Style de vie

Crédit: Ann-Sophie Gagné

Comme vous le saviez peut-être, les influenceurs et youtubeurs beauté prennent de plus en plus de place sur les médias sociaux. Pour ma part, mon feed Instagram en est rempli. Bref, le temps où on regardait uniquement les publicités Covergirl de Katy Perry avec ses beaux cils dans le confort de notre salon est révolu. Aujourd’hui, on se branche sur YouTube et on a tout à notre disposition, que l’on soit apprenti(e) ou tout simplement intrigué(e) par ce curieux univers qu’est le maquillage.

Pour ma part, j’ai commencé à l’âge de 14 ans à vraiment porter de l’intérêt à ce monde-là. Un peu de mascara par si, une poudre par là ; rien de bien artistique. On ne se mentira pas, je n’avais pas une très belle peau à l’époque. Ça me donnait confiance en moi. Pourquoi pas ? Puis, à partir de l’an passé, j’ai développé une vraie passion pour le maquillage. Ce n’est pas un masque derrière lequel je me cache. Non seulement je le fais pour moi, mais aussi parce que j’aime ça.

Pourtant, il y a encore des gens aujourd’hui qui portent un jugement sur cette pratique. J’en entends de toute sorte, et je n’ai pas été épargnée.

Story time. Prenons par exemple la journée sans maquillage qui a eu lieu l’année dernière : je me suis maquillée. « Scandale ». Je n’ai rien contre cette journée-là, je trouve même le concept intéressant et il pousse certaines personnes à sortir de leur zone de confort. Par contre, ce que j’aime moins de cette journée, c’est qu’elle alimente encore plus le stéréotype de la personne qui se maquille par manque de confiance en soi et pour qui il est impossible de sortir de la maison sans 2 pouces de maquillage au visage.

OUI. Je sacrifie une quinzaine de minutes de sommeil le matin parce que je retrouve un certain plaisir à me pomponner. Je vais sûrement laisser une tâche sur ton chandail un jour ou un autre. Don’t worry, ça part au lavage. Est-ce que c’est un crime ? Je ne pense pas, non.

Vivre et laisser vivre, tout simplement. Il est temps que l’on cesse de vouloir étiqueter ou encore de mettre tout le monde dans le même bateau pour leur apparence. Au final, nous sommes tous et toutes des êtres humains avec des passions différentes. Au lieu de critiquer ce qu’on ne connaît pas, pourquoi ne pas chercher à s’enrichir de nos différences ?

« Oser déplaire, c’est le meilleur moyen de plaire. » Ines de la Fressange

 

Quand vient le temps de vider ton panier à linge sale la fin de semaine, tu regardes probablement quelques fois les étiquettes de tes morceaux de vêtements pour connaître leurs caprices de lavage. Mais t’es-tu déjà attardée aux petits caractères à côté ? MADE IN CAMBODIA, MADE IN BANGLADESH, MADE IN INDIA… “Bah, quelle importance, c’est tellement loin d’ici!”

Géographiquement, tu marques un point, mais ces gens derrière leurs machines à coudre sont plus près de ton quotidien que tu ne le penses.

Ces pays sous-développés regorgent d’usines de vêtements. Celles-ci sont dirigées par des entrepreneurs qui cherchent à obtenir des contrats de production provenant des grandes chaînes de vêtements. Ils tentent d’attirer les H&M, Garage, American Eagle, Zara, Hollister de ce monde avec les plus petits prix qu’ils peuvent offrir. Par exemple, l’entrepreneur X offre la production d’un chandail au coût de 3$, mais l’entrepreneur Y offre le même produit pour 2, alors Monsieur X tente encore de baisser son prix et ainsi de suite… La compétition est féroce pour obtenir les contrats. Mais comment réussir à offrir les coûts les plus bas possible ? Excellente question…

Le meilleur moyen d’économiser pour ces patrons est très simple.

Étape 1 : Installer leur manufacture de vêtement dans un pays où il y a peu d’emplois et beauuuucoup de monde. Ainsi, les gens n’auront pas le choix de travailler pour lui, puisqu’ils ne trouvent pas d’autres emplois ailleurs.

Étape 2 : Faire travailler ces gens dans des conditions épouvantables, mais très économiques : matériel désuet, aucun droit, milieu de travail miteux et mal entretenu, peu ou pas de pauses et aucune augmentation de salaire, horaires étirés sur de longues heures et surtout, salaire largement insuffisant.

Étape 3 : Se remplir les poches sur le dos de gens innocents et en profiter au maximum! Pas fou, hein?

En 2013, le Rana Plaza, une usine de production de vêtements au Bangladesh, s’est effondré sur ses employés, tuant d’un seul coup 1 127 personnes. Quelques semaines plus tôt, les employés s’étaient plaints d’avoir remarqué de nombreuses fissures sur les murs et doutaient fortement de la sécurité du bâtiment. Les patrons avaient fait la sourde oreille et ont forcé les employés à continuer le travail (non, mais, la commande pour Walmart ne se fera pas toute seule hein !).

Chaque année, des centaines de personnes meurent dans ces conditions de travail atroces, des enfants doivent également travailler pour aider les parents qui n’arrivent pas avec le maigre salaire qu’ils reçoivent. Lorsque les employés se révoltent, ils sont réprimandés physiquement par les patrons, les frappant au visage, à la poitrine, au ventre… Ces travailleurs sont souvent des femmes.

Alors la prochaine fois que tu verras un beau morceau de vêtement au centre commercial, penses s’y. Quelles seront les conséquences de ton achat ? Ce nouveau chandail dans ta garde-robe vaut-il la souffrance et la misère que quelqu’un subira de l’autre côté de l’océan ?

Quelques adresses de friperies que j’aime bien :

Je t’invite aussi à regarder le documentaire « The True Cost », de Andrew Morgan (disponible sur Netflix)

On cherche tous notre propre style et identité, à un certain moment de notre vie. Certains prennent plus de temps, pendant que d’autres sont en perpétuels changements. Rares sont les personnes qui ne désirent pas être unique, avoir leur personnalité à elles. Mais dans ce monde où on nous diffuse tous les mêmes informations, modèles et tendances et qu’on fréquente à peu près les mêmes endroits, comment fait-on pour savoir comment être complètement soi-même?

Si je pouvais définir c’est quoi, être soi-même, je dirais que c’est lorsqu’on analyse ce que le monde a à offrir, qu’on retient de celui-ci les éléments qui nous attirent et nous donnent envie d’y investir notre temps, qui inspirent nos valeurs et nos goûts et qui nous poussent à aller plus loin tous les jours. Mais toutes ces choses qui nous motivent, qui nous définissent à un certain moment, d’où proviennent-elles?

Il est certain qu’au fond de soi, même si nous souhaitons avoir notre propre identité, nous partons d’un idéal, de quelqu’un ou quelque chose qu’on apprécie. On ne part pas de rien, c’est évident. Même si nous voulions partir de rien, nous vivons tous dans le même monde et nous sommes contraints à observer les mêmes choses. Certains chercheront à effacer complètement cette inspiration de base, parce qu’ils pensent que cela leur permettra de devenir à 100% eux-mêmes.

Pour ces gens à la recherche de l’unicité ultime, voir quelqu’un porter la même chose qu’eux ou qui leur ressemble trop peut représenter une menace. Pourquoi avoir dit au départ qu’«on cherche l’unicité au H&M»? C’est parce qu’on souhaite être unique, mais l’affaire, c’est qu’on a environ tous accès aux mêmes ressources.

Sans avoir la réponse exacte sur la question, je défends l’idée que réussir à être bien en étant soi-même, c’est en devenant ce qu’on aime. On devient alors, petit à petit, un peu comme ceux qu’on admire. Je ne crois pas que s’inspirer des autres vient à l’encontre du concept qu’on puisse être une personne unique, puisque ces modèles, devenant une petite partie de nous, nous poussent à nous créer nous-mêmes. Vous n’avez qu’à ouvrir les yeux, y conserver ce qu’il y a de pertinent pour votre personne, vous en imprégner à votre manière, et certainement que vous deviendrez exactement la personne que vous souhaitez être. Au bout du compte, il y aura toujours ce petit quelque chose qui vous définit individuellement.

Et la personne que vous admirerez au final, ce sera vous.

Source : pixabay.com

Au début, je trouvais qu’aller au fameux bar de danseuses de Jonquière le «JR» serait une expérience cocasse. Que ça serait divertissant. Je n’y avais pas vraiment pensé, tsey. Jusqu’à-ce que je réalise que l’industrie de la danse sexuelle n’a rien de comique du tout et que c’est révoltant sans bon sens.

On l’oublie parfois, mais c’est un domaine qui est très présent encore dans le monde. C’est peut-être parce que c’est caché ou parce qu’au Saguenay, y’en a pas à tous les coins de rue, mais je ne comprends pas pourquoi encore en 2016, c’est aussi populaire et qu’autant de femmes s’y contraignent. Plusieurs réactions se mélangent en moi en y pensant, du dégoût envers les clients jusqu’à la pitié et à l’incompréhension du motif pour les danseuses. Sincèrement, je ne sais pas combien de fois j’ai pensé au mot «dégradant», pendant la soirée. J’ai compilé les aspects qui m’ont le plus dérangée, lors de ma visite au bar le JR :

Beauté, souris, un peu.

On les voit danser, une après l’autre, avec l’indifférence étampé dans face. Elles sortent de «scène», cherchent désespérément un client dans le bar qui aimerait bien payer pour un p’tit 15 minutes en leur compagnie. Jamais une lueur de plaisir ne s’y échappe. Comment peuvent-elles continuer tous les jours dans ce manque de joie de vivre?

Petite, grande, avec ou sans sein.

Après avoir vu «l’éventail» des danseuses, on peut voir qu’il y en a pour tous les goûts. J’ai détesté avoir l’impression que ces hommes magasinaient les femmes, comme s’ils feuilletaient un catalogue. «J’vais te prendre le modèle dans le blanc, taille médium!»

Une p’tite danse? 20$, s’il vous plait.

J’ai eu bien de la misère à concevoir qu’un «prix» pour ces choses-là pouvait être préétabli, et surtout aussi bas. C’est tu vraiment ce que vaut une femme, 20$? Techniquement, une femme ne devrait en aucun cas avoir un prix étiqueté. Même 800 000$ serait un montant inacceptable, sans aucun doute.  

Regarde de loin mon homme, avec une bonne bière.

Pendant que ces femmes les «tease» tranquillement pas vite, en enlevant progressivement leurs petites tenues, jusqu’à en devenir complètement nues, j’étais répugnée de voir ces hommes, leur portefeuille pas trop loin, à juste les regarder comme si c’était normal. Je ne comprends pas comment ils font pour vivre avec sur la conscience qu’à cause d’eux, ce commerce fonctionne toujours, que des milliers de femmes se rabaissent à leurs fantasmes. On s’entend, si les hommes se mobilisaient tous ensembles et qu’ils ne mettaient plus les pieds dans ces endroits, l’industrie ferait faillite pour de bon. C’est parce que c’est populaire que ça existe encore. Il y a une loi en économie qui dit : pas de demande, pas d’offre!

«Come on» les gars, on essaie de rendre les femmes complètement égales aux hommes depuis plusieurs années, trouvez-vous d’autres moyens de vous satisfaire, à go.

Genre, GO. MAINTENANT.

Un petit quelque chose pour votre meilleure amie, un autre petit quelque chose pour votre sœur, sans oublier maman, papa, votre cousine préférée et votre grand-papa adoré, bien sûr . Ça devient vite le chaos dans votre tête pour trouver le cadeau de chacune de ces personnes exceptionnelles qui vous sont si précieuses… Et il faut dire que l’argent manque souvent trop vite. Voici quelques idées pour économiser tout en offrant des cadeaux exceptionnels!

Mon truc infaillible pour économiser, même pendant le temps des fêtes, c’est la planification. C’est simple, ça prend 10 minutes et ça me fait sauver pas mal d’argent! Il suffit d’écrire le nom de chaque personne à qui on veut offrir un cadeau sur une feuille. Ensuite, on trouve ce qu’on lui offre, puis on regarde les spéciaux, on magasine. Ce qu’il y a de plus beau avec cette méthode, c’est qu’on peut commencer dès que l’Halloween se termine! Bon, je sais que ça peut être difficile de trouver l’idée de cadeau parfait pour tous, mais ça laisse pas mal de temps pour y penser et, aussi, ça laisse pas mal plus de temps pour trouver des aubaines. Il suffit d’être patient.

Pour celles qui sont un peu moins patientes, j’ai aussi quelque chose pour vous. Faites vos courses en même temps et au même endroit. Souvent, les magasins offrent des coupons applicables à l’achat de 50$ ou 75$ de marchandises, ce qui peut être très bénéfique lorsque la remise en argent est intéressante. En plus de l’argent, ça sauve aussi du temps. Magasiner au même endroit t’empêche de faire huit fois le tour du centre d’achat en te demandant « QU’EST-CE QUE JE PEUX BEN LUI ACHETER?» Si tu veux faire ça, tu dois choisir un magasin qui offre des produits pour tous, parce que je suis ne suis pas certaine que tu trouves quelque chose de bien pour ton frère ou ton chum chez M.A.C ou chez Brandy Melville…

Pour celles qui détestent magasiner (oui, il y en a et c’est correct!), je vous suggère de faire vos emplettes en ligne. Il faut toutefois prévoir un temps de livraison. Il existe plusieurs site internet pour magasiner en ligne, mais vous pouvez aussi visiter le site de votre boutique préférée. Vous y trouverez certainement quelque chose de génial à offrir et … pourquoi ne pas se gâter un peu en même temps. Après tout, c’est Noël pour tout le monde! Ce qui rend cette option parfaite, c’est qu’on n’a pas à se rendre dans 10 magasins différents, qu’on a pas à attendre en ligne pendant 20 minutes chaque fois pour un seul article et qu’on peut même trouver le présent idéal moins chers qu’en magasin. Suffit de bien chercher!

Photo : Pixabay.com

On m’a regardé de haut, puis de travers. On m’a dit que j’allais le regretter, puis que je n’allais jamais me trouver de travail. On m’a fait des remarques, posé des questions, essayé de me décourager. Pourtant, je l’ai fait. J’ai rencontré l’aiguille.

C’était il y a quelques semaines déjà. J’étais impatiente, je ne tenais plus en place. Le niveau confort de la chaise de cuir, on n’en parlera pas. De toute façon, je ne l’ai plus sentie une fois que l’aiguille s’est mise à faire pénétrer l’encre sous ma peau. Enfin, vous aurez compris, je me suis fait tatouer.

Vous me jugez, maintenant? Vous faites comme tous les autres? Bien sûr, secouez la tête. Ils font tous cela, lorsqu’on les accuse.

Le tatouage est un art et, pourtant, il révulse encore tant trop de gens. Celui qui tient l’aiguille est un artiste en son genre. La seule différence avec le peintre, ce sont les outils qu’il utilise. Alors pourquoi les dénigrons-nous ? Ils créent de petits morceaux d’oeuvre d’art à même la peau des gens. Une pièce d’art indélébile.

Bref, je me suis fait tatouer et je me suis fait juger. C’était le combo : un deux pour un. Parfois, quand les gens se sentent braves, j’ai droit à un trio. Le troisième élément? Les questions.

«Est-ce que ça fait mal?» Disons qu’elle est dans le top 3 des questions que je déteste me faire poser. À ces gens, je ne réponds même plus. Je ne suis pas bête, mais réfléchissez un peu. Ce sont comme des milliers de vaccins, sur une petite superficie de peau, en un laps de temps très court… J’dis ça comme ça.

»Est-ce que tu vas toujours aimer ça dans cinq ans?» Ça fait trois ans que j’en rêve de ce tattoo. Alors oui, je vais encore l’aimer. Sinon, je ne l’aurais pas étamper sur ma peau pour l’éternité.

«Qu’est-ce que ça signifie?» Le gros top 1 des questions que je déteste. La signification d’un tattoo, c’est personnel, ça ne se dit pas toujours au troisième voisin de la connaissance d’une amie chez qui tu n’es allé(e) qu’une fois.

Si toi aussi tu as envie d’un tattoo, que tu le vois en rêve depuis des années, que ton entourage tente de te décourager… Fais comme moi : envoie un majeur et vas rencontrer l’aiguille.

Photo : Pixabay.com

Les guenilles, c’est le projet révolutionnaire du Cégep de Jonquière. Bon, je vois ça grand tu me diras, mais quand on parle de mode et de bas prix, je perds mes moyens. Ça s’adonne que ce matin j’ai perdu mes moyens.

Les guenilles, c’est un projet de Marie-Ève Lavoie. Il se décrit comme étant une vente ponctuelle de vêtements et d’accessoires usagés à des prix ridicules.

C’est à la suite de la vision du documentaire Le vrai coût des choses, que Marie-Ève Lavoie devient plus consciente que jamais de la réalité difficile que l’on fait vivre aux fabricants de nos vêtements qui sont peu payés. Elle décide de ne pas vouloir participer à ce fléau.

L’étudiante de première année en Arts et technologie des médias précise même que son idée a un petit côté communiste ; «on devrait tout le monde arrêter d’acheter et tout se prêter […] pis magasiner dans des friperies aussi». L’entrepreneure de ce projet explique également qu’on devrait arrêter d’encourager cette société de Fast fashion.

Ça fait que je réitère : ça part d’une fille pleine d’idées, dont une plus extravagante que les autres, mais qui fait bien du sens. Finalement, je n’étais pas si folle que ça en disant que c’était révolutionnaire parce que si on s’y mettait tous, ce serait les impacts environnementaux et socioéconomiques qui en bénéficieraient.

Quand je te parle de guenilles, je te parle pas d’un morceau de tissu que t’as pris pour laver ta vaisselle hier. Je te parle d’un morceau de tissu beaucoup plus étoffé, des plus vintages, que tu veux vraiment aux premières loges de ta garde-robe.

Je te parle de la chemise de type Boyfriend, tellement versatile, que tu veux juste mettre tous les jours parce que son confort est fantasmagorique. Celle que tu vas mettre avec un collant, ou avec des jeans, ou des leggings. Celle que tu vas mettre quand ça te tente pas de te préparer, avec un chignon défait, ou celle que tu vas mettre avec des petites bottes à talons pis tes beaux cheveux frisés quand tu te sens lionne.

Bon, je te le dis mais c’est un secret. J’ai un kick sur cette chemise. Mais on va se le dire, il y a des super belles laines pour l’automne, de même que des sacs, des vestes, et encore. Je suis in love, est-ce que je l’ai dis?

Le principe est simple : les vêtements sont publiés sur la page Facebook de Les guenilles et tu commentes si tu les veux. Attention, c’est une vente aux enchères. Je t’explique. Si le vêtement est 10,00$ à la base, la première qui commente l’a pour 10,00$. Ça fait que c’est le turn up. Sauf que si quelqu’une le veut aussi, elle peut enchérir… Jusqu’à ce que celle qui offre le plus gagne.

Le mot guenille n’aura plus jamais la même valeur à tes yeux. T’en as pas vu des pareilles encore.

Vu les ambitions de Marie-Eve Lavoie, ce projet n’a pas fini de grandir et t’as pas fini de vouloir ses vêtements. Je t’en dis pas plus, mais suis ça de près.

En passant, Marie-Eve t’attend pour la première vente ce mercredi le 7 octobre de 9h à 12h tout près des Pas perdus au Cégep de Jonquière, devant le Magasin du Monde. Donc sois présente.

Clique ici, c’est une page pas comme les autres je te jure.

Cet été, ma mère et moi avons accueilli sous notre toit une jeune anglophone qui participait au programme d’échange étudiant SWSE (Summer Work Student Exchange ou Travail d’été en échange étudiant), organisé par le YMCA. J’ai pris à cœur mon rôle de host sister à un tel point que j’ai participé à plusieurs des activités organisées pour les groupes d’étudiants de ma région.

Une fin de semaine, les jeunes devaient faire du bénévolat, question de redonner à la communauté qui les accueille. Étant le p’tit chien de poche que je suis, je les ai accompagnés dans une résidence pour personnes âgées. Même si on a fait des activités vraiment trippantes depuis le début de l’été, cet après-midi de bénévolat a été celle que j’ai préférée!

Jamais je n’aurais cru que ces quelques heures à jouer et à discuter avec les résidents auraient été autant valorisantes. En fait, les gentilles dames avec qui j’ai joué aux poches ne cessaient de me dire à quel point elles étaient heureuses de voir tous ces gens venus leur rendre visite. L’une d’elles m’a même confié que d’être en compagnie d’autant de jeunes lui donnait l’impression de rajeunir. Ça m’a fait chaud au cœur de savoir qu’elles appréciaient autant notre présence!

C’était aussi super mignon de voir les étudiants anglophones faire des efforts pour communiquer avec les personnes âgées. Passer par-dessus la barrière de langue est un défi relativement considérable et je crois qu’ils ont tous su le relever avec brio. Une résidente qui jouait aux cartes avec un jeune du groupe m’a subtilement affirmé, avec son air ricaneur, l’avoir laissé gagner à quelques reprises «pour ne pas qu’il se décourage, le pauvre p’tit». J’avoue, cette confession m’a bien fait rire!

Je crois honnêtement que le bénévolat est l’activité par excellence pour se sentir bien dans sa peau. On a la réelle impression de faire une différence. Savoir qu’on apporte ne serait-ce qu’une miette de bonne humeur dans la vie des autres, c’est la plus belle chose qu’on peut recevoir en échange du temps qu’on leur a accordé. Ça fait du bien au moral de ceux qui reçoivent, évidement, mais aussi à celui de ceux qui donnent. Mais bien au-delà du sentiment de satisfaction que cela nous apporte, le bénévolat est un don de soi qui nous permet de grandir sur le plan humain. Donner une parcelle de son temps est un geste simple qu’on peut tous offrir aux autres, qu’on soit fortuné ou non.

Si le bénévolat vous intéresse ou que vous souhaitez vous impliquer dans la société sans trop savoir comment, je vous invite à lire ou à relire le texte d’une cerisette en cliquant juste ici!

Photo: WeHeartIt

«77,60 $», lance la vendeuse. C’était le prix de mon chandail, t’sais le plus hot du magasin. Parce que ça coûte ben cher la confiance en soi. Ça prend de la marque pis du makeup pour te sentir in. Finalement, j’utilise beaucoup trop de termes anglais pour dire que la confiance en soi, j’ai cru que ça n’existait pas sans flafla.

Par chez nous, la confiance se cherche longtemps et ça se trouve rarement. Assez ironiquement, c’est quand je me suis fait dire que j’avais l’air d’une fille confiante dans la vie que je me suis mise à réfléchir fort… La personne était bin fine : «T’as tellement l’air épanoui, c’est beau de te voir aller!», rajoute-t-elle en me lançant des fleurs. Surprise, j’ai dit merci, mais un genre de merci qui venait avec des larmes. T’inquiète, je les ai cachées. Parce que faire semblant, je connais ça. Du moins, je connaissais ça. À partir de ce jour-là, je me suis dit que ça avait pas de sens de faire semblant. C’est ben beau sourire tout le temps pis rire fort, mais si j’arrive devant mon reflet pis que je le trouve pas, ce sourire-là, il n’y a plus rien de beau dans l’histoire. Le bonheur commence par soi, comme on dit.

Donc le lendemain matin, je me suis levée, comme d’habitude quoi! Mais pas tout à fait. Ce matin-là, j’ai commencé par le miroir plutôt que par le petit-déjeuner. Le chignon décoiffé et la robe de nuit de Mickey, rien pour être à mon meilleur, je me suis regardée longtemps, comme si j’essayais de voir où est-ce qu’elle se cachait, la confiance… Mais cette fois, j’ai choisi de la regarder en face. J’avais l’impression de retrouver le vêtement que j’avais perdu depuis l’été dernier, t’sais la jupe essentielle de la saison, sauf que le vêtement que j’ai retrouvé ce matin-là était plutôt le genre d’essentiel qui manquait à ma vie.

La montre Mickeal Kors, je ne l’ai pas et les souliers non plus d’ailleurs. Je n’ai pas les cheveux blonds ni de longues jambes, quoique j’aimerais bien ça, des fois. J’ai 70 likes sur ma photo de profil alors que mon amie en a 300 et j’ai toujours eu peur de montrer mon profil parce qu’un jour on m’a dit que j’avais un nez de sorcière. Puis, combien de fois j’ai pris des selfies dans un angle particulier pour qu’on voit mon meilleur profil? Trop souvent…

Tu sais quoi? Je me rends compte qu’on est tous pareils. On veut tout le temps montrer le meilleur de nous-mêmes pour avoir le plus de commentaires et de likes possibles… Parce qu’on se valorise à coup de publications. C’est ça, avoir confiance?

Non.

Avoir confiance, c’est se montrer de façon authentique. C’est être capable de dire que ça ne va pas et que t’as besoin d’amour, du vrai amour. Pas l’amour qu’on te donne sur Facebook quand tu vas mettre un selfie, mais celui qui va te consoler pis te faire sentir bien pour vrai.

Hey… Si on jouait à un jeu? On se dit qu’on est belle chaque fois qu’on le pense. Non, je blague, c’est pas un jeu, on le fait pour vrai. Parce que tu me jugeras comme tu voudras, je me suis donné le droit d’être belle. Et la prochaine fois que je rencontrerai la madame qui m’a dit que j’étais confiante, j’aurai la fierté de lui dire merci, avec un sourire sincère.

P.S. : Le bonheur, c’est pas dans le magasinage, c’est dans ta peau. C’est d’être capable de le voir dans ta tasse de thé, dans ton smoothie ou dans ta séance d’entraînement, parce qu’il te suit tout le temps. C’est de se lever avec un sourire qui n’a pas dormi, et qui, même assailli par les larmes, est plus fort qu’hier et plus prêt pour demain. Ensuite, tu pourras sortir ton baume à lèvres coloré et être fière de le porter comme accessoire.

 Photo : WeHeartIt