Jolie

Quand je demandais à mes amies ce qu’elles voulaient faire dans la vie, il y avait toujours deux réponses. La plus populaire, c’était « Moi je veux être travailleuse sociale pour aider les gens». La deuxième plus populaire, c’était « Moi je m’en vais en design de mode». Attends une minute là, est-ce qu’on peut vraiment être designer au Québec?

C’est avec cette question que tout a commencé. Je ne compte même plus le nombre de personnes qui m’ont dit vouloir devenir designer un jour. À chaque fois, je me demandais si le Québec était un marché assez grand pour nos designers. Je n’avais que des questions. Est-ce qu’on peut vivre de ce métier sans être une personnalité publique? Est-ce que les gens achètent vraiment des vêtements faits ici? Est-ce qu’il y a des gens qui ont réussi à poursuivre ce rêve?

C’est ma mère qui m’a apporté le plus de réponses. Étant donné qu’elle aime bien les vêtements québécois, je l’ai suivi dans des évènements et dans certaines boutiques pour découvrir le trésor caché qu’est la mode québécoise.

Très honnêtement, j’avais quelques réticences. Je peux même dire que c’était des préjugés. Je croyais que les vêtements d’ici étaient hors de prix, que c’était un peu «quétaine» et qu’à la limite, ça ne s’adressait pas vraiment à moi. J’avais tort.

Pour le prix, j’ai découvert des marques locales très abordables. Habituellement, je ne paye jamais plus de 30 $ pour un chandail et c’est possible de trouver de très jolis hauts pour ce même montant. En plus d’encourager le créateur, j’encourage aussi des gens d’ici, qui travaillent à la confection de ces vêtements. Ce qu’il y a de plus extraordinaire, c’est que la mode québécoise connait aussi les mots promotions, rabais et soldes! Si on porte attention, on peut trouver la plus belle robe du monde pour une fraction du prix, lorsqu’elle est en solde. Il est fréquent d’organiser ce qu’on appelle des ventes d’atelier. On y vend, à prix réduit, ce qu’il reste des collections de la saison. Encore une fois, c’est une belle occasion de faire des trouvailles et c’est aussi très sympathique.

Pour le look, j’ai été épatée. Il y en a pour tous les âges et pour tous les goûts! Certaines compagnies se spécialisent dans les vêtements pour bébé, pour taille forte, pour homme, pour adolescent et même dans la lingerie. Il y a des dizaines de compagnies à découvrir. Certaines sont déjà sur une bonne voie, si on pense à Rudsak ou à Shwiing et d’autres méritent d’être connues davantage comme Kollontai, Rien ne se perd, Marie Lavoie et Sonia P.

Je vous invite à découvrir le talent québécois lors des évènements prévus à cet effet (les braderies de la mode, le Salon des métiers d’art, etc.). Vous pouvez aussi faire une courte recherche pour visiter le site des nombreuses entreprises d’ici qui œuvrent dans le domaine de la mode ou visiter une boutique spécialisée qui vend des vêtements faits au Québec. Laissez-vous éblouir par leurs talents et, qui sait, peut-être qu’un jour, ce sera au tour de nos amis de prendre la relève!

Photo : http://azute.deviantart.com/art/

Comme tu as pu le remarquer, l’hiver est déjà à nos portes, ici au Saguenay. J’ai pensé que je devais de te partager mes petits trucs et conseils anti — « mort-dans-la-face ». C’est un titre un peu choc, mais sincèrement, je dois dire qu’avec le manque de soleil et de chaleur, j’ai vraiment l’impression de regarder quelque chose de bien terrifiant le matin en me levant.

Si toi aussi tu en as assez de ce teint pâle qui pourrait te permettre de jouer dans American Horror Story, de ces cernes qui n’en finissent plus de creuser ton visage, des petits yeux vitreux et de ton maquillage inefficace, et bien je t’invite à poursuivre ta lecture pour des trucs et conseils qui j’espère, te seront bénéfiques.

Ceci est une liste très facultative. Tu peux très bien utiliser d’autres marques ou d’autres produits. J’inscris seulement ceux que j’ai moi-même testés. Ce sont des éléments essentiels pour que ta peau reprenne une certaine joie de vivre.

Soins de la peau

— Crème hydratante Vichy Normaderm (soin hydratant contre l’acné) et le nettoyant complémentaire. Idéale pour les types de peau qui ont à tendance à faire des rougeurs dans cette saison froide.

— Des milliers de pots de crème hydratante pour le corps Bath & Body Works avec leurs gels de douche assortis! Je les utilise pour les odeurs incroyables et le sentiment de confiance qu’elles peuvent procurer. L’hiver, il est important de mettre de la crème hydratante tous les jours après la douche. Personnellement, je vois une différence. Fini la peau sèche qui pique!

 — Démaquillant (solution micellaire) Bioderma pour peaux sensibles qui nettoie, démaquille et apaise la peau. Cette petite merveille est en format liquide et s’utilise facilement avec des petits tampons démaquillants.

 Truc perso : (non recommandé par des millions de dermatologues, je sais) : puisque cet article est davantage basé sur un regain de confiance en soi plutôt que sur l’Ordre des personnes aux peaux outrées, un petit 5 minutes de bronzage en cabine, une fois par semaine, ça peut être efficace pour certaines d’entre nous. Attends, attends! Pas 25 minutes par jour non. Tout est dans l’équilibre, à moins que tu veuilles vraiment ressembler à une Doritos. Your choice, darling.

Truc de grand-mère pour le retrait des points noirs, sans douleur :

« Une cuillère soupe de gélatine (l’idéal est de la prendre en poudre, mais si tu n’as que des feuilles cela convient aussi) et une cuillère à soupe de lait. Mets les deux dans un récipient adapté aux micro-ondes pendant 20 secondes. Une fois ce temps écoulé, remue un peu et laisse refroidir une minute. Si la pâte n’est pas liquide et non homogène, il faut remettre le tout à chauffer pour quelques secondes.

Prenez le liquide obtenu et applique-le sur les zones à traiter. Tu n’as plus qu’à patienter entre 15 et 20 minutes. N’attends pas plus ou ce sera difficile à retirer! »

Source : trucsdegrandmere.com

Camoufler les cernes, et bien utiliser le maquillage

 Pour unifier mon teint, j’utilise la crème Marcelle Correction Complète. Ce n’est pas un fond de teint et ça permet à ma peau de respirer. Celle-ci est un peu plus dispendieuse (environ 30 $), mais elle est très efficace.

J’applique par la suite, mon cache-cerne à toute épreuve : Glamoflauge de Hard Candy et un peu de poudre bronzante sur l’ensemble du visage.

J’ajoute pour terminer, une touche de blush (pas trop rosé bien entendu) sur le haut des joues et sur le bout du nez. Avec ces quatre produits, mon teint a l’air beaucoup plus vivant et indifférent à la mauvaise température.

Pour ce qui est du reste du maquillage en saison hivernale, il est préférable d’éviter les couleurs très foncées. Elles feront ressortir vos traits moins avantageux. Les gloss de types nude et les rouges à lèvres mats colorés sont à prioriser.

J’espère que ces trucs pourront vous aider à passer à travers cet hiver qui s’annonce très glacial. Bonne chance!

Photo : We Heart It

Si toi aussi tu es une adepte du jeans boyfriend, des cotons ouatés, des t-shirts de garçon de taille large, des bas de laines et des chemises de friperie ayant probablement appartenues à une personne faisant huit fois ta taille, bienvenue dans la famille!

Loin de vouloir dire qu’on ne se soucie pas de son look, s’habiller en mou tout en «ayant de l’allure» est un véritable mode de vie. Ben oui! J’accorde une certaine importance à mon apparence malgré le fait que mes ensembles favoris, me mettant le plus en confiance et en valeur, n’ont généralement rien de très sexy et extravagant.

S’habiller en mou, c’est aussi créer des réactions telles: «Wow! T’es ben belle Mégan quand t’es habillée en fille», lors de cette occasion mensuelle ou tu décides de mettre une robe et du rouge à lèvres, mais d’assumer pleinement que tous les autre jours du mois, tu rayonnes dans ton tricot de grand-père.

En tant que fière représentante des filles qui préparent toujours leurs outfits à l’avance, même les plus banals, j’ai développé quelques habitudes en ce qui concerne l’agencement du «mou» avec le reste de ma garde-robe.

Le col rond

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Porter des chandails au col rond, c’est faciliter l’agencement avec tout et n’importe quoi en créant une ligne clean permettant de rester très sobre sans avoir l’air «tout nu» et en mettant du même coup ton visage en valeur. Ils s’associent mieux avec n’importe quel pantalon et jupe qu’un col ample, en plus d’être clairement plus tendances.

La chemise en jeans

Jeans

Un incontournable! À porter autour de la taille avec un long t-shirt, sous un pull, boutonnée jusqu’au coup pour un look plus propre ou en tant que «par-dessus», le denim s’agence avec tout et accessoirise ton outfit.

Jamais trop

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Un chandail avec un col haut sous une chemise, un pull, des collants noirs sous mes jeans troués et des bas de laine dans mes converses… En misant sur l’unicité, on peut se permettre d’oser et d’agencer plusieurs morceaux. En plus de donner du cachet à notre look, c’est un truc parfait pour les frileuses (moi).

Habiller ta tête

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Que ce soit une casquette portée back side, un chapeau en velours ou tout simplement tes cheveux ramassés en queue de cheval, en half-bun, ou tirés derrières tes oreilles (vraiment in), il s’agit de moyens simples de bonifier ton look. Ta coiffe devient accessoire des vêtements les plus banals et masculins tels les grands pulls et les chemises.

Prioriser le port de pantalons

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Faire une croix sur les leggings et préférer mettre un pantalon en denim, même sous un long chandail ou un grand tricot, c’est gagnant. Point.
Je te l’accorde, il n’y a là-dedans de secret pour personne, mais ce sont des choses qui me plaisent et que je partage avec toi afin de démystifier l’univers du «mou». Enjoy!

Photos: We Heart it

À ma fête en février dernier, j’ai pris une résolution. Je me suis dit qu’une fois par semaine, je ne me maquillerais pas et vaquerais à mes occupations comme à l’habitude, mais sans produits pour cacher toutes les imperfections que je trouve dans ma face.

 Faut dire qu’avec les années, j’ai vraiment appris à aimer le maquillage et tout ce qu’on peut en faire, mais que je trouve ça dommage de se sentir confiante seulement une fois le fond de teint et le mascara en place.

Malheureusement, je ne vous le cacherai pas : ma résolution a échouée. Comme toute bonne résolution, après quelques semaines, « j’oubliais » ce que je m’étais promis il y a quelques semaines et je me sentais un peu coupable, tout en appliquant mon blush et mon eye-liner. Les gens n’avaient pas besoin de m’en parler pour que je pense à mon visage à découvert et que je me sente anormale. Avec le temps, je me suis vraiment habituée à l’image de moi-même avec maquillage lorsque je sors de mon domicile, et celle non maquillée chez moi. C’est complètement fou/pathétique/d’une tristesse, quand on y pense.

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 J’avais même posté une photo sur Facebook pour m’assurer que tout le monde soit au courant et m’oblige un peu à le faire. Vous me direz que j’étais peut-être en quête de like, en recherche d’engendrer la conversation par rapport à l’image de soi… ou un peu des deux. Tout ce que je sais, c’est que mes intentions étaient bonnes.

 J’ai quand même continué quelques fois durant l’été et cet automne à ne pas me priver de sortir parce que j’étais au naturel et que je ne voulais pas « m’arranger ». Récemment, je me suis rendu compte que quelque chose avait changé.

Peut-être que je ne me maquillais pas seulement une fois par semaine, mais c’était devenu naturel pour moi de ne pas toujours ressentir le besoin de sortir de chez moi, bien prête à toute éventuelle rencontre. Parce qu’anyway, c’était exactement la motivation de ma résolution. Prendre conscience que personne ne m’impose à me maquiller, à part moi. Personne ne m’aimera moins, si je décide du jour au lendemain de ne plus utiliser de cosmétiques. Pourtant, c’est un peu cette impression qu’ont certaines filles. Comme si on valait moins le coup si on était au naturel.

Je ne crois pas que le maquillage est mauvais en soi. Je crois tout simplement que comme toute bonne chose, c’est à « consommer » avec modération. Ce n’est pas parce qu’une soirée bien arrosée est plaisante qu’on doit boire systématiquement tous les jours. Comme ce n’est pas parce qu’on se trouve plus « jolie » avec du maquillage qu’il faut systématiquement en porter. Au contraire, non?

Photo: WeHeartIt

Étant donné que ma mère est coiffeuse depuis 29 ans, je vous ai concocté, grâce à son aide, un article qui donne 10 conseils pour l’entretien en général de vos cheveux.

1. Pointes fourchues

Si vous avez les pointes fourchues, vous pouvez mettre de l’huile capillaire dans votre shampooing (ex : Huile d’Argan), vous faire un masque réparateur (ex : Sébastien) avec un shampooing à base de kératine (ex : Sébastien). Tout de même, se faire couper la pointe tous les trois mois reste l’idéal afin de garder vos cheveux en santé.

2. Température des fers

Il ne faut pas mettre son fer à 400 degrés, malgré le fait qu’il puisse se rendre à une telle chaleur, car ce n’est vraiment pas bon pour les cheveux. La chaleur conseillée est de 250 degrés.

3. Produits de pharmacie

À la pharmacie, les shampooings/revitalisants/masques peuvent être de bons produits. Un seul conseil : il faut regarder les ingrédients. Pour ce qui est des teintures, les produits peuvent être utilisés, mais il demeure recommandé d’être en compagnie d’un professionnel lors de l’application. La formation des coiffeurs ne sert pas à rien.

4. Shampooing bleu

Pour celles qui sont blondes, blanches ou grises, il est recommandé d’utiliser un shampooing bleu. Vous pouvez le laisser 5 minutes dans vos cheveux avant de rincer lors de la douche. Cela servira à couper la couleur jaune, mais ATTENTION, si le cheveu est déshydraté, vous risquez d’avoir un peu de reflets violets dans vos cheveux. Après 3 lavages, cela disparaitra.

5. Couleur de la teinture

Pour garder sa couleur de teinture, il faut toujours prendre un shampooing hydratant et à base de kératine, parce que cela empêche d’ouvrir les écailles du cheveu et fait mieux glisser la couleur. Voilà pourquoi l’importance du choix d’un shampooing est primordiale ainsi que l’application d’un masque.

6. Repousse des cheveux

Il faut toujours être régulière et aller chez le coiffeur 3 semaines après une décoloration. La repousse devient difficile à colorer après un mois d’attente, car, plus la repousse est longue, plus il sera difficile pour la coiffeuse de couper les teintes de jaune indésirable dans le blond.

7. Piscine et décoloration

Celles qui font de la natation et qui ont une décoloration doivent toujours prendre soin de bien hydrater leurs cheveux, car avec les visites dans le chlore chimique, votre blond peut devenir vert. Il ne faut pas paniquer si cela arrive, le coiffeur peut toujours remédier à la situation, mais il ne faut pas le faire seule.

8. Décoloration pour les couleurs foncées

Si vous avez l’idée de vous décolorer et que vous êtes rousses, brunes foncées ou noires, soyez patientes! Cela prendra au moins 5 à 6 visites chez le coiffeur pour obtenir le blond souhaité. Il faut aussi être consciente que le coiffeur devra couper vos cheveux s’ils sont déshydratés et/ou fourchus.

9. Autres

– L’ingrédient «poussière de diamant» aide la brillance de vos cheveux.

– Il faut toujours démêler les cheveux à partir de la pointe et crêper ceux-ci à partir de la racine.

– Si vous êtes intéressés à avoir des produits naturels, les produits Bain De Terre sont recommandés.

10. Produits chouchous

Les produits de marque Sébastien, Biolage et Rusk sont recommandés. Aussi, le vaporisateur Thermo Protecteur (qui sert à protéger les cheveux avant la chaleur d’un fer) est l’un des meilleurs vaporisateurs, et ce, a un prix abordable! Finalement, une brosse en poils de sanglier est conseillée pour faire briller les cheveux et parvenir à moins les casser.

Photo : Tumblr

On m’a regardé de haut, puis de travers. On m’a dit que j’allais le regretter, puis que je n’allais jamais me trouver de travail. On m’a fait des remarques, posé des questions, essayé de me décourager. Pourtant, je l’ai fait. J’ai rencontré l’aiguille.

C’était il y a quelques semaines déjà. J’étais impatiente, je ne tenais plus en place. Le niveau confort de la chaise de cuir, on n’en parlera pas. De toute façon, je ne l’ai plus sentie une fois que l’aiguille s’est mise à faire pénétrer l’encre sous ma peau. Enfin, vous aurez compris, je me suis fait tatouer.

Vous me jugez, maintenant? Vous faites comme tous les autres? Bien sûr, secouez la tête. Ils font tous cela, lorsqu’on les accuse.

Le tatouage est un art et, pourtant, il révulse encore tant trop de gens. Celui qui tient l’aiguille est un artiste en son genre. La seule différence avec le peintre, ce sont les outils qu’il utilise. Alors pourquoi les dénigrons-nous ? Ils créent de petits morceaux d’oeuvre d’art à même la peau des gens. Une pièce d’art indélébile.

Bref, je me suis fait tatouer et je me suis fait juger. C’était le combo : un deux pour un. Parfois, quand les gens se sentent braves, j’ai droit à un trio. Le troisième élément? Les questions.

«Est-ce que ça fait mal?» Disons qu’elle est dans le top 3 des questions que je déteste me faire poser. À ces gens, je ne réponds même plus. Je ne suis pas bête, mais réfléchissez un peu. Ce sont comme des milliers de vaccins, sur une petite superficie de peau, en un laps de temps très court… J’dis ça comme ça.

»Est-ce que tu vas toujours aimer ça dans cinq ans?» Ça fait trois ans que j’en rêve de ce tattoo. Alors oui, je vais encore l’aimer. Sinon, je ne l’aurais pas étamper sur ma peau pour l’éternité.

«Qu’est-ce que ça signifie?» Le gros top 1 des questions que je déteste. La signification d’un tattoo, c’est personnel, ça ne se dit pas toujours au troisième voisin de la connaissance d’une amie chez qui tu n’es allé(e) qu’une fois.

Si toi aussi tu as envie d’un tattoo, que tu le vois en rêve depuis des années, que ton entourage tente de te décourager… Fais comme moi : envoie un majeur et vas rencontrer l’aiguille.

Photo : Pixabay.com

Ca paraît peut être pas avec la neige qui tombe depuis quelques temps, mais c’est bientôt l’Halloween! Fouillez-moi pourquoi, cette année je ressens une certaine tristesse à enfiler un déguisement seulement pour danser et me faire renverser d’la bière dessus de la part d’une Princesse Peach qui a un peu trop bu. Honnêtement, j’aurais ben le goût de revenir en arrière, et de chanter aux portes afin d’obtenir des smarties, des sour patch pis tous mes bonbons préférés.

Quoi qu’il en soit, même si je me déguisais en sorcière, il est malheureusement impossible de reculer dans le temps. J’ai donc trouver des alternatives afin de me faire revivre la  belle magie d’Halloween d’autrefois.

1- Faire des recettes thématiques.

Considérant que j’ai pas d’enfant, ca peut paraître un peu bizarre. Mais bon, je suis certaine que mon amoureux et mes amies vont se réjouir quand ils vont voir que leurs biscuits habituels ont été remplacés par des brownies en forme de fantôme. Pas d’âge pour apprécier les p’tits détails.

2- Faire des cocktails thématiques.

Quand tu vas arriver dans le predrink de ton party d’Halloween, fais rire ta gang en buvant du sang de dragon au lieu de ton eternel vin rouge. Sérieux, Pinterest regorge de recettes les plus originales les unes que les autres.

3- Te déguiser en ce que tu aurais donc ben voulu être.

C’est ce que je préfère le plus dans l’Halloween! Une année je me crois dans les années 80, l’année d’après je suis dans un royaume. Ca fait du bien de décrocher un peu.

4- Construire des déguisements.

Parce que dans la vraie histoire, le p’tit chaperon rouge a une jupe qui lui arrive pas mal plus bas que celle que les magasin vendent. Pis en plus, en faisant ton déguisement par toi-même, tu vas passer d’autres journées à préparer. Alors, ton Halloween ne durera pas seulement une journée.

5- Compenser le manque de bonbon..

Ta session est clairement trop pénible pour vivre sans bonbon. Heureusement, le premier novembre tout est réduit! C’est le moment parfait pour faire des provisions pour le prochain mois.. ou la prochaine année.

6-Décorer.

Pourquoi pas? En plus tu peux profiter des fausses araignées pour faire peur à tes colocataires! (filme-les tant qu’à y être.)

7- Faire un meurtre et mystère.

Ok. C’est tellement une des choses les plus fun. On oublie souvent cette alternative, mais être déguisé à la base c’est cool. Mais jouer la comédie de ton personnage, c’est encore plus trippant!

8- Ou un party déguisé.

Si tu doutes de ta  capacité à garder le secret concernant ton identité d’assassin, celui-ci est peut- être mieux pour toi.

9- Traîner des bonbons avec toi

À tous les Halloween, je me promène avec des bonbons avec moi pour donner aux enfants que je croise. Pourquoi attendre qu’ils viennent cogner?

Voilà. Retrouve l’enfant en toi !

Les guenilles, c’est le projet révolutionnaire du Cégep de Jonquière. Bon, je vois ça grand tu me diras, mais quand on parle de mode et de bas prix, je perds mes moyens. Ça s’adonne que ce matin j’ai perdu mes moyens.

Les guenilles, c’est un projet de Marie-Ève Lavoie. Il se décrit comme étant une vente ponctuelle de vêtements et d’accessoires usagés à des prix ridicules.

C’est à la suite de la vision du documentaire Le vrai coût des choses, que Marie-Ève Lavoie devient plus consciente que jamais de la réalité difficile que l’on fait vivre aux fabricants de nos vêtements qui sont peu payés. Elle décide de ne pas vouloir participer à ce fléau.

L’étudiante de première année en Arts et technologie des médias précise même que son idée a un petit côté communiste ; «on devrait tout le monde arrêter d’acheter et tout se prêter […] pis magasiner dans des friperies aussi». L’entrepreneure de ce projet explique également qu’on devrait arrêter d’encourager cette société de Fast fashion.

Ça fait que je réitère : ça part d’une fille pleine d’idées, dont une plus extravagante que les autres, mais qui fait bien du sens. Finalement, je n’étais pas si folle que ça en disant que c’était révolutionnaire parce que si on s’y mettait tous, ce serait les impacts environnementaux et socioéconomiques qui en bénéficieraient.

Quand je te parle de guenilles, je te parle pas d’un morceau de tissu que t’as pris pour laver ta vaisselle hier. Je te parle d’un morceau de tissu beaucoup plus étoffé, des plus vintages, que tu veux vraiment aux premières loges de ta garde-robe.

Je te parle de la chemise de type Boyfriend, tellement versatile, que tu veux juste mettre tous les jours parce que son confort est fantasmagorique. Celle que tu vas mettre avec un collant, ou avec des jeans, ou des leggings. Celle que tu vas mettre quand ça te tente pas de te préparer, avec un chignon défait, ou celle que tu vas mettre avec des petites bottes à talons pis tes beaux cheveux frisés quand tu te sens lionne.

Bon, je te le dis mais c’est un secret. J’ai un kick sur cette chemise. Mais on va se le dire, il y a des super belles laines pour l’automne, de même que des sacs, des vestes, et encore. Je suis in love, est-ce que je l’ai dis?

Le principe est simple : les vêtements sont publiés sur la page Facebook de Les guenilles et tu commentes si tu les veux. Attention, c’est une vente aux enchères. Je t’explique. Si le vêtement est 10,00$ à la base, la première qui commente l’a pour 10,00$. Ça fait que c’est le turn up. Sauf que si quelqu’une le veut aussi, elle peut enchérir… Jusqu’à ce que celle qui offre le plus gagne.

Le mot guenille n’aura plus jamais la même valeur à tes yeux. T’en as pas vu des pareilles encore.

Vu les ambitions de Marie-Eve Lavoie, ce projet n’a pas fini de grandir et t’as pas fini de vouloir ses vêtements. Je t’en dis pas plus, mais suis ça de près.

En passant, Marie-Eve t’attend pour la première vente ce mercredi le 7 octobre de 9h à 12h tout près des Pas perdus au Cégep de Jonquière, devant le Magasin du Monde. Donc sois présente.

Clique ici, c’est une page pas comme les autres je te jure.

Cet été, ma mère et moi avons accueilli sous notre toit une jeune anglophone qui participait au programme d’échange étudiant SWSE (Summer Work Student Exchange ou Travail d’été en échange étudiant), organisé par le YMCA. J’ai pris à cœur mon rôle de host sister à un tel point que j’ai participé à plusieurs des activités organisées pour les groupes d’étudiants de ma région.

Une fin de semaine, les jeunes devaient faire du bénévolat, question de redonner à la communauté qui les accueille. Étant le p’tit chien de poche que je suis, je les ai accompagnés dans une résidence pour personnes âgées. Même si on a fait des activités vraiment trippantes depuis le début de l’été, cet après-midi de bénévolat a été celle que j’ai préférée!

Jamais je n’aurais cru que ces quelques heures à jouer et à discuter avec les résidents auraient été autant valorisantes. En fait, les gentilles dames avec qui j’ai joué aux poches ne cessaient de me dire à quel point elles étaient heureuses de voir tous ces gens venus leur rendre visite. L’une d’elles m’a même confié que d’être en compagnie d’autant de jeunes lui donnait l’impression de rajeunir. Ça m’a fait chaud au cœur de savoir qu’elles appréciaient autant notre présence!

C’était aussi super mignon de voir les étudiants anglophones faire des efforts pour communiquer avec les personnes âgées. Passer par-dessus la barrière de langue est un défi relativement considérable et je crois qu’ils ont tous su le relever avec brio. Une résidente qui jouait aux cartes avec un jeune du groupe m’a subtilement affirmé, avec son air ricaneur, l’avoir laissé gagner à quelques reprises «pour ne pas qu’il se décourage, le pauvre p’tit». J’avoue, cette confession m’a bien fait rire!

Je crois honnêtement que le bénévolat est l’activité par excellence pour se sentir bien dans sa peau. On a la réelle impression de faire une différence. Savoir qu’on apporte ne serait-ce qu’une miette de bonne humeur dans la vie des autres, c’est la plus belle chose qu’on peut recevoir en échange du temps qu’on leur a accordé. Ça fait du bien au moral de ceux qui reçoivent, évidement, mais aussi à celui de ceux qui donnent. Mais bien au-delà du sentiment de satisfaction que cela nous apporte, le bénévolat est un don de soi qui nous permet de grandir sur le plan humain. Donner une parcelle de son temps est un geste simple qu’on peut tous offrir aux autres, qu’on soit fortuné ou non.

Si le bénévolat vous intéresse ou que vous souhaitez vous impliquer dans la société sans trop savoir comment, je vous invite à lire ou à relire le texte d’une cerisette en cliquant juste ici!

Photo: WeHeartIt