compétition

Oui, je suis une personne extrêmement stressée à l’approche de toutes les situations particulières que la vie m’amène. Depuis plus de 12 ans maintenant que je pratique le patinage de vitesse et des courses, j’en ai faites. Pourtant, à chaque nouvelle compétition, une tension et une anxiété sans précédent s’installent la journée avant l’événement. Comment réagir face à ce stress intense ? Y a-t-il des façons de contrer ou de passer par-dessus celui-ci ? Ou même, ce stress est-il nuisible ou utile ? Voici ce que j’en pense.

Comment réagir ?

Il n’y a pas de solutions miracles lorsque nous sommes confrontés à une situation stressante et personne ne réagit de la même façon. Je suis plutôt désagréable à l’approche d’une compétition (parlez-en à mes parents), je ne tiens plus en place et me coller un sourire dans le visage est toute une étape. Le but est de garder son calme et de ne pas trop anticiper ce qui pourrait arriver. Selon mon expérience, mes meilleures courses ont été lorsque je n’avais aucune attente, lorsque je croyais impossible de surpasser la qualité des autres patineuses ou que je doutais de ma condition physique. Le plus difficile dans une compétition ou un tournoi est d’avoir le temps de penser aux autres concurrents. Ils nous semblent toujours meilleurs que nous et un manque de confiance en soi nuisible s’installe de ce fait. Il faut donc garder l’accent sur ce que NOUS sommes en mesure d’accomplir et non sur les autres.

Des trucs ?

On m’a souvent conseillé la visualisation avant d’entrer sur la glace. Cela n’a jamais vraiment fonctionné pour moi, car il est impossible de prévoir ce qui peut arriver pendant la course. Si j’ai un plan déjà déterminé et que quelqu’un détruit le plan, je me retrouve sans ressource et le temps de réfléchir à une solution, il est déjà trop tard. Personnellement, je dois avoir la tête vide et patiner selon le moment présent. Pour ce faire, avant chaque course, je jase et ris avec les autres et, souvent, j’écoute de la musique entrainante. De grandes respirations peuvent également aider les athlètes à vaincre un stress trop intense.

Bon ou mauvais, le stress ?

Il faut savoir qu’il existe deux types de stress, soit le stress positif et le stress négatif. Le sportif peut voir le stress lui procurer de l’énergie comme un moteur ou au contraire, celui-ci peut lui nuire complètement. Cela dépend de la gestion que la personne fait du stress. Il est important de comprendre et de voir ce mauvais stress arriver. Le rythme cardiaque qui s’accélère, le manque de confiance, l’arrivée de pensées négatives ou les jambes molles sont des exemples de manifestations de stress nuisible pour la plupart. Lorsque l’on sent ces « symptômes », il vaut mieux s’arrêter et respirer pour retrouver nos esprits. Bref, foncez et tentez de rester calme, ce n’est qu’une compétition après tout, votre vie n’est pas en jeu !

On vit dans un bal masqué. De beaux masques à paillettes, taillés à la perfection. Pourtant, lorsqu’on regarde l’étiquette derrière et qu’on y lit «Made in China», on se rend bien compte qu’ils ne sont que des imitations. De simples créations confectionnées afin d’attirer le regard, l’admiration des gens.

«Le message s’adresse particulièrement à tous les faux nez de ma génération. Les êtres qui ne cherchent pas à être, mais qui se suffisent d’avoir l’air. L’air d’être smaths, l’air d’être cools, l’air d’être ouverts d’esprit. L’air de n’être pas compliqués.»

Ma chère Alex Ann Villeneuve Simard, tu n’es pas la seule à être «en criss d’être en crise». (Si tu n’as toujours pas regardé cette vérité sous forme de slam en vidéo, c’est ici que tu te dois de cliquer).

Les gens. Parlons en, des gens. Ces gens dont on redoute le jugement, ces gens pour qui on va jusqu’à s’inventer une personnalité, une vie parfaite, seulement pour une centaine de likes sur «les Internets».

J’en ai assez de voir mes ami(e)s se comparer à un modèle de société basé sur des menteries. Assez de cette génération où l’apparence est plus importante que l’authenticité.

«À tous ces gens masqués, enfoulardés derrière leur fausse personnalité, qui n’arrêtent plus de faire semblant, de faire de leur vie une autre vie, qui n’arrêtent plus de s’éloigner de leur dedans, ces gens qui ne s’assument pas, qui ne s’authenticisent pas, qui ont le soucieux soucis d’avoir l’air d’être ce qu’ils ne sont surtout pas…»

Comme Alex Ann, c’est à vous que je m’adresse aujourd’hui. Je m’adresse à vous pour vous prier d’arrêter de gaspiller de l’énergie sur l’image que vous projetez. À quoi bon avoir 112 «j’aime» sur une photo de profil si vous êtes incapables de vous aimez vous mêmes? Vous aimez, profondément, pour la personne que vous êtes et non pour celle dont vous avez l’air.

Aimez votre sens de l’humour plutôt que votre maquillage.

Éliminez vos jalousies inutiles envers l’apparence des autres plutôt que d’éliminer le bouton sur votre front.

Arrêtez de vous comparez, d’être en constante compétition avec des personnes qui ne connaissent probablement rien d’autre de vous que de votre profil Facebook et concentrez-vous sur vos propres forces.

Aimez l’attention que vous portez à votre amie lorsqu’elle pleure plutôt que d’aimez vos nouveaux vêtements fabriqués par une compagnie qui se fout des personnes exploitées et de l’argent que vous dépensez.

Je divague, comme Rabii.

«Y’a des hommes pis des femmes qui souffrent de l’avoir l’air. Mais personnellement, je préfère vivre avec les défauts d’un authentique que de subir les qualités trompeuses d’un deux de pic.»

Qualités non seulement trompeuses, mais oh! combien superficielles. C’est vrai qu’il est beau le body de la mannequin que tu suis sur Instagram. Mais avant de l’envier, de te regarder dans le miroir, puis de te rabaisser parce que toi, t’es incapable de l’atteindre, ce supposé corps de rêve malgré les heures que tu perds à suivre la mode fitness-detox, demande-toi donc si ce que tu vois, c’est la vérité.

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Source : Capture d’écran du compte Instagram @essanaoneill

Description : «NOT REAL LIFE – took over 100 in similar poses trying to make my stomach look good. Would have hardly eaten that day. Would have yelled at my little sister to keep taking them until I was somewhat proud of this. Yep so totally #goals» (Pour la traduction, y’a toujours Google).

@essanaoneill est une personnalité image célèbre du réseau social nommé plus haut. Ses centaines de milliers de followers ont certainement tous bavé, voir pleuré en regardant ses clichés de perfection. Récemment, la belle et maintenant authentique Essana a dévoilé au grand jour les mensonges cachés derrière les photos de ces fausses célébrités en se prenant elle-même comme exemple.

Elle est maintenant l’initiatrice du mouvement Lets be game changers. Je t’invite fortement à aller faire un petit tour sur le site ou à regarder cet article d’Elite Daily pour en savoir plus.

Je divague à nouveau.

À tous ces êtres qui se suffisent d’avoir l’air (merci Alex Ann pour les paroles), je vous comprends de vouloir aller au bal, parce que c’est vrai que c’est plaisant danser. Mais, de grâce, gardez les masques pour l’halloween, notre société a bien assez de vomir des politiciens costumés de la tête aux pieds.

«[…] un gros char de marde à ma société malade, malade d’être, malade d’aimer. Malade. Ben ben malade. J’t’en criss parce que j’t’en crise. Pis j’suis épuisée d’être en criss parce que j’t’en crise. Être ou ne pas être, telle est la question. Mais ne pas être semble être la réponse de ma génération. Mais ma réponse à moi, c’est être. Parce que je sais que c’est ça, le meilleur médicament contre l’avoir l’air.»

J’ai fini de divaguer.

Photo : Capture d’écran de «J’t’en criss d’être en crise» d’Alex Ann Villeneuve Simard

En cette journée Lavande pour l’épilepsie, j’ai eu la chance de m’entretenir avec Manon Bordeleau, organisatrice du Raid de Saguenay contre l’épilepsie qui aura lieu le 17 mai prochain pour une deuxième édition.

Un «raid», c’est une compétition sportive à épreuves multiples, soit la course, le patin à roues alignées, le cross fit, le kayak et le vélo de montagne. Lors de l’évènement, plusieurs équipes participeront à la compétition. On y retrouvera des équipes de cinq personnes, des duos et des solos. Le but de cet évènement est de rassembler des personnes autour d’une compétition. C’est également de ramasser des dons qui seront remis au Centre neurologique de Montréal, qui fait des recherches sur l’épilepsie.

L’organisatrice explique que ce qui l’a poussée à créer cet évènement, c’est d’abord le fait qu’il s’agissait de son projet de maîtrise. Elle souhaitait aussi allier sa passion pour l’exercice physique et une cause qui lui tient particulièrement à cœur. En effet, à l’âge de 26 ans, Manon Bordeleau a eu sa première crise d’épilepsie.

En nouveauté pour la deuxième édition, on retrouvera la course de 6 km seule pour ceux qui désirent participer sans prendre part au Raid au grand complet. Une nouvelle équipe étoile a aussi été créée. Elle est composée de cinq athlètes de la région : Léa Brassard, Félix Deschênes, Roxane Gauthier Deschênes, Shéril Gravel et Maxime Maltais. Ils seront coachés par l’équipe étoile de l’an passé, Nadia Bolduc et Francy Ntetu.

L’année dernière, l’évènement a suscité l’intérêt d’une cinquantaine de participants. On s’attend cette fois à recevoir entre 125 et 150 participants, soit le triple de la première édition!

L’épilepsie c’est quoi?

Selon Passeport Santé, «l’épilepsie se caractérise par des décharges d’influx nerveux anormaux dans le cerveau. Ces décharges surviennent de façon soudaine. Habituellement, elles sont de courte durée. Elles peuvent avoir lieu soit dans une zone précise du cerveau, soit dans son ensemble.» 1% de la population est atteinte par ce trouble du système nerveux central.

Journée Lavande

Le 26 mars est, depuis 2008, la journée de soutien aux personnes touchées par l’épilepsie. Elle vise à diminuer les préjugés à ce propos. Ensemble, portons le mauve pour soutenir ces gens qui en sont atteints!

Photo: Page Facebook de l’évènement 

L’élite sportive canadienne a jusqu’au 23 février pour rafler plus de médailles que n’importe quel autre pays lors des Jeux olympiques d’hiver 2014 de Sotchi, en Russie. Les espoirs de toute une nation reposent sur ces 221 athlètes répartis parmi quatorze sports.

Des athlètes de chez nous

Sur les 121 hommes et 100 femmes membres de l’équipe olympique canadienne, 43 sont Québécois. Avec près d’un athlète sur cinq, le Québec est la troisième province la plus représentée à Sotchi. La région du Saguenay–Lac-Saint-Jean compte trois déléguées : les patineuses de vitesse en courte piste Valérie Maltais; Marianne St-Gelais, double médaillée d’argent aux J.O. de Vancouver 2010; et Marie-Ève Drolet, médaillée de bronze aux J.O. de Salt Lake City 2002.

Encore mieux qu’à Vancouver

Lors des derniers Jeux olympiques d’hiver de 2010 en sol canadien, Équipe Canada a récolté un nombre record de 26 médailles (14 médailles d’or, sept d’argent et cinq de bronze). Cette année, le Comité olympique canadien prévoit se surpasser grâce à la plus grande délégation d’athlètes ayant jamais représenté le pays à des J.O. d’hiver.

«Nos athlètes sont très talentueux et composent l’équipe la mieux préparée à représenter le Canada à des Jeux d’hiver à ce jour. […] Avec sa combinaison de médaillés des Jeux précédents et d’étoiles montantes, mais aussi grâce à l’ajout de nouvelles épreuves où les athlètes canadiens se sont démarqués sur la scène internationale, l’Équipe des Jeux de 2014 est destinée à connaître encore plus de succès», prédit le Comité olympique canadien sur son site officiel.

Toujours à l’affût

Pour ne rien manquer des XXIIe Jeux olympiques d’hiver, télécharge l’application mobile officielle «Les résultats de Sotchi 2014», disponible sur iOS,  AndroidWindows Phone, et BlackBerry World. Sur le web, Radio-Canada Sports et La Presse assurent une couverture complète des J.O. en temps réel. De plus, Le HuffPost propose une infographie détaillée des résultats selon plusieurs catégories, notamment les médailles par pays et par athlètes. Tu peux aussi suivre Équipe Canada sur Facebook, Twitter, Instagram et YouTube.

Photo: Facebook

C’est dans une ambiance survoltée en basse ville de Québec que s’est déroulée la grande finale du Big Air dans le cadre du Snowboard Jamboree le 16 janvier. Trois athlètes canadiens étaient en lice pour se hisser sur les plus hautes marches du podium.

Les jeux de lumières, la musique techno et la foule massive présente à l’Îlot Fleurie ont été les éléments clés qui ont fait de cette compétition un vrai party. Un party qui n’a toutefois pas été bénéfique à deux de nos planchistes canadiens qui n’ont malheureusement pas été en mesure de se retrouver dans le trio gagnant.

C’est Antoine Truchon, un Québécois, qui s’est hissé le plus haut dans le classement en se méritant une médaille de bronze, devancé au classement par Petja Piiroinen de la Finlande et Mans Hedberg de la Suisse. Des performances à couper le souffle à cause de leur degré de difficulté impressionnant, oui,  mais qui ont aussi coupé le souffle à quelques reprises avec des chutes peu enviables à l’atterrissage!

Chaque athlète avait trois descentes à compléter et recevaient une note par rapport à chacune d’entre elles. La qualité du saut reposait sur la figure effectuée dans les airs tout autant, sinon plus, que sur l’atterrissage. Ainsi, même si une figure impressionnante venait d’être effectuée, une perte de contrôle, aussi petite que de poser la main sur la surface enneigée, pouvait coûter cher à l’athlète.

Un planchiste a soulevé des réactions d’étonnement de la part des spectateurs : le Japonais Ishida Takahiro… Un triple back-flip d’entrée de jeu avec un atterrissage quasi-parfait. C’est avec un sourire fendu d’une oreille à l’autre qu’il est passé devant moi, et avec raison! Ses prouesses impressionnantes lui ont toutefois valu le dixième rang : il faut dire qu’il a un peu trop poussé sa chance lors de sa troisième descente en prenant une belle débarque…!

Le Big Air est une discipline essentiellement masculine, mais une première devait avoir lieu cette année : des femmes devaient prendre part à l’ouverture de cette épreuve de Coupe du Monde. Par contre, en raison du risque de blessures trop élevé à l’approche des Jeux Olympiques de Sotchi, les athlètes féminines ont toutes décidé de se retirer de la compétition. L’organisation du Snowboard Jamboree affirme toutefois que ce n’est que partie remise pour l’édition 2015 de l’événement!

Crédit Photo : André-Olivier Lyra