conseil

Violent mécontentement accompagné d’agressivité.

(Ok, j’y vais un peu fort, mais on va y aller avec ça.)

 

C’est correct d’avoir de la colère. De se sentir frustré(e), impuissant(e), amer(ère), d’avoir l’impression que l’Univers persiste à nous mettre dans des situations dira-t-on choquantes. Une douce affliction qui te pogne et qui vient t’envahir comme un parasite. Aujourd’hui, j’ai décidé d’embrasser cette colère qui m’habite. De l’utiliser à bon escient. J’me suis assise. J’me suis regardée dans le miroir, comme ma mère m’a regardé quand j’lui ai dis qu’j’avais oublié de mettre sa brassée de lavage dans la sécheuse; fâchée, mais pas surprise.

 

Pas surprise, parce que ça m’arrive souvent de me mettre les pieds dans les plats. Je suis de ce type de personne qu’on appelle hypersensible. Tout me touche, tout m’affecte, que je le veuille ou non. Ça a ses bons côtés, car mon empathie est sans limite. Sauf que, donner sa personne et son amour à la pinte au lieu d’y aller au compte-goutte, ça devient essoufflant.

 

Amertume, quand tu nous tiens.

 

Je suis fâchée, parce que dans un monde où on manque tellement de beauté et d’amour, les gens qui ont le cœur sur la main se font piler dessus. Par ailleurs, j’admire énormément tous ceux qui sont ainsi et qui perdurent à illuminer ce qui les entoure, peu importe le nombre de fois où on leur a dit qu’ils étaient trop. Je m’entête, moi de même, à ne pas perdre mon amour pour les êtres humains blessés et blessants autour de moi.

 

Donc, je disais : je suis assise dans mon lit, mes bras vont de tous bords tous côtés, j’suis choquée. Se parler à soi-même (et j’vais t’dire que c’temps-si, j’suis l’une de mes meilleures amies) ça fait du bien des fois. Parce que souvent, personne ne comprend mieux notre colère que nous-même. Peu importe que l’on hurle dans notre oreiller, à prier l’Univers de nous révéler le pourquoi, on l’sait au fond de nous.

 

Aller bien à l’année longue, c’est impossible : je te (me) l’annonce officiellement. Des relations imparfaites; des injustices sociales; des amitiés qui ne sont juste pas faites pour fonctionner; des bobos à l’âme; tu vas en rencontrer une poignée tout au long de ta vie. Le truc, ce n’est pas de rester froid aux obstacles, mais de les accueillir les bras grands ouverts.

 

À toi qui, comme ma personne, est frustré de tout ressentir à pleine capacité, de rencontrer des gens toxiques à la pelletée, de te mettre à nu dans ce monde d’apparence et de donner tout de toi comme si ton âme n’était pas tienne. Hey. Choisis-toi donc, pour une fois. Prends ta colère, fais-en une couverture, nage dedans, danse au travers de ses débris, pis va s’y fort.

 

J’te promets qu’ça fait pas mal, de lâcher prise.

De dire non, je ne veux pas de ça dans ma vie. De te fâcher.

 

Fâchons-nous donc plus souvent. Que ça fait du bien.

 

Crédit photo: Paolo Raeli

Le minimalisme est de plus en plus connu auprès de notre génération, mais il n’est pas encore assez à la mode! Une fois adopté, ce dernier contribue réellement à minimiser l’impact négatif que l’humain peut avoir sur son environnement.

 

Tout d’abord, le minimalisme c’est quoi?

C’est un mode vie qui a pour but de vivre avec le strict minimum, soit l’essentiel au quotidien. Le but est de vivre modestement. De ce fait, il faut apprendre à se détacher de notre désir d’accumuler des biens matériels souvent superflus. Ce mode de vie, vous l’aurez devinez, est grandement bénéfique pour la diminution de la surconsommation et pour l’augmentation de l’espérance de vie de notre belle planète.

 

Comment vivre avec peu?

Pour devenir et être minimaliste, vous devez vous débarrasser des objets qui vous sont inutiles et qui encombrent votre espace de vie. Pour vous aider à jeter vos biens matériels de façon éclairée, posez-vous les questions suivantes :

 

  • À quelle fréquence j’utilise l’objet en question?

 

  • Quand l’ai-je utilisé la dernière fois?

 

À ne pas faire

Il existe plusieurs erreurs que les gens doivent éviter de faire lorsqu’ils adhèrent au minimalisme:

 

    • Se fixer des objectifs à trop long terme ou simplement en se donnant un chiffre trop élevé d’objets dont on veut se débarrasser. Cette méthode vous permet de voir les résultats de vos efforts dans un avenir trop éloigné, conséquemment il est plus facile de se décourager et perdre de vue l’objectif de base ;  

 

    • Commencer le minimalisme en même temps que le végétarisme, le zéro déchet, l’achat de produits biologiques, bref vouloir tout changer en même temps et adhérer à plusieurs mouvements à la fois ;

 

    • Comparer avec les autres votre façon d’être minimaliste. Chacun a sa propre façon de vivre en étant minimaliste et chacun le pratique de façon plus ou moins intense. Il est donc primordial de vous concentrer sur vos objectifs personnels.

 

À plus grande échelle

Vous pouvez faire plusieurs autres actions pour réduire la quantité de vos biens, mais aussi vous préoccuper des choix que vous faites en matière d’environnement. Par exemple, un mouvement appelé zéro déchet peut très bien être associé au minimalisme. Pour prendre part à ce mouvement, vous pouvez, entre autres, diminuer votre utilisation de sacs de plastique, diminuer votre consommation d’eau ou même diminuer votre consommation d’essence.

Pour ce faire, vous pouvez vous aider en vous fixant des objectifs à court terme et des défis simples et stimulants comme ceux-ci :

 

  • Se débarrasser d’un objet par jour durant un mois ;

 

  • Fermer le robinet lorsque que vous vous brossez les dents;

 

  • Ne pas acheter de nouveaux morceaux de vêtements pendant 2 mois ;

 

  • Adopter 2 fois par semaine minimum l’option du co-voiturage pour se rendre au travail, à l’école, à l’épicerie, etc.

 

          Et plusieurs autres…

 

Finalement, optez pour des objets de bonne qualité qui ont une grande durée de vie et dont vous avez vraiment besoin. Investissez votre argent intelligemment et faites partie de la grande famille du minimalisme où chaque petit geste compte!

 

Crédit photo: Pexels

L’hiver est à nos portes. Pour certains, c’est la plus belle période de l’année, ils attendent la neige depuis le début de l’été. Pour d’autres, comme moi, on arrive au temps de l’année le plus difficile à vivre. Le temps où on voit les journées devenir de plus en plus courtes sans pouvoir y changer quelque chose. Jusqu’à cette journée où on change l’heure (juste comme ça, c’était hier).  Je ne sais pas si c’est ton cas, mais moi je perds tous mes moyens LA journée où l’on change l’heure.

 

Est-ce que tu remarques chez toi un manque d’énergie ou d’entrain? Un changement d’humeur ou bien une variation de ton appétit? Si c’est le cas, je t’invite à lire ce qui suit, car tu n’es pas la seule personne à vivre ce phénomène et je te propose quelques méthodes pour survivre à cette période de l’année.

 

La première chose à savoir: durant cette période, on souffre d’un manque de lumière. Plusieurs recommandent la luminothérapie. Cela consiste à utiliser une lampe qui projette une lumière similaire à celle du soleil. Honnêtement, je ne l’ai jamais testé, mais j’y songe sérieusement. Il parait que ça fonctionne vraiment! C’est seulement que, ces lampes-là ne sont pas « donnés » et il faut savoir les magasiner. Elles se retrouvent dans plusieurs pharmacies et dans plusieurs grands magasins comme Costco, Walmart et Canadian Tire.

 

Ne t’en fais pas, si tu n’es pas prêt à t’acheter une lampe pour contrer ta carence en lumière, il existe des remèdes plus « naturels ». On recommande (évidemment) de bien manger et de bien s’hydrater. En effet, notre corps a besoin de toutes les sources d’énergie possibles durant cette période. Faire de l’activité physique aussi, c’est toujours gagnant. Si pour toi l’entrainement est quelque chose de terrible et inimaginable, trouve-toi un partenaire, tu seras moins tenté de passer des séances. Prends une marche pour aller à l’école ou au centre commercial, ouvre tes fenêtres dans la maison, profite du peu de soleil qu’on nous offre.

 

Si vraiment tu ressens que rien ne va, ton médecin peut t’aider à traverser la déprime saisonnière.

 

Alors, sortons et bougeons. On passera au travers de l’hiver comme chaque année!

 

Crédit photo : Pixabay

Il n’a pas fait beau aujourd’hui, notre poisson rouge est mort, notre note d’examen de mathématiques est catastrophique ou encore, on a perdu notre crayon préféré. Tout ça, aussi bête que ça puisse paraître, peut altérer notre bonne humeur. C’est lorsque ça arrive qu’on se demande : qu’est-ce qu’on pourrait bien faire pour feeler mieux ?

Nous avons tous et chacun notre « solution miracle » pour nous sentir mieux lorsque nous allons moins bien, ou seulement lorsque nous avons passé une moins bonne journée. Il te suffit simplement de trouver ce qui fonctionne pour TOI, ce que TOI, tu as besoin. Pour certains c’est une soirée pop-corn avec un bon film et pour d’autres, c’est de se dépasser par le sport, etc.

Pour moi, c’est la combinaison de musique et de dessin. Évidemment, ce qui fonctionne pour moi ne fonctionne pas nécessairement pour toi. Voici donc 10 idées de choses à faire pour aller mieux lorsqu’on se sent morose :

1. Aller marcher: un peu d’air frais n’a jamais fait de mal à personne ! Ça aide à oxygéner le cerveau et, en même temps, à te changer les idées.

2. Écouter un film comique : comme on dit si bien, y’a rien de mieux que de rire un bon coup pour se remettre « sur le piton » !

3. Manger des cochonneries : on dira ce qu’on voudra, mais un Big Mac chez Mcdo est parfois la solution à tous et une source de bonheur assurée. Acheter ses bonbons préférés ou son repas préféré, ça fait « la job » aussi. Tu peux même aller jusqu’à manger ta crème glacée à même le pot. Eh oui, tu peux.

4. Aller courir : le sport est gratifiant pour le corps et l’esprit. En plus, avec de la musique à fond dans les oreilles sous un beau ciel ensoleillé, ça rend le tout bien agréable, non ?

5. Relire ton livre préféré : quoi de mieux que de replonger dans l’histoire trépidante de nos personnages favoris ? Rien, vous me direz.

6. Voir des amis : parfois nous avons seulement besoin d’être entouré des gens qu’on apprécie, nos amis, pour se sentir franchement mieux.

7. Commencer une liste de choses à réaliser : pourquoi pas se fixer de nouveaux objectifs à atteindre ou de souhaits à réaliser ? De cette façon, vous avez maintenant de nouveaux buts à atteindre et à nouveau de la motivation !

8. Prendre un bain : après une grosse journée mouvementée, il suffit parfois juste d’un moment relaxant, seul, avec nous-même.

9. Écouter de la musique : triste ou joyeuse à toi de décider le type qui convient parfaitement avec ton mood.

La dernière et non la moindre 

10. Netflix & pyjama : c’est le meilleur moment pour commencer une nouvelle série qui occupera le quotidien de tes prochaines semaines.

Dix suggestions bien simples, mais qui peuvent être très utiles au quotidien ! Tu es maintenant (je l’espère) prêt pour ta prochaine journée pourrie !

Source photo : pexels.com

Ce n’est pas facile de trouver un emploi que l’on aime. Nous pouvons envoyer plusieurs CV et n’avoir aucune réponse. Quelques fois, ça peut même être déprimant de faire un emploi que l’on n’aime pas. Nous pouvons être aux études, puis travailler parce que nous devons payer nos factures et avoir des sous pour sortir. Alors, comment faire pour aimer son emploi ?

J’ai posé la question à Salvador Mark, qui est un camelot. Il vit au Canada depuis 30 ans et a eu plusieurs emplois. Salvador distribue des journaux à plusieurs personnes tous les matins.  Il a un sourire contagieux qui fait que tu veux prendre le journal même si tu peux lire les nouvelles sur ton cellulaire.

Voici ses conseils :

  • Avoir de la confiance en soi 

Salvador travaille pour la compagnie de journaux depuis 3 mois. C’est un nouvel emploi et il doit se faire confiance pour bien accomplir les tâches.  Il ne comprenait pas beaucoup le français au début de son emploi et, maintenant, il se fait plus confiance pour le parler.

  • Avoir une bonne attitude

Monsieur Mark m’a mentionné que ce conseil est un des plus importants ! Il faut avoir une bonne attitude avec les gens que l’on côtoie, car ça peut rendre notre travail plus facile. Une bonne attitude, c’est toujours winner ! ☺

  • S’habituer à l’horaire de l’emploi et aux changements

Salvador aime son horaire parce qu’il travaille le matin, ce qui lui donne le temps d’aller à ses rendez-vous l’après-midi. Quelques fois, l’horaire peut être modifié ou changé.  Alors sois ouvert aux changements ou, si tu n’es pas en accord, tu peux aller en parler avec ton employeur.

  • Exécuter les tâches

Ce n’est pas facile d’exécuter les tâches lorsque nous sommes nouveaux dans un emploi. Il faut faire du mieux qu’on peut. Il faut faire une tâche à la fois. Par exemple, Salvador Mark passe entre 1200 et 1500 journaux par jour.

  • Donner son 100%

Dernier conseil de Salvador Mark : si vous passez une mauvaise journée dites-vous que la prochaine journée sera meilleure !

N’oublie pas que tu as été choisi dans un emploi parce que tu es capable d’accomplir tout ce qu’on te demande. Tout emploi est un apprentissage pour acquérir de l’expérience, puis pour atteindre ta dream job ! Et toi, as-tu des conseils pour aimer ton emploi ? Qu’est-ce qui fait que tu aimes ton emploi ?

Source : pixabay.com

De plus en plus vous devez voir sur les réseaux sociaux que des organismes tentent de vous sensibiliser concernant les troubles de santé mentale. «Bell cause pour la cause», des vedettes de partout qui gagnent votre fil d’actualité pour communiquer leur sympathie concernant ces maladies qui COMMENCENT à être de plus en plus connues, mais encore.

Aujourd’hui la gang, on peut se payer le luxe d’en parler ! T’es anorexique ? T’as des troubles d’anxiété ? T’as des tendances dépressives suicidaires ? T’en parles POINT ! Si on retourne en juin dernier, j’étais comme toi. «C’est juste une baisse de régime, des symptômes physiques bizarres ça arrive à tout le monde, j’ai juste à faire comme tout le monde et à aller voir sur internet pour me faire dire que j’ai le cancer en phase terminale pis on va en rire pis tout va être correct !» Ben non, un problème de santé mentale ce n’est pas juste un rhume, c’est un putain de cancer pour ton esprit ! J’ai un trouble d’anxiété généralisé qui fait en sorte que j’ai une peur excessive de la mort. En gros, le TAG fait en sorte que je fais des crises d’angoisses incontrôlables où dans tous les cas je finis par mourir dans l’heure qui suit, oui c’est paniquant.  C’est souvent d’une crise cardiaque la plupart du temps, c’est vraiment poche parce que les tests…je les ai tous faits…rien à faire, même si on me dit que je suis en parfaite santé, j’y crois pas, en tout cas pas tous les jours. Je vous présente alors ce que le TAG fait sur mon propre système.

Tu te fais écœurer à l’école, t’as un problème de jeu, t’es alcoolique ? T’en parles POINT ! La chose qui m’a fait le plus de bien dans cet enfer c’est d’en avoir parlé. Parents, amis, collègues, quand tu mets le doigt sur tes inconforts ça va déjà mieux, tu vas voir. Si comme moi, même après en avoir parlé à tes proches ça ne se règle pas, le meilleur s’en vient, crois-moi ! Tu vas voir un psychologue, tu vas en thérapie, tu t’en vas vider la chaudière de marde que t’as dans ta tête ! Pas de gêne, il y a une tonne de spécialistes qui sont là pour t’aider à passer à travers de ton calvaire.

Vous savez, les maladies mentales vont finir par toucher 1 personne sur 5 au cours de leur vie, mais c’est 5 personnes sur 5 qui vont vivre avec les conséquences. C’est pourquoi je m’adresse à ceux et celles qui vivent avec des personnes ayant une maladie mentale dans leur entourage. Premièrement, MERCI ! C’est tout sauf facile vivre avec une personne dans une situation mentale précaire. Vous faites toute la différence, ce n’est pas facile, mais des fois, juste de changer les idées de votre ami, frère, sœur, chum, blonde ça éloigne le problème un peu. Le but ce n’est pas de trouver une réponse au problème, les spécialistes sont là pour ça. Parfois, l’écoute est une bien meilleure aide que la solution elle-même, c’est pourquoi vous êtes si importants dans l’équation.

T’es écœuré ? T’es trop orgueilleux pour en parler ? T’as peur d’avoir l’air faible d’avouer que tu feel pas ? Tu me remercieras plus tard et tu vas en PARLER ! Faites la différence pour vous-même, les mots sont super facile en plus je vous les souffle à l’oreille : J’AI BESOIN D’AIDE.

Prenez soin de vous autres.

Message d’un Anxieux Généralisé.

J’ai toujours tendance à voir le mois de Février en rose, avec des fleurs, des chocolats à la liqueur, du vin blanc, une nuit torride, le tout symbolisé par ce fameux 14 février. Jour qui rappelle aux couples de célébrer leur amour et aux célibataires que cette année-là, encore une fois, personne ne partagera leurs draps.

On a beau dire que la St-Valentin est un pur prétexte commercial à l’amour, chacun de nous serait flatté d’être couvert de baisers et d’avoir une réelle raison de se préparer. Redécouvrir le romantisme bien que ce dernier devrait être à l’honneur toute l’année. Gare aux hommes qui oublieraient la date! Le 14 février est également un bon moyen de rattraper tous les oublis et le manque d’efforts réalisés dans la relation. Seulement, un joli bouquet ne suffit plus pour effacer toute culpabilité.

En Écosse, la tradition veut que la première personne du sexe opposé qui croisera votre chemin le jour de la St-Valentin sera votre Valentin. Vous imaginez? Plus besoin de chercher! Le tout bien sûr avec l’espoir de tomber sur un grand brun barbu au regard de braise qui sache divinement bien cuisiner. Au Japon, le 14 février se transforme en «Jour Noir», mettant également à l’honneur les célibataires qui se réunissent pour manger des nouilles noires. Au moins, on sait quoi manger le soir.

En réalité, c’est un peu lassant d’observer tous ces couples qui transpirent l’amour et qui rappellent aux célibataires qu’elles sont seuls et qu’à ce rythme elles finiront dévorées par leurs chats. Que vont faire ces «Sans Valentin» aujourd’hui? Comme moi, ils ne feront rien. Ils s’occuperont comme n’importe quel autre jour, mais cette fois-ci accompagné par une fidèle bouteille de vin. Et des sushis faits maison (nous les célibataires, on a tout notre temps). Comme moi, ils iront rejoindre leurs amis Sans-Valentins et iront s’acheter une nouvelle parure de lingerie rouge au cas où le Prince charmant déciderait de nous réveiller quand on regardera pour la énième fois Le Journal de Bridget Jones.

Chaque année on se persuade que la prochaine sera meilleure et que l’on trouvera enfin chaussure à notre pied. Derrière les regards de dégoût lancés à l’égard des couples qui se bécotent sur les bancs publics se cache en fait un petit cœur qui brûle d’envie d’être à leur place. Avoir une compagnie réconfortante qui réchaufferait nos draps salis par l’ennui et l’inconscience de certains moments. Cependant, être célibataire ne signifie pas faire la queue pour avoir le premier article soldé et l’acheter même s’il ne nous sied pas.  Il ne s’agit pas de manger uniquement parce que l’on meurt de faim. Si nous sommes seul(e)s aujourd’hui, c’est quelque fois par choix et il ne faut pas bouder cela. Derrière tous les signes d’une solitude certaine vit encore l’exigence et le bien-être personnel.

Alors aujourd’hui, nous n’allons pas donner satisfaction aux fleuristes en augmentant leurs chiffres d’affaire. Nous allons afficher notre plus beau sourire et envoyer balader ceux qui n’ont pas la chance de nous avoir comme Valentin(e) cette année.

Photo : Garance Barbier

Je voulais m’évader, m’en aller loin, ailleurs. Pour moi, le monde était vidé de son sens. Tout était surfait, surjoué. La société était à mes yeux rien d’autre qu’artificielle, mauvaise, sans aucun doute. Dans la catégorie cynique désagréable, oui.

«Quand on est réellement bien en dedans de soi, on est bien partout.» (Mon amie Anne, 2013, Québec, Canada).

Celle-là m’avait marquée.

C’était des phrases empreintes de simili-sagesse qu’on se lançait ici et là, pour s’aider un peu, pour se donner espoir que ça se peut d’être bien pour de vrai de vrai, même dans un chandail de laine qui pique pis qui nous agresse la peau, genre. Je ne suis pas adepte des phrases de Psycho-pop, ça me fait rire à la limite. Je trouve ça malaise. Des proverbes Châtelaine qui insinuent que la grandeur de tes problèmes est inversement proportionnelle à la quantité de mousse dans ton bain. Dans une salle de bain Feng-shui. Comme si la vie c’était si simple (peut-être que oui, peut-être que non).

Le hic, c’est qu’autant je me moquais de ces thérapies-là, autant j’aurais voulu y croire, finalement. Que ce soit simple. Que mon mal-être disparaisse en collant des roches dans un scrapbooking (en 2009). Que mon mal de cœur s’estompe au son des vagues d’un tout inclus à Cuba. Sauf que j’avais ben beau me dire namasté, je namastais pas.

«L’art de vivre» était bien plus abstrait que tout ce que suggéraient les magazines et les blogues.

Le pire, c’est que je n’étais pas moins clichée: je voulais partir voyager, parcourir le monde. Tsé, le genre de chose que tout le monde écrit dans son album de finissant. Des rêves d’ados blasés, qui sont tannés d’avoir l’impression de servir à rien, à grande échelle.

Et puis j’ai vieilli. Mon désir de voyager ne s’est pas pour le moins estompé, il a évolué. Ce n’est plus pour fuir que je caresse l’idée d’un voyage, mais pour enrichir le moi que j’ai déjà nourri ici. Pour mieux revenir. Pour mieux repartir. Pour mieux vivre en bref, que ce soit ici ou là-bas. Je me suis raisonnée au fait que certaines choses ne pouvaient changer drastiquement; Que certaines opinions ne valaient plus la peine qu’on les écoute si elles ne se donnaient pas la peine de se réformer aux variables importantes: le droit de tous et chacun, la justice, le progrès à la grandeur humaine. L’humanité.

Personne n’a à se mettre le fardeau du monde sur les épaules. Sinon tout le monde. C’est tout le monde ou ce n’est personne.

Personne n’a à être malheureux pour le seul fait d’avoir une conscience morale plus réveillée et alerte que la majorité.

Ce serait la plus ironique des malédictions.

C’en est presque une, en effet.

Photo: tumblr

Sauter en parachute. Au début de l’été, c’est le défi que je m’étais lancé. Je ne savais pas trop quand, avec qui ni où, mais je savais seulement que j’allais le faire. Puis récemment, mon défi s’est réalisé.

J’ai fait le grand saut à 8 000 pieds d’altitude (en tandem, quand même). Plus la date fatidique approchait, plus je me demandais «MAIS POURQUOI JE FAIS ÇA?», sans trouver de réponse. Et croyez-moi que ce ne sont pas mes proches qui étaient là pour me rassurer : «T’es tellement courageuse, moi je ne serais jamais capable» ou encore «Quoi? Tu vas faire ça?!» avec les plus grand yeux apeurés de leur vie. Finalement, l’événement vaincu, j’ai compris pourquoi j’ai bien fait de le faire.

  1. Vaincre ses peurs irrationnelles

Qui n’a jamais eu peur dans le noir ou peur d’une araignée? Ce sont toutes des peurs irrationnelles qui n’ont pas lieu d’être, tout comme avoir peur de sauter en parachute! Oui, c’est un sport dangereux qui comporte des risques, mais n’est-ce pas lorsqu’on prend un minimum de risque que ça en vaut réellement la peine? Voilà ta chance d’en vaincre une, une peur irrationnelle, en plus d’avoir intensément de plaisir!

  1. Le dépassement de soi

Parce que tu te dis que tu n’en serais jaaaaamais capable? Le parachute est pour toi. Quoi de mieux que d’accomplir quelque chose que tu pensais impossible? Tout le monde en est réellement capable. Si cette dame de 93 ans en est capable, vous l’êtes aussi. En plus, dans une checklist, le crochet est assez satisfaisant à appliquer.

  1. L’adrénaline ressentie

Et je ne parle pas seulement lors du saut. Les jours précédents, c’est la première chose qui me venait en tête en me réveillant : «Dans 72/48/24 heures, ça se passe!» L’excitation quand tu arrives sur le site, quand tu enfiles ta combinaison, quand t’embarques dans l’avion et que tu n’as plus le choix de sauter… Rien ne vaut une bonne dose d’adrénaline pour se sentir encore vivant.

  1. La vue incroyable

On a beau voir des photos de nos proches qui l’ont fait avant nous ou regarder des vidéos promotionnelles sur Internet, quand c’est notre tour, c’est à couper le souffle (pis même pas parce que tu tombes dans le vide à 200 km/h). Il n’y a pas une vue comparable à celle qu’on a lorsqu’on a les pieds dans le vide et qu’on se laisse guider par la toile d’un parachute, promis.

  1. Sortir de sa zone de confort

Parce que c’est bien connu (me semble), sortir de sa routine au moins une fois, de temps à autre, ça ne fait de mal à personne! Croyez-moi, il n’y a pas grand chose de plus efficace pour sortir de sa zone de confort que de sauter d’un avion en plein vol. Si ça ne marche pas, dites-moi ce que vous faites dans la vie, parce que je n’y comprends rien!

  1. Souvenir mémorable

Il y a de ces soirées entre ami(e)s que tu sais que tu te souviendras toute ta vie, right? Et bien il y a de ces journées où tu sautes en parachute, aussi. Promis juré que, dans une couple de décennies, tu t’en souviendras encore et tu parleras à tes enfants à quel point t’as été badass la fois que t’as sauté dans l’vide.

Sérieusement, je ne connais pas une personne qui a regretté de l’avoir fait. Donc qu’est-ce que t’attends?

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 Photos : Parachutisme adrénaline / Marylou Girard Bouchard