Sexualité

Dès le huit juin, la chaîne américaine ABC Family diffusera sur ses ondes une nouvelle série documentaire réalisée par Ryan Seacrest : Becoming Us.

La série se concentre principalement sur la vie de Ben Lehwald, un ado de 17 ans. Ce qui rend son quotidien différent de celui de la grande majorité des gens de son âge, c’est que son père a entamé le processus pour devenir une femme.

Ses parents divorcent, puis son père annonce son désir d’être une femme : c’est tout un choc pour Ben. Sa copine a, elle aussi, dû faire face à ce type de changement, puisque son père est également transgenre. Le parcours des deux pères de famille et de leur enfant sera donc dévoilé au petit écran. On assistera certainement à des moments télévisuels touchants.

À quelques semaines de l’entrevue de Bruce Jenner, populaire athlète américain et transgenre, cette docu-série tombe juste à point. En effet, dans les derniers temps, la transsexualité a fait beaucoup jaser. C’est un sujet actuel qui était tabou jusqu’à tout récemment. Évidemment, le chemin vers l’acceptation est loin d’être terminé, même qu’il en reste beaucoup à faire. C’est à force d’en parler que les tabous finiront par se briser et Becoming Us est un pas de plus dans la bonne direction, une façon de prouver que tout ce qui compte, c’est d’être bien sa peau. On se fout de ce qu’une personne doit faire pour parvenir à bien se sentir, à être soi-même.

En entrevue avec le magazine People, Ben Lehwald a déclaré vouloir être en mesure de guider les jeunes qui vivent la même situation que lui.

La bande-annonce de cette série qui a pour slogan «Les genres peuvent changer, mais la famille ne se brise jamais» (Genders may bend but family never breaks) est disponible sur Internet et donne un bon avant-goût de ce qui attend les téléspectateurs. Au Canada, la diffusion se fera sur les ondes d’ABC Spark. Si vous n’y êtes pas abonné, je vous suggère de contacter votre télé-distributeur, puisque c’est une série à ne manquer!

Photo : ABC Spark

Une soirée bien arrosée, de la bonne compagnie, un gentil garçon de ton goût, des bisous volés par-ci, une main baladeuse par-là… Parfois, des rapprochements se produisent et le party se fini dans une chambre.

Les facultés affaiblies par l’alcool, vous êtes tellement concentrés sur le moment présent que, tous les deux, vous oubliez le plus important : le condom. Ce petit bout de latex qui vous éviterait bien des soucis. Malgré la pilule contraceptive que tu prends religieusement tous les jours, à la même heure, une petite chance survie qu’une grossesse non-désirée se manifeste.

Outre la possibilité de tomber enceinte, as-tu pensé aux autres dangers? MTS, ITS, ITSS… ça te dit quelque chose? Pourtant, ces maladies existent depuis tellement longtemps!

Mais bon, il est déjà trop tard… Après quelques jours, ton mystérieux partenaire d’une soirée t’appelle, bafouillant, stressé et incompréhensible. Il t’apprend qu’il t’a peut-être transmis une ITS(S), lui-même porteur de «ladite» infection. Tu es bien sûr sous le choc, puis, la colère t’envahit. Pourquoi ne t’a-t-il pas prévenue avant d’en venir au moment fatidique? Pourquoi n’avait-il pas de condom sur lui? Tout ça, c’est de sa faute!

Ensuite, tu te mets à réfléchir, ça a dû être très difficile pour lui de te l’avouer et il a été assez gentil et respectueux pour le faire (imagine s’il avait gardé le silence). Par contre, une personne sachant qu’elle a le VIH à l’obligation légale de le dévoiler avant toutes relations sexuelles. Peut-être n’est-ce pas le VIH après tout… De plus, n’étiez-vous pas deux pendant l’acte? Lui as-tu seulement demandé s’il avait des infections et autres? Si tu es bien assez grande pour faire l’amour, n’es-tu pas assez grande pour trainer avec toi un préservatif, non? Tout compte fait, tu es autant responsable que lui de ce qui arrive.

Maintenant, tu devras aller faire un test de dépistage. Tu peux aller consulter l’infirmière de ton école ou bien passer dans un centre de santé. Certaines infections comme l’hépatite A et B ou le VPH ont des vaccins qui vont te protéger (ils sont administrés gratuitement au Québec lors de la 4ème année du primaire, et ce, depuis 1998). Par contre, pour la plupart, si tu as effectivement contracté une ITS(S), tu devras suivre à la lettre les recommandations du personnel de santé afin d’optimiser tes chances de t’en débarrasser ou d’en diminuer les inconvénients. Heureusement (ou malheureusement), avec la montée en flèche de ce phénomène, plusieurs traitements sécuritaires existent afin de t’aider.

Il n’est jamais facile d’apprendre ou d’annoncer à quelqu’un qu’on a une ITS(S). Si tu es chanceuses, ton partenaire t’aura avertie, mais il se peut qu’il n’en sache rien. Tu dois prendre sur toi et faire abstraction des rumeurs qui peuvent circuler. Il est inutile de chercher un coupable ou de t’en vouloir : l’important maintenant, c’est de prendre les choses en mains pour te protéger et protéger les autres.

Pour un article concernant les symptômes des différentes ITSS, clique ici!

Sources : ICI, ICI, ICI et ICI

Photo : Pinterest.com

À l’heure où les adolescents découvrent leur sexualité et qu’ils sont pris dans un monde virtuel, le sexting est un phénomène en hausse.

«Babe, j’ai vraiment faim, je te mangerais bien pour collation en revenant de l’école… ;)»

C’est ce qu’on appelle communément le «sexting» pour désigner un texto à caractère sexuel. Avec la popularité de Snapchat, nul besoin de mentionner que les photos nude ne sont pas épargnées de l’affaire.

Faut se calmer les hormones, la prudence prime!

Snapchat, l’application par excellence pour les selfies, devient l’application par excellence pour les photos osées. «Il verra ma photo que quelques secondes…», c’est ce qu’elles disent toutes. C’est vrai que la photo est éphémère, pourtant, lorsqu’elle entre dans la stratosphère du web, elle n’en ressort plus. Pssttt! Oublie pas qu’il y en a des rapides sur le screenshot! Par ailleurs, il faut toujours être prudent avec ce que l’on envoie; la cyberintimidation est plus près qu’on ne le pense et le partage est instantané.

Le respect de soi, c’est la base !

Le sexto, c’est cru et ça excite le partenaire. C’est aussi le fait d’écrire de façon explicite ce qu’on a envie, même ce qu’on est incapable de faire, pour alimenter le fantasme du concerné. Cependant, alors que certains utiliseront ces textos coquins pour mettre du piquant dans leur relation, d’autres s’en serviront pour guérir leurs complexes et faire complimenter leurs atouts. Ça peut devenir un genre de cri à l’existence ou du désir de plaire. Mais ça, faut pas que ça arrive ma petite cerisette!

La confiance en soi féminine, tu l’as déjà oubliée? Si jamais tu l’as perdue au coin de la rue hier, je te rassure, t’es magnifique et ce peu importe ton tour de taille ou la grandeur de ton soutien-gorge! Quoi qu’il en soit de l’ampleur de tes soucis physiques, je veux m’assurer d’éviter une ambiguïté: sexter n’est pas une source de réconfort. Le sexting n’améliore pas le pouvoir de séduction et ne te permet pas non plus de trouver le prince charmant, parce que je te chuchote un secret à l’oreille: le virtuel ne règle jamais un problème du réel. Du moins, rarement! Or, le texto érotique n’est pas une obligation pour personne. Certaines filles n’ont aucun plaisir dans cet échange et le respect des valeurs est primordial. Il n’y a aucune honte à dire non.

Le sexting est une branche de la pornographie vue comme une sorte de rapport sexuel protégé, devenant vite un bonbon pour l’utilisateur qui se croît à l’abri de tout. Ça ne coûte pas cher de condoms et c’est vrai que le mobile est une bien belle cachette, mais le prix de l’imprudence, quant à elle, peut coûter très cher.

Je ne te laisserai quand même pas sur une telle note… Sache que cette forme de séduction peut s’avérer une belle expérience lorsqu’on le fait de la bonne façon, c’est-à-dire lorsque les deux personnes sont consentantes et qu’il y a un lien de confiance!

Photo : WeHeartIt

C’est un problème que beaucoup trop de femmes et d’hommes tiennent sous silence un tel sujet, un tel questionnement, de tels évènements pour eux seuls. Une agression sexuelle, une violence sexuelle. Garder un événement marquant comme ça pour soit, ce n’est pas sain. Ce ne l’est pour personne. Dire non à quelqu’un, c’est lui mettre des limites. Lorsqu’une autre personne dépasse les limites, rien ne lui permet de dire qu’il a un droit sur l’autre. Le consentement, c’est la base, t’sais.

Une agression sexuelle, ça arrive dans une relation à la base malsaine. Ça arrive premièrement par de la violence verbale. La violence verbale, ça peut seulement être rire un peu de la personne, ça peut être de la manipuler dans ses agissements, ça peut être de l’ignorer, de l’ignorer plusieurs fois, ça peut être de la traiter de conne, aussi. La violence verbale, c’est de la violence psychologique, aussi. C’est de ne plus savoir comment agir pour «bien agir» quand l’autre personne est dans la même pièce que soit. Et la violence psychologique, ça amène souvent de la violence physique. De la violence physique, ça peut seulement être d’imposer son corps devant l’autre, de lui barrer le chemin, de lui serrer le bras pour lui faire comprendre son état, de jeter son cell à bout de bras jusqu’à fracasser le mur. Et lorsque cette violence est installée, la violence sexuelle est souvent établie. Manipuler quelqu’un, menacer quelqu’un, contrôler les pensées de quelqu’un, ça se fait sexuellement aussi. Ça rend quelqu’un vulnérable, ça rend quelqu’un isolé, ça rend quelqu’un en perte de pouvoir. C’est avant que cette perte de pouvoir ne s’installe qu’il faut agir, qu’il faut aller chercher de l’aide. Même s’il n’est jamais trop tard pour chercher de l’aide.

Une agression sexuelle, ce n’est pas seulement dans une ruelle ou avec consommation d’alcool que ça arrive. Une personne qui ne veut pas donner son corps à une autre aura toujours le droit de dire non, aura toujours le droit de refuser des avances peu importe si les deux individus sont en couple ou non, peu importe si la personne a dit oui auparavant ou non. On a toujours le droit d’accepter nos désirs et on a le devoir de respecter la limite de l’autre.

C’est un problème social, au départ. Ce n’est pas en en parlant que ça va se régler, vous me dites? C’est en en parlant que la conscience sociale pourra changer. Et c’est surtout en restant présent pour ceux et celles qui vivent une violence psychologique, une violence physique ou une violence sexuelle qu’on peut les aider lorsqu’ils seront prêts.

«L’âge n’est pas une garantie de compétence»
– Suzanne Tremblay, éducatrice au Centre de la petite enfance de la Sagamie

Yannick avait 16 ans et Julie 14, quand elles sont respectivement tombées enceintes. Un obstacle à leur jeunesse d’à peine sept livres, mais lourd en conséquences. Optimistes et organisées, les jeunes filles ont affronté les travers de la vie pour dévoiler leur plus grande fierté aujourd’hui : bébé devenu grand.  

«Aymerick n’était pas voulu. Il était un accident de contraception, mais on a décidé d’assumer ensemble, mon copain de l’époque et moi», affirme Yannick Vézina, aujourd’hui sexologue, dans la trentaine et mère de trois enfants.

Quant à Julie Lemonde, elle a appris sa grossesse alors qu’elle était enceinte de 19 semaines et trois jours, soit trop tard pour l’avortement. Maintenant âgée de 21 ans, son fils représente sa bonne étoile, qui lui a permis d’obtenir les diplômes qu’elle a en main.

Bébé rime avec étudier

Yannick Vézina a poursuivi ses études après l’arrivée de son nouveau-né, alors qu’elle était en secondaire cinq. «J’ai jamais envisagé d’arrêter l’école», affirme-t-elle. Bien entourée, famille et amis se sont mobilisés pour lui rendre la vie plus facile. «Mes amies de filles, qui sont encore près de moi aujourd’hui, se sont séparé les matières scolaires et venaient à la maison m’enseigner ce que j’avais manqué», déclare la sexologue.

Elle a donc réussi haut la main son secondaire, a terminé son cégep et s’est ensuite lancée en sexologie. Détentrice d’un baccalauréat en la matière, elle a aussi une corde de plus à son arc : un certificat en toxicomanie.

Son petit Aymerick, âgé de 15 ans maintenant, est une source de bonheur pour son cœur de mère : «C’est loin d’être un adolescent à problème. Il est autonome, gentil et poli. Je ne le chicane jamais», déclare Yannick en riant.

Étant elle aussi très motivée, Julie Lemonde a terminé ses études, moyennant quelques cours à distance. Elle détient ainsi un cours en secrétariat dentaire et en termine un autre sous peu pour exercer en tant qu’adjointe administrative.

À 14 ans, la jeune adolescente a pleinement assumé ses responsabilités et est partie vivre en appartement, seule. Elle recevait de l’aide monétaire certes, mais concilier le tout était une dure tâche pour la mère.

«Les nuits blanches et l’école en plus, c’était très difficile à vivre», affirme l’étudiante.

Les préjugés ne datent pas d’hier

Ce que ces deux femmes ont en commun, ce sont certainement les jugements qu’elles ont subis. «On devient un sujet d’intérêt. On aime tellement ça quelqu’un qui vit quelque chose de différent de nous», ajoute Yannick Vézina.

Les mamans déplorent que les gens leur apposent une étiquette sans même les connaître.

«Quand je me présente à la garderie, on me demande encore si c’est mon frère. Non non, c’est bien mon fils», assure Julie, énervée par cette remarque.

Sévèrement jugées, elles ne sont pas les seules à vivre avec ce fardeau. Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), près de 16 millions de jeunes filles âgées de 15 à 19 ans et environ un million de jeunes filles âgées de moins de 15 ans mettent au monde des enfants chaque année.

D’un point de vue extérieur

L’éducatrice depuis 31 ans au Centre de la petite enfance de la Sagamie, Suzanne Tremblay, affirme que les jeunes mamans la surprennent beaucoup. «Elles ont du cœur et veulent s’impliquer», ajoute-t-elle.

Effectivement, les jeunes mères ont de l’énergie et peuvent jouer longtemps avec leur petit. De plus, l’éducatrice déclare que ces dernières vivent dans le moment présent, sans avoir de grosses préoccupations : «Avec un jeune enfant, c’est la mentalité parfaite et on l’accepte facilement».

Toutefois, certaines semblent éprouver plus de difficulté que d’autres. «J’en réfère souvent à des professionnels pour qu’elles se fassent aider. Elles sont très ouvertes d’esprit», assure l’éducatrice.

Suzanne Tremblay déclare que les éducateurs ne culpabilisent pas la mère : «Tout ce qu’on veut, c’est aider l’enfant.»

Un facteur peut s’additionner aux nombreuses responsabilités des jeunes adolescentes. «Dans les chiffres, je te dirais que la majeure partie des couples ne résistent pas à la première année de l’enfant», affirme la sexologue, Yannick Vézina.

Élever un enfant est très difficile, même à l’âge adulte, c’est ce que l’éducatrice Suzanne Tremblay avance. La sexologue ajoute à cela qu’il faut d’abord se connaître soi-même et avoir un couple solide, mais à 17 ans, ce n’est pas toujours le cas.  D’où la plupart des échecs amoureux…

Aucun regret

Les deux mamans referaient le même parcours si c’était à recommencer. «Mon cheminement a fait en sorte que je suis celle que je suis aujourd’hui. Ça m’a forgée», ajoute Yannick.

Julie affirme sans hésitation que la venue de son petit garçon a changé sa vie: «J’étais une adolescente très difficile. Ça m’a mis sur le droit chemin. Sans mon fils, j’aurais sûrement lâché l’école.»

«Rien dans ce monde n’arrive par hasard.» -Paulo Coelho

Photo: We Heart It

La masturbation gêne. Elle choque. Elle dérange. Taboue, elle est souvent perçue à tort comme une pratique sale et honteuse. Chez les femmes, le sentiment de culpabilité est encore plus présent. Nombreuses sont celles qui s’interdisent cette activité ou, si elles le font, l’avouent moins facilement. Pourtant, malgré ce qu’on dira, le fait de se caresser n’a rien de honteux. Non, cela ne vous rendra pas sourd, aveugle, dément ou épileptique. En fait, la masturbation est une pratique saine et surtout bénéfique pour le corps et l’épanouissement sexuel.

Découvrir son corps par les caresses est un délicieux secret. Jouir, c’est s’abandonner, c’est s’offrir un cadeau. Pas besoin de partenaire ou d’en rechercher un pour se satisfaire. Se masturber c’est s’autoriser à avoir du plaisir, peu importe quand, comment ou à quel endroit, mais bien selon nos envies.

Sexualité épanouie

Trop souvent les femmes sont incapables d’atteindre l’orgasme et connaissent peu de leur corps. La masturbation est donc la clé à cette énigme. Elle permet de découvrir son corps, le comprendre et surtout l’aimer. Cette étape est cruciale avant de vouloir se donner à quelqu’un. Chaque femme est différente et il existe mille et une manières de faire, c’est pourquoi la masturbation est utile à l’apprentissage. C’est par la caresse que l’on découvre nos envies et que l’on apprend ce que l’on aime. Ainsi, il est plus aisé de guider son partenaire dans ses caresses, ses pressions et ses mouvements pour une sexualité encore plus épanouie et satisfaisante.

D’ailleurs, dans la majorité des cas, c’est par la masturbation que les femmes atteignent leur premier orgasme. C’est la manière la plus sûre et la plus rapide pour une femme d’accéder au plaisir presque à chaque fois.

Bon pour soi

La masturbation est synonyme de détente. En fait, elle libère, au niveau du cerveau, l’endorphine, l’hormone qui favorise la détente, le soulagement des tensions physiques et psychiques, ainsi que l’endormissement. Elle est donc à prescrire pour celles d’entre nous qui ont de la difficulté à s’endormir. En plus d’atténuer la frustration et la mauvaise humeur, elle agit contre le stress. Elle est donc idéale pour retrouver le calme.

Par ailleurs, l’action de se caresser est bonne pour le corps. Se masturber augmente les battements cardiaques et, de ce fait, permet un réel travail cardiovasculaire.

Pour toutes ces raisons, je crie haut et fort : Oui à la masturbation! Sous la douche, en cachette ou à deux, libre à vous de découvrir ou d’approfondir cette pratique, ma foi, si plaisante.

Camille Achim, 18 ans, fait partie de ces filles que vous avez déjà surnommées «boutch», ou encore «gouine». Vous avez peut-être même soupçonné qu’elle jouait au hockey, qu’elle trippait mécanique ou qu’elle s’habillait en gars. Malheureusement pour vous, il s’agit d’une jeune femme, lesbienne et endurcie, qui en entend des vertes et des pas mûres concernant l’homosexualité, mais qui surtout, s’assume à 100%.

On s’est assises, et son histoire a défilé. Je lui ai d’abord demandé si elle a su qu’elle était homosexuelle dès sa jeunesse. Elle m’a répondu que vers l’âge de 11-12 ans, tu ne te poses pas vraiment la question. Tu sors avec des garçons parce que toutes les filles le font, sans que cela n’implique rien de sérieux. Mais du haut de ses 13 ans, elle a commencé à se poser des questions. Certes, elle adorait passer du temps avec sa meilleure amie, mais était-ce seulement de l’amitié, ou peut-être de l’amour? «Pour la plupart des lesbiennes, on tombe amoureuse de notre meilleure amie», explique Camille. Après un baiser échangé avec cette dernière, c’est là qu’elles ont compris que les deux jeunes filles préféraient les femmes.

Par curiosité, je lui demande si son coming out a été facile. On entend souvent que certains ont été repoussés par leur famille, jusqu’à être reniés, mais heureusement pour Camille, tout s’est fait naturellement! Ses parents se doutaient de son orientation sexuelle et c’est même sa mère qui lui a fait remarquer que la relation qu’elle entretenait avec sa meilleure amie était spéciale, hors du commun. Toutefois, Camille m’avoue que la partie la plus difficile a été de l’avouer à ses amis, car elle avait peur. Peur d’être rejetée, jugée et incomprise. Mais tout a joué en sa faveur et ses amis lui ont ouvert grands les bras. Elle ne s’est jamais sentie seule ou laissée à elle-même – elle a su s’entourer des meilleurs!

Les préjugés sur l’homosexualité sont nombreux. Oui, Camille a déjà été victime de jugements méchants et désobligeants. Cependant, elle tient à spécifier que lorsque tu réussis à assumer ton homosexualité, tu deviens pratiquement insensible. «Tu sors de ta bulle et te présentes aux autres pour changer l’opinion qu’ils ont de toi, à première vue», explique-t-elle. La plupart du temps, cela fonctionne et les gens la connaisse alors sous un tout autre angle.

Camille a beaucoup insisté sur le fait que les homosexuels ne sont pas ANORMAUX. Ils méritent le respect et ont le droit d’être appréciés à leur juste valeur et de vivre d’égal à égal avec les autres.

Il existe bien des ressources pour ne pas rester dans l’ombre de ce que vous êtes vraiment. Sachez qu’il y a bien des organismes qui se feront un plaisir de vous écouter et vous conseiller. Vous n’êtes jamais seuls, peu importe votre orientation!

Alors chères lectrices, retenez qu’on ne choisit pas qui l’on aime.

Photo: We Heart It

Qui n’est pas stressée à l’idée d’avoir sa première relation sexuelle? C’est bien normal qu’on se pose toutes sortes de questions et que l’angoisse prenne le dessus!

Savais-tu que?

Selon une enquête menée par tasante.com ;

  • 72% des filles vierges appréhendent la douleur, 41% des filles ont eu vraiment mal, 36% ont saigné.
  • 63% des garçons attendent cette expérience avec impatience alors que 52% d’entre eux la redoutent aussi
  • Les filles attribuent en moyenne un 6,25/10 à leur expérience générale lors de leur première fois

Comme tu peux le constater chère lectrice, il n’y a pas que les filles qui craignent cette première relation. Malgré leur confiance débordante, certains garçons sont  aussi stressés que toi, parfois même plus…

 Voici donc quelques conseils pour faciliter ton approche vers ce grand moment…

1- Trouver un lieu approprié

Entre une banquette arrière ou un lit, le choix n’est pas difficile. Assure-toi d’être bien confortable.

2- Ne pas se fixer d’attentes

La statistique présentée ci-haut le prouve, la première fois n’est pas digne d’un film de  Roméo et Juliette. Comme c’est tout nouveau, sache apprécier le moment. La déception n’a pas sa place!

3- Toujours trainer de la protection sur soi

Tu seras plus légère de savoir que votre relation sexuelle est protégée. L’usage d’un condom est toujours très recommandé.

4- S’assurer de ne pas être dérangée

Quoi de pire que quelqu’un qui vous interrompt au moment crucial? De quoi attiser la gêne!

5- Prendre le temps qu’il faut

Être pressée par le temps n’est pas une formule gagnante. De plus, vouloir en finir au plus vite n’aidera en rien aux douleurs pour mademoiselle!

 6- Avoir confiance en soi et en notre partenaire

Laisse-toi emporter par le désir et la sensualité. Aie confiance en toi, en ton corps et en ton partenaire. Si tu sens que c’est le moment, appréhende-le comme il se doit et profites-en!

Et ce qui nous semble le plus important, ma chef de section et moi ;

 7- Savoir dire NON !

Si tu n’imposes pas tes limites, tu le feras contre ton gré, ce qui est évidemment la pire chose à faire dans ce cas-ci. Tu te sentiras brimée et surtout, tu te rappelleras de ce moment comme étant malheureux et désagréable, alors que ça aurait pu être le contraire si tu avais refusé!

En bref, retiens ma chère que c’est une grande étape à franchir dans l’amour et dans le respect. Pense à toi et à ton bien-être avant tout!

Après les premières relations sexuelles vient une étape importante à ne pas négliger. Malgré la gêne, il faudra affronter le premier examen gynécologique  pour développer une bonne santé sexuelle.

1.  Est-ce que l’examen fait mal ?

Non! Le truc essentiel à retenir c’est être détendu. Si vous ne l’êtes pas, le vagin se contracte et c’est à ce moment que vous pourriez ressentir une douleur.

2. Je suis pudique et mal à l’aise avec mon corps

Le gynécologue est formé pour vous mettre en confort. C’est la procédure habituelle et ils sont très compréhensifs envers vos craintes. Rappelez-vous que vous n’êtes pas la seule à s’être déshabillée dans son cabinet. Pour maximiser votre aise à vous présenter à cet examen, il est possible d’avoir une femme médecin pour faire la consultation. Il suffit de le demander!

 3. Mes parents doivent-ils être mis au courant puisque je suis mineure?

Pas obligé ! Il est dans votre droit d’avoir accès à de tels services malgré votre minorité. Toutefois, il est de votre responsabilité de prendre le rendez-vous et de faire toutes les démarches nécessaires pour parvenir à l’examen.