Les guenilles, c’est le projet révolutionnaire du Cégep de Jonquière. Bon, je vois ça grand tu me diras, mais quand on parle de mode et de bas prix, je perds mes moyens. Ça s’adonne que ce matin j’ai perdu mes moyens.

Les guenilles, c’est un projet de Marie-Ève Lavoie. Il se décrit comme étant une vente ponctuelle de vêtements et d’accessoires usagés à des prix ridicules.

C’est à la suite de la vision du documentaire Le vrai coût des choses, que Marie-Ève Lavoie devient plus consciente que jamais de la réalité difficile que l’on fait vivre aux fabricants de nos vêtements qui sont peu payés. Elle décide de ne pas vouloir participer à ce fléau.

L’étudiante de première année en Arts et technologie des médias précise même que son idée a un petit côté communiste ; «on devrait tout le monde arrêter d’acheter et tout se prêter […] pis magasiner dans des friperies aussi». L’entrepreneure de ce projet explique également qu’on devrait arrêter d’encourager cette société de Fast fashion.

Ça fait que je réitère : ça part d’une fille pleine d’idées, dont une plus extravagante que les autres, mais qui fait bien du sens. Finalement, je n’étais pas si folle que ça en disant que c’était révolutionnaire parce que si on s’y mettait tous, ce serait les impacts environnementaux et socioéconomiques qui en bénéficieraient.

Quand je te parle de guenilles, je te parle pas d’un morceau de tissu que t’as pris pour laver ta vaisselle hier. Je te parle d’un morceau de tissu beaucoup plus étoffé, des plus vintages, que tu veux vraiment aux premières loges de ta garde-robe.

Je te parle de la chemise de type Boyfriend, tellement versatile, que tu veux juste mettre tous les jours parce que son confort est fantasmagorique. Celle que tu vas mettre avec un collant, ou avec des jeans, ou des leggings. Celle que tu vas mettre quand ça te tente pas de te préparer, avec un chignon défait, ou celle que tu vas mettre avec des petites bottes à talons pis tes beaux cheveux frisés quand tu te sens lionne.

Bon, je te le dis mais c’est un secret. J’ai un kick sur cette chemise. Mais on va se le dire, il y a des super belles laines pour l’automne, de même que des sacs, des vestes, et encore. Je suis in love, est-ce que je l’ai dis?

Le principe est simple : les vêtements sont publiés sur la page Facebook de Les guenilles et tu commentes si tu les veux. Attention, c’est une vente aux enchères. Je t’explique. Si le vêtement est 10,00$ à la base, la première qui commente l’a pour 10,00$. Ça fait que c’est le turn up. Sauf que si quelqu’une le veut aussi, elle peut enchérir… Jusqu’à ce que celle qui offre le plus gagne.

Le mot guenille n’aura plus jamais la même valeur à tes yeux. T’en as pas vu des pareilles encore.

Vu les ambitions de Marie-Eve Lavoie, ce projet n’a pas fini de grandir et t’as pas fini de vouloir ses vêtements. Je t’en dis pas plus, mais suis ça de près.

En passant, Marie-Eve t’attend pour la première vente ce mercredi le 7 octobre de 9h à 12h tout près des Pas perdus au Cégep de Jonquière, devant le Magasin du Monde. Donc sois présente.

Clique ici, c’est une page pas comme les autres je te jure.


À PROPOS DE L'AUTEUR
Marie-Pier Leboeuf

Marie-Pier Leboeuf

Je m’appelle Marie-Pier Leboeuf et impossible d’oublier le trait d’union dans mon nom quand on me connait parce qu’on apprend vite que je suis une fille qui d’une part est branchée sur la mode et de l’autre est connectée sur les réseaux sociaux. Deux parties essentielles de ma vie, mais loin d’être les seules parce qu’elle est aussi composée d’une tonne de petits bonheurs, entre autres quand je réussis à insérer un mot rare dans une conversation... (OK pas de jugement!) Parce que oui les mots sont devenus une passion chez moi dès qu’on m’a fait dire «maman». Par ailleurs, avant que j’oublie, ce qu’on remarque le plus rapidement chez moi, c’est que je marche vite parce que ma vie roule à 1000 à l’heure. Ça ne vous empêche pas de venir me parler, je suis une fille bien sympa qui aime ça «jaser»!

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