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Quand je demandais à mes amies ce qu’elles voulaient faire dans la vie, il y avait toujours deux réponses. La plus populaire, c’était « Moi je veux être travailleuse sociale pour aider les gens». La deuxième plus populaire, c’était « Moi je m’en vais en design de mode». Attends une minute là, est-ce qu’on peut vraiment être designer au Québec?

C’est avec cette question que tout a commencé. Je ne compte même plus le nombre de personnes qui m’ont dit vouloir devenir designer un jour. À chaque fois, je me demandais si le Québec était un marché assez grand pour nos designers. Je n’avais que des questions. Est-ce qu’on peut vivre de ce métier sans être une personnalité publique? Est-ce que les gens achètent vraiment des vêtements faits ici? Est-ce qu’il y a des gens qui ont réussi à poursuivre ce rêve?

C’est ma mère qui m’a apporté le plus de réponses. Étant donné qu’elle aime bien les vêtements québécois, je l’ai suivi dans des évènements et dans certaines boutiques pour découvrir le trésor caché qu’est la mode québécoise.

Très honnêtement, j’avais quelques réticences. Je peux même dire que c’était des préjugés. Je croyais que les vêtements d’ici étaient hors de prix, que c’était un peu «quétaine» et qu’à la limite, ça ne s’adressait pas vraiment à moi. J’avais tort.

Pour le prix, j’ai découvert des marques locales très abordables. Habituellement, je ne paye jamais plus de 30 $ pour un chandail et c’est possible de trouver de très jolis hauts pour ce même montant. En plus d’encourager le créateur, j’encourage aussi des gens d’ici, qui travaillent à la confection de ces vêtements. Ce qu’il y a de plus extraordinaire, c’est que la mode québécoise connait aussi les mots promotions, rabais et soldes! Si on porte attention, on peut trouver la plus belle robe du monde pour une fraction du prix, lorsqu’elle est en solde. Il est fréquent d’organiser ce qu’on appelle des ventes d’atelier. On y vend, à prix réduit, ce qu’il reste des collections de la saison. Encore une fois, c’est une belle occasion de faire des trouvailles et c’est aussi très sympathique.

Pour le look, j’ai été épatée. Il y en a pour tous les âges et pour tous les goûts! Certaines compagnies se spécialisent dans les vêtements pour bébé, pour taille forte, pour homme, pour adolescent et même dans la lingerie. Il y a des dizaines de compagnies à découvrir. Certaines sont déjà sur une bonne voie, si on pense à Rudsak ou à Shwiing et d’autres méritent d’être connues davantage comme Kollontai, Rien ne se perd, Marie Lavoie et Sonia P.

Je vous invite à découvrir le talent québécois lors des évènements prévus à cet effet (les braderies de la mode, le Salon des métiers d’art, etc.). Vous pouvez aussi faire une courte recherche pour visiter le site des nombreuses entreprises d’ici qui œuvrent dans le domaine de la mode ou visiter une boutique spécialisée qui vend des vêtements faits au Québec. Laissez-vous éblouir par leurs talents et, qui sait, peut-être qu’un jour, ce sera au tour de nos amis de prendre la relève!

Photo : http://azute.deviantart.com/art/


À PROPOS DE L'AUTEUR
Camille Boutin

Camille Boutin

Seigneur que c’est difficile d’écrire une biographie ! Je n’aurais jamais pensé être incapable d’écrire sur un sujet que je connais si bien, pour l’avoir côtoyé pendant 17 ans déjà, c’est-à-dire moi-même. Eh bien, je m’appelle Camille. J’adore l’écriture, la cuisine et la photo, car ce sont tous d’excellents moyens de s’exprimer. Mon pire défaut, c’est probablement le fait que je suis perfectionniste et un peu germaine sur les bords. Comme vous pourrez certainement le découvrir, j’ai de l’intérêt pour à peu près tout et je crois que c’est ma plus grande force. Je vous invite donc à découvrir mes folies, mes intérêts et mes découvertes.

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