amour de soi

Il ne faut pas avoir peur de se faire passer en premier. Pourquoi? La réponse à cela est que tu es la seule personne qui sait réellement comment tu te sens. Alors, comment est-ce que tu peux prendre soin de ta petite personne? Qu’est-ce qu’il faut faire exactement? 

Quelques fois, il est difficile de s’arrêter et d’évaluer comment on se sent, car on peut avoir plusieurs éléments à faire en même temps. Notre journée peut être remplie avec le boulot, le gym, le yoga, l’épicerie, etc. Il faut également prendre du temps pour voir ses amis et sa famille. Donc, il faut savoir s’arrêter et prendre soin de soi.

 

Être premier sur sa liste

Tu dois faire de toi une priorité. C’est plus facile à dire qu’à faire, mais ce n’est pas impossible. Tu peux te poser quelques questions : « Qu’est-ce que je veux faire? », « Qu’est-ce qui est important pour moi? », etc. Par exemple, tu peux décider de ne rien faire de ta journée ou d’aller prendre un café avec des amis. C’est correct de le faire. Il ne faut pas que tu te sentes coupable de rester chez toi pour relaxer. Il faut que tu trouves les éléments qui contribuent à ton bien-être.

 

Le moment présent

Prendre soin de soi, c’est de se dire qu’il faut vivre dans le moment présent. Il faut prendre le temps de regarder et de constater tous les petits cadeaux que la vie nous offre.

Enfin, prendre soin de sa personne, c’est de savourer la vie à 100 %. La vie est un cadeau qui est important parce qu’on en a qu’une. Donc, on doit toujours penser que chaque décision que l’on prend peut avoir des répercussions positives ou négatives.

 

Alors, tu dois te faire passer en premier puisque TU es important(e) !

 

Que fais-tu pour prendre soin de toi?

Je n’y croyais pas trop, tu vois. J’ai mes insécurités, je ne suis pas full in love avec mon physique, je doute un peu de tout. Mais quand tu me l’as dit, j’ai eu envie d’y croire.

La première fois que tu me l’as dit, j’ai souri et je t’ai dit merci. Je me suis dit que tu disais ça pour être gentil. La deuxième fois, j’ai souri, simplement. Pis là, tu m’as dit que mon sourire me rendait encore plus belle. Je dois t’avouer que j’ai fondu un peu en entendant ça.

T’as continué à me le dire. N’importe quand. En plein milieu d’une conversation, entre deux baisers, dans le silence de nos respirations. Juste ça. «t’es belle» ou «maudit que t’as un beau sourire». Tu t’en rends pas compte, mais ça fait tellement du bien pour une fille comme moi d’entendre des mots comme les tiens.

Un bec sur le front en plein milieu de la nuit, la voix pleine de sommeil, pas trop sûr que j’étais réveillée, tu l’as dit encore. Et, ce matin, encore. Les cheveux n’importe comment, pas une trace de maquillage sur le visage, les paupières encore à moitié fermées. T’as starté ma journée du bon pied. Tu m’as donné l’énergie qui commençait à me manquer, tu m’as collé un sourire en plein visage.

Quand je souris, maintenant, je pense à ça. Je pense à tes mots, à tes «maudit que t’es encore plus belle quand tu souris », à tes « t’es tellement belle». Pis je souris encore plus. Toute seule, en plein milieu de mon cours, dans ma chambre, en marchant dans la rue…

Tes textos aussi, ils me font sourire. Tes  bon matin» et tes «bonne nuit» me font du bien. Tes petits «t’es ben cute» glissés entre deux messages font bondir mon cœur.

Mais c’est quand même en vrai que ça a le plus d’impact. Quand tu glisses tes doigts sous mon menton juste avant de le dire. «T’es adorable», «t’es mignonne», «t’es cute», «t’es belle».

Je ne m’en rends pas compte, je ne le crois pas encore. Mais continue, s’il te plait. Continue de me dire que je suis belle. Ça fait du bien à entendre. Et je sens que je vais finir par y croire pour de vrai.

Tout commence par soi. Si je ne m’aime pas, qui le fera? Et même si tu me détestes, jamais tu ne réussiras à me détester autant que moi, je m’aime.

Je veux m’aimer démaquillée, nue, devant mon miroir.

Je veux m’aimer le jour et la nuit.

Je veux m’aimer le matin en robe de chambre les cheveux en batailles.

Je veux m’aimer dans ma robe préférée comme dans mon vieux pyjama qui laisse à desirer.

Je veux m’aimer dans mes élans de colère et quand mon coeur bat à la chamade.

Je veux m’aimer lorsque je suis fière et quand je suis découragée.

Je veux m’aimer quand j’ose quelque chose de nouveau.

Je veux m’aimer quand je regrette, ça aura été une leçon.

Je veux m’aimer le sourire aux lèvres et le visage trempée de larmes.

Je veux m’aimer quand je prends du poids et quand j’en perds.

Je veux m’aimer plus que jamais.

Je veux reconnaitre mes défaults, mais particulièrement mes qualités.

Je veux m’aimer comme personne ne m’a jamais aimé.

Tout commence par soi. Si je ne m’aime pas, qui le fera? Et même si tu me détestes, jamais tu ne réussiras à me détester autant que moi, je m’aime.

Il est temps de vivre et d’apprécier les bonheurs de la vie. Allez, portons un toast à nous, en tant que personne, et crions : “HEY! ‘GONNA LOVE MYSELF! NO, I DON’T NEED ANYBODY ELSE!”

Photo : Tumblr.com

Quand j’étais petite, je m’imaginais à 19 ans riche, populaire, mariée, avec plein de bébés, mais, surtout, heureuse et complète. Bon OK, j’ambitionnais peut-être, et je dois dire que je ne suis pas malheureuse, mais je n’imaginais pas ma vie ainsi. Je suis sensée vivre ma vie à fond, pas la face dans le fond de mes cahiers.

J’avais envie de voir autre chose, des nouveaux paysages, de nouvelles personnes. J’avais envie de me voir moi, bon. Là tu vas m’dire: «Ben voyons Ève, tu peux t’voir tous les matins dans l’miroir, si tu veux.» Bonne blague, ma petite cerisette, mais je voulais plutôt dire que j’avais envie de me voir moi dans un endroit inconnu, dépaysée, livrée à moi-même.

Ça fait que en mai dernier, en fermant mes cahiers pour l’été, j’ai décidé de quitter le Québec pendant cinq semaines pour la merveilleuse ville de Vancouver, en Colombie-Britannique. Je ne suis peut-être pas allée à Riyad en Arabie Saoudite (merci Google), mais j’étais tout de même dépaysée, à cinq heures d’avion de chez Maman et Papa.

Ça m’a pris quelques jours à peine pour me faire des nouveaux amis et m’intégrer. Du ben bon monde, super gentils, ultra crinqués. Du ben ben bon monde, pour vrai. Et c’était cool, vraiment! Mais après une semaine, j’étais déjà redevenue tristounette. Ça faisait une semaine que j’étais là et rien ne changeait, toujours ce même feeling désagréable à l’intérieur.

C’est après une bonne réflexion et quelques claques dans la face que j’ai réalisé que c’est ben l’fun se faire des nouveaux amis, s’ouvrir aux autres et même leur offrir mon amour et mon amitié, mais ça donnait absolument rien si je n’arrivais pas à apprécier la petite blonde en face de moi dans le miroir.

J’ai décidé de vivre mes expériences pour moi. Prendre le métro seule, magasiner seule, marcher seule et manger au restaurant seule. Ça semble ridicule, mais c’était tout un exploit. Je n’aurais jamais fait ça auparavant. Parce que j’avais toujours besoin de quelqu’un pour être avec moi. Être seule me rendait malheureuse. En fait, l’idée de me retrouver seule avec moi-même me faisait littéralement trembler.

Plus je m’obligeais à être seule et à m’endurer, plus j’en apprenais sur moi et plus j’apprenais à m’aimer. Aimer mes traits de personnalité, les imperfections sur mon corps et même mes défauts. Et drôlement, plus je m’appréciais, plus j’appréciais les autres. C’est tu pas beautiful ça?

Où je veux en venir avec ma tranche de vie, ma petite cerisette, c’est que la base de tout, c’est l’amour de soi. Je ne parle pas de narcissisme ici. Je parle d’accepter tes défauts comme tes qualités, de t’accepter comme tu es et d’être capable d’être seule avec ta petite personne sans tomber dans la déprime. S’il faut aller à l’autre bout du monde, le plus loin possible de ton patelin pour te faire comprendre que tu es quelqu’un qui mérite d’avoir confiance en soi, alors fais-le. Une famille merveilleuse, un chum aussi romantique et beau que Ryan Gosling et des milliers de meilleures amies pour la vie, c’est vraiment incroyable. Mais rappelle-toi ma petite cerisette que la seule personne qui mérite tout ton amour, qui est importante et qui sera toujours là quoi qu’il arrive, c’est toi-même.

Je suis peut-être pas riche, populaire, mariée et avec plein de bébés, mais je suis heureuse et complète parce que j’ai appris à m’aimer. À m’aimer moi.

Photo: We Heart it