chien

Je me souviens. Tu étais mon ami. Mon amour. Ma vie. J’aimais prendre des selfies avec toi. J’aimais te caresser. J’aimais la vie avec toi.

Avec l’école, je n’avais pas toujours la force de croire en la liberté. Ma liberté. Mais ton énergie, cette joie de vivre, m’incitait toujours davantage à y croire pour qu’un jour, je puisse vivre, comme toi, cette liberté qui t’a toujours habité.

Or, du jour au lendemain, tout a changé.

Ta joie de vivre avait disparu. Je ne reconnaissais plus mon frère. Tu n’avais plus d’énergie, je n’avais plus d’énergie. Plus d’énergie pour croire que tu étais mon ami, mon amour et ma vie, car la Terre avait cessé de tourner, cette semaine-là.

Il n’y avait plus de vie.

Les jours se sont enchaînés, lentement, sans que ton état ne s’améliore. Maman est donc allée te porter à l’hôpital.

J’avais une peur immense de te perdre. Mon instinct m’affolait face à cette idée qui me paraissait si illusoire. J’aurais préféré pas cette semaine, pas cette année, pas encore.

Quelques jours plus tard, l’hôpital a appelé. Maman était ébranlée, j’étais ébranlé. Je sentais des sanglots, à travers sa voix, tremblante d’appréhension et de peur. Je sentais aussi des sanglots qui se répandaient en moi… car je m’attendais au pire.

« On ira le voir une dernière fois à l’hôpital », a-t-elle lâchée en raccrochant, telle une bombe qui avait explosé.

Notre dernier moment 

Le lendemain, je t’ai vu pour la dernière fois. Mais je ne sais pas si toi, tu m’as vu. Je ne sais pas si tu m’as reconnu, en fait, car ton regard ne laissait présager aucune lueur de vie. J’ai tout de même caresser ton corps chétif pour une dernière fois, avec toute l’énergie et toute la joie de vivre qui me restaient.

Après que tu aies tiré ta révérence, j’ai fixé ton regard, encore si loyal après une mort si soudaine. À travers ce regard, tu avais toujours ta joie de vivre qui m’était contagieuse.

Par contre, plus je sanglotais ton nom, et plus je disais adieu à ma liberté.

Rhubarbe, mon chien, je t’aime.

Source photo : pexels.com

Avis à tous les dog lovers, avoir un chien est un atout important pour votre santé mentale et physique. Une raison de plus de croire qu’il est le meilleur ami de l’homme.

Alan Beck, directeur du Centre d’étude des liens Humain-Animal dans une université de l’Indiana, a découvert, au milieu des années 80, que lorsque les gens interagissent avec des chiens, on peut observer une baisse de la pression artérielle, signe de relaxation. Plus récemment, des chercheurs au Japon ont découvert que les propriétaires de chiens connaissent un pic d’activité dans la partie de leur hypothalamus responsable de la gestion du stress, simplement en croisant le regard de leur chien!

Les promenades quotidiennes contribuent à la meilleure santé des propriétaires. Ils sont plus actifs et mieux intégrés socialement. Avoir un chien est une occasion en or de rencontrer leurs voisins (et pour les gars de rencontrer des filles. Qui peut résister à un p’tit chien cute?). Les chiens et les chats contribueraient même à réduire la pression artérielle et le stress, et même à combattre la dépression.

Je n’ai aucune difficulté à y croire. Chaque matin, la vision floue, les cheveux couettés, j’ouvre la porte de ma chambre. Chaque matin, un tchic tchic familier résonne sur le plancher de bois du couloir. Ce bruit-là c’est Cléo, mon chien, qui arrive beaucoup trop vite vers moi et se roule sur mes pieds en me lichant les orteils. C’est dégueulasse, j’en conviens, mais ça commence tellement bien une journée. Elle me suit à la trace durant toute ma routine matinale, apportant des jouets au pied du tabouret sur lequel je suis assise pour déjeuner, elle me suit dans la salle de bain et tandis que je me bats avec ma tignasse pour essayer d’avoir un peu de bon sens, elle s’assoit près de moi en prenant bien soin de laisser le plus de poils possible sur mes pantalons (les mêmes poils qu’on ne retrouve PAS sur la bosse après 30 min de toilettage qui se transforme toujours en course ou en combat de lutte gréco-romaine).

Mais vous savez quoi? Ça ne me dérange pas, quand un cours s’étire trop et que la concentration manque à l’appel, ça me fait une activité d’essayer de les décoller un par un. Même absente, elle me redonne le sourire parce que je sais qu’elle m’attend sagement à la maison et qu’à la fin de la journée elle m’accueillera comme si j’étais partie depuis 10 ans. Même après la pire des journées elle réussit à me redonner le sourire. Elle me fait prendre de longues marches, elle me faire courir, lancer des trucs, rouler dans le gazon… Quand je joue avec elle, j’ai l’air niaiseuse, mais je suis heureuse.

Et pour ceux qui n’ont pas la chance de posséder leur propre chien, visitez la SPCA ou le refuge le plus près de chez vous, une foule de compagnons sans famille seront très heureux que vous les emmeniez en promenade qui vous fera, à vous aussi, le plus grand bien.

Photo: Laurence Laprise