danse

Après un an d’absence, la 3e édition de l’Événement mode s’est déroulée le 25 mars dernier grâce à Anabelle St -Pierre et Maude Laroche du Cégep de Jonquière. Elles ont eu l’initiative de s’impliquer dans leur milieu scolaire afin d’acquérir de l’expérience en organisation d’événements. Désormais, elles aimeraient passer le flambeau aux étudiants de première année collégiale pour l’an prochain.

L’événement mode n’aurait pu avoir lieu sans l’implication d’Anabelle et Maude, mais aussi l’aide de leurs comités, composés de Frédérique Allard, Matilde Delbrassine, Annabelle Maheu et Alison Giguère. La somme amassée lors de cette soirée sera remise à la fondation Véro & Louis, qui finance la construction d’une première maison adaptée pour les adultes autistes âgées de 21 ans et plus.

La soirée a commencé par un cocktail de bienvenue qui donnait l’eau à la bouche ! Des petits gâteaux, un bar à bonbon et un cidre de pomme, rien de mieux pour bien débuter la soirée. À 19h30, les portes de la salle François-Brassard se sont ouvertes pour laisser place au défilé. Je ne peux m’empêcher de souligner l’incroyable travail des animateurs, qui nous ont fait rire et qui nous ont surpris avec leurs tenues telles qu’une robe ou tout simplement, en caleçon… Il fallait y être pour comprendre !

Le défilé s’est déroulé sous forme de chorégraphies de danse. Elles ont été conçues par Megan Ouellet Lamontagne, Gabrielle Savard-Dion, Patricia Roussel-Boivin, Noémie Tremblay et Frédérique Marcoux. J’ai apprécié le concept puisque ça nous permettait de bien examiner les tenues sur tous les angles et les chorégraphies étaient vraiment magnifiques. J’ai également aimé qu’il y ait autant d’étudiants qui se soient impliqués pour jouer le rôle d’un mannequin d’un jour. Les étudiants étaient habillés par les magasins Homies, Amnésia, Sirens, Vincent d’Amérique, Suzy Shiers, RW & CO, Maison de Quartier, Cendrillon en folie, Boutique Marie-Josée et Mode Choc. De plus, j’ai été surprise du travail des gars qui ont dansé sans gêne et avec un grand sourire. La chorégraphie des hommes torse nu a également beaucoup fait réagir la salle !

La somme amassée sera confirmée sous peu, mais selon la vente de billet, elles ont dépassé leurs attentes ! Désormais, serez-vous ceux qui prendront le flambeau ? Maude Laroche et son équipe demeureront disponibles pour soutenir les premières années qui désireront s’impliquer dans cette belle aventure pour la prochaine édition !

Crédit photo : David-André Coronel

Au début, je trouvais qu’aller au fameux bar de danseuses de Jonquière le «JR» serait une expérience cocasse. Que ça serait divertissant. Je n’y avais pas vraiment pensé, tsey. Jusqu’à-ce que je réalise que l’industrie de la danse sexuelle n’a rien de comique du tout et que c’est révoltant sans bon sens.

On l’oublie parfois, mais c’est un domaine qui est très présent encore dans le monde. C’est peut-être parce que c’est caché ou parce qu’au Saguenay, y’en a pas à tous les coins de rue, mais je ne comprends pas pourquoi encore en 2016, c’est aussi populaire et qu’autant de femmes s’y contraignent. Plusieurs réactions se mélangent en moi en y pensant, du dégoût envers les clients jusqu’à la pitié et à l’incompréhension du motif pour les danseuses. Sincèrement, je ne sais pas combien de fois j’ai pensé au mot «dégradant», pendant la soirée. J’ai compilé les aspects qui m’ont le plus dérangée, lors de ma visite au bar le JR :

Beauté, souris, un peu.

On les voit danser, une après l’autre, avec l’indifférence étampé dans face. Elles sortent de «scène», cherchent désespérément un client dans le bar qui aimerait bien payer pour un p’tit 15 minutes en leur compagnie. Jamais une lueur de plaisir ne s’y échappe. Comment peuvent-elles continuer tous les jours dans ce manque de joie de vivre?

Petite, grande, avec ou sans sein.

Après avoir vu «l’éventail» des danseuses, on peut voir qu’il y en a pour tous les goûts. J’ai détesté avoir l’impression que ces hommes magasinaient les femmes, comme s’ils feuilletaient un catalogue. «J’vais te prendre le modèle dans le blanc, taille médium!»

Une p’tite danse? 20$, s’il vous plait.

J’ai eu bien de la misère à concevoir qu’un «prix» pour ces choses-là pouvait être préétabli, et surtout aussi bas. C’est tu vraiment ce que vaut une femme, 20$? Techniquement, une femme ne devrait en aucun cas avoir un prix étiqueté. Même 800 000$ serait un montant inacceptable, sans aucun doute.  

Regarde de loin mon homme, avec une bonne bière.

Pendant que ces femmes les «tease» tranquillement pas vite, en enlevant progressivement leurs petites tenues, jusqu’à en devenir complètement nues, j’étais répugnée de voir ces hommes, leur portefeuille pas trop loin, à juste les regarder comme si c’était normal. Je ne comprends pas comment ils font pour vivre avec sur la conscience qu’à cause d’eux, ce commerce fonctionne toujours, que des milliers de femmes se rabaissent à leurs fantasmes. On s’entend, si les hommes se mobilisaient tous ensembles et qu’ils ne mettaient plus les pieds dans ces endroits, l’industrie ferait faillite pour de bon. C’est parce que c’est populaire que ça existe encore. Il y a une loi en économie qui dit : pas de demande, pas d’offre!

«Come on» les gars, on essaie de rendre les femmes complètement égales aux hommes depuis plusieurs années, trouvez-vous d’autres moyens de vous satisfaire, à go.

Genre, GO. MAINTENANT.

Pendant ma semaine de mi-session, j’ai essayé de comprendre les rouages de la danse contemporaine. La fille aussi flexible qu’un manche à balai et qui pensait que «contemporaine» constituait simplement une section hors de prix chez Simons, s’est donné la swing pour aller explorer ce qu’elle ne connaissait pas du tout. J’ai fait mon baptême au spectacle de Memory Palace, organisé par Tangente, le laboratoire de mouvements contemporains de Montréal. Tant pis, tango.

Je me rends à la Fonderie Darling le samedi du spectacle sans encore saisir ce que représente vraiment la danse contemporaine. La chorégraphe de Memory Palace, Dorian Nuskind-Oder, me donne alors sa propre définition de cet art : «un champ d’expérimentation qui implique la danse dans toutes ses formes (ballet, postmodernité, folklore) et qui constitue une recherche sur la façon de partager une chorégraphie avec le public».

Ce style ne s’inscrit donc pas seulement dans la danse qui évolue en ce moment, à notre époque : elle englobe aussi une vision unique et très personnelle des mouvements, du corps et du lien avec les spectateurs. Ouin. Ça reste un peu flou.

Le directeur général de Tangente, Stéphane Labbé, m’a confié lors d’une entrevue téléphonique qu’il existe encore beaucoup de préjugés à l’égard de ce type d’interprétation artistique et que certains pensent que c’est «incompréhensible, voir même  inaccessible».

La chorégraphe de Memory Palace, Dorian Nuskind-Oder, croit quant à elle que tout le monde est en mesure d’y trouver son compte : «Il y a des films que les gens ne comprennent pas, comme il y a des danses qu’ils ne comprennent pas. Ça reste qu’il y a beaucoup de danses accessibles, on a tous un corps, une vie sensorielle, je pense qu’avec une certaine ouverture à l’expérience on peut trouver une façon de connecter avec ce style».

Ma vie sensorielle et moi nous sommes dirigées vers la salle, qui constituait un immense hangar très éclairé, mais peu meublé. Le minimalisme par excellence : des tabourets pour les spectateurs, deux bancs pour les danseurs.

Et là, je me permets de réitérer le fait que je ne connais rien en danse, que j’en ai fait quand j’avais six ans et que j’ai accroché mes chaussons depuis. Je replongeais maintenant dans le bain avec un spectacle spécial, unique et expérimental. Je. N’étais. Pas. Prête.

Je ne vous dirai pas si le numéro était bon ou mauvais. Je ne vous énumérai pas les erreurs de mouvement ou d’alignement des danseurs, simplement parce que je n’y connais rien.

Ce que je peux vous avouer de mon expérience de Memory Palace, c’est que c’était captivant. Trois danseurs ont su retenir mon attention, malgré l’absence de musique et d’éléments de décor. J’ai remarqué la capacité des danseurs à transmettre des émotions et à user de leur respiration, de leur voix et de leur corps pour combler le vide musical. J’ai aimé qu’ils me demandent de fermer les yeux un moment dans la représentation pour tenter quelque chose de nouveau. En fait, j’ai trouvé ma propre définition de ce représente la danse contemporaine grâce à Memory Palace.

Je ne vous cacherai pas que j’aurais préféré maîtriser un peu les composantes de la danse contemporaine pour apprécier l’ensemble de la représentation, car il y avait des moments où je ne comprenais pas entièrement ce qui se passait et pour une fille orgueilleuse comme moi, ce n’est pas facile… La complexité des mouvements m’échappait parfois. Oupsi.

Bref, mon baptême s’est concrétisé. Je suis entrée dans un univers qui m’était complètement étranger, mais j’ai apprécié la pièce qui s’offrait à moi. Si je le peux, tu le peux!

Je te laisse le site de Tangente juste ici (http://tangente.qc.ca/), parce que leur riche programmation de spectacles pour 2016 te donnera probablement le goût de te lancer dans l’expérimentation à ton tour.

N’oublie pas d’amener ta vie sensorielle, c’est important!

Source image : Wikipedia

J’adore la chanteuse australienne Sia. J’adore sa voix, ses textes, sa musique, sa façon d’être. Alors dès que le fameux vidéoclip pour la pièce Elastic Heart est sorti,  je me suis empressée d’aller le voir, car je savais très bien que ce ne serait pas un cinq minutes perdu. D’autant plus qu’il met en vedette la jeune danseuse Maddie Ziegler, qui a déjà collaboré avec Sia pour la vidéo de la chanson Chandelier et qui m’a complètement jetée à terre. 

Et j’ai à nouveau été ébranlée. C’est plutôt rare que je regarde des vidéos de musique du début à la fin parce que c’est plutôt rare qu’il y en ait qui captent assez mon attention pour que j’ai envie de les visionner. Mais il n’a fallu que quelques secondes à Elastic Heart pour me charmer. Et j’ai dû passer un long moment de silence lorsqu’il s’est interrompu pour m’en remettre.

Oui, cette vidéo a fait parler, mais certainement pas pour les bonnes raisons.

Et comme Sia l’a dit en entrevue, le but n’était pas de déranger, mais plutôt de créer une émotion.

Qualifier le clip de «pervers» et «pédophile» ou encore «dégoûtant», c’est s’arrêter à la première image, ne pas tenter de comprendre l’histoire cachée derrière et ne pas remarquer le jeu magnifique des deux danseurs, actant en même temps.

Effectivement, Maddie, qui n’a que 12 ans, paraît très bien aux côtés de Shia Labeouf. Elle ne se ménage pas en expressions faciales et en cris, et tient tête à l’acteur qui a de nombreuses années d’expérience. Shia, quant à lui, est à nouveau incroyable et profondément touchant.

La chanteuse Sia souhaitait démontrer qu’une personne peut avoir deux côtés, deux opinions, un passé et un présent; et que parfois les deux ont du mal à cohabiter. Elle a donc choisi de l’illustrer au travers de deux personnes et le résultat est magnifique.

Et cela peu importe la différence d’âge qu’ont Shia et Maddie, ou le nombre de contacts entre eux.

Selon moi, toute cette indignation n’a pas sa place, pour la simple raison que la réaction générale n’aurait sans doute pas été la même si les rôles avaient été inversés et qu’un garçon de 12 ans avait dansé avec une femme de 30 ans.

Elle, l’aurait-on traitée de perverse?

Photo: Tumblr

Dans le cadre de la finale nationale de Cégeps en spectacle, j’ai eu la chance de rencontrer les trois membres du groupe Hétérogène. Des jeunes hommes passionnés et bourrés de talent qui gagnent à être connus ! Aidez-les à gagner le prix Coup du cœur du public Desjardins en allant voter ici. Toute l’équipe de La Cerise souhaite le meilleur des succès à ceux qui représenteront le Cégep de Jonquière à la 34e édition de Cégeps en spectacle.

Crédit photo: Steven Mercier

Si je vous dis Zumba, vous pensez à quoi? Si on se fie au nom, on pourrait croire qu’il s’agit d’un plat exotique typique des pays du Sud… mais c’est tout autre chose!

Le Zumba est LA nouvelle façon de se mettre en forme. Cette activité combine le fitness,  la danse latine, le plaisir et la perte de poids. Oui oui, on peut maintenant s’entraîner en ayant du plaisir, et du vrai plaisir! Imaginez un groupe de filles dans une salle qui tentent d’imiter les mouvements exécutés par l’entraîneur sur une musique internationale à tendance latine… Comment ne pas apprécier ce moment?

Ce sport pratique la coordination et le cardiovasculaire. Le Zumba est aussi populaire parce que les résultats sont rapides : on brûle des calories et on se remet en santé. On n’a pas besoin d’être un danseur professionnel, tout le monde peut en faire. Il suffit d’avoir des vêtements de sport et le goût d’avoir du plaisir. Il y a même des cours de Zumba qui se donnent dans l’eau et du Zumba beaucoup plus intense pour celles qui veulent se surpasser.

Pour participer à un «fitness-party», vous n’avez qu’à vous rendre dans le centre communautaire ou centre de conditionnement physique le plus près de chez vous et vous y inscrire. Essayez pour voir!

Photo: We Heart It