animaux

Pâques sera bientôt à nos portes et à chaque année, on fond tous d’amour pour les lapins qui sont mis de l’avant dans les animaleries. L’année dernière, j’ai craqué! Comme je suis une amoureuse du bien-être des animaux, j’ai décidé d’adopter un « CHAPIN »…

Trois caractéristiques principales le différencient du lapin ordinaire :
1- Il est aussi libre que le chat;
2- Il va dans sa litière;
3- Il mange un bol de salade par jour.

Ha… Puis, je ne t’en veux pas si tu as un lapin en cage et que tu le sors seulement une heure par jour, mais le mien n’est pas né dans ce mode de vie.

Je t’entends déjà dire « Ben voyons donc! » Je te le dis! En tant que personne compulsive, j’ai beaucoup réfléchi avant d’avoir un lapin. J’ai déjà eu des petits animaux en cage et je sais qu’avec le temps, il arrive qu’on les délaisse…

Un jour, je suis tombée sur un groupe Facebook et j’ai découvert des « cinglés de lapins »! Tu sais, ces gens qui « capotent » sur leur animal. Bien, je me suis abonné. J’ai découvert qu’il était possible de dresser un lapin, mais je me suis dit que c’était sûrement trop compliqué. Finalement, (oups) j’ai fait un choix compulsif. Un jeune homme de ma région devait se départir de sa petite bête. Son animal poilu était parfait selon l’annonce. Comme je t’ai dit au début : libre, propre et alimentation spécial.

Je saute les détails et me voilà rendue avec un « CHAPIN ». Un lapin avec le tempérament d’un chat! Mon chum capote un peu… Une grosse cage s’ajoute au décor de notre salon. Un bac à litière, du foin et de l’eau sont à l’intérieur, mais un lapin court déjà en liberté dans mon appartement.

Bien sûr, il y a eu un temps d’adaptation, mais maintenant je suis heureuse d’avoir opter pour un animal aussi libre que mon chat. Oui oui, le chat et le lapin cohabitent ensemble, mais ça c’est une question de tempérament du chat !

Il fait froid, le vent glacial mord ma chair à travers mon vieux manteau. Il a fait son temps le rouge parka. C’est le moment d’investir. Aussitôt mon magasinage commencé, je heurte un mur. Et je ne parle pas ici du choix du modèle. Mon mur est plus que coquet; il fait naître un véritable conflit de valeurs en moi entre les haies de manteaux.

Étant étudiante, mon budget est limité. Je raye donc tout de suite de ma liste les créations, les manteaux technologiques et les marques de renom. Ça élimine presque la moitié du choix offert pour un manteau de qualité, mais j’ai espoir de trouver l’aubaine du siècle. Les parkas sont absolument magnifiques ornés de leurs cols de fourrure; tous gonflés de plumes d’oie, ils sont chauds, c’est certain. Un style indémodable fabriqué au Canada qui respecte mon budget (!!!), je n’y crois presque pas. Je jette un coup d’œil à l’étiquette: col de renard arctique. Euh non! Pas question. Je regarde autour de moi et je ne vois que les cadavres d’animaux zippés sur des poches de plumes d’oiseaux majestueux. Dans ma tête défilent les images cauchemardesques qui ont circulé il y a quelque temps sur les réseaux sociaux. Décidément, y’en aura pas de facile.

Le synthétique est ma nouvelle option. Fausse fourrure, isolant quelconque, ça calme l’amoureuse des animaux qui sommeille en moi. Un autre coup d’œil à l’étiquette, plastique et cie, Made in China. Cette fois, c’est la protectrice de la planète qui s’indigne! Pas fort pour l’environnement, l’alternative anti-cruauté qui ne tue peut-être pas directement un animal, mais qui détruit l’écosystème de plusieurs espèces jusqu’à ce que celles-ci disparaissent. Sans compter l’exploitation des ouvriers qui travaillent pour une poignée de pinottes dans des conditions horribles. Il ne faudrait pas oublier que le charmant manteau souillé de pétrole s’autodétruira d’ici deux hivers, ce qui me poussera à acheter une nouvelle cochonnerie.

Je suis dans une impasse. Ma philo 3 refait surface. Me voilà assise par terre chez La Baie dans la section manteaux à faire une application de la philosophie utilitariste dans le bloc-notes de mon cellulaire. J’accompagne ma réflexion de documentation qui me fait réaliser quelques faits que j’ai omis dans mon calcul.

  1. Contrairement à la croyance populaire, les animaux d’élevage ne sont pas maltraités; il faut que leur fourrure reste belle.
  2. Le coyote est une espèce nuisible trop abondante au Canada, tout comme le raton laveur: sa population doit être contrôlée par l’homme.
  3. Les plumes d’oie sont récupérées dans les élevages destinés à la boucherie
  4. Il existe de la fourrure recyclée.
  5. L’exploitation animale est une ressource renouvelable non polluante.

Donc, toujours selon mes calculs, John Stuart Mill achèterait un manteau en plumes d’oie avec de la fourrure de raton-laveur car il s’agit là du meilleur choix pour le bonheur du plus grand nombre.

Malgré tout, je n’ai pas l’esprit tranquille. Incapable de faire un choix, d’ignorer une valeur au profit d’une autre tout aussi importante. Dans un monde idéal presque utopique, je trouverais un manteau rembourré de matières recyclées, sans fourrure, chaud, de qualité et qui respecte mon budget… J’abandonne. Je retourne à la maison enfiler trois couches de vêtements chauds sous ma vielle veste synthétique jusqu’à l’année prochaine en espérant que l’industrie vestimentaire et la mode de 2016 me permettront de me réchauffer sans arrière-goût amer.

Photo: Flickr (License Creative Commons)

J’étais ton ami, ton confident. Je suis sincère, vrai et jusqu’à mon dernier battement de cœur je voulais t’être fidèle. Pourquoi m’adopter pour finir par m’abandonner? Comme quoi ce n’est pas toujours le coupable qui finit derrière les barreaux.

L’abandon au Québec, c’est gênant. Plus de 500 000 animaux sont abandonnés chaque année. Je vous lance un appel à l’aide, un cri du cœur. Il faut s’ouvrir les yeux : les usines à chiots, les SPCA qui débordent et les autres atrocités du genre, c’est de notre faute, on participe à leur succès. Il faut acheter un ami pas une race, un être vivant pas une peluche, un chien miniature pas un accessoire de mode. Le problème, c’est que certains ne pensent pas, ils ressentent — et aussi cute l’animal puisse-t-il être, il ne faut pas oublier que c’est une vie qu’on a entre nos mains.

J’ai écrit un article récemment sur les bienfaits d’avoir un animal de compagnie. Je ne change pas d’idée, c’est merveilleux, mais ça demande des sacrifices de toutes sortes. J’ai donc préparé pour vous une liste de questions à se poser avant d’accueillir dans votre vie un petit bonheur à quatre pattes.

  1. Suis-je certaine que je ne suis pas allergique? Ça peut avoir l’air idiot comme question, mais c’est la première cause d’abandon.
  2. Ai-je assez d’argent? Il faut prévoir plus de 1000 $ pour sa première année de vie (dans le cas d’un chiot ou d’un chaton) et s’assurer qu’on a les moyens de le nourrir avec de la nourriture de qualité et de le faire soigner s’il tombe malade, et ce, tout au long de sa vie.
  3. Est-ce que je peux m’engager à m’en occuper pour les 15 prochaines années? Un animal, c’est un gros contrat. Certains immeubles d’appartement acceptent les animaux, mais il faut s’assurer de pouvoir déménager avec notre ami à poils (le 1er juillet est le jour de l’année qui fait horreur aux SPCA de la province).
  4. Suis-je assez patiente? Un animal, ça brise des choses, ça fait pipi sur le tapis, ça mord, ça fait toutes sortes de bêtises et il faut lui assurer une éducation stricte et constante sans JAMAIS JAMAIS JAMAIS crier ou violenter l’animal. Il faut rester calme en tout temps.

Vous avez répondu oui à toutes ces questions? Félicitations, vous êtes prête à adopter. Cependant, une dernière question s’impose : vais-je adopter un bébé ou un animal mature? Ce choix vous appartient, mais si c’est votre premier animal, le bébé est une mauvaise idée : c’est beaucoup de travail, et les premières années de vie d’un animal sont les plus importantes pour forger son caractère. Les SPCA regorgent d’excellents animaux qui n’attendent que vous. Pour les maîtres expérimentés qui veulent un animal qui leur correspond parfaitement, un chiot est une option.

De plus, évitez les grosses animaleries (souvent produits d’usines à chiots) et les chenils, et soyez prudents avec les annonces en ligne. Les élevages à domicile sont à privilégier : soyez attentifs à la propreté du domicile, à la santé des parents et exigez la fiche santé et le certificat de vermifuge du chiot choisi. Informez-vous sur la race avant l’achat, les croisements ont généralement un meilleur caractère et une meilleure santé Attention : pour son développement, il est préférable de laisser son chiot avec sa mère durant ses trois premiers mois de vie.

Bon succès!

Photo: Flickr

Avis à tous les dog lovers, avoir un chien est un atout important pour votre santé mentale et physique. Une raison de plus de croire qu’il est le meilleur ami de l’homme.

Alan Beck, directeur du Centre d’étude des liens Humain-Animal dans une université de l’Indiana, a découvert, au milieu des années 80, que lorsque les gens interagissent avec des chiens, on peut observer une baisse de la pression artérielle, signe de relaxation. Plus récemment, des chercheurs au Japon ont découvert que les propriétaires de chiens connaissent un pic d’activité dans la partie de leur hypothalamus responsable de la gestion du stress, simplement en croisant le regard de leur chien!

Les promenades quotidiennes contribuent à la meilleure santé des propriétaires. Ils sont plus actifs et mieux intégrés socialement. Avoir un chien est une occasion en or de rencontrer leurs voisins (et pour les gars de rencontrer des filles. Qui peut résister à un p’tit chien cute?). Les chiens et les chats contribueraient même à réduire la pression artérielle et le stress, et même à combattre la dépression.

Je n’ai aucune difficulté à y croire. Chaque matin, la vision floue, les cheveux couettés, j’ouvre la porte de ma chambre. Chaque matin, un tchic tchic familier résonne sur le plancher de bois du couloir. Ce bruit-là c’est Cléo, mon chien, qui arrive beaucoup trop vite vers moi et se roule sur mes pieds en me lichant les orteils. C’est dégueulasse, j’en conviens, mais ça commence tellement bien une journée. Elle me suit à la trace durant toute ma routine matinale, apportant des jouets au pied du tabouret sur lequel je suis assise pour déjeuner, elle me suit dans la salle de bain et tandis que je me bats avec ma tignasse pour essayer d’avoir un peu de bon sens, elle s’assoit près de moi en prenant bien soin de laisser le plus de poils possible sur mes pantalons (les mêmes poils qu’on ne retrouve PAS sur la bosse après 30 min de toilettage qui se transforme toujours en course ou en combat de lutte gréco-romaine).

Mais vous savez quoi? Ça ne me dérange pas, quand un cours s’étire trop et que la concentration manque à l’appel, ça me fait une activité d’essayer de les décoller un par un. Même absente, elle me redonne le sourire parce que je sais qu’elle m’attend sagement à la maison et qu’à la fin de la journée elle m’accueillera comme si j’étais partie depuis 10 ans. Même après la pire des journées elle réussit à me redonner le sourire. Elle me fait prendre de longues marches, elle me faire courir, lancer des trucs, rouler dans le gazon… Quand je joue avec elle, j’ai l’air niaiseuse, mais je suis heureuse.

Et pour ceux qui n’ont pas la chance de posséder leur propre chien, visitez la SPCA ou le refuge le plus près de chez vous, une foule de compagnons sans famille seront très heureux que vous les emmeniez en promenade qui vous fera, à vous aussi, le plus grand bien.

Photo: Laurence Laprise

Salut. Je m’appelle Roxanne. Je suis… végétarienne.

Après avoir été traumatisée par un documentaire sur des poussins, j’ai sombré dans l’enfer de la protéine végétale. J’aurais dû écouter mes parents. Depuis, j’ai le teint pâle, la peau moite et l’estomac qui gargouille. À force de manger du tofu fade à tous les repas, mes papilles gustatives sont tombées dans le coma. Je fais des cauchemars toutes les nuits sur des vaches… des vaches qui lâchent des pets sournois et détruisent la couche d’ozone. Ma dépendance au soja a aussi ruiné ma vie sociale. C’est plus fort que moi, je suis incapable de souper avec des amis sans leur crier par-dessus la tête : «Tu sais que c’est un cadavre que t’as dans la yeule?!»

On reprend.

Salut, je m’appelle Roxanne. Je suis végétarienne et je vis très bien avec ça. Oui, je mange de la salade, mais tu sais ce qui est végé aussi? Des chips. De la crème, glacée, fouettée ou brûlée. Pis du Nutella. BEAUCOUP de Nutella! Sans oublier les beignes. Oh, et des frites avec ça. Et pourquoi pas des brownies pendant qu’on y est?

– Mais vous n’avez rien retenu de tout ça, parce que cet article est dans la section «Équilibrée» et que je fais exclusivement la promotion de choses bonnes pour votre santé. Comme le végétarisme. À condition qu’il soit diversifié, bien sûr! Pour enlever la viande de son assiette sans s’infliger une carence, il faut s’assurer de la remplacer par des haricots, des amandes, du quinoa, du soya… Vous connaissez la chanson.

Outre l’espérance de vie accrue – hell yeah! – et la diminution du risque de maladies du cœur ou même de cancers, devenir végé te fait gagner une conscience un peu plus libre. D’abord, t’as le goût de clamer haut et fort ton résultat au test d’empreinte écologique parce que tu fais des choix plus verts à l’épicerie. Le steak, avant d’aboutir entre deux pains à hamburger – désolée de vous l’apprendre -, mais c’était une grosse vache. Et je ne dis pas ça parce que j’ai une dent contre la vache, elle était fat pour de vrai. Ça, c’est parce que sa mission dans la vie, c’était d’engraisser. Pour ce faire, il lui a fallu :
1) des hormones de croissance
2) des quantités phénoménales de fourrages avec céréales.
Et comme la plupart des choses qu’on consomme en Amérique du Nord, elles viennent du tiers-monde, ces fameuses céréales. T’sais, à table, quand on se fait dire de «penser aux enfants en Afrique» pour éviter le gaspillage? Et bien les vaches, elles doivent l’entendre souvent parce qu’elles volent d’une manière assez directe la nourriture d’un continent toujours sur le bord de la famine. On les élève avec cruauté, mais elles ont priorité sur des millions d’êtres humains sous-alimentés quand vient l’heure du lunch. Si tout le monde était végé, on aurait assez de céréales pour nourrir l’entièreté de la population mondiale.

Je suis végétarienne et je vis très bien avec.

Photo: Flickr

Il était une fois, une grande compagnie aux grands profits qui vint, sans s’annoncer vraiment, en territoire québécois. Celle-ci voulait creuser, creuser la terre des gens pour y glisser ses grands silos de métal en espérant qu’on ne la voit pas trop, car ce liquide noir qui y circulerait ne semblait pas faire des joyeux ici. «Est-ce dangereux ?» crièrent quelques-uns. «Mais non!» répliqua l’Homme de la compagnie à tous ces gens effrayés. «Pas pour les humains…» chuchota-t-il à son adjoint.

Et c’est ainsi que la grande compagnie débuta ses beaux projets. Vint un jour le moment de choisir où elle dresserait son port marin; où aboutirait ce qui passerait dans les tuyaux sous la terre et sous l’eau. Le Québec, on le sait, est fort d’un beau fleuve qui rend fiers ses gens. Ce fleuve-là, les compagnies l’aiment bien aussi, qu’on se disait.

C’est Cacouna qui fut choisie, une petite ville près de Rivière-du-Loup. On y commencera donc des travaux qui chambouleront l’eau du fleuve bientôt, à la mi-mai. «Pas grave!» ont dit ceux qui dirigeaient la province.

Heureusement qu’un jour, un petit groupe de gens tenta de réveiller les voisins. Ils criaient et agitaient les bras dans les airs. «C’est une catastrophe!» disaient-ils en chœur, en pointant Cacouna.

Ces gens-là n’étaient pas amis avec la grande compagnie pétrolière. Ces gens-là s’affolaient parce que les cétacés qui venaient les visiter arrivaient justement à la mi-mai. Pire encore, c’étaient le moment et l’endroit exacts où ils se reproduisaient. Les activités de la compagnie allaient tout faire rater cette année.

Des gens de Cacouna suivirent le mouvement. Ils furent 400 en même temps à brandir les poings en l’air. D’autres brandirent la Loi sur les espèces menacées en plein visage du chef de la compagnie. Parce que ces baleines-là sont moins de mille encore dans le monde.

Ces baleines-là, ce sont nos bélugas, ces têtes blanches qui sortent de l’eau pour dire coucou, parfois.

TRANSCANADA et ses travaux d’exploration à Cacouna menacent nos bélugas d’extinction. C’est une situation grave contre laquelle nous devrions tous nous lever.

Le 10 mai prochain à 13h, des citoyens manifesteront au Vieux-port de Chicoutimi contre le projet d’exploration de TransCanada à Cacouna.

Pour la protection des animaux, pour des énergies alternatives, contre les grandes compagnies pétrolières : on s’y rendra en chantant.

Photo: Wikimedia Commons*

*Le groupe Sauvons les bélugas du St-Laurent invite les citoyens à arborer la couleur blanche pour montrer leur appui à la cause, d’où le simple carré blanc.