animaux de compagnie

Pâques sera bientôt à nos portes et à chaque année, on fond tous d’amour pour les lapins qui sont mis de l’avant dans les animaleries. L’année dernière, j’ai craqué! Comme je suis une amoureuse du bien-être des animaux, j’ai décidé d’adopter un « CHAPIN »…

Trois caractéristiques principales le différencient du lapin ordinaire :
1- Il est aussi libre que le chat;
2- Il va dans sa litière;
3- Il mange un bol de salade par jour.

Ha… Puis, je ne t’en veux pas si tu as un lapin en cage et que tu le sors seulement une heure par jour, mais le mien n’est pas né dans ce mode de vie.

Je t’entends déjà dire « Ben voyons donc! » Je te le dis! En tant que personne compulsive, j’ai beaucoup réfléchi avant d’avoir un lapin. J’ai déjà eu des petits animaux en cage et je sais qu’avec le temps, il arrive qu’on les délaisse…

Un jour, je suis tombée sur un groupe Facebook et j’ai découvert des « cinglés de lapins »! Tu sais, ces gens qui « capotent » sur leur animal. Bien, je me suis abonné. J’ai découvert qu’il était possible de dresser un lapin, mais je me suis dit que c’était sûrement trop compliqué. Finalement, (oups) j’ai fait un choix compulsif. Un jeune homme de ma région devait se départir de sa petite bête. Son animal poilu était parfait selon l’annonce. Comme je t’ai dit au début : libre, propre et alimentation spécial.

Je saute les détails et me voilà rendue avec un « CHAPIN ». Un lapin avec le tempérament d’un chat! Mon chum capote un peu… Une grosse cage s’ajoute au décor de notre salon. Un bac à litière, du foin et de l’eau sont à l’intérieur, mais un lapin court déjà en liberté dans mon appartement.

Bien sûr, il y a eu un temps d’adaptation, mais maintenant je suis heureuse d’avoir opter pour un animal aussi libre que mon chat. Oui oui, le chat et le lapin cohabitent ensemble, mais ça c’est une question de tempérament du chat !

J’étais ton ami, ton confident. Je suis sincère, vrai et jusqu’à mon dernier battement de cœur je voulais t’être fidèle. Pourquoi m’adopter pour finir par m’abandonner? Comme quoi ce n’est pas toujours le coupable qui finit derrière les barreaux.

L’abandon au Québec, c’est gênant. Plus de 500 000 animaux sont abandonnés chaque année. Je vous lance un appel à l’aide, un cri du cœur. Il faut s’ouvrir les yeux : les usines à chiots, les SPCA qui débordent et les autres atrocités du genre, c’est de notre faute, on participe à leur succès. Il faut acheter un ami pas une race, un être vivant pas une peluche, un chien miniature pas un accessoire de mode. Le problème, c’est que certains ne pensent pas, ils ressentent — et aussi cute l’animal puisse-t-il être, il ne faut pas oublier que c’est une vie qu’on a entre nos mains.

J’ai écrit un article récemment sur les bienfaits d’avoir un animal de compagnie. Je ne change pas d’idée, c’est merveilleux, mais ça demande des sacrifices de toutes sortes. J’ai donc préparé pour vous une liste de questions à se poser avant d’accueillir dans votre vie un petit bonheur à quatre pattes.

  1. Suis-je certaine que je ne suis pas allergique? Ça peut avoir l’air idiot comme question, mais c’est la première cause d’abandon.
  2. Ai-je assez d’argent? Il faut prévoir plus de 1000 $ pour sa première année de vie (dans le cas d’un chiot ou d’un chaton) et s’assurer qu’on a les moyens de le nourrir avec de la nourriture de qualité et de le faire soigner s’il tombe malade, et ce, tout au long de sa vie.
  3. Est-ce que je peux m’engager à m’en occuper pour les 15 prochaines années? Un animal, c’est un gros contrat. Certains immeubles d’appartement acceptent les animaux, mais il faut s’assurer de pouvoir déménager avec notre ami à poils (le 1er juillet est le jour de l’année qui fait horreur aux SPCA de la province).
  4. Suis-je assez patiente? Un animal, ça brise des choses, ça fait pipi sur le tapis, ça mord, ça fait toutes sortes de bêtises et il faut lui assurer une éducation stricte et constante sans JAMAIS JAMAIS JAMAIS crier ou violenter l’animal. Il faut rester calme en tout temps.

Vous avez répondu oui à toutes ces questions? Félicitations, vous êtes prête à adopter. Cependant, une dernière question s’impose : vais-je adopter un bébé ou un animal mature? Ce choix vous appartient, mais si c’est votre premier animal, le bébé est une mauvaise idée : c’est beaucoup de travail, et les premières années de vie d’un animal sont les plus importantes pour forger son caractère. Les SPCA regorgent d’excellents animaux qui n’attendent que vous. Pour les maîtres expérimentés qui veulent un animal qui leur correspond parfaitement, un chiot est une option.

De plus, évitez les grosses animaleries (souvent produits d’usines à chiots) et les chenils, et soyez prudents avec les annonces en ligne. Les élevages à domicile sont à privilégier : soyez attentifs à la propreté du domicile, à la santé des parents et exigez la fiche santé et le certificat de vermifuge du chiot choisi. Informez-vous sur la race avant l’achat, les croisements ont généralement un meilleur caractère et une meilleure santé Attention : pour son développement, il est préférable de laisser son chiot avec sa mère durant ses trois premiers mois de vie.

Bon succès!

Photo: Flickr