jeunesse

Cultiver son bonheur

À quand, le bonheur ? 

Je ne sais pas pour toi, mais moi, depuis que je suis toute petite, je reporte mon bonheur à plus tard.

À 7 ans, je me disais « Ce n’est pas grave si tu n’as pas le temps de jouer avec tes barbie parce que tu t’occupes de ta sœur : tu seras heureuse quand t’auras pleins d’amis au secondaire ! ». Quand je suis entrée au secondaire, je me disais « hey, arrête de t’en faire avec ton petit bonheur : tu seras heureuse quand tu perdras 15 livres, pas avant ». À 16 ans, je me disais « arrête de capoter parce que tu penses que t’es pas heureuse : fais tes devoirs, et tu seras enfin heureuse quand tu seras une vraie femme d’affaires avec plein d’argent ».

Et maintenant, je me dis que ça suffit : c’est le temps de mettre les choses au clair une fois pour toutes, pour moi et pour tous les autres qui subissent ce foutu lavage de cerveau encore et encore. Cessons ces utopies idéalistes : le parfait moment pour commencer à être heureux, ça n’existe pas, arrête de chercher.

Ce n’est pas parce que tu es célibataire que tu dois te dire qu’un jour, quand ton prince charmant viendra, tu pourras être enfin heureuse. Voyons-donc, les femmes ont parcouru bien trop de chemin, souvent les plus sinueux, pour laisser ton bonheur entre les mains d’un simple gars ! Ce n’est pas parce que tu te trouves trop grosse ou trop maigre que tu dois te dire que quand t’auras atteint le poids idéal, tu seras enfin heureuse. Franchement, voir que tu n’es pas belle si tu n’es pas le sosie de Kim Kardashian !

Arrête de placer ton bonheur entre les mains des autres ou des attentes de la société. Il est bien trop précieux pour ça. Honnêtement, laisserais-tu quelqu’un d’autre porter le bijou que ta grand-mère t’a légué ? Confierais-tu ton petit cousin à des inconnus dans la rue ? C’est la même chose pour ton bonheur : il t’appartient à toi, et à toi seule.

Personne ne peut te l’arracher, personne n’a le pouvoir de le faire mourir. Sauf qu’il serait maintenant le temps que tu en prennes soin, de ton bonheur. Que tu le nourrisses, que tu l’arroses pour qu’il prenne racine au plus profond de ton cœur. Et dès que tu feras le premier pas, tu verras, ton bonheur, tu vas le sentir naître en toi. Tu vas le sentir briller, mettre de la couleur dans ta vie. C’est trop beau pour que tu ne tentes pas ta chance. Moi, j’ai osé le faire.

Et sais-tu quoi ? Je suis maintenant heureuse. Même si je ne suis pas la plus intelligente, fine, belle, riche, name it, je suis heureuse. Et sais-tu ce qui est le plus beau dans tout ça ? Il n’est jamais trop tard pour commencer.

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Salut… moi. Surprise un peu, non? Oui, j’imagine. Tu te demandes pourquoi je t’écris ? Et bien, j’ai deux-trois trucs ben importants à te dire.

T’es encore jeune, t’as la vie devant toi. N’hésite pas, fonce. Ne laisse pas les autres te dire quoi faire. Aide-les, mais ne sois pas « trop fine » non plus. Tiens tes rêves bien fort aux creux de tes mains et ne les laisse pas s’enfuir. Bats-toi pour eux. Ils ne sont pas cons, ils ne sont pas stupides. Ils valent la peine.

Tu vas avoir de la peine de la vie, tu vas avoir des bouts rough. Mais t’es meilleure que ça, t’es forte. Tu vas en pleurer un coup pis tu vas avoir l’impression que ça n’en finira pas. Mais ça va finir. Tu vas te relever, à chaque fois. Ça va être dur, mais t’es une battante. Tes démons, tu vas les envoyer au plancher pis j’te jure, tu vas être heureuse. Tes larmes, elles vont arrêter de couler. Ton petit cœur massacré, il va se réparer. TU vas le réparer. Personne d’autre, juste toi. Parce que t’es forte de même.

Tu vas connaître l’amour, aussi. C’est le fun, non? À dix-sept ans, j’te jure que tu vas déjà avoir aimé de tout ton cœur. Ce n’est pas tout le monde qui a la chance de connaître ça. T’es chanceuse. Ça ne durera pas toute la vie, mais il va te laisser des bons souvenirs. Pis tu vas être capable de continuer. Tu vas pleurer, mais tu vas te relever. J’te le promets.

Tes amis, ils t’aiment, okay? Ils vont toujours être là pour toi, peu importe les galères. Ils vont t’aider à rester sur le bon chemin. N’hésite pas à aller les voir. Ils sont là. Ils vont te supporter, ils vont tout faire pour que tu sois heureuse. Ne les repousse pas dans les moments durs. Serre-les fort dans tes bras et dis-leur merci. Ne les laisse pas s’en aller. Garde-les dans ton cœur pour toujours.

Je le sais que t’as peur. Peur de toujours rester dans ton petit coin de pays, de ne jamais voir le monde. Tu vas le voir, le monde. Tu vas partir à l’aventure, tu vas explorer. Des voyages, tu vas en faire. Tu vas partir sans trop savoir ce qui t’attend. Pis tes découvertes, elles vont te faire vieillir dans le bon sens.

Sèche tes larmes. Je le sais, t’as toujours été un peu trop sentimentale. T’as pas à en avoir honte. Mais attends. Attends encore un peu, j’ai presque fini.

T’es belle. Ne laisse pas les autres te dire autrement. T’as le droit de te promener en joggings. T’as le droit d’avoir les cheveux tout croche. Je te donne le droit d’être belle sans maquillage, avec tes dents un peu croches. T’as le droit de t’aimer. Continue de le faire.

Ta vie ne sera pas toute rose, mais je t’assure une chose : elle vaut la peine.

Tu seras heureuse.

Photo : https://www.pexels.com/photo/sunset-sunrise-landscape-nature-6952/

Les aiguilles tournent. Les secondes font la course aux minutes. Et j’ai l’impression que chaque tic vient me donner un p’tit pincement au cœur, accompagné de son fidèle tac. À croire qu’il y a seulement eux qui resteront éternellement ensemble.

Je ne vous apprends rien en vous disant que les jours passent. J’ai l’impression qu’ils passent,

mais qu’ils ont une longueur d’avance sur moi. Ils défilent, sans que je puisse les rattraper. Après tout, c’est ben vrai que je n’ai jamais été en forme…

Je les laisse prendre de l’avance. Je veux m’arrêter pour bien prendre le temps de comprendre. La vie est trop remplie de mystères pour que les curieux la laissent incomprise.

Nos moments tant attendus passent qu’en une fraction de seconde. On a à peine le temps d’en profiter, mais juste assez pour qu’ils aient le temps de devenir un souvenir qui débarque avec sa nostalgie un beau soir de janvier.

Puis, nos vieilles sorties, qui avaient pour thème des danses mémorisées dans des souvenirs flous, se sont transformées tranquillement pas vite. Elles se remplacent par des inaugurations d’amour à grand voile blanc pis des cocktails consommés seulement entre cinq et sept heures.

Nos « on danse toute la nuit? » se font voler la vedette par le paisible et étrangement adulte « on va souper/déjeuner? ».

Et la crotte sur nos cœurs; les anciens « on ne se perdra pas de vue » à connotation agréablement naïve se sont fait remplacer par des « faut faire de quoi bientôt là » enterrés sous des durement réalistes « j’ai pas trop le temps ».

J’pense qu’avec le temps, on comprend qu’on a hâte de grandir jusqu’à ce qu’on soit assez grand pour avoir peur de vieillir.

Grandir ça sonne tellement réalisable. Comme si quand on allait être grand, on allait tout pouvoir faire. Pis lorsqu’on commence à vieillir, on prend conscience qu’il y a beaucoup plus de « mais » qu’on le pensait.

Le temps passe. Pis j’ai d’la misère à le suivre.

Mais quand on y pense, c’est merveilleux. J’ai la chance de vieillir. J’ai la chance d’être en vie, pis de voir les choses changer.

Peut-être que je ne sais pas de quoi demain sera fait. Mais, ça lui laisse la chance d’être meilleur. C’est beau de donner de l’espoir au doute.

Peut-être que mon entourage se rapetisse… sauf que ça me fait profiter plus amplement de ceux qui y sont restés. L’humain est tellement beau à aimer et à découvrir.

Peut-être que je me couche plus tôt et que je ne passe pas la « soirée de ma vie », pis c’est ben correct. Ça me permet de rêver et d’avoir la conscience libre le lendemain, qui sera beaucoup plus long, considérant ma nuit complète.

Peut-être que c’est vrai que tout finit toujours par changer. Mais j’imagine que c’est la vérité aussi, quand on dit que ce qui ne change pas reste coincé.

On essaye-tu de quoi? Laissons-nous croire que c’est vrai que tout arrive pour une raison. On devrait remplacer le mot changer par évoluer. Ça devient beaucoup plus rassurant et confortable.

Finalement, te temps passe pis il n’a pas fini sa course. Mais à force de le suivre, même de loin, mon endurance se développe. Pis ça, ça fait qu’on sera bien au même niveau bientôt.

Photo : weheartit

Cette année, jai eu 18 ans. Jai pu voter, faire mon premier don de sang et sortir dans les bars en étant vraiment fière de me faire carter (fierté qui sest très rapidement estompée dans mon cas). Mais surtout, je suis devenue « adulte ». Et jai un peu eu limpression de me faire rentrer dedans par un dix-huit roues.

J’exagère, mais le point est celui-ci : je me suis sentie tout sauf prête.

J’aurais aimé être déjà plus « adulte ». Plus fière de ce que je devenais, plus, plus, plus. Alors, en grande folle, j’ai décidé de monter le volume de ma vie (pas que j’ai commencé à toujours crier, au sens figuré je veux dire).

Activités scolaires, sorties sociales, implication un peu partout, j’ai décidé de tout faire, en même temps, d’un coup. Mais pour une fille qui n’a jamais rien eu d’autre à penser qu’à ses « études » et ses chums de filles, c’est un gros changement. Et puis, avec les responsabilités qui s’accumulent, les travaux commencés beaucoup trop tard et les relations qui demandent du temps elles aussi, 24 heures dans une journée ce n’était plus assez.

Pendant un moment, je me suis sentie invincible et j’ai frappé un mur, parce que je ne sais pas vraiment voler (pis aussi j’ai le vertige). Bref, j’ai voulu être adulte, j’ai aussi voulu en faire trop.

C’est que je pensais qu’être adulte c’était de faire des choses d’adultes. Avoir mille responsabilités, être constamment orienté vers son futur et surtout n’avoir aucun temps pour soi. Ben non (heureusement).

Être adulte c’est être capable de s’écouter et de se comprendre. C’est de se dire à nous-mêmes les vraies choses, même si on n’a pas toujours le goût de les entendre. C’est dire oui, c’est aussi dire non. C’est connaitre ses limites, mais les tester de temps en temps et être surpris du résultat. C’est vouloir apprendre à être une personne encore plus nice que celle que tu étais hier.

Je ne pense pas être devenue une adulte cette année. J’aime encore les films de superhéros, j’ai tout le temps besoin que le volume soit à un nombre pair et j’hais ça le champagne parce que je trouve que ça pétille trop. Mais la personne que je suis aujourd’hui n’est plus comparable à celle que j’étais à 17 ans.

Alors à toi qui fonces tout droit vers la majorité, qui a le sentiment d’aller trop vite et de manquer plein de choses, mais aussi l’impression de pédaler dans le vide. Prends ton temps, essaie de nouvelles choses et fais ce que tu aimes. Et je te souhaite parmi les réussites (et les débarques aussi) de devenir un peu plus l’adulte (ou pas) que tu souhaites être.

Photo : We Heart It

Il y a neuf mois, j’ai appelé mes parents pour leur dire que j’avais trouvé un nouveau boulot. En Alberta. En tant que cuisinière dans un restaurant… Ouf! Ils devaient me déménager dans moins d’une semaine et mon avion partait le mardi suivant. J’avais besoin de changement et rapidement. Je suis donc partie avec une valise et un sac à dos en me disant que je reviendrais en mars.

En effet, je suis revenue…. Mais seulement pour deux semaines finalement. En ce jour, je suis en Amérique latine avec encore un mois devant moi. Un mois que je passerai sur la plage à apprendre le surf. Là tu lis ça et tu te dis : «Qu’est-ce qu’elle veut celle-là? Qu’on lui dise qu’elle est chanceuse?» Au contraire! J’aimerais te dire que si c’est ce dont tu as envie (partir à l’aventure, ne pas savoir où tu dormiras demain, voir un autre monde que ton chez-toi bien confortable), eh bien: PARS!!! Ne te pose pas trop de questions. Comme on dit, arrache le «plasteur» le plus vite possible! Tu auras bien assez le temps de te poser des questions, je te le garantis.

Avant de partir, je venais tout juste d’obtenir mon diplôme. Tout frais sorti de la boîte. Après trois ans d’études afin de devenir celle que j’ai toujours cru vouloir être: une animatrice radio. Est-ce que ce trip m’a permis de me retrouver? Suis-je encore perdue dans mes pensées de jeune femme de 21 ans? Les réponses sont respectivement non et oui! Je ne te cacherai pas que ça fout la chienne. Tu vois tes amies finir l’université ou encore elles travaillent dans leur domaine. Et toi t’es là et tu te trimballes avec ta maison sur dos. Mais tu sais quoi? Ici, il y a plein de gens comme toi et moi qui ont décidé de dévier du chemin. T’as le droit de tourner à gauche ou à droite si tu veux. T’as même le droit de prendre les détours que tu veux parce que qu’ils vont t’apporter tellement plus que ce que tu peux imaginer. Si tu te plantes, eh bien dis-toi que ça fait partie de la vie. Puis, comme dirait Lily dans How I Met Your Mother: «Si tu as une erreur à faire, fais-la»! Crois-moi, tu regretteras moins de l’avoir fait que de te dire pour le reste de ta vie: «J’aurais donc dû»!

Photo: Caroline Collins

Quand on pense aux vacances qui arrivent, à l’été et à la belle température estivale qu’elles nous promettent, on se met à divaguer à l’idée de voyages outre-mer. Malheureusement, le coût de tels projets d’évasion est souvent élevé.

Les auberges de jeunesse

Pourtant, on peut continuer de rêver (un peu!). Mode d’hébergement qui gagne de plus en plus en popularité, les auberges de jeunesse sont synonymes de voyages à prix abordable. Aujourd’hui présentes dans n’importe quel pays du globe, elles sont peu chères : le tarif d’une nuit pour une personne variant entre 10$ et 30$.

Ces établissements sont  également confortables et sécuritaires, offrant  le choix d’une chambre privée, mixte ou d’un dortoir, une cuisine équipée pour la préparation des repas ainsi que des  salles de bain avec douches. Le grand luxe!

Outre l’avantage des différents services qui y sont offerts, les auberges de jeunesse sont habituellement un lieu où logent toutes sortes de voyageurs de tous âges et de toutes nationalités – c’est l’endroit idéal pour faire de belles rencontres. Loger dans une auberge de jeunesse, c’est aussi la promesse d’un excellent emplacement au cœur de chacune de vos destinations, d’un bon choix d’activités à proximité et, surtout, d’une ambiance sympathique.

Si l’idée d’essayer les auberges de jeunesses vous attire, pourquoi ne pas commencer ici, dans notre belle province, où il y a un grand nombre d’hébergements très intéressants. Dans le milieu, le coup de cœur de nombreux québécois va à l’Auberge festive Sea Shack, en Gaspésie. Un endroit qui porte bien son nom et qui constitue en lui-même une incroyable expérience! Finalement, peu importe l’endroit où vous aimeriez voyager, une chose est claire : il ne reste plus qu’à attendre les vacances d’été pour en profiter !

 Photo : Auberge festive Sea Shack