futur

– Qu’est-ce que tu veux faire plus tard ?

– Plus tard quand ?

– Je veux dire une fois adulte, après tes études ?

J’ai 20 ans et j’ai de la misère à imaginer ce que je vais manger pour souper ce soir. Est-ce que je vais me faire un bon repas de tartare au saumon et au bœuf ou est-ce que je vais me faire livrer une bonne poutine bien grasse dans le confort de mon salon ? Je ne le sais même pas. Pourtant, le souper, c’est dans à peine 5 heures. Maintenant, tu me demandes de te décrire mon plan de vie détaillé et à l’échelle pour quelque chose qui ne se produira même pas dans une semaine ? C’est loin, c’est clairement trop loin.

Je ne peux même pas prévoir si je vais avoir envie de sortir jeudi ou vendredi soir avec mes amis. Ah non, ça, en fait, je peux le prévoir, mais ça, c’est une exception. Le point étant qu’on nous demande sans arrêt de penser au futur, de se projeter de l’avant et de savoir ce que l’on va « faire dans la vie ». Où on va être dans 5, 10 voire même 30 ans ? Ne pensez-vous pas que ce temps-là est révolu, voire démodé ? Le temps de nos parents et des vieux de la vieille où avoir un job stable était signe de réussite. Un signe de réussite professionnelle peut-être, mais est-ce également synonyme de réussite sociale, d’épanouissement et d’accomplissement en tant qu’individu ? On se croirait en cours de philo, hein ? Et pourtant, ces questions méritent, à mon sens, qu’on leur prête une attention, ne serait-ce que le temps de finir la lecture de mon article.

La réussite ne repose pas sur l’argent, c’est d’ailleurs pour cette raison que je me demande à quoi bon nous demander ce que l’on fera plus tard ou quel job on aura. Au lieu de me demander ce que je ferai plus tard, ou encore où je me vois dans x nombre d’années, demande-moi plutôt si je suis heureuse, si je me sens bien, si j’arrive à trouver un équilibre entre l’école, le travail, les amis. Demande-moi qu’est-ce qui me fait du bien et ce qui me rend heureuse et demande-moi ce que j’aime réellement, si j’ai une passion, quelque chose qui me tient en vie et qui me donne envie de me lever le matin.

À partir de ce moment-là, on laissera les banalités de côté et je te promets : on aura une vraie conversation qui durera pas mal plus longtemps que : « Bof, j’sais pas, on verra… »

Certains y sont déjà, stressés ou non. D’autres sont stressés parce qu’ils se préparent à y entrer. Quelques- uns sont très confiants quant à leur admission, d’autres ont hâte et plusieurs n’iront simplement jamais. Je parle de l’Université.

J’ai déjà plusieurs amies à l’Université et ça l’air de bien aller. Pourtant, on dirait que je ne me sens pas prête du tout. Je veux dire… L’UNIVERSITÉ, avec un U énorme.

Pour être honnête, c’est plus l’admission qui me rend nerveuse. Si, comme moi, vous tenter votre chance dans un programme contingenté, vous comprendrez; c’est hyper insécurisant de savoir que seulement 30 seront choisis… sur 200!

Mais même ceux qui s’essaient dans un programme super ouvert, il y a de quoi paniquer quand même, l’université, c’est l’étape ultime.

L’université, c’est le moment où théoriquement, t’es supposée savoir ce que tu fais de ta vie. T’es censée avoir un plan pas mal détaillé de ce qui se passe après. Parce que, on s’entend, t’es supposée être fixée sur ta vie à 20 ans…. NOT.

J’ai à peine 20 ans et je ne sais pas trop ce qui va se passer. Mais je sais que la prochaine étape, c’est d’être acceptée dans le programme qui m’intéresse à l’Uni. Pour l’instant, c’est ça mon plan A.

Maintenant, j’ai moins d’un mois pour trouver un plan B, et peut-être même un plan C. L’important c’est de se donner la chance d’avoir plus qu’une option je crois. Plus crucial encore; croire en soi. Croire qu’on peut tout accomplir, université ou pas.

C’est pas évident d’avoir 20 ans, que tu finisses le cégep ou que tu sois sur le marché du travail en attendant, c’est la période où on se pose le plus de questions. C’est normal, il faut juste avoir confiance que tout va se placer, chaque chose en son temps…

Bonne chance à tous pour vos inscriptions à l’Université, bonne chance pour la grande dernière rentrée et bonne chance pour la suite, elle sera bonne j’en suis sûre.

Tu dois avoir ça toi aussi… un compte Facebook, Instagram, Pinterest, Twitter? Tu vis surement toi aussi le même phénomène: la maladie de la photographie.

Tu ne comprends pas ? Je vais t’expliquer. Ce n’est pas être photographe.

N’as-tu pas remarqué à quel point l’on est superficiel parfois? Non? Voici la définition: «Qui intéresse que la superficie, qui est uniquement en surface; ce qui s’arrête à l’extérieur, ce qui effleure et n’approfondit pas.» Ne trouves-tu pas maintenant que l’on est superficiels? On s’arrête seulement à l’image.

On publie une nouvelle photo sur Facebook, Instagram ou tous les autres. On est toujours à regarder qui a liké et combien il y a de gens qui nous apprécient….. Pour ce qu’on démontre. Ne me fait pas ce visage de fille qui ne comprend pas! Tu le sais que j’ai raison.

Les réseaux sociaux ne sont pas la vraie vie. Pourquoi on ne se prend pas en photo lorsque l’on pleure ou quand l’on est cernée jusqu’aux genoux parce que l’on n’a pas dormi?

Bien sûr que non qu’on ne le fera pas! On ne veut montrer que du beau, que ce qui est parfait en prenant des centaines de photos de nous ou en montrant l’événement auquel on participe.

Trop occupé à prendre de belles photos pour montrer aux gens comment l’on est chanceux d’avoir pu assister à ce beau coucher de soleil là, à Cuba, que l’on a vu seulement derrière l’écran de notre cellulaire.

On n’est pas toujours beau ni parfait, et parfois on a des crises de larmes, des crises de nerfs, des émotions. Ça, c’est la vraie vie.

Je sais, je critique les gens qui font ça, mais je suis aussi concernée. Je réalise que, finalement, moi aussi, je suis superficielle.

Photo: Weheartit

Dernièrement, j’ai eu la chance d’entendre parler une femme forte et fière d’elle. Il n’y a pas si longtemps, Josée Boudreault est venue parler à ma classe. J’ai énormément réfléchi sur ses propos, qui méritent d’être entendus.

Cette animatrice nous a parlé de la radio et de son métier, bien sûr.  Mais c’est loin d’être ce qui a retenu mon attention. J’ai eu envie de partager ses mots avec toi.  Toi la fille insécure, à l’école ou au travail, toi la fille stressée par toutes les petites embûches, oui, toi, la fille qui a peur. Et avec toi aussi, beau garçon qui ne croit pas encore qu’il peut tout réaliser.

Il faut arrêter d’avoir peur.  En fait, Josée Boudreault a dit que nous sommes trop jeunes pour avoir peur.  C’est le temps de faire des erreurs, c’est le temps de se planter complètement, pour réaliser les projets les plus fous de notre vie.

C’est le temps de plonger les yeux fermés, juste par pulsion.  Juste parce que t’en as envie. La vie c’est un paquet de poignées de porte qu’elle nous a expliqué. On ne devrait jamais hésiter avant d’en ouvrir une, peu importe ce qui se cache derrière. Au pire, t’ouvriras la prochaine.

Je m’adresse à toi, lecteur/lectrice, ami/amie, beauté fatale/tombeur des îles, n’aie plus peur.  Saute à pieds joints dans tout ce qui s’amène à toi. Ne dis jamais non. Tente, tombe, recommence.

Je te souhaite les plus belles aventures et qu’elles soient remplies de bons coups comme de mauvais. Mais surtout qu’elles te rendent toujours heureuse/reux.