corps

J’ai décidé de m’aimer comme j’aime les autres. Sans anicroche et sans jugement. Sans me poser de questions, sans me demander si je suis correcte. J’ai décidé de m’aimer à ce point-là.

J’ai décidé que mon corps, je le trouvais beau comme je trouve beau celui des autres. J’ai décidé d’arrêter de me comparer de façon négative aux autres. J’ai décidé que, moi aussi, j’étais belle. Et que si quelqu’un n’était pas d’accord avec ça, je lui ferais un beau finger assumé. 

Est-ce qu’on est obligé d’être parfait? Pas pantoute. Mais on est obligé de s’aimer. D’aimer nos orteils et le bout de notre nez.

On est obligé de s’accepter. D’accepter que notre sein droit soit plus gros que le gauche. Qu’on soit minces, grandes, enrobées, petites… On est faites de même pis qu’es-ce que tu veux qu’on fasse de plus?

J’ai décidé d’embrasser le fait que je suis comme je suis. J’ai décidé de tomber en amour avec moi-même à chaque matin, avant de tomber en amour avec quelqu’un d’autre.

J’ai décidé d’entrer dans la bande de celles qui se regardent dans le miroir le matin et qui se disent «wow, maudit que t’es belle à matin!» sans même avoir l’air à se prendre pour une autre. Sans même paraître trop arrogante.

J’ai décidé que, même sans maquillage, j’étais belle. Non, pas juste belle, magnifique! J’ai décidé de m’habiller avec le linge que je trouve beau. J’ai décidé d’assumer d’être moi et que si ça déplait aux gens, ben de m’aimer quand même. J’ai décidé de m’aimer comme j’aime la vie : ouvertement, sans en être gênée. 

J’ai décidé de crier au monde entier que j’en avais rien à faire de mes courbes sur les côtés. Que peu importe ce qu’ils disent, elles sont belles, mes petites vergetures sur les fesses. Qu’elles sont belles mes cicatrices de boutons dans le visage. Qu’elles sont belles mes cuisses, même si elles ne sont pas proportionnées au reste de mon corps.

J’ai décidé d’être moi pis c’est tout.  

Photo : Flickr

L’été approche et tu rêves de parader dans ton nouveau bikini? Tu voudrais pouvoir montrer ton corps sans gêne sur la plage cet été, mais ton petit bedon d’hiver est toujours là? Pour t’aider à atteindre ce but qui peut paraître inaccessible, je te présente quelques trucs et astuces.

Bien manger sans se priver 

La première solution à laquelle on pense et qui est sans aucun doute la plus facile, c’est le régime. Pourtant, c’est la pire idée que vous pourriez avoir! Un régime non-prescrit par un professionnel de la santé peut faire beaucoup plus de torts que de bien. En effet, au bout d’une semaine, vous aurez peut-être perdu 3 à 5 livres, mais votre gras sera toujours là. Ce sont en fait 3 à 5 livres d’eau que vous aurez perdues. En plus, si vous vous privez d’éléments essentiels pour votre corps, il y a de fortes chances que votre régime vous fasse engraisser plutôt que maigrir. Votre corps n’aime pas être privé et c’est pour cela qu’il tentera de faire des réserves dès que vous succomberez à un petit cupcake ou à une crème glacée.

Bien sur, une saine alimentation est très importante pour garder la ligne, mais il faut savoir trouver la limite entre un régime drastique et quelques gâteries pendant la semaine. Vous avez le DROIT de manger! Il faut seulement couper graduellement les éléments nuisibles de votre alimentation comme le fast-food ou les boissons gazeuses.

À bas la perte de poids

Selon moi, le pire objectif que vous pourriez vous fixer est la perte de poids. Qu’est-ce que ça change de peser 120 livres ou d’en peser 150? La seule personne qui connaît ce chiffre est vous-même et il n’est pas nécessairement représentatif de votre pourcentage de gras. Peut-être que vous avez «de gros os», comme on dit, et qu’il est impossible pour vous de l’atteindre, le 130 livres que vous visez. L’objectif est de faire fondre votre petit bourrelet et la solution pour y arriver n’est pas dans les chiffres, mais dans votre corps.

Défi : 5 minutes productives

LA solution : l’activité physique. Je sais, on se trouve toujours des excuses pour ne pas le faire : «Je n’ai pas le temps», «Je n’aime pas courir», «Je n’ai pas d’argent», « Je suis trop lâche»… On les a toutes et tous déjà dites ou entendues, mais qui a dit qu’il fallait beaucoup de temps ou d’argent pour arriver à perdre toutes nos calories en trop? Vous pourriez courir 30 minutes et ne pas dépenser autant de calories qu’un simple exercice de 5 minutes. C’est pour cela que je vous propose un petit défi qui ne vous prendra pas plus de 5 minutes par jour.

Tout d’abord, il faut identifier votre besoin. Qu’est-ce qui vous dérange le plus dans votre corps? Est-ce que vous voulez des fesses ou des cuisses d’enfer, un ventre plat ou des bras tonifiés? Quand vous aurez choisi, trouvez un exercice qui vous permettra de travailler cette partie du corps en particulier. Vous pourriez faire des squats, des walking lunges, des burpees, des push-ups, des redressements assis, la planche, peu importe! Prenez l’exercice que vous voulez et, dans les 30 prochains jours, faites 30 répétitions de celui-ci chaque jour. Vous n’avez pas le droit de passer une journée, car sinon vous devrez le faire en double le lendemain!

Je dois dire que cette technique n’est pas miraculeuse, mais elle permet tout de même une belle amélioration. Par contre, il FAUT prendre 5 minutes pour faire le ou les exercices! Ils ne vous feront pas nécessairement perdre du poids, mais vous serez beaucoup mieux dans votre corps et dans votre bikini, car dites-vous qu’au bout d’un mois, 900 squats feront une différence pour vos fesses! Même si vous n’êtes pas élues «Miss América», vous pourrez vous sentir bien dans votre peau. L’important, c’est d’être fière de soi!

Photo : WeHeartIt

Texte écrit par notre collaboratrice Mathilde Lafortune.

Mes tatouages ne sont pas la preuve que je suis dans un groupe de motards ou que je sors de prison. Au contraire, c’est une partie de moi que j’expose sur mon corps.

En tant que fille tatouée, je me suis souvent fait dire (surtout par mes parents) que ça allait me nuire étant donné que je veux travailler dans le domaine des communications plus tard. Pourtant, quand je suis arrivée au cégep, beaucoup d’étudiants avaient un ou des tatouages.

En 2014, les mentalités commencent tranquillement à s’ouvrir sur cette sorte d’art corporel. On voit de plus en plus de gens tatoués, mais j’ai peur d’être discriminée à cause de ça. Comme si mon talent se réduisait aux dessins que j’ai sur le corps!

Inquiète comme je suis, lors d’une interview avec des journalistes-vidéastes pour mon travail de session, je leur ai posé la question à savoir si les tatouages pouvaient nuire à mon travail plus tard.

André Normandeau, journaliste-vidéaste à TVA Est-du-Québec à Baie-Comeau, m’a répondu :

«Ça dépend du médium. En 2014, tout le monde est habitué de voir des tatouages, on sait que ce n’est pas des Hells Angels ou peu importe. Pour un journal, je pense qu’il n’y a pas de problème, pour la radio non plus… La télé, je ne sais pas encore. […] La télé commence à changer, tu recules juste il y a 5 ans et il n’y en avait pas beaucoup de noirs à la télévision; c’était blanc de bord en bord. Là, on a une couple de « miss météo » qui sont noires ou asiatiques, ça commence à représenter un peu [le Québec].»

Ce qui me désole un peu, c’est que, dans tous les métiers, on doit être «dans le moule», pareils aux autres. On ne peut se permettre d’être marginaux. Pourtant, mes tatouages sont le signe que je VEUX me démarquer; ils ont des significations spéciales. Ce sont des parties de moi que je ne peux expliquer aux gens, et par les phrases, les dessins, j’aimerais qu’ils me comprennent. Mes tatouages sont des messages d’espoir et je trouve dommage de devoir les cacher aux gens quand le but, c’était de les montrer.

J’espère qu’en sortant de l’école, je pourrai travailler sans toujours être obligée de mettre des manches longues pour cacher qui je suis.

Photo: We Heart It

Qui ne les a pas vues, ces campagnes publicitaires émouvantes qui crient haut et fort que toutes les femmes sont belles? Les compagnies ciblant une clientèle féminine ont trouvé l’astuce de marketing du siècle : elles ont appris à jouer de la harpe avec nos cordes sensibles de filles complexées. Elles s’en tirent si facilement en se donnant le beau rôle d’entreprises socialement engagées, tout en réalisant des profits astronomiques.

Il est impossible de nier qu’on en est à une période de glorification de la silhouette plantureuse. C’est avec une nostalgie adulatrice qu’on se remémore les hanches généreuses de Marilyn Monroe. On met Jennifer Lawrence sur un piédestal parce qu’elle parle ouvertement de son amour pour la bouffe. À l’opposé, on n’hésite pas à dénigrer les actrices avec un penchant maigrichon comme si elles étaient derrière tous les troubles alimentaires de la planète. On se demande ce qui a bien pu se passer depuis le temps des peintres de la Renaissance dont les muses étaient grassouillettes. Ah, la belle époque où les bourrelets étaient synonymes de fertilité, santé et richesse! La silhouette féminine est soumise aux allées et venues de la mode comme n’importe quel accessoire. Malheureusement, il est plus difficile de se procurer une poitrine proéminente que la nouvelle paire de chaussures tendance. Les annonceurs surfent très bien sur cette vague en lançant des messages de bien-être comme s’il leur tenait vraiment à cœur que nous soyons toutes bien dans notre peau.

Prenons l’exemple de Dove et sa mission tartufe de redéfinir de la «vraie beauté». Ce que beaucoup de gens ignorent est que Dove est une propriété d’Unilever, également détenteur d’Axe. Oui, oui! La même compagnie qui réalise des pubs misogynes convainquant les adolescents que des meutes de mannequins ne pourront pas résister à leur nouvelle odeur. Certes, les publics cibles sont diamétralement opposés, mais il demeure hypocrite de dicter aux femmes de se départir de leurs insécurités tout en mettant de l’avant des standards de beauté irréalistes en parallèle. Ce n’est pas la seule contradiction dans le discours d’Unilever : la compagnie vend également des traitements de blanchiment de peau, des milkshakes pour régimes et des crèmes antirides. Merci pour les leçons d’estime de soi!

Outre sa duplicité, cette forme de promotion cloche à un degré encore plus fondamental. Au lieu d’apprendre aux clientes à se valoriser autrement, on veut qu’elles se rentrent dans la tête qu’elles sont d’une beauté à couper le souffle. Pourquoi les faire culpabiliser de ne pas aimer leur corps alors qu’on pourrait tout simplement leur enseigner que le physique n’est pas le seul facteur de désirabilité? La réponse est simple : c’est bien moins pratique pour instrumentaliser l’image corporelle féminine à des fins commerciales. Comme ça adonne mieux de dire aux femmes qu’elles sont leurs propres pires ennemies et que la responsabilité de leur malaise par rapport à leur physique repose entièrement sur leurs épaules! Toute cette pseudo psychanalyse condescendante permet aux publicitaires de faire de l’argent tout en se dissociant des causes premières qui ont poussé les consommatrices à se scruter sous tous les angles dans le miroir.

Il n’y a rien de mal à remettre en question nos perceptions négatives de nous-mêmes – je dirais même qu’il est crucial de se soumettre à cet exercice – mais, de grâce, aspirons à autre chose qu’à la beauté. Il faut se rentrer dans la cervelle que notre désirabilité ne dépend pas uniquement du facteur physique. Valorisons-nous autrement. Même quand on parle de personnalité, il s’agit de «beauté intérieure». La beauté, la beauté! Toujours la beauté!

Photo : Flickr

Que ce soit lors du visionnement d’un film d’amour ou bien à l’annonce d’un événement triste, je ne peux m’empêcher de pleurer à chaudes larmes. Pour certains, j’ai souvent l’impression d’être une pleurnicharde, mais en vérité, pleurer a des effets bénéfiques pour notre corps et pour notre esprit.

Être tout en pleurs

Il nous est tous déjà arrivé de ne plus pouvoir parler sous l’émotion. En prononçant un mot de plus, notre peine refoulée risquerait d’éclater et de créer un immense raz-de-marée pouvant durer des heures et des heures. Eh bien, je vous annonce que c’est un processus normal pour nous tous et qu’il est déclenché par l’hypothalamus. L’hypothalamus est le siège social de nos émotions, et c’est lui qui nous mène parfois la vie dure. Cette région du cerveau gère les fonctions d’instinct et de pulsions qui sont importants pour notre survie. Quand un événement qui atteint notre moral survient, la tension de notre corps augmente et des hormones de stress sont libérées. C’est à ce moment que tout s’embrouille et que le corps a comme réflexe de pleurer pour se libérer des tensions accumulées. En tant qu’être humain, nous avons toujours agi ainsi – sauf qu’avec l’âge, nous apprenons à contrôler (en partie) ce phénomène.

L’arc-en-ciel vient toujours après la pluie

Quand nous pleurons, nous en retirons plusieurs effets bénéfiques autant sur le plan psychologique que physique. En fait, les larmes permettent l’évacuation des hormones de stress et permettent ensuite de mieux réfléchir. Toutes nos tensions sont vidées dans nos pleurs et par la suite, nos idées sont plus claires pour mieux agir. Les larmes sont aussi un bon moyen de sortir les bactéries de nos yeux pour prévenir les infections ou autres problèmes de ce type. Certaines études disent même que les gens qui pleurent souvent sont portés à éprouver moins de problèmes physiques que ceux qui pleurent rarement.

Pourquoi pleurons-nous quand nous écoutons un film? 

Tout ceci n’est qu’une question d’empathie! En nous mettant dans la peau du personnage, nous nous approprions ses sentiments et la gamme d’émotions qui s’ensuit. Nous parvenons ainsi à duper notre corps pour qu’il agisse comme si tout ceci lui arrivait. Ce qui est étonnant avec ce phénomène, c’est que les effets positifs des larmes agissent sur notre corps même quand nous nous approprions les émotions de nos acteurs favoris.

Donc pour les prochaines fois, n’ayez pas peur de laisser les larmes sortir : vous en retirez toujours des bons effets. Surtout, n’oubliez pas que pleurer n’est pas un signe de faiblesse, mais plutôt de bien-être!

Photo:  We Heart It

J’ai remarqué que mon actualité Facebook est de plus en plus REMPLIE de propositions de tattoos ou encore de gens qui postent le leur. Le tatouage est bien présent dans notre société…mais pourquoi? Pourquoi les jeunes se font-ils tatouer? C’est ce que j’ai tenté de comprendre…

«Je voudrais me faire tatouer mais je veux avoir quelque chose de significatif.» Savanah Boisclair

«En fait les tatouages sont devenus une partie de l’art moderne. Mes tattoos représentent beaucoup pour moi. C’est la preuve de mon cheminement et c’est aussi très beau à regarder.» Alex Provost-Richard

«Lorsque j’ai décidé de me faire tatouer, j’étais en secondaire 5. Pour moi, c’était une grande étape dans ma vie, la fin de quelque chose. Cette année charnière m’a menée à plusieurs réflexions pour mon futur. Notamment, sur mon départ de mon patelin et mes futures études. Bref, tous ces grands changements. Et je me suis demandé où étaient mes valeurs. C’est là que j’ai décidé de me faire tatouer « Ohana » dans le cou. « Ohana » veut dire famille. Proche de ma tête pour prendre des meilleures décisions et proche de mon cœur pour l’amour que j’ai pour eux.» Sandrine Boivin

Le tatouage ne date pas d’hier…

«Dans mon temps, le tatouage n’avait pas une aussi grande place qu’aujourd’hui. Nous n’avions pas une aussi grande diversité de choix et de tatoueurs. Je ne me suis jamais fait tatouer, car la peur de la douleur était plus grande que mon désir de me le faire faire. Je ne voulais pas me dire à 25, 35 ans que je regrette.» Élaine Froment

Moi je dis non!

«Moi au contraire je ne me ferais pas tatouer, car certains employeurs refusent des gens pour ça. Je ne veux pas que ce soit le cas pour moi. C’est également une question de goût.» Maude Lavoie

Photo: WeHeartIt

«Je n’ai personnellement pas de tatouages. Je trouve que c’est une grande décision à prendre et je crois que cela prend un certain temps de réflexion avant de se lancer. Il faut être sûr de son choix. »  Anthony Tessier

Le tatouage pour les jeunes d’aujourd’hui c’est avant tout pour le visuel qu’il procure, mais davantage pour démontrer leur identité et exprimer un passage marquant de leur vie.

21e siècle. À l’ère de la performance à tout prix, de la surconsommation, du culte de la perfection et de l’innovation. Un monde occidental où industries et multinationales mènent la société par l’univers médiatique et la publicité. Pour une génération où diktats de société riment avec beauté. C’est le triste culte d’un physique parfait, plastique, prédéterminé.

 La minceur attire. La minceur dérange. La minceur obsède.

Notre société associe un corps mince à la volonté, à la séduction et au succès, tandis que le surpoids est perçu comme un signe de paresse et de lâcheté. C’est la dictature de la minceur, devenue omniprésente partout dans les médias et les publicités. Un exemple des plus flagrants de ce phénomène est le dernier scandale provoqué par la compagnie de vêtements suédoise H&M. Celle-ci a affiché sur son site des photos de mannequins présentant ses différents produits. Fait curieux, tous les corps, parfaitement minces, semblaient tous être identiques, mise à part la couleur de la peau. La compagnie a fini par avouer que les modèles ne se trouvaient non pas être de vraies femmes, mais bien de simples corps de synthèse générés par ordinateur, sur lesquels avait été collée l’image du visage d’un vrai mannequin. (!!!!!!!)

Est-ce là notre vision de la beauté en Amérique du Nord? De pâles copies conformes de tous et chacun, lesquelles sont de plus créées par ordinateur tellement notre idéal de perfection est devenu stricte. Ainsi, on ne peut ni se surprendre ni blâmer une génération de jeunes filles et de femmes qui, pour la majorité, ne sont jamais entièrement satisfaite de leur apparence ou bien de leur poids. Le message que notre société leur envoie via des campagnes publicitaires comme celle de H&M et de bien d’autres encore ne peut se traduire autrement que par un désir constant, qu’il soit conscient ou non, de la maîtrise absolue de son propre corps et de l’atteinte du poids idéal. Combien de fois a-t-on entendu une femme de notre entourage dire qu’elle ne peut se permettre tel ou tel aliment, ou bien, encore plus subtil, mais tout aussi réel, en entendre une autre dire qu’elle peut se permettre de manger un certain repas, du fait qu’elle n’a justement pas de problème de poids. Tout compte fait, c’est plus de 50% des femmes ayant atteint leur poids santé qui désirent tout de même maigrir.

Il faut prendre conscience que l’idée de ce corps qui répond aux attentes déformées de notre génération est présente dans l’esprit de chaque femme, affectant ainsi d’une manière ou d’une autre sa qualité de vie. Et cela dans l’intérêt de qui? Nombreuses seront celles qui diront que c’est pour leur propre satisfaction et leur estime personnelle…

En réalité, cette situation est invariablement reliée à l’immense industrie tournant autour de l’image corporelle. Il est question ici de compagnies de prêts-à-porter, de cosmétiques, de produits amaigrissants et de santé, de centres de conditionnement physiques et j’en passe. Ces propriétés capitalistes, pour la plupart américaines, réussissent à réaliser des profits astronomiques grâce à cette obsession de la minceur qu’elles ont créée, puis alimentée par la publicité, et par laquelle une majorité de femmes et de jeunes filles sont maintenant concernées.

Comme le déclare Naomi Wolf dans son livre The Beauty Myth (Quand la beauté fait mal, en français) : «Une fixation culturelle sur la minceur féminine n’est pas l’expression d’une obsession de la beauté féminine, mais de l’obéissance féminine.»

C’est à croire que nous, les femmes, qui nous sommes battues pendant des années afin d’acquérir nos droits d’égalité et de liberté, serions maintenant victimes et prisonnières de nos propres corps? Chacune d’entre nous doit prendre conscience du non-sens de cette situation, qui n’est qu’une arnaque du monde capitaliste dans lequel nous évoluons, pour ainsi nous placer au-dessus de celle-ci.

Bien sûr, la culture dans laquelle on vit nous dictera toujours un certain modèle de beauté à suivre, cela en est le cas pour n’importe quelle société du monde. L’important est toutefois de poser un jugement personnel afin de parvenir à voir la vraie beauté, non pas celle fade et artificielle d’une simple image corporelle, mais bien celle que l’on voit au-delà, à travers la diversité et l’unicité des gens. Car l’apparence d’une personne n’est qu’une infime part de sa nature, celle-ci étant largement complétée par sa présence, sa manière de parler, d’agir, sa personnalité, sa conception de la vie et son histoire. Et c’est cette part d’une personne, irrémédiablement reliée à son aspect physique, qui va venir confirmer la première impression, suscitée par son apparence, de par sa beauté ou sa laideur morale.

Ce n’est donc plus un cliché lorsqu’on dit que ce qui compte, c’est la beauté intérieure.

Appuyez la Charte québécoise pour une image corporelle saine et diversifiée

Photo: We Heart It

Le sommeil est essentiel à un bon mode de vie, mais que faire si tu éprouves des difficultés à t’endormir? Voici cinq trucs pour t’aider à obtenir le sommeil réparateur dont ton corps et ta tête ont tant besoin.

1. Se coucher à la même heure à chaque soir 

Essaie de te coucher et de te lever à la même heure si possible. Ce sera beaucoup plus facile pour toi de plonger dans un sommeil profond et de te réveiller à temps si tu as un horaire de dodo régulier!

Le corps a des cycles de sommeil d’une durée approximative d’une heure trente. Lorsque tu sens le besoin de dormir – soit parce que tu es fatiguée, tu bailles ou tes paupières s’alourdissent – n’attends pas! Dirige-toi tout de suite vers ton lit, ou tu devras attendre un autre cycle pour pouvoir t’endormir, ce qui peut sembler très long.

 2. Maintenir une bonne température ambiante

On a parfois tendance à prendre un bain ou une douche chaude avant de se mettre au lit. En fait, il est plutôt conseillé d’utiliser de l’eau tiède pour mieux s’apaiser. Il est aussi important de garder la température de la chambre autour de 20 degrés Celsius, et si jamais tu as froid, ne monte pas le chauffage : privilégie de nombreuses couvertures!

 3. Avoir une vie active

L’activité physique est très importante : elle te permettra de dépenser beaucoup d’énergie et ton corps aura ainsi besoin d’une bonne nuit récupératrice. Attention, il est déconseillé de faire du sport après 20h, car cela t’empêchera de t’endormir facilement.

 4. Éviter les longues siestes durant la journée

La vie étudiante peut parfois te forcer à te reposer entre deux cours pour ne pas être trop épuisée. La durée limite d’une sieste devrait normalement être de vingt minutes, sinon cela pourrait te causer des problèmes nocturnes. Toutefois, cette power nap pourrait être le fruit de ta réussite!

 5. Bien se préparer au sommeil

La lecture ou l’écoute de musique permet de bien se détendre avant d’entreprendre une bonne nuit de sommeil. Lorsque vient le temps de t’endormir, essaie de faire le vide dans tes pensées – essayer de t’endormir avec du stress n’est pas très gagnant! Pour te faciliter la tâche, prends de grandes respirations qui pourront t’aider à bien relaxer.

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