amour

On va commencer à se regarder de loin, sachant très bien qu’on se relooke à chaque fois. On va avoir des amis en commun. On va commencer à se parler. On va aller prendre un café ou même souper. On va aller sur le bord du lac un soir d’été chaud et on va jaser avec de la musique comme accompagnement. On va s’allonger un à côté de l’autre en regardant les étoiles. On va aller prendre une longue marche et peut-être que ce sera la première fois où nos mains s’enlaceront. On va partager des conversations et se rendre compte qu’on a des points en commun. On va se parler jusqu’aux petites heures du matin avant d’aller dormir. On va partager de nombreux fous rires.

 

On va réellement commencer à avoir des sentiments l’un pour l’autre, mais on va attendre avant de se le dire pour être certain que c’est réciproque. On va ressentir des émotions qu’on aura jamais ressenti auparavant.

 

Un moment donné, il s’est lancé. On prenait l’autobus ensemble à tous les matins. Je le trouvais tellement beau. Ça lui a pris quelques semaines, mais un matin, il est venu s’asseoir avec moi. On a jasé sans arrêt jusqu’à ce qu’on se soit rendu à l’école. On n’a jamais cessé de se parler après. C’est comme ça que notre histoire a commencé.  

 

Un moment donné, je me suis laissée aller. Il m’avait invité à venir souper chez lui. Après le souper, on avait regardé un film. Dans ce temps-là, je conduisais un scooter et c’était le mois de novembre. Il m’a donc aidé à m’habiller chaudement avant que je quitte. On riait tellement, j’avais l’air de Humpty Dumpty. Au moment où on devait se dire au revoir, on s’est embrassé, pour la première fois. Je peux vous dire que j’avais chaud et que ce n’était pas seulement à cause de la manière dont j’étais habillé. C’était le début d’une si belle relation. Le début de ma toute première relation. On était tellement amoureux. Quand c’est le premier amour, on pense que c’est le bon, n’est-ce pas?

 

Tu dois te demander où je veux en venir avec cette histoire-là. En fait, je veux juste te dire qu’il ne faut pas avoir peur d’aimer. Ton premier amour, ce n’est pas le dernier et c’est correct comme ça. L’amour c’est beau. L’amour ça vaut la peine d’être vécu. L’amour ça fait du bien. L’amour nous fait vivre et apprendre tellement de choses. Autant sur nous-mêmes que sur la vie en général. C’est vrai que ça fait mal et que ce n’est pas toujours facile. Tu vas pleurer, oh oui tu vas pleurer. Tu ne verras pas la fin. Tu vas te demander ce que tu vas avoir fait de mal. Tu vas penser que tu ne pourras jamais aimer autant. Ça risque de te prendre plusieurs mois avant de passer à autre chose. Mais tu vas finir par te rendre compte que ce n’était pas de ta faute. Ça arrive, t’sais. On grandit et on change tellement rapidement. C’est juste que parfois on change, mais pas dans la même direction que l’autre.

 

Il ne faut pas avoir peur d’aimer par après parce qu’on apprend, on devient plus fort et on grandit, encore. On redevient tellement heureux et rempli de bonheur, tu verras. L’amour ça crée des souvenirs inoubliables et marquants. Je t’en prie, n’aie jamais peur d’aimer. Un jour, tu vas te retrouver avec la personne idéale et tes relations vont t’avoir fait comprendre ce que tu aimais et ce que tu aimais moins. Tu vas en apprendre davantage sur toi. L’amour, ça donne des frissons et ça rend vivant. N’aie pas peur de t’attacher, ok?

C’est étrange qu’à un moment dans notre vie on peut rencontrer quelqu’un et en devenir follement amoureux. On serait prêt à tout pour cette personne. On est prêt à se sacrifier, à tout donner.

 

Et plus tard, on ne l’est plus. La relation est rendue complètement différente et on grandit à travers des chemins différents qui font en sorte qu’on ne concorde plus comme étant un couple.

 

C’est important de s’écouter dans une relation. La vie est bien trop courte pour subir, ou autrement dit, d’accepter des situations dans lesquelles nous ne sommes pas confortables. Si on n’est plus bien dans une relation, c’est ok de prendre la décision de ne plus en faire partie. Ce n’est pas égoïste, c’est seulement important d’être bien et heureux dans la vie qu’on mène. Elle vaut la peine d’être vécue avec le plus de positivisme et de bien-être possible. La personne avec qui on décide de la partager joue un grand rôle sur celle-ci. Voilà pourquoi il est important de s’écouter et de faire en sorte que les deux vous soyez heureux. La communication est alors essentielle dans un couple. Lorsque quelque chose ne va pas, il faut s’en parler calmement et en gardant tout le respect possible pour l’autre.

 

Cependant, il ne faut pas fuir l’autre dès qu’il y a des accrochages. Il faut essayer de régler les choses, de faire en sorte que ça fonctionne et que vous restiez en amour autant que vous l’étiez au début. Faites-vous rire, sortez prendre un verre…ou deux, profiter du temps qui s’offrent à vous, aller prendre une marche et faites-vous plaisir.  Prenez soin de l’un et de l’autre. Aimez-vous, c’est aussi simple que ça.

 

Dans notre génération, tout est si rapide et facile d’accès. C’est rendu difficile de travailler pour son couple. On se tanne vite j’imagine… On veut aller voir ailleurs pour voir ce que les autres ont à offrir. Essayer, du moins, de faire en sorte que l’amour dure longtemps. Ça en vaut la peine. Et si vraiment, ça ne fonctionne pas, vous aurez appris certaines choses et vous n’aurez pas le regret de ne pas avoir essayé. Faites simplement essayer. Donner le plus que vous pouvez pour l’autre, et pour vous.

 

Crédit photo : weheartit.com

L’amour et notre génération forment parfois un duo douteux et peu recommandable. Pourtant, qui ne veut pas essayer ce doux mélange empoisonné même en sachant cela ? Même en sachant qu’avoir une relation stable, honnête et sérieuse est devenu presque qu’un miracle de nos jours.

Je généralise évidemment, puisqu’il existe bel et bien, et surtout heureusement, de merveilleuses relations encore aujourd’hui. Ce n’est cependant pas d’eux dont je parlerai, car je vais plutôt vous partager la conclusion à laquelle j’en suis venue avec les relations amoureuses en 2018.

 

Notre génération qui utilise quotidiennement les sites de rencontres et les réseaux sociaux fait preuve d’une envie folle d’avoir une image impeccable d’elle-même. Notre vie privée en a pris un coup, le romantisme aussi. Il est maintenant si facile de savoir où est « Simon », il a fait quoi hier, mangé quoi tout à l’heure et avec qui il se tient présentement. On connait désormais quelqu’un à travers un écran, à travers un chaos d’images, de « stories » et de mentions « j’aime », tout cela pour se faire une idée d’une personne. Tout d’un coup, le plaisir et l’effort de vouloir connaitre les autres disparaissent. Nous n’avons plus à faire des pieds et des mains pour nous « vendre » en vrai, notre vie virtuelle le fait pour nous.

 

En ce qui concerne le romantisme, où est-il ?

Il se passe sur un site de rencontre ou entre deux chansons à ce bar pas loin de chez soi. Je parle ici d’échanges de regards et de danses collées. Parfois, c’est simplement des échanges de textos plus ou moins intimes avec quelqu’un qu’on a vu une seule fois ou simplement jamais en vrai. Les rendez-vous dans un café à parler de tout et de rien se sont transformés en un vulgaire film sur Netflix. La personne qui nous attire est tellement rendue accessible qu’on la tient pour acquise, laissant les efforts et les bonnes manières de côté. On est maintenant dans le romantisme d’un soir, dans le romantisme de l’instantané pour obtenir ce que l’on désire. On veut tout, tout de suite et maintenant. Une fois l’ayant obtenue, c’est beaucoup moins intéressant, beaucoup moins intéressant de s’ouvrir pour vrai.

Malheureusement, lorsqu’on s’ouvre à la personne convoitée cela nous joue parfois de mauvais tours. Il arrive assez souvent que l’on termine blessé. On finit par se refermer, on ravale nos émotions et on passe au suivant. Un de perdu et dix de retrouvés. Tinder en est la preuve, pas vraie ?

 

Quoi qu’il en soit, ne vous inquiétez pas, car je crois en l’amour. Je pense seulement que mon idéal est devenu une sorte de mythe où le héros joue aux abonnés absents. Je me rassure en me disant qu’on finit toujours par trouver chaussure à son pied. Il faut parfois seulement essayer plusieurs paires avant de trouver la bonne !

 

  1. N’ajoute pas ton « crush » sur Facebook, Instagram ou encore Snapchat. Va donc lui parler en vrai. Court pour rattraper cet inconnu en sortant de cette épicerie pour lui demander son nom et/ou son numéro. Tente la chance maintenant, aujourd’hui, et n’attend pas l’excuse de la St-Valentin
Source image : We heart it

Je me souviens. Tu étais mon ami. Mon amour. Ma vie. J’aimais prendre des selfies avec toi. J’aimais te caresser. J’aimais la vie avec toi.

Avec l’école, je n’avais pas toujours la force de croire en la liberté. Ma liberté. Mais ton énergie, cette joie de vivre, m’incitait toujours davantage à y croire pour qu’un jour, je puisse vivre, comme toi, cette liberté qui t’a toujours habité.

Or, du jour au lendemain, tout a changé.

Ta joie de vivre avait disparu. Je ne reconnaissais plus mon frère. Tu n’avais plus d’énergie, je n’avais plus d’énergie. Plus d’énergie pour croire que tu étais mon ami, mon amour et ma vie, car la Terre avait cessé de tourner, cette semaine-là.

Il n’y avait plus de vie.

Les jours se sont enchaînés, lentement, sans que ton état ne s’améliore. Maman est donc allée te porter à l’hôpital.

J’avais une peur immense de te perdre. Mon instinct m’affolait face à cette idée qui me paraissait si illusoire. J’aurais préféré pas cette semaine, pas cette année, pas encore.

Quelques jours plus tard, l’hôpital a appelé. Maman était ébranlée, j’étais ébranlé. Je sentais des sanglots, à travers sa voix, tremblante d’appréhension et de peur. Je sentais aussi des sanglots qui se répandaient en moi… car je m’attendais au pire.

« On ira le voir une dernière fois à l’hôpital », a-t-elle lâchée en raccrochant, telle une bombe qui avait explosé.

Notre dernier moment 

Le lendemain, je t’ai vu pour la dernière fois. Mais je ne sais pas si toi, tu m’as vu. Je ne sais pas si tu m’as reconnu, en fait, car ton regard ne laissait présager aucune lueur de vie. J’ai tout de même caresser ton corps chétif pour une dernière fois, avec toute l’énergie et toute la joie de vivre qui me restaient.

Après que tu aies tiré ta révérence, j’ai fixé ton regard, encore si loyal après une mort si soudaine. À travers ce regard, tu avais toujours ta joie de vivre qui m’était contagieuse.

Par contre, plus je sanglotais ton nom, et plus je disais adieu à ma liberté.

Rhubarbe, mon chien, je t’aime.

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Imaginez un univers scénique dans lequel évoluent des gens comme vous et moi. Un monde où les émotions sont vraies, où les couleurs priment et où autant le rire que les larmes sont de mise.

Dans cet univers, vous êtes le confident des protagonistes et vous êtes impliqué de telle sorte que leurs décisions et sentiments vous tiennent soudainement à cœur, sans que vous ne sachiez vraiment pourquoi. Cet univers, c’est celui de La liste de mes envies, spectacle réalisé par Maryse Warda, une adaptation du livre du même nom de Grégoire Delacourt.

Le 20 avril dernier, j’ai eu la chance d’assister à cette pièce de théâtre, grande amatrice des arts de la scène que je suis. C’était l’histoire d’une mère de famille qui, ayant gagné au loto, décide de ne rien changer à sa vie tout en dressant la liste de ses envies.  Calepin et stylo en main, je m’attendais à une pièce de théâtre charmante, mais sans grand déploiement, comme celles auxquelles j’avais assisté dans le passé. J’avais dressé le cadre d’une liste de points forts et de points faibles en vue d’écrire ma critique ensuite. Ce ne fut d’aucune utilité : ce spectacle est bien plus que charmant, il est touchant et drôle à la fois, authentique, mais tellement surprenant. Ce fut un réel coup de foudre que je me dois de vous partager.

Le voile du quatrième mur est tombé

Vous savez, ce quatrième mur qui est un obstacle entre les comédiens et le public? Eh bien, il n’existe tout simplement pas dans cette pièce, et c’est terriblement original. Le personnage de Jocelyne, interprété par la talentueuse Marie-Chantal Perron, s’adresse directement à nous. Elle nous livre ses pensées et ses secrets, mais aussi ses craintes et ses angoisses. L’ensemble de tout cela fonde la structure de son personnage, qui est complexe dans son grand réalisme.

Une belle opposition des personnalités

Les personnages de Luce et Lucie (Anick Lemay et Tammy Verge), les deux amies jumelles de Jocelyne, créent un parallèle intéressant entre les subtilités de leur personnalité. Alors que l’une est autoritaire et terre-à-terre, l’autre est rêveuse et dissipée. C’est intéressant dans la mesure où ces deux personnages se complètent réellement, que ce soit dans leurs gestes, dans leurs paroles ou leurs vêtements. Cela fait en sorte que l’illusion d’un seul personnage, à la fois complet et profond, demeure.

Une magnifique histoire d’amour… mais pas celle que l’on croit

Jocelyne est mariée à Jocelyn depuis de nombreuses années, mais ce n’est pas de cet amour-là que je parle. En effet,  ce dernier finit par se tanner de la monotonie de son quotidien et décide de partir, ce qui est plutôt l’antithèse de l’histoire d’amour. Non, en réalité, je parle en premier lieu de l’histoire d’amour entre Jocelyne et sa fille décédée à la naissance, Ariane. Celle-ci ne quitte jamais son cœur, elle fait office à la fois de guide et d’inspiration pour sa mère. Jocelyne la voit comme un véritable ange qui la protège, ce qui nous plonge dans un état mélancolique bien malgré nous. Une deuxième histoire d’amour est également présentée : celle qu’entretient  Jocelyne avec elle-même. Au départ, ses sentiments sont mitigés : elle se sent grosse, laide et ennuyante. Autrement dit, sa confiance en elle est à plat. Mais au fur et à mesure que le temps passe et qu’elle dresse sa fameuse liste, elle apprend à s’aimer. Cette nette évolution nous sert de leçon, puisque sa confiance grandissante la pousse dans un bonheur qui l’est aussi.

Véritable œuvre théâtrale, c’est sans équivoque que je vous encourage à y assister. Je vous promets une remise en question intéressante de votre propre vie à la sortie de l’auditorium…

Source : weheartit.com

Je l’ai rencontré un soir de novembre que j’étais à moitié saoule et que je l’écoutais à moitié. C’était après un show, mais pas le sien. On buvait d’la bière, moi une rousse je pense. Je parlais à 5 personnes en même temps, mais c’était lui le plus proche, y’était assis à ma gauche.

J’avais l’impression d’avoir un peu plus chaud à chaque fois qu’il me souriait, même si j’avais en tête le chanteur du groupe du spectacle ce soir-là. Fai’que j’ai pas sauté sur lui comme j’aurais peut-être dû. Il me demandait comment on allait changer le monde pis en quoi j’étudiais pis je le trouvais original dans ses sujets de conversation. Je savais qu’il était plus jeune que moi, mais j’voulais pas savoir de combien d’années. La conversation à six s’est transformée en conversation à deux sans que je m’en rende compte. Il me regardait dans les yeux pis j’aimais ça. Il avait sans doute deviné qu’un gars qui me regarde dans les yeux, ça me turn on un peu. Nos genoux se touchaient, pis je me suis accotée les deux coudes sur la table pour être plus proche de lui.

On a fini par se regarder sans rien dire, y’a sourit du coin de la bouche puis j’ai baissé le regard. Puis je l’ai regardé de nouveau. Je savais pas ce qu’il se passait autour de nous, jusqu’à temps qu’un plateau de shots nous sépare de force pis que les personnes autour de la table s’enthousiasment à (presque) nous forcer d’en prendre.

Y’avait des cheveux bouclés pis ça me donnait le goût de me réveiller à côté de lui le lendemain matin. Ça c’est pas passé parce qu’il devait partir tôt… Et que j’ai eu la langue du chanteur qui se frottait à la mienne en fin de soirée. Je sais pas si c’était un mauvais choix, parfois ça arrive ces affaires-là sans qu’on le prévoit.

Trois mois après le band du gars-aux-cheveux-bouclés commençait à se faire connaître pis je voyais des flyers de lui dans les cafés de la ville. Il m’écrivait encore pis on s’écrivait souvent qu’on voulait se voir sans vraiment faire de plans pour que ça arrive. On aimait ça vivre dans nos fantasmes, probablement.

Maintenant on s’écrit moins, mais on like encore nos photos sur Instagram. Et un like régulier, ça veut toujours dire quelque chose. Et j’espère que ça veut dire qu’un jour, j’vais finir par me réveiller à côté de ses cheveux bouclés.

Source : weheartit.com

J’ai dit « sentiments » au pluriel, mais je parle plus de « sentiment » au singulier.

Le gros sentiment, t’sais. Celui qui te donne un frisson dans le dos jusqu’en arrière de la tête. Celui qui te fait regarder dans le vide et sourire. Celui qui te rappelle des souvenirs de la veille en plein après-midi.

S’ennuyer des sentiments, c’est dangereux. Faut être conscient qu’on s’ennuie des sentiments pour une bonne raison : ils sont rares. C’est pas en se jetant aux pieds du premier venu (ou deuxième, ou troisième) que ce sera les bons sentiments. Ou qu’ils seront réciproques. Ou qu’ils seront vrais. Les gros sentiments, c’est difficile à expliquer comment on fait pour les trouver. C’est souvent du hasard, sûrement. Même si j’crois pas à ces affaires-là.

Les grands sentiments, ils sont difficiles à trouver. C’est pour ça qu’ils ont une aussi grande valeur. Si on trouvait un billet de cent piasses à chaque coin de rue, être « riche » voudrait pas dire grand chose. On n’envierait pas autant les personnes fortunées parce qu’elles peuvent s’acheter des trucs qu’on ne peut se permettre, genre des meubles d’ailleurs que chez IKEA pis du champagne à tous les jours. Si j’étais riche, j’aurais une coupe de champagne chaque jour. À la place, on s’achète du mousseux dans les bars pis on se croit fancy. Si on trouvait des vingt piasses dans toutes nos poches de manteau, on n’envierait pas autant ces millionnaires. Parce qu’on serait facilement aussi riche qu’eux.

Ta fréquentation du moment qui refuse de se mettre en couple, c’est ta bouteille de mousseux. Tu te contentes au lieu de vouloir les vraies affaires. Même si t’aimes ça, tu sais que tu pourrais avoir mieux, avoir plus.

La personne qui t’envoie des messages textes seulement après minuit, c’est ton meuble IKEA. Tu sais que ça va faire l’affaire, mais, qu’éventuellement, tu vas devoir avoir mieux.

Les personnes bien fortunées, ils ont souvent travaillé fort pour avoir ce qu’ils ont. Quelques-uns parmi eux l’ont peut-être eu tout cuit dans l’bec, vous m’direz, mais ils sont plutôt rares ceux-là. Ceux qui savent vraiment la valeur de l’argent, ce sont ceux qui savent bien l’investir.

Je t’ai fait des comparaisons (de marde) pour que tu comprennes tout ce qui t’entoure. Pour qu’on arrête un peu de jeter notre argent par les fenêtres. Pis qu’on arrête de courir après des personnes qui n’en valent pas la peine.

Économise(-toi) un peu.

En bonne étourdie, je garde mes cartes de fêtes, de St-Valentin et de Noël dans chacun de mes livres. C’est aussi pour moi un signet bien pratique puisque je perds toujours les miens. Ça me permet d’aller revisiter des moments passés avant de commencer un autre chapitre. Ça me fait rire et sourire en général.

Ce soir, j’attends impatiemment que ma brassée de blanc finisse en écoutant Jus de boussole des Sœurs Boulay. J’ai passé 3 bonnes minutes à choisir le livre que j’allais commencer avant de dormir. Bien installée dans mon lit, j’ouvre le livre et une carte tombe.

Ça disait : « Bonne Saint-Valentin »

Je ne me souviens pas avoir autant shaké. En l’ouvrant, en voyant les pattes de mouches écrites il y a quelques mois par mon ex, les larmes se sont mises à couler toutes seules. Moi qui croyais que mon petit cœur avait commencé à cicatriser.

« Pas aujourd’hui ma belle », que ma tête a dit.

Pour une fille qui était éternellement en couple, ça fait un choc. On s’est séparés d’un commun accord, en se disant que « ça marchait pu ». J’ai pleuré, mais je pensais aller mieux, je pensais avoir vraiment passé au travers. Ben non fille, guérir ça prend du temps.

J’ai relu la carte plusieurs fois à défaut de lire le livre que j’avais soigneusement choisi.

J’ai revu dans ma tête; cette soirée de Saint-Valentin quand tu m’as regardé avec les yeux les plus amoureux du monde. J’ai senti l’odeur de ton parfum. Je t’ai revu rire, faire une blague poche, me dire que tu m’aimes.

J’ai pleuré, en me demandant si c’était de la tristesse ou de la nostalgie.

J’en suis venu à la conclusion que c’était les deux.

À toi, jeune femme nouvellement célibataire, t’es pas toute seule à penser que t’avais passé au travers et que finalement, un bout de papier a fait basculer toute ta journée.

En dernier conseil, laisse le temps aller. Mais laisse-le aller en écoutant les Sœurs Boulay, c’est plus doux, plus nostalgique.

Photo : Tumblr

Je le sais qu’on avait rien. Ou du moins, pas grand chose de beau. Pas quelque chose de grand. Mais même si on n’avait pas de belles choses, j’ai de la misère à t’enlever de ma tête. Je te trouve plus intéressant que les autres. Toi, t’avais de quoi à dire. T’avais de quoi d’intéressant à faire savoir au monde. Pis j’pense que c’est ça que j’ai trouvé beau chez toi.

Je trouve beau que tu ne saches même pas à quel point t’es quelqu’un qui mérite d’être aimé de toutes les bonnes façons possibles. Je le vois dans tes yeux que tu ne t’aimes pas tant que ça. Pis c’est correct. Quelqu’un, un jour, va t’aimer à ta place. Je pense que ça aurait pu être moi. Mais l’amour, ça ne marche pas vraiment quand c’est juste dans un sens, non?

Je le sais que je ne t’aimais pas au point de tomber en amour avec toi, mais ça aurait pu. De toute façon, même quand je n’aime pas au complet, je n’aime pas juste à moitié. Donc même si je ne t’aimais pas au complet, j’aurais été capable de mettre ma vie de côté pour t’aider à t’aimer comme tu mérites d’être aimer : au complet, justement.

J’ai de la misère à comprendre ce que c’est l’amour, le vrai. Peut-être qu’on se passe à côté, pis qu’on passe à côté de tellement de «peut-être».  On ne le saura jamais si toi et moi on était des «peut-être» ou des «c’est sûr».

Ca m’énerve parce que quand je ferme les yeux, c’est toi que j’imagine. Quand je fais semblant de chercher quelqu’un, c’est ton visage que j’essaie de trouver. C’est con, parce que ca me fait même pas de peine, c’est juste une habitude. Tu m’as marqué. Plus que je ne le pensais.

Je veux que tu te rappelles de moi quand tu vas avoir besoin de quelqu’un. Tu as encore mon numéro. Je vais venir. Je vais te donner un bec sur le front et je vais te promettre que ça va passer, même si je ne suis pas certaine.

Je veux juste que tu te rappelles de moi dans ta chambre qui lâche un «wow, elle est vraiment belle la vue d’ici». Dans le milieu d’un silence confortable. Dans le milieu d’un amour incomplet.

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