automne

Vendredi dernier, Anabelle et moi (une autre cerisette), sommes allées à l’évènement mode Panache de Saguenay. Outre le fait que nous avons capoté comme des enfants qui découvre Noël pour la première fois, l’événement nous a fait découvrir les nouvelles tendances automne/hiver pour la prochaine année. Voici ce que j’ai retenu du défilé de vendredi et ce qui pourrait vous servir pour fignoler votre garde-robe d’automne.

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1. Le tricot de laine – C’est TOTALEMENT in. Le premier défilé, composé essentiellement de lainages, nous a montré plusieurs alternatives pour bien le porter. En haut, comme nous avons la coutume de le voir, mais aussi en manche, en gros foulard, en poncho et en robe. La robe était définitivement ma façon préférée, beaucoup plus féminin et tout-aller. Les manches sont aussi un bon choix pour les journées d’hiver plus chaudes, laissant les mains à l’air libre et en toute motricité.

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2. Le carreau – Si vous en avez assez de lui voir la face à celui-là, vous n’avez pas fini puisque le carreau est encore de retour cette année. Il se porte avec tout et mérite d’être osé, c’est un motif passe-partout qui n’est pas difficile à agencer. Peut-être que la fameuse chemise de flanelle est dépassée un petit peu, mais un poncho ou une robe, ça fait l’affaire. Le carreau vous donne l’air chic, habillé et décontracté sans avoir mis trop d’effort côté tenue. On dit oui !

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3. Le bomber Jacket – Celui-ci, c’est la petite nouveauté de l’année. Il me fait personnellement penser aux années 90 et je le trouve écœurant. Le bumper Jacket, il se porte de milles et une façons et en plusieurs couleurs. De style asiatique ou complètement basique, un modèle est assurément fait pour vous. Avec des jeans, une jupe ou une robe, il donne autant l’effet décontracté qu’habillé et c’est ce qui m’a fait craquer. J’ai moi-même opté pour ce petit manteau comme veste d’automne. C’est un essentiel que je vous conseille.

Voici mes 3 TOPS coups de cœur de la soirée de vendredi à laquelle j’ai assisté. J’en aurais probablement plus à vous dire, mais je vous invite aussi à aller faire un tour sur le site Web de Panache ou sur leur page Facebook !

Photos : Jean-Michel Decoste

Les garçons (OK les filles aussi) vous êtes bons d’habitude pour mettre en évidence vos défauts. Habituellement, ça ne prend pas ben ben longtemps avant qu’on se rende compte de vos points faibles du genre que vous êtes impatients ou que vous n’êtes pas polis quand il le faudrait. C’est pour ça que ce soir d’automne m’a marqué. Ce fameux soir d’automne où j’en ai croisé un qui était le meilleur pour faire comprendre qu’il avait beaucoup de qualités.

 Ce n’est pas qu’il voulait vraiment se mettre en valeur, c’est plus qu’il avait réellement beaucoup de qualités. Le genre de personne que tu rencontres et que t’as envie qu’il t’aime, t’as envie de rester la fille ben ordinaire que t’es, mais qu’il trouverait dont pas comme les autres, pas comme t’as toujours pensé que t’étais. J’avais envie de lui dire en silence « regarde-moi, juste moi, pendant cinq minutes », mais en réalité, je n’avais même pas besoin de lui dire pour qu’il me regarde les yeux ou les mains ou mon cou ou les yeux encore.

Y’avait la grande qualité d’être dans l’instant présent, de se consacrer à toi à 100 % quand y’était devant toi. Ce n’était pas un cellulaire ou sa chanson préférée ou un verre de trop qui le distrayait de tes yeux. Ou cette fois-ci, des miens.

Les gars vous êtes beaux quand vous êtes là de corps et d’esprit. Vous devriez prendre exemple sur lui.

Je l’ai rencontré un soir d’automne alors qu’il faisait froid et qu’il pleuvait juste assez pour dire que mes cheveux étaient tous plats sur ma tête et que j’étais contente de ne pas avoir mis un t-shirt blanc. La capitale était belle pis mes amies aussi. Je ne pensais pas avoir de chance du tout parce que tout le monde brillait plus que moi ce soir-là et qu’anyway je ne courais pas après la chance. J’ai eu l’impression qu’il m’a spottée parce que je prenais des shots de Jameson à la place de la Tequila comme toutes mes amies. Il aimait ça, le Jameson. C’était une autre de ses qualités.

Y’avait l’autre grande qualité d’être intéressé envers la personne qui se trouve devant lui, pis j’avais la chance que cette fois-là c’était moi. Y’avait la qualité d’être juste assez drôle, juste assez beau pis juste assez laid. Y’était juste assez tout, dans l’fond. Pis y’avait la qualité de me donner l’impression d’avoir encore plus de qualités que lui, même si c’était pas mal impossible.

Les gars (OK les filles aussi) je sais que vous avez plein de qualités, prenez juste un peu exemple sur lui. Lui aussi, y’a plein de défauts, mais y a simplement compris que nos qualités valent plus d’importance que nos défauts. Nos qualités sont nices, d’habitude. Faudrait peut-être les exploiter un peu plus à la place de stresser sur nos défauts.

Photo : weheartit

Auparavant peu appréciée en raison de son caractère enfantin et classique, la chaussette haute est aujourd’hui un indispensable à chaque saison hivernale. En effet, nous retournons actuellement en pleine période des années 90 et c’est tant mieux : c’est l’occasion de revisiter les vieux fringues de façon complètement branchée.

J’ai toujours associé cet accessoire de mode à son côté sexy, en raison de sa forte ressemblance avec les mi-bas. C’est justement sur ce point qu’il est impératif de ne pas se tromper : éviter à tout prix la vulgarité. Car, on ne va pas se le cacher, porter ce genre de vêtements peu paraître follement aguicheur. Les garçons vous reluqueront sûrement, admiratifs du faible espace qui sépare vos bas de votre robe. C’est d’ailleurs ce qui donne ce côté sexy, cette façon si délicate et innocente de porter ces chaussettes.

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Source : Pinterest

En réalité, la chaussette haute est la petite valeur ajoutée à votre tenue : le souci du détail par excellence et, en plus, elle tient au chaud. Le plus souvent, je les porte au dessus d’un collant assez fin, mais quand il ne fait pas trop froid, rien n’empêche de les mettre sans rien, on se sent seulement légèrement plus nue.

Il y en a pour tous les goûts et pour toutes les humeurs : dentelle, nœuds, laine, soie, vous avez l’embarras du choix.

C’est aussi valable pour les couleurs : noir, rouge, gris, écru, bleu marine, blanche… Évidemment le noir reste LA couleur la plus facile à porter, mais rien ne vous empêche d’oser un peu de fantaisie en osant la nouveauté. C’est simple, désormais, j’ai du mal à m’en passer!

Bien sûr, si vous souhaitez que cet accessoire conserve tout son impact, il est nécessaire de le porter avec un vêtement court tel qu’un short, une jupe patineuse ou encore une robe trapèze.

Avec quelles chaussures les porter? Et bien, là aussi, tout est possible. Personnellement je privilégie les chaussures plates, comme de jolies baskets ou encore des bottines lacées, mais les talons ne sont absolument pas bannis.

Vous l’aurez compris, la chaussette haute est l’élément phare de l’hiver qui s’accorde avec tous les styles : façon rock, petite fille, grunge, chic, etc. De plus, la majorité des magasins de mode la proposent aujourd’hui, et ce, à bas prix.

Alors, prête à oser?

Photo : Anaëlle Adam

Si toi aussi tu es une adepte du jeans boyfriend, des cotons ouatés, des t-shirts de garçon de taille large, des bas de laines et des chemises de friperie ayant probablement appartenues à une personne faisant huit fois ta taille, bienvenue dans la famille!

Loin de vouloir dire qu’on ne se soucie pas de son look, s’habiller en mou tout en «ayant de l’allure» est un véritable mode de vie. Ben oui! J’accorde une certaine importance à mon apparence malgré le fait que mes ensembles favoris, me mettant le plus en confiance et en valeur, n’ont généralement rien de très sexy et extravagant.

S’habiller en mou, c’est aussi créer des réactions telles: «Wow! T’es ben belle Mégan quand t’es habillée en fille», lors de cette occasion mensuelle ou tu décides de mettre une robe et du rouge à lèvres, mais d’assumer pleinement que tous les autre jours du mois, tu rayonnes dans ton tricot de grand-père.

En tant que fière représentante des filles qui préparent toujours leurs outfits à l’avance, même les plus banals, j’ai développé quelques habitudes en ce qui concerne l’agencement du «mou» avec le reste de ma garde-robe.

Le col rond

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Porter des chandails au col rond, c’est faciliter l’agencement avec tout et n’importe quoi en créant une ligne clean permettant de rester très sobre sans avoir l’air «tout nu» et en mettant du même coup ton visage en valeur. Ils s’associent mieux avec n’importe quel pantalon et jupe qu’un col ample, en plus d’être clairement plus tendances.

La chemise en jeans

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Un incontournable! À porter autour de la taille avec un long t-shirt, sous un pull, boutonnée jusqu’au coup pour un look plus propre ou en tant que «par-dessus», le denim s’agence avec tout et accessoirise ton outfit.

Jamais trop

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Un chandail avec un col haut sous une chemise, un pull, des collants noirs sous mes jeans troués et des bas de laine dans mes converses… En misant sur l’unicité, on peut se permettre d’oser et d’agencer plusieurs morceaux. En plus de donner du cachet à notre look, c’est un truc parfait pour les frileuses (moi).

Habiller ta tête

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Que ce soit une casquette portée back side, un chapeau en velours ou tout simplement tes cheveux ramassés en queue de cheval, en half-bun, ou tirés derrières tes oreilles (vraiment in), il s’agit de moyens simples de bonifier ton look. Ta coiffe devient accessoire des vêtements les plus banals et masculins tels les grands pulls et les chemises.

Prioriser le port de pantalons

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Faire une croix sur les leggings et préférer mettre un pantalon en denim, même sous un long chandail ou un grand tricot, c’est gagnant. Point.
Je te l’accorde, il n’y a là-dedans de secret pour personne, mais ce sont des choses qui me plaisent et que je partage avec toi afin de démystifier l’univers du «mou». Enjoy!

Photos: We Heart it

Les feuilles des arbres sont passées du vert au rouge, ensuite au jaune et finalement sont tombées par terre. La température est passée de 15 degrés Celsius à près de -15 degrés en l’espace de quelques instants. Les gens portaient des shorts et des camisoles et maintenant, ils ont sorti leurs grands manteaux et leurs gros foulards. Le soleil se couchait tard, tandis que là il nous quitte dès 17 h.

C’est ce qu’on appelle l’automne. Et qu’est-ce qu’on dit de l’automne? En fait, la plupart des gens autour de moi radotent le même discours : «Maudit qu’y fait pas beau.» «Les journées sont plates.» «Y’a rien a faire ces temps-ci.» «Maudit temps dépressif!»

Je l’avoue, moi aussi j’en ai chialé un coup sur l’arrivée de l’automne. Mais j’ai vite repris sur moi. Ça m’apportait quoi de chialer? Rien. Le monde chiale. Le monde critique. Le monde n’est pas contentable. Le monde est fatigant. Le monde est lourd.

En tout cas, moi, j’ai zéro envie de faire partie de cette gang de gens qui ont tellement l’air d’être déprimés par le changement… Au contraire, j’ai créé mon propre changement. Comme ma grand-mère, ma tante, ma mère et pas mal de mamans, c’est le temps du grand ménage! Pourquoi le grand ménage, tu vas dire? Pour du changement, mais pas n’importe lequel.

Ça peut avoir l’air ridicule comme ça, mais crois-moi, ça fait un énorme bien intérieur. Bien entendu, je ne parle pas de ton ménage de chambre ou de garde-robe. Non, je veux plutôt dire un grand ménage de… ta vie, disons.

Si toi aussi tu es comme moi, et que dans un temps ennuyeux comme ça tu as besoin de changement, on va très bien s’entendre! Tout ce que tu ne juges pas important en ce moment ou simplement de trop dans ta vie, débarrasse! Au diable tout ce qui est inutile à ma vie, tout ce qui va à l’encontre de mon bonheur!

Tu veux être la plus heureuse possible, c’est ça? Alors, fais les changements pour. Il est temps de changer les mauvaises habitudes, ou juste en prendre des nouvelles qui vont donner un petit boost à ta vie.

Fais tout en ton possible pour vivre pleinement ce qui te plait. Arrange-toi pour faire des trucs dans lesquels tu as des intérêts. Des choses que tu aimes. Parce qu’il n’y a rien de pire que de se sentir obligé de faire quelque chose.

En tout cas, moi j’ai compris une chose à faire mon ménage : j’étais totalement dans le rythme du train-train quotidien. Mes habitudes étaient tellement ancrées dans ma vie que je ne me rendais même pas compte que ça ne m’apportait rien d’autre que du négatif.

Parce que tu chiales quand tu vois les vieux vêtements dans tes tiroirs, parce que tu chiales quand tu rentres travailler, parce que t’es à boutte de manger toujours la même maudite affaire pour déjeuner le matin, parce que t’es juste vraiment fatigué de toujours écouter la même musique ou faire les mêmes sorties redondantes. Fais le ménage. Change en même temps que l’automne.

Comme on dit souvent : «Tourne la page, un nouveau chapitre va commencer».

Photo : @thegoodquotes/Instagram

«GO GO GO, ça commence dans une minute! T’as pas le temps pour tes cheveux Léo!»

C’est comme ça que j’ai vécu le défilé Panache samedi soir au Hangar de la zone Portuaire, en coulisses, en tant qu’habilleuse pour les mannequins.

Quand je suis arrivée, on m’a dit d’aller complètement au fond de la salle rejoindre les bénévoles. C’est ben safe. Mais j’avais pas toute suite compris la game. Le fond de la salle c’est les coulisses, t’sais le backstage.

Je te mentirai pas : il y a sérieusement fallu que je focus sur mon but ultime pour me rendre au fond de la salle. La petite fille en moi se croyait dans Disney, genre au pays des merveilles. Primo, mon trajet impliquait de traverser des raques de vêtements top-tendances. Je récapitule, il m’a fallu un sérieux contrôle de moi-même pour continuer mon chemin avec normalité devant les organisateurs. Parce que dans mon vrai conte de Disney, je serais devenue invisible et je serais partie avec les vêtements. Malheureusement, mon conte à moi n’existe pas parce que je n’ai pas de superpouvoir. Faque j’ai continué. J’ai traversé un nuage de spray-net, j’ai aperçu la zone maquillage et coiffure, je me suis ressaisie, pour finalement me trouver dans une zone concentrée de mannequins.

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JM DECOSTE PHOTOGRAPHIE

Je voulais continuer pour arriver au dit fond de salle, mais j’étais au fond. C’est le moment où je suis tombée complexée parce que je n’avais pas le prérequis des longues jambes pour être là. Je voulais qu’on sache que j’étais bénévole pour ne pas qu’on juge mon bouton dans le front. Heureusement, j’ai reçu une carte STAFF. Je me sentais mieux.

Mais pour vrai, cette expérience, je l’ai aimée plus que tu le penses. C’est juste pour te dire que j’ai follement trippé.

J’ai vu ce que c’est l’ambiance de la préparation d’un défilé, du placement de linge au petit souci maquillage de Mariloup.

J’ai vécu l’excitation des mannequins, le stress des organisateurs et la joie des applaudissements en trame de fond. J’ai compris ce que c’est de se changer en une minute entre deux passages sur la scène. Pis en résumé, j’ai passé la soirée à dire : «Wow as-tu vu le manteau, mais oh my god sa robe je la veux, je peux tu avoir ses souliers STP, mais attends ses cheveux sont parfaits, et elle porte trop bien son One-piece.» Je trouvais toute beau, c’est simple.

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Finalement, un défilé de mode, c’est beau, c’est classy, parce que c’est rempli de mannequins pis ils moulent notre société. On aime ça parce qu’on savoure les tendances comme un bon chocolat chaud en plein hiver après une bonne journée de ski. Puis on aime ça encore plus quand c’est bien présenté, je veux dire sur des belles personnes, ou avec de la crème en forme de cœur. Des défilés de mode, on a toutes eu la chance d’en vivre. On aurait toutes voulu secrètement les vivre pour vrai, et c’est exactement ce que j’ai fait cette fin de semaine ; Derrière la superficialité qui m’agaçait d’un défilé de mode, il y a une solide organisation, et un trip à vivre pour le mannequin, pour l’organisateur et pour le spectateur.

ATTENDS, je ne t’ai pas dit mon coup de cœur du week-end. Sans équivoque, je suis in love avec Sokoloff Lingerie et La Fabrik, et les manteaux Bilodeau sont craquants. Heureusement que je n’ai pas de carte de crédit.

Voici quelques photos!

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La passerelle

Boutique éphémère la Fabrik

Boutique éphémère La Fabrik

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Le Château

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Le Château

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Homies

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Homies

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Sokoloff Lingerie

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Sokoloff Lingerie

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Betina lou

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Le comité organisateur, les mannequins et les bénévoles

Photos: Florence D’Amboise

Le défilé du vendredi de l’évènement mode Panache a mis la table pour le weekend glamour qui nous attendait. Au menu: le noir, la géométrie, les tricots et les imprimés. Les vêtements étaient magnifiques et le défilé épuré, original et bien de chez nous.

Pendant plus de trois heures, il était permis d’observer, de la tête aux pieds, le look des mannequins sans avoir l’air snob! Le festival présentait, ce vendredi, les collections d’automne de six créateurs Québécois : Gawa Clothing, Tristan, Bilodeau Canada, Cokluch, Mélissa Nepton et Marie St-Pierre. Bien que les créateurs étaient tous très différents, j’ai constaté les quelques ressemblances qui forment la tendance automnale.

Le noir

Noir

Le noir sous toutes ses formes était à l’honneur. Élégant, rebelle, structuré, confortable, en laine, en cuir… Il se marie avec tout et n’importe quoi. Superposez-le pour un effet optimal.

La géométrie

Géométrie

La forme des vêtements prend de plus en plus de liberté. Les pièces signées Marie St-Pierre étaient impressionnantes. Les encolures triangulaires, les boucles aux poignets, les plis 3D et les ouvertures de toutes les formes ont donné le ton à la saison.

Les tricots

Tricots

La laine est à l’honneur pour le début de la saison froide. Mais cette année, on va audelà du pull et du cardigan en tricot. En effet, l’automne 2015 nous tricote des robes ma-gnifiques. Les robes en laine de Mélissa Nepton sont les morceaux que j’ai préférés. J’en veux une, ou deux, ou trois…

Les imprimés

Imprimés

Que ce soit sur les one-piece de Mélissa Nepton, ou sur les tuniques tie-dye de Cokluch, cette année, on ose les imprimés en grande quantité! (Et si on se sent wild, on peut même les mélanger.)

 Les bas ¾

La chaussette assortie à l’ensemble est vraiment in. Le bas de coton à motifs et même scintillant vole la vedette à l’éternel bas de laine. Il se porte un peu plissé, dans une botte ou un bottillon à talon.

Les chapeaux

Chapeaux

Les mannequins Cokluch avaient sur la tête de délicieux chapeaux melons ornés de plumes à la bavaroise. Ils ajoutaient de l’audace et une bonne dose de caractère aux ensembles.

Le festival Panache en est à sa 2e édition et croyez-moi, ce n’est pas la dernière! À l’an prochain?

 

Accro du shopping que je suis, je suis allée magasiner récemment (encore!) pour constater que les nouvelles tendances automne/hiver 2014-15 étaient enfin sorties. Le coup de foudre, quoi! C’est un retour dans le temps, comme je l’ai toujours rêvé, avec des tendances inspirées des années passées. Portefeuille oblige, je devais choisir les essentiels et heureusement que la sensass styliste de l’Agence EMA Anne Marie Côté m’a éclairée.

Tu as envie d’adopter LE look branché de l’heure selon Anne Marie Côté? Ne te casse pas la tête : le look cozy est au top cette saison. Tu enfiles ton plus beau denim, ajusté à ta silhouette, troué ou pas, avec un ÉNORME tricot de laine, le tout dans un camaïeu de gris et le tour est joué! Bracelets et montre pour un poignet ravissant, un thé chai à la main et c’est encore mieux!

Bien sûr, un look parfait est de la tête jusqu’aux pieds. Anne Marie te suggère les booties, la botte automnale de la saison par excellence. À talons ou pas, ajourées ou non, il y en a pour tous les goûts. Toutefois, le Derby, la botte de pluie et la cavalière ne sont pas en reste cette saison.

Maintenant, parlons des vraies choses : ce qu’il te faut absolument dans ton placard. Selon la styliste de l’agence EMA, l’indispensable de la saison est sans contredit le poncho. Versatile, il donnera un nouveau souffle à vos tenues extérieures. Elle ajoute aussi que les plus audacieuses le prendront coloré, même si, de son côté, elle a flanché pour le total black. Par ailleurs, c’est à ce moment que je te conseille de faire un saut dans la garde-robe de ta mère parce que tu pourrais être surprise de ce qu’elle contient… Pour ce qui est des souliers, on peut enfin se permettre le confort. Fini les stilettos, c’est le temps d’arborer les sneakers Nike.

Pssttt… Je n’ai pas fini! Le bourgogne, c’est la couleur qu’il te faut. Que ce soit pour ta nouvelle robe, ton pull cachemire ou ton rouge à lèvres, ce n’est plus un secret pour personne, tu dois céder.

Les filles, est-ce qu’on doit dire oui aux motifs, ou encore, les mélanger? Anne Marie dira une fois de plus que seules les audacieuses oseront. Mélanger les textures et les motifs, cela peut être splendide, mais c’est un art en soi. Si tu n’es pas certaine, vaut mieux ne pas prendre de risques.

Mon véritable coup de cœur cette saison est sans aucun doute les accessoires. Les gros bijoux me font craquer, littéralement. Tout comme la grosse sacoche… De même que les bas longs pour un style décontracté, wow.

Sur ce, bon magasinage mes chanceuses!

Photo: We Heart It

J’ai le blues de l’automne.

L’autre fois, j’attendais à la caisse au IGA. J’écoutais la jeune fille en avant, pas plus vieille que moi, parler de sa petite sortie aux pommes en amoureux à la caissière. Je me suis dit que jamais, jamais, je ne vais amener mon copain aux pommes tant qu’on n’aura pas nos huit enfants et notre chien.

Je me disais, ce jour-là, que c’est parce qu’on va avoir fait tout le Kama Sutra pour pimenter notre vie de couple et qu’on va être rendus à se trouver des pépins pour plus faire l’amour. Comme quoi, on n’est pas encore rendus là.

On est trop jeunes pour se balader main dans la main au travers des pommiers et s’obstiner sur quelle sorte de pommes est la meilleur (c’est la McIntosh).

Aller aux pommes, ça fait trop automne.

Sauf que j’ai quand même acheté ma première citrouille, parce que tout le monde fait ça en octobre. J’ai même acheté une courge, le légume qui a une drôle de forme. Je n’ai jamais cuisiné ça de ma vie, je sais même pas comment le couper, sauf que tout le monde en achète, à l’automne.

Alors ce vendredi soir-là, j’ai préféré refuser toute invitation à sortir pour venir à bout de ma courge.

– Est-ce que tu sors ce soir? m’a demandé une amie, puisque c’est normal de sortir un vendredi soir quand tu as 19 ans et que t’habites plus chez tes parents.

– Non désolée, je suis fatiguée, j’ai dit. Ma courge m’attend, c’est une bonne excuse.

Ou peut-être aussi parce qu’il faisait trop froid pour marcher jusqu’au bar. La brise d’octobre est assez aguicheuse pour que je doive mettre des collants avec ma petite robe, sauf que j’ai déjà dépensé 50$ en collants ce mois-ci (et en produits dérivés de la citrouille). Je n’ai même pas eu le temps de mettre un pied dehors qu’ils étaient déjà troués et déchirés. Résultat : j’ai le nez qui coule, les yeux rouges et une voix d’homme.

Finies les robes à l’automne, l’été c’est fini depuis un boute. (Surtout au Saguenay.)

Alors, non. Je ne suis pas sortie. J’ai remplacé le vin par un thé à la citrouille dans ma tasse avec des pommes du DavidsTea.

J’ai le blues saisonnier, mais en avance sur tout le monde. Moi, c’est pas à l’hiver, mais à l’automne.

Alors j’écoute du Kaïn pour passer à travers. Le problème avec les chansons de Kaïn? Ça me rappelle juste, au final, à quel point je suis aussi quétaine que les autres à l’automne.

Mon amour, je sais que tu vas lire ce texte, alors est-ce que tu veux m’amener aux pommes? Oui, aux pommes! Embarque-moi dans ta belle Mazda et on va rouler jusqu’à Rougemont. Je ne veux pas qu’on soit comme Adam et Ève, pas que je sois gênée de me promener nue. Je veux qu’on soit comme tous ces couples quétaines. Je voudrais que tu sois mon super héros de la pomme, juste pour que tu comprennes c’est quoi mettre des collants. Bref, je veux aller aux pommes.

Et j’veux que tu m’amènes boire un maudit café à saveur de citrouille au Starbucks.

Automne, t’es la saison que je déteste le plus. T’es ma saison préférée.

Photo: Sarah Horrigan via Flickr