film

Tous les jours, nous côtoyons plusieurs dizaines de personnes. On se laisse guider par la façade qu’ils dégagent. On les suit sur les médias sociaux. À force de voir déambuler tous ces gens qui nous entourent, on finit par croire qu’on les connait réellement. Mais c’est totalement faux. On ne connait pratiquement rien de toutes ses personnes qui laissent transparaitre seulement leur côté qu’ils considèrent comme « acceptable ».

 

Tout le monde possède ses petits démons et ses secrets cachés.

 

Dernièrement, je suis allée voir un film au cinéma qui m’a fait réaliser qu’on ne peut pas supposer connaître toutes les personnes qui nous entourent. Il s’intitulait « Avec amour, Simon ».

Simon, un adolescent de dix-sept ans mène la vie classique : il étudie, possède un groupe d’amis, une famille conventionnelle… Mais, ce que son entourage ne sait pas, c’est qu’il porte avec lui un gros secret : il est « gay ». Durant l’histoire, on peut voir Simon qui commence de plus en plus à vouloir dévoiler son secret à ses proches. Par contre, une immense frayeur le tort. Il a peur de leurs réactions et que cet aveu change quelque chose dans leurs relations ; il y aussi la perception qu’auront ceux qui l’entourent comme ses camarades de classe suite à cette vérité qui sortirait.

 

Bref, je ne vais pas en dire davantage sur le film, pour ne pas vous spoiler la suite.

 

Sincèrement, je trouve que ce film montre d’une très belle façon le parcours d’un jeune homme qui ose enfin s’assumer et dévoiler son vrai visage. Il est clair qu’au début Simon possédait des barrières qui l’empêchaient d’être qui il est réellement, car il tentait de cacher une grande partie de ce qui le définit. Ce genre de situation peut se présenter chez n’importe quel individu qui camoufle qui il est vraiment. C’est pourquoi je suis certaine que ce film a rejoint beaucoup de personnes.

 

Assumer certains aspects de notre personnalité, de nos intérêts ou bien de qui on est, c’est parfois vraiment difficile. C’est si facile se faire influencer par notre entourage, par la société. On est confronté à un cadre dans lequel on se sent constamment obligé de rentrer. C’est évident que quand certaines personnes sortent de ce moule, elles se sentent différentes de ce que serait la « conformité ». Le film illustre que, même si Simon a dévoilé son homosexualité, il reste la même personne qu’il était au départ.

 

D’après moi, on pourrait tous apprendre un peu de ce film. Jamais on ne devrait avoir peur de révéler qui on est. Autant minimes que peuvent être les petites incertitudes que nous avons, nous méritons tous d’avoir le pouvoir de s’assumer pleinement sans avoir peur du jugement des autres.

 

Sur ce, je vous suggère ce film qui m’a agréablement surpris. Il m’a amené à réfléchir sur le fait qu’assumer certaines de nos caractéristiques peut être vraiment difficile. C’est une longue quête, de dévoiler qui nous sommes réellement, mais je suis certaine que chaque personne peut y arriver.

 

Crédit photo: © 20th Century Fox

11 novembre. Anniversaire de l’Armistice. Jour du Souvenir. Au Canada, comme dans certains autres pays, c’est jour de commémoration depuis près d’un siècle. On se souvient des vétérans qui ont servi pour le Canada lors de la Grande Guerre, on leur rend hommage.

Si ma mémoire est bonne, dès le primaire, on nous enseigne les événements historiques liés à cette journée, on invite des vétérans pour témoigner, bien qu’ils se font de plus en plus rare. On nous explique aussi l’histoire derrière le port du coquelicot. C’est une journée importante dans l’esprit d’une grande partie des Canadiens.

Cette journée symbolique est l’occasion de visionner des longs-métrages, récents ou non, basés sur les événements marquants des années 1914 à 1918.

Évidemment, je n’ai pas vu tout ce qui a été fait, mais j’ai tout de même réussi à dresser un Top 3, parmi ceux que j’ai visionnés dans les dernières années. Bon visionnage!

  1. Joyeux Noël, réalisé par Christian Carion. (2005)

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Photo: allocine.com

https://www.youtube.com/watch?v=TfahreJd1fs

Passer Noël au front, loin de ses proches, loin de chez soi s’avère très difficile. Mais le 24 décembre, Allemands, Écossais et Français fraternisent et font une trêve, le temps d’oublier moindrement les horreurs de la guerre. Le genre de film qui redonne foi en l’humanité.

  1. Charlot Soldat, une réalisation de Charlie Chaplin. (1918)

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Photo: moncine.fr

https://www.youtube.com/watch?v=ggAS2Dyfjwg

Les films de Chaplin sont des classiques cinématographiques, il est donc évident que celui-là figure sur la liste. Charlot Soldat, lui, est divisé en deux parties : l’une porte sur la vie des soldats dans les tranchées; l’autre, sur Charlot qui capture le Kaiser et qui trouve l’amour dans les décombres.

Plutôt comique, il ne dure qu’une quarantaine de minutes : on lui taille facilement une place dans notre horaire!

  1. Cheval de Guerre, un film de Steven Speilberg. (2011)

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Photo : allocine.com

https://www.youtube.com/watch?v=d6Ru9Y9Xwjg

Ce long-métrage est une adaptation du roman War Horses, écrit par Micheal Morpurgo. C’est une sorte d’hommage aux quelque huit millions de chevaux sacrifiés pendant la guerre. Une histoire touchante qui vaut le visionnement!

Photo : We Heart it

Histoire romantique, pornographie féminine? Le film «Cinquante nuances de Grey» vient créer bien des questionnements. Tranquillement, la sexualité devient de moins en moins taboue dans notre société au point de laisser un film traitant de sadomasochisme au grand écran. Au Québec, le film est disponible aux jeunes de plus de 16 ans. Pour ce qui est de la France, il est disponible aux plus de 12 ans.

Trop jeune?

Plusieurs diront qu’il suffit d’aller sur internet pour trouver un nombre incalculable de films pornographiques beaucoup plus crus. D’autres auront comme argument que le livre, pour sa part, est disponible pour tous. Je répondrais à cela qu’un livre vient créer des images, mais qu’on reste tout de même maître de celles-ci et d’arrêter quand on veut. Je n’avais rien contre la sortie de ce film, même si ça m’étonnait tout de même un peu que la société soit si à l’aise avec ce sujet, mais j’acceptais plutôt bien la situation… Jusqu’à ce que je sache qu’il n’était pas 18 ans et plus et qu’en plus il était accessible aux jeunes de 13 ans en France.

Personnellement, je n’ai pas vu «Cinquante nuances de Grey». Sentez-vous donc bien à l’aise de me reprendre si mes propos sont faux. Tout de même, j’ai demandé à mes amies de quoi il avait l’air. À 18 ans, l’unanimité était évidente pour un mot : intense. Et à 18 ans, la plupart des femmes connaissent leur sexualité et sont bien à l’aise avec ce sujet. À 16 ans, elles se questionnent face à l’amour, à la sexualité et on leur donne cette image. On fait passer une histoire de domination sexuelle et de sadomasochisme pour du romantisme. On fait croire que ÇA c’est une histoire qui sort du commun et qui est incroyablement belle. Pour certaines, il s’agit de la première image sexuelle à laquelle elles font face… Et il est question de violence pour avoir du plaisir. C’est le meilleur moyen de leur infliger une crainte par rapport aux relations sexuelles! Qu’en est-il de la vision masculine? Christian Grey est tellement désiré des femmes, pourquoi ne pas faire pareil?

Une forme d’hypersexualisation 

Du haut de ses 13 ans, Rose aimerait encore jouer à la poupée, mais elle se demande si c’est normal puisque toutes ses amies ne le font plus… Elle ne sait jamais où se ranger lors des célébrations : la table des grands ou celle des enfants? Tranquillement, à son rythme, elle quitte le monde des rêves pour s’attaquer à celui de la réalité. En voyant maman se maquiller, elle se sent à son tour devenir une femme. De son côté, Mélodie vient de souffler sa seizième bougie. Elle passe son cours de mathématique dans les vapes à se questionner. Elle se demande si elle aurait dû accepter le joint qu’on lui a offert, vendredi dernier. Elle angoisse face à sa première rencontre avec la sexualité et anticipe la réaction de son copain. Rose et Mélodie ne savent même pas encore totalement ce qu’est la sexualité, mais on laisse Anastasia et Monsieur Grey leur montrer.

Bien évidemment, ce sont des noms fictifs. Mais Rose ou bien  Mélodie, ça pourrait être ta sœur, ta cousine et même ta future petite fille. Et elles méritent de vieillir et de développer une saine sexualité par elles-mêmes, à leur propre rythme.

Photo : WeHeartIt

La folie des Golden Globes et des Oscars achève. L’année cinématographique 2014 laisse (enfin) place à la prochaine. Et voilà qu’on attend les futurs «films de l’année» avec impatience. Comme un tas de promesses lancées dans l’océan populaire de cinéphiles américains.

Jetons un coup d’œil à ce qui sera à voir et à surveiller durant la prochaine année.

1. Knight of Cups, Terrence Malick, sortie prévue le 11 décembre 2015 (photo à la Une de l’article)

Enfin. Trois longues années d’attente, puis Terrence Malick (Tree of Life, Thin Red Line) nous revient avec son art poétique semi-populaire.

Knight of Cups, sorte de thriller philosophique, s’annonce être époustouflant et rythmé… en plus de présenter une palette d’acteurs (Christian Bale, Cate Blanchett) plus qu’honorable.

De toute façon, a-t-on déjà vu un mauvais Malick?

2. Le Petit Prince, Mark Osborne, sortie prévue le 7 octobre 2015

La célèbre histoire de Saint-Exupéry au cinéma. Animée en 3D, colorée à souhait. Rien à voir avec la série du même nom qui défile sur les ondes de Télé-Québec.

Œuvre d’une beauté et d’une qualité assurément exemplaires, Le Petit Prince est attendu depuis belle lurette. Osborne nous a servi Kung-Fu Panda en 2008, alors on lui fait confiance.

Il n’y a qu’à voir la bande-annonce.

3. In the Heart of the Sea, Ron Howard, sortie prévue le 11 mars 2015

Comme à son habitude, Ron Howard (Beautiful Mind, Rush) offre un long-métrage biographique, nécessairement dramatique. Cette fois, il nous emmène en mer avec un équipage prisonnier des vagues suite au naufrage d’un baleinier au XIXe siècle.

Ron Howard excelle dans le «d’après une histoire vraie». Surtout dans les larmes.

4. Peanuts, Steve Martino, sortie prévue le 16 décembre 2015

Après The Book of Life, Fox Family s’offre Peanuts, un film animé sur l’univers de Charlie Brown et compagnie.

Cette première annonce une utilisation douce – loin des Garfields et des Spongebob portés à l’écran – respectant l’écriture et le dessin coloré, mais humble, de Charles Schulz.

5. By the Sea, Angelina Jolie

Dernière chance pour Angelina après Ie quasi désastreux Unbroken? La «jeune» réalisatrice tente cette fois sa chance dans un drame romantique situé en France.

Tout un défi pour Jolie, qui se permet de jouer et de diriger à la fois. Brad Pitt et Mélanie Laurent font, bien heureusement, partie du projet.

Photo: hitfix.com

Vous devez tous être tannés au plus haut point d’entendre parler sans arrêt du film Mommy, de Xavier Dolan. Je vous comprends. Je m’auto-énerve en ce moment à commencer un nouveau texte à ce propos. Mais tout le blabla qui circule et se propage autour de ce film a raison d’être et, croyez-moi, on n’a pas fini d’en entendre parler. Il va nous servir de nouvelle comparaison, comme l’on s’est servi d’un certain film de Jean-Marc Vallée pour dire: «Ça faisait longtemps que j’avais pas vu un bon film québécois de même, pas depuis C.R.A.Z.Y.».

Hier, je suis allée voir le film (oui, un peu en retard, je sais) et je suis sortie de la salle légèrement dans les vapes sur un air familier de Lana Del Rey, plutôt ébranlée après ce que je venais de vivre. Mommy choque, émeut, fait rire, sourire, chanter – bref, il fait tout sauf nous laisser indifférents. Le trio Anne Dorval-Suzanne Clément-Antoine Olivier Pilon est complètement attachant. Les trois effectuent une performance des plus remarquables. Suzanne Clément, dans le rôle de Kyla, enseignante en sabbatique qui a vécu un mystérieux traumatisme la laissant bégayer depuis un bon deux ans, s’épanouit sous nos yeux au contact de la mère et du fils. Anne Dorval incarne Diane, ou pour les intimes Die, la mère-héro qui ne mâche pas ses mots, qui ferait tout pour son fils, qui voit en Kyla une amie et une aide. Et finalement il y a Antoine Olivier Pilon, qui interprète Steve, le jeune ado difficile à gérer, souffrant de maladies mentales multiples, qu’on pourrait résumer en un TDAH.

À première vue, ces trois personnages semblent incompatibles et leur amour mutuel, improbable, mais c’est à la suite d’une scène de révolte et d’explosion de colère de la part de l’enseignante coincée devant le jeune troublé qui nous laisse sans mots, dois-je dire, que l’on comprend qu’ils avaient simplement besoin de se rencontrer. Ce sont ces scènes dont je me rappellerai le plus en repensant à Mommy, les fois où la musique souvent présente s’évanouissait pour laisser place à un bruit sourd, un sentiment d’acouphène, tandis que les personnages se criaient l’un par-dessus l’autre, laissant la violence s’imposer en gestes ou en mots.

Une réalisation qui innove

Pourquoi un film en ratio 1:1? On ne se rend pas compte que ce cadrage nous étouffe, nous enferme, nous donne l’impression d’être pris dans une cage, jusqu’à qu’à ce qu’il s’élargisse et que tout prenne son sens. C’était Die, Steve et Kyla qui étaient pris dans une cage, leur liberté étant réduite. Dans les moments de pure joie, l’image remplie tout l’écran et on comprend le choix du cadre, très judicieux et d’autant plus beau. C’est la particularité numéro un de ce film, une première, une idée des plus originales et efficaces, même si certains pourraient trouver cela agaçant à la longue.

Encore un excellent film de Xavier Dolan, son plus marquant sans aucun doute et le plus réussi jusqu’à présent, j’en ai bien l’impression. Qu’importe l’âge que vous ayez, qu’importe que vous n’aimiez pas le réalisateur ou les acteurs, que vous n’alliez jamais voir de films québécois, vous ne pouvez passer à côté de celui-ci. Il vous fera changer d’idée, je vous l’assure, peu importe avec quelle idée vous partez.

Photo: Facebook

Œuvre cinématographique sans grande substance, Soyons flics apporte au public une légère dose d’humour sans tout de même les plier sur leur chaise.

Jake Johnson et Damon Wayans Jr. incarnent dans ce film américain deux hommes dans la trentaine qui accumulent les échecs dans leur carrière. En quittant une fête d’anciens camarades déguisés en policiers, Justin et Ryan découvrent que leur veste pare-balle et leur arme déchargée attirent l’attention des passants.

Être un flic, ça apporte quelques avantages : les femmes fantasment totalement sur la présence des deux agents de la paix et ces derniers gagnent le respect de tous, contrairement à l’habitude. «Même les flics pensent qu’on est de vrais flics.» C’est à partir de cette soirée que les immatures ont décidé de changer de carrière de façon illégale.

Le plaisir de faire partie du Los Angeles Police Department (LAPD) apporte aussi plusieurs aventures rocambolesques : danser nu pour un enterrement de vie de jeune fille dans un bar, fumer de la marijuana dans une voiture de police, se battre avec un Sumo dans un commerce cambriolé, etc.

Le plaisir disparaît lorsque le duo se met à dos de dangereux criminels. Ayant pour objectif d’arrêter Mossi, le chef de la bande, Ryan et Justin risquent leur vie et leur amitié en infiltrant une fête incognito et en jouant les héros jusqu’à la dernière minute.

Scénario sans profondeur

Le bémol est loin d’être le talent des acteurs, qui partagent l’écran avec aisance, mais bien la profondeur du texte. Nombreuses sont les répliques sans but et les rires ont été longs à se faire sentir dans la salle.

La longueur de la comédie devient agaçante après 1h30 de visionnement. Le réalisateur, Luke Greenfield, aurait pu couper quelques scènes inutiles.

Musique

La trame sonore de Soyons flics apporte au projet un vent de positivisme. Chaque moment marquant du long métrage est accompagné d’une piste sonore qui représente exactement la situation. On retrouve la populaire chanson I want it that way du groupe Backstreet Boy et l’ingénieuse pièce The Funeral du groupe Band of Horses pour la scène finale. Cette dernière se lie très bien au dénouement de l’histoire, où Mossi se fait arrêter et que nos deux imposteurs reprennent une vie normale, sans avoir de conséquence sur leurs actes (un peu invraisemblable).

Photo: Tumblr

Little Miss Sunshine. Pas croyable comment c’est bon.
Pas croyable que je n’ai pas écouté ça avant.
C’est incroyable.
Tellement que c’est pas croyable.
Pouvez-vous le croire?
Bref, je ris toute seule dans mon salon et ça fait ma soirée.

Le p’tit bout de texte en gras, c’est un statut que j’ai publié sur Facebook le 23 juillet 2014 au soir. Ben oui, je récupère l’un de mes statuts Facebook pour faire l’introduction d’un de mes textes. Enfin bref.

Quand je fais des statuts Facebook, je le fais pas pour «gosser» la planète Internet. Que ce soit pour faire sourire, pour instruire ou pour faire réagir, si j’apparais dans ton fil d’actualité, c’est que je pense que ça vaut la peine que tu entendes/lises/voies. Les statuts pas de but qui relatent la vie de Miss Bigoudis à la minute près, ce n’est pas ma tasse de thé. J’aime quand ça me permet de découvrir, quand ça me donne le goût d’agir et de réagir. En parlant de tasse de thé, je suis plus du genre thé Chaï latté en passant.

Si j’ai fait un statut sur le film Little Miss Sunshine, c’est que ça m’a virée à l’envers de tout bord, tout côté. Ça faisait un méchant bout que je n’avais pas ri de bon cœur en écoutant un film. En plus, c’était à Télé-Québec. Genre que la dernière fois que j’ai autant trippé sur un programme de Télé-Québec, c’était à cause de Cornemuse. Ne me jugez pas, merci.

Le visuel du film est pas possible: je suis accro à la Californie et aux Westfalia, alors voir un Westfalia qui roule sur une route de Californie, c’est pas croyable comment c’est beau. Mais ça c’est juste la surface. Croyez-moi, le contenu est aussi parfait que le contenant.

Les phrases naïves mais toujours pleines de sens de la petite Olive, qui viennent entrecouper les vies troublées des cinq membres de sa famille, sont toujours savoureuses. L’histoire de chaque personnage est lourde de sens et véhicule un message unique et ô combien porteur. Le message principal du film, il est tout simplement parfait. On peut toujours interpréter ce qu’on voit à notre manière, alors je vous laisserai trouver la vôtre.

Et je vous dirai pas la mienne.

«T’écris un article sur un film pi t’en parles à peine : c’est quoi l’affaire?»

Je te parle de mon expérience Little Miss Sunshine. Et de pourquoi tu devrais l’écouter. Je te donnerai pas tout cru dans l’bec. Si tu veux voir et comprendre, t’as qu’à écouter. J’suis juste le petit démon que te tease un peu pour te donner le goût de le louer et de pas attendre à Noël prochain pour le faire.

A noel, c’est tout le temps les mêmes films qui passent a la télé…Y pourrait peut-être changer…XD [sic]

L’affaire en gras juste au-dessus, ben c’est un statut Facebook que j’ai publié le 23 décembre 2009. Tant qu’à faire de la récupération, j’vais pas me gêner pour y aller à fond. Probablement l’une des pires archives de mon profil, et en plus, ça d’lair que je connaissais pas ça les accents dans le temps.

Bref, cinq ans plus tard, ce statut me permet tout de même de conclure un texte qui abuse tellement du mot «bref» que ça en devient «gossant», en m’adressant à Télé-Québec: si vous décidez de pimper la grille horaire de ciné-cadeau un de ces quatre, ben vous devriez inclure Little Miss Sunshine au programme.

Parce que ça m’a fait rire toute seule dans mon sous-sol un soir.

Et que ça pourrait avoir le même effet sur ben du beau monde.

Photo: Tumblr

Comme toute vraie fille, j’ai souvent versé bien malgré moi quelques larmes devant LA fameuse scène finale d’un de ces nombreux films d’amour rodés à la perfection. Des productions aux scénarios tragiques qui ne manquent pas de nous faire rêver en grandeur pour ensuite démonter le tout avec brio. Avec La vie d’Adèle, chapitre 1 et 2, la mécanique a toutefois quelque peu différé.

Même s’il est sorti le 9 octobre dernier, c’est tout récemment que j’ai découvert avec fascination le dernier long-métrage d’Abdellatif Kechiche. Et quand on parle de long-métrage, le réalisateur ne fait pas dans la demi-mesure : 2h50 de montage final, sur plus de 250 heures de tournage initial.

Bien que le film puisse d’abord être simplement vu comme l’interprétation de l’amour entre deux jeunes femmes ainsi que ses répercussions sociales, celui-ci va beaucoup plus loin que ça. Il représente plutôt un regard intimiste sur un amour plus grand que nature, tirant sa grandeur d’une simplicité déroutante.

L’histoire, à la base, reste assez classique : Adèle, jeune femme de 15 ans, s’interroge sur son orientation sexuelle. Jusqu’à ce qu’elle trouve la réponse chez cette jeune femme aux cheveux bleus croisée à maintes reprises : Emma. Une fois le destin provoqué s’ensuit la passion des esprits et des corps qui s’apprivoisent. Et on suivra le quotidien de cet amour passionnel qu’on verra peu à peu s’éteindre.

Adèle. C’est par celle-ci que le film prend toute son ampleur. Par l’accès inédit qu’on a aux états d’âmes de la jeune femme, personnage aussi fascinant que déroutant, qui habite le film du début à la fin par sa folie et sa fragilité. On la voit complètement transportée par un amour hors de sa portée, qu’elle se doit d’apprivoiser malgré tout. Et qu’elle verra bien malgré elle éteint par le quotidien et les disparités sociales, sous-thèmes du film représentant le vrai drame de l’amour, en 2014.

J’ai déjà pleuré en voyant les Tristan et Iseult, Roméo et Juliette et Jack et Rose de ce monde se perdre par la mort et la tragédie. Mais jamais autant qu’en voyant une relation s’éteindre par la disparition du sentiment amoureux, autrefois si fort, simplement tué par le temps et les aléas de la vie.

Et ces larmes-là étaient assumées.

Acclamé à maintes reprises et ayant raflé la Palme d’or au festival de Cannes, La vie d’Adèle, chapitre 1 et 2 est un petit bijou cinématographique à voir absolument.

Photo : Facebook

C’est officiellement le 22 novembre 2013 qu’Hunger Games : L’embrasement prenait l’affiche dans tous les cinémas. Le premier film ayant créé une frénésie incroyable, le deuxième devait se surpasser!

D’abord, nous retrouvons notre «couple» préféré composé de Katniss Everdeen et Peeta Mellark, les derniers vainqueurs de la 74e édition des Hunger Games. Ayant gagné les jeux ensemble, ils doivent faire perdurer leur amour devant les caméras, afin d’entamer la  Tournée de la victoire à travers les différents districts. (Pssst… Ils sont respectivement joués par Jennifer Lawrence et Josh Hutcherson.)

Toutefois, la révolte gronde. Le Président Snow, qui avait été humilié lors des derniers jeux, éprouve bien de la rancune envers Katniss. Rappelons-nous qu’elle avait décidé, à la toute dernière minute, de mourir en paix avec Peeta Mellark en avalant des baies mortelles. N’ayant aucun autre choix que de les sauver tous les deux, le Capitole a dû changer subitement la règle d’un seul vainqueur. Ainsi, le couple s’en est sorti indemne, alors que les juges du Capitole sont rapidement devenus la risée des spectateurs.

Dans Hunger Games : L’embrasement, le Président Snow compte bien faire payer à Katniss Everdeen ses gestes d’insolence et de provocation. Il voit dans cette 75e édition une façon de mener à bien son plan d’exécution. Selon la tradition, les Jeux d’expiation ont lieu tous les 25 ans. Ce sont des jeux spéciaux qui marquent un changement dans les règles. Cette fois-ci, Snow décide de recruter des tributs hors du commun : les anciens vainqueurs. À l’annonce de cette nouvelle, Katniss s’effondre, étant la seule fille de son district à avoir gagné les Hunger Games. Certaine d’y prendre part, elle anticipe les jeux avec inquiétude, n’étant pas persuadée de les remporter cette fois-ci…!

Ce que j’en pense…

Bon. Il faut dire que je ne suis pas vraiment objective. J’ai en ma possession le DVD du premier Hunger Games, ayant été moi aussi envoûtée, et j’ai fait la file interminable au cinéma pour visionner le deuxième à sa sortie. Je l’attendais depuis 17 mois quand même!

Par ailleurs, toutes les critiques semblent converger dans le même sens. «Excellent», «Meilleur que le premier !», «Bravo». Je ne suis donc pas la seule à le penser! Un rebondissement n’attend pas l’autre ; on sent la fébrilité dans l’arène et on la vit au maximum. L’angoisse est à son comble, tout comme la fin qui nous laisse dans un suspense absolu. Avis aux fans, La révolte – Partie 1 devrait être présentée au grand écran à compter du 26 novembre 2014.

De plus, visuellement, ça vaut le détour les filles! Vous serez charmée par les belles pièces d’hommes qui figurent dans le film  Pour jouer à vos côtés, qui choisiriez-vous entre Liam Hemsworth, Josh Hutcherson ou Sam Claflin? Choix difficile, non? On peut dire que Jennifer Lawrence est très bien entourée, chanceuse!

Photo: Tumblr