes. Ça doit faire au moins trois jours que j’ai pas souri.
J’ai vu des gens, je suis sorti de chez moi, ma bouche a fait des grimaces vers le haut, mais j’ai pas vraiment souri à personne. Fallait sortir, fallait lâcher ma bouteille de vin dégueulasse et aller boire de la bière dégueulasse dans un bar, entouré de gens, grimacer. Aujourd’hui je suis pas sorti de ma chambre, sauf pour aller pisser quelques fois.
Je regarde ma bouteille, assise à côté de mon ordi. J’ai perdu une petite poignée de change pour l’acheter à l’épicerie hier matin. Je lui souris pas à elle non plus. Le soleil commence à se coucher dehors, y’a des belles teintes orangées sur les feuilles, je vois tout ça au travers des portes vitrées. Je me demande ça goûte quoi dehors. Je veux dire, l’air. Il goûte comment l’air dehors, aujourd’hui? J’essaie d’imaginer, mais je réussis pas vraiment. C’est normal.
La bouteille remonte vers ma bouche, je suce quelques gorgées. Il est vraiment dégueulasse, ce vin… C’est parfait. Être seul à rien faire durant des heures. Ça fait du bien. Je suis un petit souffle inoffensif, peut-être inexistant… QUI SAIT? J’aime bien prendre la chance de pas exister. Après, quand on me dit que oui, je suis un peu soulagé.

Mais hier je suis allé au bar. Une place qui s’appelle Frog & Bull, sur Cours d’Alsace-et-Lorraine. Beaucoup de gens, mais j’étais toujours pas certain d’être un petit souffle. Je pouvais pas être certain de toujours souffler contre le vent. Je pouvais même plus le sentir. Le vent. Il est passé où??? TABARNAK SORTEZ-MOI D’ICITTE!!!
Moi et des gens, on est sortis du Frog & Bull et on est allés s’asseoir dehors sur des marches de pierres. J’ai demandé une cigarette à Emma, elle me l’a roulée, j’ai dit merci. Je me suis mis à la fumer, j’ai senti l’effet dans tout mon corps. Je suis pas un fumeur. Je regardais presque tout le temps en l’air, pour voir la fumée qui sortait de ma bouche. C’est bon, y’avait un petit souffle.
Et là mon téléphone s’est mis à vibrer sur ma cuisse. J’ai répondu, toujours assis sur la pierre froide. «Allo…
– Salut mon poussin!
– Ah, salut maman. Tu vas bien?
– Je viens de sortir de l’avion, moi et Claude on s’est loué un petit hôtel à Montréal.»
J’étais heureux d’entendre sa voix. Elle avait l’air bien, alors ça m’a presque fait sourire pour vrai. «D’accord. Content que tu sois bien arrivée.
– J’entends des gens rire derrière toi, t’es où?
– Je suis à une fête. Hey, je fume une cigarette. C’est bizarre, depuis que je suis ici je fume quand je bois avec des gens. Mais t’en fais pas pour moi…
– … ok, il faut que je te laisse, au revoir mon beau garçon!..»
Je me suis mis à chercher mes mots. Mes yeux faisaient les fous autour de moi. Des tremblements de ma bouche, et les dents comme des porcelaines échappées par terre. «Bye maman, je t’aime…»
Elle avait déjà raccroché. Je me suis levé avec mon petit reste de cigarette, j’ai marché vers le tram B avec les autres. Je me suis rendu compte que j’avais laissé mon manteau au bar, mais j’avais pas vraiment froid. J’irai le récupérer un jour où je me sentirai courageux. Pas aujourd’hui.
Les autres sont partis de leur bord, moi je me suis assis dans le tram. Ma tête s’est collée sur la vitre et j’ai senti une goutte qui coulait sur ma joue. Maman, dis-moi que je suis pas juste une autre merde dans ce monde merdique. Maman dis-moi que je vaux quelque chose. Maman dis-moi que tu me vois quand j’appelle à l’aide. Maman! MAMAN DIS-MOI QUE TU M’AIMES AU MOINS UN PEU!.. MAMAN! MAMAN SOUFFLE SUR MES PETITES LARMES DE RIEN DU TOUT!.. LAISSE TOUT TOMBER VIENS ME VOIR PREND MOI DANS TES GRANDS BRAS D’INFINI PREND MA TÊTE DANS TES MAINS FAIS-MOI TOURNER JUSQU’À ENTRER EN PLEIN DANS TON CŒUR DANS LA PREUVE DE TOI ET MOI!!! Une autre goutte a glissé sur mon visage. Puis une autre. Je sentais mon visage qui voulait imploser au centre de mon crâne.

La bouteille remonte vers ma bouche, je prends quelques gorgées. Mes mains tremblent, j’ai du mal à écrire sur mon petit clavier. Maintenant il fait presque tout à fait noir dehors. J’ai pas le moral. Je souris toujours pas. Je suis un peu fatigué d’avoir les joues mouillées et de boire du vin dégueulasse.

Je vous ai remarqué il y a quelques jours. Vous vous promeniez en talons hauts avec une grâce dont je n’aurais pu que rêver! Vous portiez un legging noir et une robe. Ça vous allait bien. Vous vous promeniez, sourire aux lèvres dans ces allées pleines de gens et de produits à essayer, mais vous étiez là.

J’avoue avoir été surprise lorsque j’ai aperçu votre visage légèrement maquillé, affichant un sourire radieux. De dos, je voyais une femme, mais de face, c’était un visage d’homme qui me souriait. Un visage bienveillant et amical.

J’ai aussi vu tous ces regards, toutes ces personnes qui ne savaient pas comment réagir et tous ces gens qui évitaient de croiser vos yeux. J’ai même entendu des choses terribles à votre sujet. Je n’arrivais pas à croire que c’était encore possible en 2016 et j’étais triste pour vous.

Puis, vous m’avez dit bonjour, un bonjour solide et assumé qui m’a époustouflée. J’étais renversée de voir à quel point vous étiez sûr de vous. Malgré tout ce qu’on disait sur vous, vous étiez là, confiante, jolie et prête à affronter les regards!

Que vous aimiez vous habiller en femme, que vous soyez réellement une femme à l’intérieur de vous, ça n’a pas d’importance pour moi. Je vous ai trouvé belle parce que vous étiez confiante, parce que vous faisiez face au monde et parce que vous ne vous cachiez pas.

J’y repense et vous me rendez fière. C’est une leçon que vous propagez en vous montrant ainsi vêtu. Vous refusez de cacher ce que vous êtes réellement; une femme qui s’assume et qui n’a plus peur. Je voudrais que plus de personnes aient la force et le courage de s’afficher, rien que pour affaiblir le lourd poids du secret qui repose sur leurs épaules.

Je voulais simplement vous le dire et mentionner au passage que vous avez votre place, peu importe ce qu’on en dit.

Vous êtes une des couleurs de l’arc-en-ciel de la diversité et vous êtes très belle.

Photos: WeheartIt

 

Au début, c’était un mot incompréhensible. Après, c’est devenu un semblant de mot étrange. Puis maman. Et au fil des années, c’est passé de «m’man», «mom’s», «mommy», «moman» jusqu’à «memine». Et maintenant, c’est le mot qui prend le plus de sens dans ma vie.

Ca fait que parce que je t’aime pis que je te le dis pas assez souvent, je t’écris un texte pour te dire que t’es la meilleure amie que la vie m’a donné. Des fois, tu m’énerves. Tu m’agresses, tu me poses trop de questions, tu veux trop en savoir. Mais, malgré tout ça, à chaque fois que quelque chose arrive, aussi banal que ca peut être, j’ai juste envie de te le dire. Parce que je sais que peu importe à quel point tu t’en fous, tu vas faire semblant que c’est la chose la plus importante au monde pour me faire plaisir.

Maman, peut-être que tu penses que t’en es pas une bonne, une mère. Mais t’es la meilleure du monde entier. Parce que tu restes de mon bord même quand c’est moi qui à pas fait la bonne affaire. Parce que tu m’aides dans mes devoirs, même si t’as aucune idée de quoi ca parle. Parce que tu m’écoutes chialer, parler, pleurer. Parce que tu me prêtes ton linge même si je veux pas te prêter le mien. Parce que t’agis comme ma number one fan. Parce que tu m’aimes, peu importe ce qui arrive.

Pis même si parfois on se fâche ensemble, je ne serais jamais capable d’aller dormir sans m’excuser.

Pis même si parfois on ne se voit pas de la journée, je ne serais pas capable de ne pas t’appeler ou de t’envoyer un message, même si c’est pour rien dire.

Pis même si parfois j’agis comme la pire des enfants du monde, tu restes là. Jamais je ne pourrais assez te remercier pour tout ce que tu m’as donné, ce que tu me donnes et ce que tu me donneras. Je suis contente qu’encore aujourd’hui tu sois l’une des plus grandes sphères de ma vie. Que ce soient les valeurs que tu m’as apprise qui font ce que je suis aujourd’hui.

Maman, je te le dis: si un jour tu doutes de toi, dis-toi que moi aussi je suis ta fan numéro un. Je t’admire. Et je t’aime.

 

Photo: Flickr

Il y a de ces soirées où je ferme les yeux et où je ne pense plus à la routine. J’oublie les travaux, la vaisselle qui s’empile et les petits tracas d’étudiante pour rêver, tout simplement.

J’ai refait le monde à maintes reprises dans le confort de mes couvertures, éradiquant la pauvreté et les conflits. Sous mes paupières, il n’était plus question d’inégalité des sexes, de conflits sanglants ou d’attentats dévastateurs.

Dans mes rêveries utopiques, il faisait bon vivre sur toute la surface de la terre. Mon imagination débridée se plait à esquisser une société où les différences culturelles représentent une richesse.

Lorsque je ne refais pas le monde, je rêve d’aventures.

Je ferme les yeux et je suis catapultée à Istanbul, où je réalise mon souhait de visiter la Mosquée Bleue. En quelques secondes, je fais de la randonnée pédestre dans l’air pur des Pyrénées espagnoles. Le lendemain, je m’imagine aisément déambuler dans un souk marocain, humant l’odeur des épices décuplées par la chaleur. Ensuite, je vais faire un tour au Costa Rica, où je baragouine les quelques mots d’espagnol que je connais.

Parfois, je fais aussi un saut dans le passé. L’adepte d’architecture en moi visite l’Expo 67 alors que mon côté pacifiste discute avec Martin Luther King, lui-même assis à côté de Nelson Mandela. La fascinée d’histoire en moi assiste avec émotion à la chute du mur de Berlin et l’amoureuse du voyage que je suis visite le Pérou au temps de l’Empire Inca.

Je chéris ces soirées où mon imagination se perd en rêveries loufoques, parce que tout y est permis : aucune contrainte monétaire et le temps n’y est plus un facteur.

«La logique vous mènera d’un point A à un point B : L’imagination vous emmènera partout»

-Albert Einstein et ses douces paroles

Photo : Wikimédia

La neige fond à vue d’œil, les oiseaux recommencent à gazouiller et le soleil est de retour… Bonne nouvelle, c’est l’été qui arrive! Par contre, avant de penser aux party sur le bord de la piscine, il ne faut pas oublier que le changement de saison rime aussi avec FIN DE SESSION. La fin des classes est souvent une période de stress intense rempli de travaux importants, mais ne panique surtout pas, je viens à ta rescousse! Cet article te donneras quelques idées de trucs et astuces pour finir ton année scolaire en beauté!

1-Se prendre d’avance

Le meilleur truc pour éviter d’être complètement débordée c’est de faire un peu de devoirs à tous les soirs. Ce n’est pas toujours le fun, mais procéder de cette manière t’empêche de vivre un moment de panique intense. Cela signifie que débuter son étude le jour avant un examen ou commencer un travail de session la veille de la date de remise n’est JAMAIS un bon plan. Pour éviter d’être en mode dernière minute, je te conseille fortement d’utiliser un agenda pour noter tous tes travaux et tes dates d’examens. C’est la solution idéale pour être bien organiser.

2-Mettre ses priorités à la bonne place      

La fin de session nécessite beaucoup de travail et de concentration. Ce n’est donc certainement pas le bon moment de passer tout ton temps avec tes amis et de te déhancher sur la piste de danse de tous les bars de la ville. Tu auras deux mois entiers pour faire des folies et t’amuser, mais ce qui est primordial à cette période de l’année, c’est l’école. Alors, sois sage pour une fois : met de côté les fêtes et l’alcool et repose toi!

3-Bien dormir                                                                                                                                                                  

Un sommeil réparateur, il n’y a rien de meilleur pour performer académiquement. Il ne faut donc pas le négliger puisque cela risque d’affecter ta productivité scolaire. La fêtarde en toi doit se contrôler et éviter de se coucher aux petites heures du matin. Et puis, il est complètement inutile d’étudier jusqu’à minuit. Ton cerveau sera trop fatiguée pour capter l’information de toute manière.

4-Se récompenser 

C’est bien beau avoir de bons résultats scolaires, mais il faut également prendre du temps pour soi, question de se reposer les méninges un peu. Que ce soit faire de l’activité physique, prendre une bon bain chaud, aller faire les boutiques… Quelques soient tes préférences, assure-toi de consacrer du temps pour te faire plaisir. Avec une telle stratégie, tu seras beaucoup plus motivée à étudier et donc plus apte à mieux performer au niveau scolaire.

** Il y a aussi le traditionnel café qui peut être une option envisageable pour surmonter avec brio ta fin de session, mais fait attention de ne pas trop en abuser..

Bref, j’espère que ces petits conseils vous seront fort utiles. Ayez confiance, c’est la clé du succès! Bonne chance à toutes et à tous pour vos examens. Comme le dit le dicton : «Lâche pas! T’es belle, t’es bonne, t’es capable!»

Photo : WeHeartIt

J’aurais pu vous écrire un texte littéraire comme j’ai l’habitude après avoir lu un roman passionnant dont j’ai le goût de vous parler. Mais aujourd’hui, c’est différent.

Les romans servent à plein de choses: comme échappatoire, pour connaître de nouvelles choses, pour se renseigner, mais ils servent aussi à nous faire réfléchir.

Le roman de Tommy Wallach, « Si c’est la fin du monde » est un de ceux-ci. Si les gens le trouvent simpliste et décousu, moi je l’ai adoré. Un astéroïde fonce sur la planète Terre et a 66,6% de chance de nous tuer. Ils nous restent deux mois. Que fait-on?

Entre la peur et l’amour, il y a aussi un aspect plus important. L’abandon des étiquettes qui nous collent à la peau: le sportif, la barbie, la riche, le pauvre… Il ne reste que deux mois, tout ça n’a plus vraiment d’importance non? C’est une des situations que vivront Peter, Anita, Andy et Eliza, les héros du roman. Au cours de ces deux mois, ils apprendront beaucoup de choses, sur eux-mêmes et sur les autres.

Au-delà du livre, il y a aussi cette question existentielle que l’on se pose en tant qu’humain: que ferais-je si j’avais seulement deux mois à vivre? Serais-je assez honnête envers moi-même pour laisser mon conjoint que je n’aime plus depuis des années? Irais-je déclarer ma flamme à celui pour qui je brûle depuis notre rencontre? Détruirais-je tout sur mon passage parce que ça ne sert plus à rien ou serais-je cette fille sage qui restera enfermée chez elle? Est-ce que j’experimenterais des trucs que je n’ai jamais osé faire par peur du jugement?

Après y avoir réfléchis, je me rends compte qu’attendre la fin du monde est ridicule. J’ai commencé à penser comme celà: et si je mourais en sortant de chez moi? Ça me donne une raison de ne pas m’endormir fâchée ou de ne pas partir sans avoir dit à tout le monde que je l’es aimais, car qui sait combien de temps il nous reste sur Terre? Alors pourquoi ne pas prendre ton courage à deux mains et faire ce que tu as envie ?

Photo: Weheartit

Réunir passion, talent et soif de connaissances, cest la mission que sest donnée l’équipe de la 13e édition du festival intercollégial De l’âme à l’écran (DAE), la version collégiale et indépendante de Regard sur le court métrage. Que lon ait tourné ses premiers films de science-fiction à l’âge de six ans ou que lon nait toujours pas encore vu le classique Pulp Fiction (pas de jugement), tout ce quil faut pour participer à limmersion DAE, cest lamour du cinéma!

Projections de courts métrages amateurs et professionnels, ateliers et conférences diverses, la fin de semaine fût bien remplie. Si bien qu’en revenant du Cabaret de Regard ce samedi, j’ai ressenti une immense satisfaction en voyant mon lit.

Mais comme Édith Piaf, «je ne regrette rien», loin de là.

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La belle relève

Un cocktail d’accueil, une salle Polyvalente comble et une vingtaine de courts métrages écrits et réalisés par les jeunes cinéphiles les plus talentueux de la province? Ça met la barre haute pour le reste de la fin de semaine!

La projection des projets présentés dans le cadre de l’immersion DAE a séduit les jurys Chloé Robichaud, Patrice Laliberté et Philippe-David Gagné qui ont trouvé difficile de trancher. Le réalisateur Philippe-David Gagné est même allé jusqu’à dire en blaguant qu’il s’était senti menacé par certains réalisateurs amateurs. En hommage à ce choix déchirant, j’ai donc décidé de me soumettre moi aussi à l’exercice en vous offrant un top cinq de mes courts métrages coup-de-cœur.

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TOP 5 COUP DE COEUR

5.Pat la menace – Raphael Bouchard (mention meilleur jeu d’acteur)

4.Bâtard – Jonathan Roy (mention réalisation et direction photo)

3.Poules urbaines – Samuel Chenier

2.Tempus – Icare Girard (mention montage)

1.Jonny cest un cave – Samuel Boisvert et Alex Savard (mention scénario, prix Coup de cœur du jury et prix Coup de cœur du public, ouf!)

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Pour les absents (encore là, je ne juge pas, mais…) vous pourrez vous rincer l’œil dans un ou deux mois sur le compte Vimeo de DAE.

Les sages paroles

Le lendemain matin, après une soirée bien arrosée à la Salle Polyvalente du Cégep de Jonquière, les festivaliers ont dû se lever au chant du coq (8h00) pour assister à des ateliers au choix. Jean-Philippe Sirois nous a fait voir les dessous de la direction photo, Jean-Nicolas Orhon nous a fait voyager dans l’univers du documentaire, Simon Garant a abordé les défis du multimédia et le duo de Juliette Gosselin et de Sophia Belahmer nous a fait adorer le monde des webséries.

À peine remise de mes émotions (je fangirl un peu sur les filles de Switch & Bitch, dites leur pas), on nous a redirigés vers un gros bus jaune, direction REGARD (ici, soulignons le travail exceptionnel d’animatrice de foule de la présidente de l’évènement DAE, Ariane Chaput). Au menu : des courts métrages indiens, une leçon de cinéma avec Chloé Robichaud (Réalisatrice de Sarah préfère la course), des courts métrages professionnels et des conférences.

Mon coup de cœur : la conférence des réalisateurs et scénaristes du délicieux court métrage Toutes des connes (disponible sur Tou.tv pour les curieux) François Jaros et Guillaume Lambert (comédien dans Like-moi! Pssst : tous les détails de cette série juste ici).

Le retour au calme

 En retrouvant mon lit samedi soir, j’avais la tête complètement pleine. Pleine de conseils, pleine d’idées et surtout pleine de souvenirs et de belles rencontres (c’est même pas quétaine).

Pour ceux qui n’ont pas pu être des nôtres cette année, ce sera un plaisir de vous y voir pour la 14e édition. De l’âme à l’écran, on se dit à l’année prochaine!

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Photo couverture : De l’âme à l’écran

Photos dans texte : Camille Potvin

La plateforme Wattpad (qui est une application où tu écris et publie tes histoires) est de plus en plus populaire. Plusieurs personnes qui écrivent finissent par voir leurs histoires devenir réalités. Et c’est le cas pour Morgane Bicail.

Morgane est une jeune fille de 14 ans qui écrit sur Wattpad. Son histoire, PhonePlay, est la plus lue sur cette application. Même si elle est jeune, son livre est très bon et facile à lire malgré ses 349 pages assez imposantes.

PhonePlay raconte l’histoire d’Alyssa, 16 ans, qui revient chez elle comme tous les autres soirs. Elle hait sa vie monotone dans sa maison de luxe avec ses parents qui préfèrent travailler plutôt que de s’intéresser à elle. Mais cette soirée est différente des autres.

Pendant qu’elle fume sa cigarette sur son balcon, elle reçoit un texto d’un inconnu qui lui écrit seulement: «Bonsoir, Alyssa». Intriguée, elle répond, demandant qui est-ce. Elle ne se doute aucunement qu’elle vient de s’embarquer dans un jeu dangereux.

L’inconnu lui répond: «Devine qui je suis et je serai à toi». Jusqu’où Alyssa ira-t- elle pour découvrir qui est ce mystérieux inconnu?

Ce livre, je l’ai adoré. L’action commence dès le début et perdure tout au long du roman, donc pas trop de flafla et d’introduction trop longue. Au courant de l’histoire, on s’imagine des théories, on essaie de deviner qui lui parle et, à la fin, BANG. On découvre ce qu’on n’aurait jamais pu deviner. Deux jours seulement et je l’avais déjà terminé. Ça faisait longtemps que je n’avais pas dévoré un livre comme celui-là!

Seulement 16$, en vente dans toutes les librairies et, bien sûr, disponible sur Wattpad.

Photo: Michel-lafon.fr