équilibrée

Après la pluie le beau temps qu’ils disent ? Pis après le beau temps, de retour la pluie et puis de retour le beau temps, mais à nouveau des nuages ah et puis une percé de soleil.

 

Une météo aussi stable que celle du Québec.

Ça, c’est leur réalité.

Vivre avec quelqu’un présentant des symptômes de bipolarité c’est pas toujours facile.

 

Parfois je l’avoue on se sent triste pour eux.

On se sent mal de les voir souffrir, de tomber si bas pour remonter si haut, plus haut que les nuages, vers l’infini et plus loin encore !

Parce que c’est ça : l’infini n’est qu’un concept illusoire, les limites semblent trop loin pour être prises en compte tout est possible et rien ne peut les arrêter. Rien, seulement eux. Jusqu’à ce qu’eux même ne cessent d’y croire et que tout tombe aussi creux que creux.

 

Mon père nous a déjà confié se voir comme un funambule.

« D’un jour à l’autre le filet qui avait en dessous de mes pieds n’existe plus, c’est à ce moment-là que je panique, que j’ai peur de tomber pis que j’ai peur du vide ».

En parlant avec d’autres gens souffrant de cette maladie, on comprend mieux.

« Tu te sens invincible, pis à un moment donné tu retiens ton souffle parce que t’as peur. Tu te rends compte que tes rendu trop loin dans tes folies pour oser regarder en arrière ».

Puis au contraire quand ça va bien, ÇA VA BIEN ! Tu leur gueulerais à plein poumon à tous ceux qui osent se mettre sur ton chemin : « ARRÊTEZ D’ESSAYER DE PETER LE PARTY ! »

« Pourquoi ils essaient de me mettre des bâtons dans les roues ? Ils ne comprennent pas. »

« J’ai de l’énergie, j’ai des idées, j’ai envie de vivre et d’être spontané ! Il est où le problème ? »

Le problème il est là. Toujours too much.

Toujours trop intense.

Et ils n’aiment pas ça entendre ça.

 

–t’es donc bin intense ?

–je ne suis pas intense, juste de bonne humeur. (De bonne humeur et envie de dépenser toutes tes économies des dernières années pour un nouveau télescope vue sur kijiji ?)

Ça sonne drôle comme ça hein ? Mais pourtant ils souffrent.

On en souffre tous.

 

On a tous des échos de ce qui se passe entre leurs deux oreilles.

Avec les années, le quotidien avec mon père je vois ça comme un parc d’attractions, un genre de fête foraine.

Cette fête on y est tous. Ses enfants, sa famille, ses collègues, tout le monde, mais à différent degré.

Et quand ça part, attachez-vous bien !

Parfois il est relax, on est comme dans le carrousel et puis un coup de vent et on embarque dans la montagne russe. C’est malgré nous et c’est frustrant parce qu’on s’y retrouve sans avertissement.

 

On s’accroche.

On n’a pas le choix de s’accrocher parce qu’on l’aime et on ne veut pas qu’il affronte la descente tout seul.

La descente parlons-en ! Contrairement à la montée, ça ne monte pas aussi lentement. C’est pas mal moins drôle aussi. Rendu en haut, au dernier clic mécanique de la structure on se rend compte que ce ne sera pas une descente sécurisée comme au parc d’attractions, on réalise que le bas on le voit pas, notre siège est soudainement moins stable et puis on file sans avoir le temps de prendre un dernier souffle. Accroche-toi, fais juste t’accrocher.

 

Pourtant, je ne trouve pas que c’est le moment le plus difficile… Pour moi ce moment-là est un peu un soulagement, c’est là que le dialogue devient possible.

Avec le temps on devient plus attentifs aux signes.

Avant une grande montée on le sent, on le sait ça s’en vient. On se prépare du mieux qu’on peut, mais on dirait qu’on est jamais assez préparés.

On le sait que ça s’en vient, il commence à parler parler et parler. Ses lèvres sont plus volubiles ses pensées plus rapides que tout ce qui peut se passer dans une tête. On tente de suivre du mieux qu’on peut, mais y’a pas de manuel pour nous guider, malheureusement.

 

J’ai maintenant 21 ans.

J’ai pris conscience de la maladie de mon père il y a seulement que quelques années. Avant, je pensais que c’était normal d’avoir un cochon vietnamien pendant 2 mois, de s’acheter 3 vélos (quand on n’a jamais fait de vélo) ou de changer d’emploi aussi souvent… Je pensais que tout était normal et que mon père était simplement spontané.

Je me rends compte que mon père souffre tout simplement.

Un matin, cette semaine, j’ai reçu un texto provenant de ma mère :

« Ton père a demandé de voir un médecin. »

Ça aura pris quelques années, quelques écorchures, des cris, des larmes pour en arriver à cette décision.

Une étape qui mettras fin à ta souffrance, et à la nôtre aussi.

 

Bonne chance papa.

 

Source de l’image: Weheartit.com

– Qu’est-ce que tu veux faire plus tard ?

– Plus tard quand ?

– Je veux dire une fois adulte, après tes études ?

J’ai 20 ans et j’ai de la misère à imaginer ce que je vais manger pour souper ce soir. Est-ce que je vais me faire un bon repas de tartare au saumon et au bœuf ou est-ce que je vais me faire livrer une bonne poutine bien grasse dans le confort de mon salon ? Je ne le sais même pas. Pourtant, le souper, c’est dans à peine 5 heures. Maintenant, tu me demandes de te décrire mon plan de vie détaillé et à l’échelle pour quelque chose qui ne se produira même pas dans une semaine ? C’est loin, c’est clairement trop loin.

Je ne peux même pas prévoir si je vais avoir envie de sortir jeudi ou vendredi soir avec mes amis. Ah non, ça, en fait, je peux le prévoir, mais ça, c’est une exception. Le point étant qu’on nous demande sans arrêt de penser au futur, de se projeter de l’avant et de savoir ce que l’on va « faire dans la vie ». Où on va être dans 5, 10 voire même 30 ans ? Ne pensez-vous pas que ce temps-là est révolu, voire démodé ? Le temps de nos parents et des vieux de la vieille où avoir un job stable était signe de réussite. Un signe de réussite professionnelle peut-être, mais est-ce également synonyme de réussite sociale, d’épanouissement et d’accomplissement en tant qu’individu ? On se croirait en cours de philo, hein ? Et pourtant, ces questions méritent, à mon sens, qu’on leur prête une attention, ne serait-ce que le temps de finir la lecture de mon article.

La réussite ne repose pas sur l’argent, c’est d’ailleurs pour cette raison que je me demande à quoi bon nous demander ce que l’on fera plus tard ou quel job on aura. Au lieu de me demander ce que je ferai plus tard, ou encore où je me vois dans x nombre d’années, demande-moi plutôt si je suis heureuse, si je me sens bien, si j’arrive à trouver un équilibre entre l’école, le travail, les amis. Demande-moi qu’est-ce qui me fait du bien et ce qui me rend heureuse et demande-moi ce que j’aime réellement, si j’ai une passion, quelque chose qui me tient en vie et qui me donne envie de me lever le matin.

À partir de ce moment-là, on laissera les banalités de côté et je te promets : on aura une vraie conversation qui durera pas mal plus longtemps que : « Bof, j’sais pas, on verra… »

La fille que tout le monde connaît, celle de tous les jours, elle est confiante et fonceuse. Elle se lance corps et âme dans de nouveaux projets. Elle poursuit ses rêves et on croirait presque qu’elle ne jette jamais de regards en arrière, qu’elle ne regrette rien. Tout semble lui réussir et ça en devient presque énervant.

Elle s’implique, étudie et rigole avec ses amis. Mais la fille à carapace, sous son bouclier, a peur que son implication ne la mène pas là où elle voudrait. Elle s’inquiète de ne pas être à la hauteur des attentes. Elle rit pour cacher sa nervosité.

La fille à carapace, elle te dira toujours que tout va bien. Ses émotions sous terrées sous sa coque. Rares sont les personnes qui la connaissent totalement, car elle tient à ses secrets. Elle chérit cette façade de fille indépendante, parce que c’est plus simple. Plus simple que d’avouer qu’elle a parfois peur de l’échec. Ou de l’amour. Ou de ses rêves.

L’amie à carapace a un don pour éviter les questions trop intrusives. Avec le temps, elle a développé plusieurs techniques pour se sortir de situations dans lesquelles elle se sent inconfortable. Inutile de la brusquer en tentant de lui tirer les vers du nez, elle rentrera dans sa coquille si vous vous faites trop insistant. Sa confiance se mérite et, au fil du temps, ses confidences viendront au compte-gouttes.

Attention à ne pas prendre le silence et les secrets de la fille à carapace comme un manque d’honnêteté. Son jardin secret, elle le cultive plutôt par pudeur. Elle ne veut pas que ses états d’âme ou que ses échecs soient la source de cancans. Ses déboires et ses émotions en montagnes russes, elle préfère les affronter en solo.

Chère fille à carapace : sache que sous ton armure, tu es resplendissante. La vie n’est pas une partie de poker, tu peux te permettre de dévoiler ton jeu. Enlève ta cuirasse et montre au monde la flush royale qu’est ta personnalité, peurs et faiblesses incluses.

Source : www.weheartit.com

J’ai 21 ans et déjà, mon fil d’actualités Facebook est inondé de petites frimousses plus craquantes les unes que les autres. C’est, oui, très mignon, mais tellement effrayant à la fois.

Je ne peux pas croire que je suis encore et toujours la jeune fille d’à peine 5 pieds qui court tous les matins (dans le stationnement – détrompe-toi, je ne m’entraine pas) pour se rendre au boulot, avec un chignon sur la tête (je ne sais pas si on peut dire « sur », parce que souvent il tangue dangereusement vers la gauche), le café à moitié renversé (probablement parce que je cours tout croche), pendant que plusieurs de mes amies sont en train de s’occuper d’un petit poupon. J’ai encore de la difficulté à gérer mon emploi à temps partiel et mes études en même temps. Il suffit d’un rendez-vous chez le dentiste dans ma journée off pour me désorganiser complètement (à deux cheveux du bacon par terre, juré craché.)

J’ai besoin de temps pour moi. Pour écouter mes séries en pyjama toute la journée. Collée avec ma doudou et/ou mon chum. Parce que, oui, je traine une vieille doudou, alias guenille, tapis de bain et serviette à vaisselle, tellement elle est usée et pleine de trous.

Je me vois donc très mal trimballer ce bout de tissu et un bébé en même temps. Je sais que certaines mamans n’avaient drôlement pas prévu avoir un enfant si tôt (ma propre mère ne m’avait pas planifiée du tout) et d’autres avaient une envie folle d’en avoir un tout de suite. Personnellement, je me dis que j’ai hâte d’être arrivée au point où je me sentirai prête physiquement et surtout mentalement à partager le reste de ma vie avec un autre petit être humain.

Je crois que j’ai une passion pour les enfants. J’en ferai même mon métier en enseignant au primaire. Dès que j’en vois un entrer dans la boutique où je travaille, je m’accroupis tout de suite pour lui parler avant même d’aborder ses parents (dont je me fous complètement dès l’instant où je vois les joues toutes roses d’un bébé). Je les trouve fascinants, magnifiques et uniques. Je sais que je m’épanouirai pleinement à leurs côtés tout au long de ma carrière. J’ai déjà choisi les noms que j’aimerais donner à mes enfants, j’ai évalué si mon chum ferait un bon père un jour (score : 100%, il serait p-a-r-f-a-i-t!) et je me surprends à me demander à quoi ressemblera ma fille. Oui, c’est probablement très quétaine et très intense mais je l’assume complètement.

Je me permets d’avoir hâte à ces moments-là, mais aussi de profiter du présent. Parce que même si je me vois déjà avoir un petit bedon tout rond, je ne serais pas prête à diviser en deux le temps que j’ai en amoureux, à apprendre à cuisiner comme une maman (shame on me) et à espérer les moments seule à la salle de bain.

Bref, chapeau à mes amies maman je vous trouve remarquables et un exemple vivant de courage. Pour ma part, je vais me contenter de finir mes études et d’avoir les yeux remplis d’espoirs et d’étincelles quand j’apercevrai vos bambins sur mon écran.

Source : pixabay.com

Je l’ai rencontré un soir de novembre que j’étais à moitié saoule et que je l’écoutais à moitié. C’était après un show, mais pas le sien. On buvait d’la bière, moi une rousse je pense. Je parlais à 5 personnes en même temps, mais c’était lui le plus proche, y’était assis à ma gauche.

J’avais l’impression d’avoir un peu plus chaud à chaque fois qu’il me souriait, même si j’avais en tête le chanteur du groupe du spectacle ce soir-là. Fai’que j’ai pas sauté sur lui comme j’aurais peut-être dû. Il me demandait comment on allait changer le monde pis en quoi j’étudiais pis je le trouvais original dans ses sujets de conversation. Je savais qu’il était plus jeune que moi, mais j’voulais pas savoir de combien d’années. La conversation à six s’est transformée en conversation à deux sans que je m’en rende compte. Il me regardait dans les yeux pis j’aimais ça. Il avait sans doute deviné qu’un gars qui me regarde dans les yeux, ça me turn on un peu. Nos genoux se touchaient, pis je me suis accotée les deux coudes sur la table pour être plus proche de lui.

On a fini par se regarder sans rien dire, y’a sourit du coin de la bouche puis j’ai baissé le regard. Puis je l’ai regardé de nouveau. Je savais pas ce qu’il se passait autour de nous, jusqu’à temps qu’un plateau de shots nous sépare de force pis que les personnes autour de la table s’enthousiasment à (presque) nous forcer d’en prendre.

Y’avait des cheveux bouclés pis ça me donnait le goût de me réveiller à côté de lui le lendemain matin. Ça c’est pas passé parce qu’il devait partir tôt… Et que j’ai eu la langue du chanteur qui se frottait à la mienne en fin de soirée. Je sais pas si c’était un mauvais choix, parfois ça arrive ces affaires-là sans qu’on le prévoit.

Trois mois après le band du gars-aux-cheveux-bouclés commençait à se faire connaître pis je voyais des flyers de lui dans les cafés de la ville. Il m’écrivait encore pis on s’écrivait souvent qu’on voulait se voir sans vraiment faire de plans pour que ça arrive. On aimait ça vivre dans nos fantasmes, probablement.

Maintenant on s’écrit moins, mais on like encore nos photos sur Instagram. Et un like régulier, ça veut toujours dire quelque chose. Et j’espère que ça veut dire qu’un jour, j’vais finir par me réveiller à côté de ses cheveux bouclés.

Source : weheartit.com

Avec le gros Soleil et la chaleur qu’on a eue cet été, difficile de délaisser ses lunettes fumées et sa crème solaire quand vient l’hiver, surtout au Saguenay quand y fait moins quarante. Pour certaines personnes, cet adaptation est plus dure que pour d’autres et elles se retrouvent lentement coincées dans le phénomène de la dépression saisonnière.

Pour commencer, il faut savoir qu’est-ce que la dépression saisonnière. C’est l’absence ou l’abus de lumière durant les différentes saisons qui vient déranger le moral des gens, surtout chez les adultes. Pour combattre cette maladie (parce que oui, ç’en est une), voici quelques trucs pratiques à essayer si tu es atteints par les écarts subites de température.

1. Se tenir occupé

La dépression survient lorsque nous sommes inoccupés et l’hiver est la période la plus à risque pour cela. Le truc est d’avoir un projet à court ou long terme, comme lire un livre ou peindre une toile. De cette façon, notre tête est occupée à créer plutôt qu’à se morfondre sur notre vie pitoyable et ennuyante.  

2. Sortir dehors

La meilleure façon de combler le manque de lumière n’est certainement pas de s’enfermer dans sa chambre et regarder les dépliants de voyage (que tu n’as sûrement pas les moyens de te payer). Il faut bien sûr t’exposer au soleil en prenant une marche ou simplement s’asseoir sur le balcon en sirotant un thé ou un café bien chaud. La luminosité du soleil vient éveiller les sens et revigore le corps d’énergie de façon à ce que notre lit ne soit pas la seule chose attirante sur la Terre.

3. Profiter de la saison

L’hiver est probablement la saison la plus détestée pour plusieurs personnes inactives. Au contraire, il faut savoir l’apprivoiser et profiter de tout ce qu’il a à offrir. Le ski, la pêche sur glace, la motoneige ou encore la raquette peuvent être des solutions bien efficaces au dédain du froid. Pour finir la journée, un bon chocolat chaud vient réchauffer les petits pieds gelés: et voilà, une autre journée de passée!

Après avoir essayé tout ça, si vraiment vous n’êtes pas convaincu, les traitements médicaux sont aussi une option.

J’ai dit « sentiments » au pluriel, mais je parle plus de « sentiment » au singulier.

Le gros sentiment, t’sais. Celui qui te donne un frisson dans le dos jusqu’en arrière de la tête. Celui qui te fait regarder dans le vide et sourire. Celui qui te rappelle des souvenirs de la veille en plein après-midi.

S’ennuyer des sentiments, c’est dangereux. Faut être conscient qu’on s’ennuie des sentiments pour une bonne raison : ils sont rares. C’est pas en se jetant aux pieds du premier venu (ou deuxième, ou troisième) que ce sera les bons sentiments. Ou qu’ils seront réciproques. Ou qu’ils seront vrais. Les gros sentiments, c’est difficile à expliquer comment on fait pour les trouver. C’est souvent du hasard, sûrement. Même si j’crois pas à ces affaires-là.

Les grands sentiments, ils sont difficiles à trouver. C’est pour ça qu’ils ont une aussi grande valeur. Si on trouvait un billet de cent piasses à chaque coin de rue, être « riche » voudrait pas dire grand chose. On n’envierait pas autant les personnes fortunées parce qu’elles peuvent s’acheter des trucs qu’on ne peut se permettre, genre des meubles d’ailleurs que chez IKEA pis du champagne à tous les jours. Si j’étais riche, j’aurais une coupe de champagne chaque jour. À la place, on s’achète du mousseux dans les bars pis on se croit fancy. Si on trouvait des vingt piasses dans toutes nos poches de manteau, on n’envierait pas autant ces millionnaires. Parce qu’on serait facilement aussi riche qu’eux.

Ta fréquentation du moment qui refuse de se mettre en couple, c’est ta bouteille de mousseux. Tu te contentes au lieu de vouloir les vraies affaires. Même si t’aimes ça, tu sais que tu pourrais avoir mieux, avoir plus.

La personne qui t’envoie des messages textes seulement après minuit, c’est ton meuble IKEA. Tu sais que ça va faire l’affaire, mais, qu’éventuellement, tu vas devoir avoir mieux.

Les personnes bien fortunées, ils ont souvent travaillé fort pour avoir ce qu’ils ont. Quelques-uns parmi eux l’ont peut-être eu tout cuit dans l’bec, vous m’direz, mais ils sont plutôt rares ceux-là. Ceux qui savent vraiment la valeur de l’argent, ce sont ceux qui savent bien l’investir.

Je t’ai fait des comparaisons (de marde) pour que tu comprennes tout ce qui t’entoure. Pour qu’on arrête un peu de jeter notre argent par les fenêtres. Pis qu’on arrête de courir après des personnes qui n’en valent pas la peine.

Économise(-toi) un peu.

Oui, vous avez bien lu. Comme la plupart des gens, vous  devez être confus et surpris qu’une jeune femme de 19 ans vous annonce qu’elle ne rêve pas de donner la vie.

Je sais depuis que je suis toute petite que les enfants ne m’attirent pas particulièrement. J’ai gardé, j’ai fait plusieurs activités en lien avec les plus petits, mais c’est difficile à expliquer… Je ne trouve pas le souhait d’avoir un ou une mini-moi.

Lorsque j’en parle, j’ai droit à des réactions du genre: « Tu es bien trop jeune pour prendre cette décision-là. », « Quand ce sont tes enfants, ce n’est pas pareil! », « C’est égoïste de ne pas vouloir donner la vie. »

Égoïste? Au contraire, ça fait longtemps que j’y réfléchi. Je me demande si on DOIT avoir des enfants pour faire plaisir et faire comme tout le monde.  Je ne pense pas être trop jeune pour y penser non plus. Il a quand même fallu qu’à 16 ans je choisisse ce que je voulais faire dans la vie. C’est une aussi grosse décision…

J’ai d’autres priorités présentement. J’en ai marre de voir des gens déclarer qu’ils ont hâte d’être à la retraite pour enfin « vivre » leur vie. Une fois retraités, ils auront travaillé plus de 40 ans. 40 ans avec une routine. Ça peut paraître égoïste, mais moi, j’ai envie de vivre et ce, avant 40 ans de travail acharné. J’ai envie de profiter de chaque jour de ma vie. Je veux poursuivre mes rêves les plus fous, visiter les plus beaux endroits.  Et surtout, je ne veux pas être une mère absente. Je suis une passionnée, une fille qui se donne à fond dans tous ses projets.

Combien de fois avez-vous entendu quelqu’un dire : « Je rêvais de ça quand j’étais petit, mais j’ai eu des enfants et j’ai dû abandonner » ?

Je ne veux pas être ce genre de personne.

Pourquoi faut-il, encore en 2016, avoir absolument des enfants, construire une famille? C’est le seul moyen d’être heureux, c’est ce que vous  me dites? Pourquoi juger quand une femme dit que les enfants ne l’intéressent pas particulièrement ?

Je ne me considère pas comme égoïste. Ce que je trouve égoïste, ce sont les parents qui n’offrent pas une bonne qualité de vie à leurs enfants, ou encore, des parents qui sont absents.

Finalement, ne vous en faites pas, je ne serai pas une femme à chats. Quoique…

PS: À tous ceux qui ont des enfants ou souhaitent en avoir, je vous respecte et je vous admire particulièrement.

Photo: theluxuryspot.com

Je vous ai remarqué il y a quelques jours. Vous vous promeniez en talons hauts avec une grâce dont je n’aurais pu que rêver! Vous portiez un legging noir et une robe. Ça vous allait bien. Vous vous promeniez, sourire aux lèvres dans ces allées pleines de gens et de produits à essayer, mais vous étiez là.

J’avoue avoir été surprise lorsque j’ai aperçu votre visage légèrement maquillé, affichant un sourire radieux. De dos, je voyais une femme, mais de face, c’était un visage d’homme qui me souriait. Un visage bienveillant et amical.

J’ai aussi vu tous ces regards, toutes ces personnes qui ne savaient pas comment réagir et tous ces gens qui évitaient de croiser vos yeux. J’ai même entendu des choses terribles à votre sujet. Je n’arrivais pas à croire que c’était encore possible en 2016 et j’étais triste pour vous.

Puis, vous m’avez dit bonjour, un bonjour solide et assumé qui m’a époustouflée. J’étais renversée de voir à quel point vous étiez sûr de vous. Malgré tout ce qu’on disait sur vous, vous étiez là, confiante, jolie et prête à affronter les regards!

Que vous aimiez vous habiller en femme, que vous soyez réellement une femme à l’intérieur de vous, ça n’a pas d’importance pour moi. Je vous ai trouvé belle parce que vous étiez confiante, parce que vous faisiez face au monde et parce que vous ne vous cachiez pas.

J’y repense et vous me rendez fière. C’est une leçon que vous propagez en vous montrant ainsi vêtu. Vous refusez de cacher ce que vous êtes réellement; une femme qui s’assume et qui n’a plus peur. Je voudrais que plus de personnes aient la force et le courage de s’afficher, rien que pour affaiblir le lourd poids du secret qui repose sur leurs épaules.

Je voulais simplement vous le dire et mentionner au passage que vous avez votre place, peu importe ce qu’on en dit.

Vous êtes une des couleurs de l’arc-en-ciel de la diversité et vous êtes très belle.

Photos: WeheartIt