Sexualité

Je vous ai remarqué il y a quelques jours. Vous vous promeniez en talons hauts avec une grâce dont je n’aurais pu que rêver! Vous portiez un legging noir et une robe. Ça vous allait bien. Vous vous promeniez, sourire aux lèvres dans ces allées pleines de gens et de produits à essayer, mais vous étiez là.

J’avoue avoir été surprise lorsque j’ai aperçu votre visage légèrement maquillé, affichant un sourire radieux. De dos, je voyais une femme, mais de face, c’était un visage d’homme qui me souriait. Un visage bienveillant et amical.

J’ai aussi vu tous ces regards, toutes ces personnes qui ne savaient pas comment réagir et tous ces gens qui évitaient de croiser vos yeux. J’ai même entendu des choses terribles à votre sujet. Je n’arrivais pas à croire que c’était encore possible en 2016 et j’étais triste pour vous.

Puis, vous m’avez dit bonjour, un bonjour solide et assumé qui m’a époustouflée. J’étais renversée de voir à quel point vous étiez sûr de vous. Malgré tout ce qu’on disait sur vous, vous étiez là, confiante, jolie et prête à affronter les regards!

Que vous aimiez vous habiller en femme, que vous soyez réellement une femme à l’intérieur de vous, ça n’a pas d’importance pour moi. Je vous ai trouvé belle parce que vous étiez confiante, parce que vous faisiez face au monde et parce que vous ne vous cachiez pas.

J’y repense et vous me rendez fière. C’est une leçon que vous propagez en vous montrant ainsi vêtu. Vous refusez de cacher ce que vous êtes réellement; une femme qui s’assume et qui n’a plus peur. Je voudrais que plus de personnes aient la force et le courage de s’afficher, rien que pour affaiblir le lourd poids du secret qui repose sur leurs épaules.

Je voulais simplement vous le dire et mentionner au passage que vous avez votre place, peu importe ce qu’on en dit.

Vous êtes une des couleurs de l’arc-en-ciel de la diversité et vous êtes très belle.

Photos: WeheartIt

 

Les femmes ont fait un grand pas depuis les années ’40. Mais il reste encore du chemin à faire, tout n’est pas gagné. Certains stéréotypes et certaines manies sont difficiles à se débarrasser, comme un vieux toutou de notre enfance qu’on ne veut pas jeter.

Les femmes qui ont milité et qui militent encore pour nos droits se font pointer du doigt. Être féministe en 2016, c’est mal vu. Mais détrompez-vous. Être féministe, ce n’est pas de brûler sa brassière, ce n’est pas d’être contre les hommes, ce n’est pas quelque chose de péjoratif.

Être féministe, c’est seulement vouloir l’égalité de l’homme et de la femme dans toutes les sphères de la vie.

Être l’égale des hommes, c’est aussi pouvoir être respectée lors de relations sexuelles. Malheureusement, le consentement sexuel n’est pas quelque chose de compris par tout le monde. Le consentement sexuel doit être appris dès le plus jeune âge.

Lors de leur conférence Sexe, égalité et consentement, la présidente du Conseil du statut de la femme, Julie Miville-Dechêne, le rappeur Koriass et la journaliste indépendante et blogueuse Marylise Hamelin ont expliqué que la majorité des agressions sexuelles est due à une méconnaissance du consentement.

Une fille sur cinq est forcée à avoir des relations sexuelles. Mais seulement un homme sur quinze en est victime. C’est donc trois fois plus de femmes que d’hommes.

Pourquoi seulement apprendre aux filles à bien se tenir, à bien agir, à s’habillement convenablement, les faisant donc culpabiliser lorsqu’une telle chose arrive? Les hommes doivent, eux aussi, apprendre comment agir.

La victimisation de l’agresseur n’est pas la bonne manière de faire.

Les gens pensent qu’un viol, c’est un homme sorti de nul part qui violente une femme et la force à avoir des relations sexuelles dans un stationnement désert… digne d’un film hollywoodien. Ce n’est pas ça, la vraie vie.

La vraie vie, c’est un ami dans un party qui a trop bu et qui se ramasse dans une chambre avec ta meilleure amie.

Les statistiques le prouvent : huit femmes sur dix connaissent leur agresseur.

Mais ça ne se résume pas seulement aux relations sexuelles. Les micro-agressions peuvent être aussi banales que de klaxonner une fille lorsqu’elle marche dans la rue ou que de poser des questions privées sur sa sexualité.

«Klaxonner une fille pour avoir son attention, c’est aussi efficace que d’attacher une roche à son CV pis de le lancer dans une fenêtre d’un commerce pour se trouver une job.»

  • Koriass

Le consentement sexuel, c’est un oui clair, répété et désiré.

Si tu as encore de la difficulté avec la notion de consentement, voici une vidéo pour toi.

 

Photo : Page Facebook Sexe Égalité et Consentement

On connait tous le fameux hétérosexuel. Il forme la majeure partie de la population. Il y a aussi l’homosexuel, qui se montre de plus en plus. Le bisexuel, qu’on voit un peu moins souvent, mais qui est bien là.

Puis il y a le pansexuel.

Ou le tout-sexuel ou le rien-sexuel, prenez le terme qui vous convienne le mieux. Celui qui n’aime pas pour le sexe, l’anatomie, mais bien pour l’âme. Celui qui ne veut pas se laisser décrire par un mot. Celui que j’admire beaucoup.

Beaucoup de gens ont de la difficulté à comprendre ce genre d’état d’esprit. Je dois avouer que j’en avais aussi, avant qu’une personne merveilleuse personne entre dans ma vie et me fasse comprendre que rien n’est définit.

Cette personne m’a dit et je cite :

«Je ne suis pas aux hommes, ni aux femmes. Je suis à la personne. Je suis à l’amour.»

Ce que je trouve magnifique dans ces paroles, c’est qu’aucune limite n’est mise. Aucun critère n’est demandé. Cette personne tombe en amour avec ce qui se passe à l’intérieur et non pas avec ce qui se passe entre les deux jambes.

Pis je trouve que tout le monde devrait voir l’amour de cette facon-là.

L’amour, c’est un sentiment supposé être sans limite. L’amour, c’est un sentiment d’ouverture, d’acceptation. La personne qui a dicté la règle qu’il fallait absolument savoir le mot qui nous définisse, j’lui lève mon finger.

On a tellement le droit de tomber en amour avec n’importe qui pour n’importe quelle raison. On a tellement le droit d’avoir une relation avec qui on a envie, sans que personne se dise : «oh, mais j’pensais qu’il était hétéro». Parce que, justement, c’est ça qui est beau. C’est beau de pouvoir tomber en amour avec tout le monde. Faut juste laisser le cœur prendre le volant : il le sait très bien, où est-ce qu’il s’en va.

Pourquoi, toi, tu ne pourrais pas tomber en amour avec une personne du même sexe que toi? Pourquoi tu ne pourrais pas tomber en amour avec une personne d’un sexe différent? Parce que t’es étiqueté hétéro, homo ou bi? Parce que tu suis la tendance de la société?

J’en est plein le derrière de voir des gens s’empêcher d’aimer, s’empêcher de SE faire aimer, juste parce qu’ils ont peur de ce qu’ils sont. Si toutes les personnes autour de toi t’aiment vraiment comme ils le disent, alors ils accepteront. Parce que le fait que ton orientation ne soit pas la même que la leur ne change pas la personne extraordinaire que tu étais avant qu’ils soient au courant.

On ne tombe pas en amour avec un sexe. On tombe en amour avec une personne. On ne tombe pas en amour pour les autres. On tombe en amour pour soi.

À toi, personne qui se retrouve dans ce texte : t’es hot. T’es hot en maudit même. Pis même si je suis pas comme toi, t’es un exemple que tout le monde devrait suivre. Tout le monde devrait voir au dessus des limites de ce que l’amour peut apporter. Voir au dessus des stéréotypes que la société a créés. Voir au dessus d’un mot qui ne définit rien ni personne.

Je t’admire. Pis tu devrais t’admirer aussi.

Photo : Flickr.com

Laissez-moi ne pas vous parler d’amour. Ou devrais-je dire, de différence, voire d’indifférence ? Outre les écarts de langage, de culture ou de nourriture qu’il existe entre la France et le Québec, il y en a une qui sort du lot depuis le début de mon voyage. Le rapport de séduction.

J’aime ce qui est beau, les belles histoires et le flirt à la française. Ici, je me sens dépourvue de tout charme et de toute intelligence. Car les garçons, ô combien ils sont nombreux, sont vraiment étranges. J’ai compris une chose : deux choix semblent s’offrir à nous, nous la gente féminine. La relation de couple ou le one night stand. Le sexfriend semble ne pas exister, encore moins le rapport de séduction longue durée.

On se lance à corps perdu dans une histoire, ou bien on accepte de se faire avoir et on déguerpi le matin en ramassant notre petite culotte pendue au rideau. C’est tout ou rien. On ne peut pas prendre le temps d’en savoir davantage, de voir si cette personne nous plaît vraiment, de savoir si on a envie de la revoir par la suite. Notre corps l’a décidé à notre place ; ce qui est fait est fait. C’est comme si c’était la saison de la chasse et que les agneaux étaient en fuite. Des projets ne durent parfois qu’une seule nuit, et tant pis si nous y prenons goût.

Le fait est que les garçons sont COMPLIQUÉS. La facilité ne semble pas leur convenir, ils s’imaginent des tas de choses et se soucient de futilités. Ce sont eux qui ne savent pas ce qu’ils veulent. Apparemment, leur technique consiste à ne montrer aucun intérêt à la fille qui leur plaît. Car, écrire le message c’est apparemment mettre de côté sa dignité et il est tellement plus facile d’ignorer. Amis Québécois, réveillez-vous ! Une fille on doit la gâter, lui montrer qu’on la veut, lui dire qu’elle est belle, la faire rire, la faire rêver, la remettre à sa place de temps à autre et surtout la respecter.

Par moment, je regrette toutes ces nuits innocentes et sans contraintes passées dans des draps chaleureux, ces cafés pris le long des quais avec des regards enjôleurs, ces soirées si libérées où aucune question n’avait à être posée. La séduction s’opère dès le début, on joue à un jeu, celui de l’interdit; c’est excitant, on est censées perdre la tête, avoir des pétillements dans le ventre et des éclats dans les yeux.

Ici nous jouons seules, face à cette créature impitoyable et pourtant si fascinante qu’est l’être masculin. Alors, je pense qu’il faut juste apprendre à être bien toute seule, à s’aimer pour ce que l’on a et ce que l’on est, et attendre. Oublier la lâcheté de certains instants et la paresse d’autres moments. Car nous sommes toutes incroyables, et ça ils ne le savent simplement pas.

Photo: Pixabay

«Non.» que tu te dis dans ta tête au moment où votre embrassage se transforme en frenchage pis que ses mains ont envie de se balader. «Je n’coucherai pas avec lui». Au fond, t’en as peut-être envie, juste un tout petit peu, parce que cette maudite frénésie du moment joue rarement mal son rôle. Pourtant, tu sais très bien que, même si présentement t’as la libido à puissance 1000, demain matin, tu vas le regretter.

Parce que tu n’fais pas ça, toi, coucher avec le beau gars que tu viens de rencontrer au bar.

Parce que tu portes des Vans et des chemises trop grandes. Enfin, d’habitude.

Parce que tu sais que tu vaux plus qu’une baise d’un soir, même si t’en as envie.

Parce que tu te respectes… à tes heures.

Dommage, fille, c’est trop tard. Je confirme qu’il est 8h06 du matin et que t’es étendue -nue- à côté dudit beau-gars-plus-si-beau-que-ça-une-fois-à-jeun.

T’as à peine le temps de te demander si vous êtes chez lui ou chez toi que t’as déjà le remord gros comme une roche pris dans le fond de la gorge. Je t’assure, un hangover, ça donne mal à la tête, pas mal à la respiration. Tu te sens sale, non-respectée et tout le tralala… Le pire dans l’histoire, c’est que tu l’appréhendais la veille, ce sentiment-là. Tu sais, juste avant le moment où tu t’es dis : «Ah pis yolo».

Ma belle, je t’assure, t’as le droit de dire «Non». À haute voix et pas juste dans ta tête à part de ça.  Le gars en questions aura beau te traiter d’agace autant qu’il le voudra, je peux te jurer que c’est mieux ça que «fille facile».

C’est parfois difficile de savoir s’affirmer, de se respecter. On se dit qu’au fond, on est jeune et que c’est maintenant qu’on doit les faire, ces expériences spontanées-là. Et c’est correct de les faire si au fond de toi, tu n’as pas l’impression de briser tes valeurs personnelles. Par contre, fais attention à la petite voix qui t’a dit «Non.» juste avant que le «yolo» suive. Cette petite voix, c’est souvent elle qui détient la vérité, mais, malheureusement, l’humain moyen a tendance à perdre les petites choses. Comme les souliers de Polly Pocket ou les casquettes des bonhommes Lego.

Morale de l’histoire : si tu les aimes, tes Vans qui  puent et ta chemise trop grande, ne perd pas ton temps à emprunter la belle jupe longue taille haute et le crop top noir de ta coloc afin d’être attirante pour un soir. T’es attirante anyway et je peux t’assurer que si tu commences par respecter ton style vestimentaire, ça va être beaucoup plus facile de te respecter une fois rendue au lit.  

Ps : Tu peux montrer cet article à ta coloc qui porte des belles jupes longues tailles hautes et des crop tops noirs au quotidien, la morale de l’histoire tient pour elle aussi : le respect de soi… Aussi simple que ça!

Photo: Weheartit

Quoi de mieux que quelques idées farfelues pour pimenter sa vie sexuelle qui peut parfois être un peu monotone? Suffit, les tabous! Voici cinq expériences sexuelles à essayer en couple (ou pas… tant que c’est fait dans le respect mutuel).

  1. Mettez-y du risque

Cela peut être très excitant de faire l’amour dans un endroit où vous pouvez vous faire attraper. On entend souvent parler des clichés tels que la cabine d’essayage ou les toilettes d’un bar. Essayez donc encore mieux! Le parc, la ruelle ou la piscine, pourquoi pas?

  1. Le S&M en douceur

Une bonne fessée n’a jamais tué personne. Bien entendu, il faut voir où se situent nos limites avant de se laisser aller. Cependant, certains actes peuvent procurer bien du plaisir. Les yeux bandés et les mains attachées peuvent créer un sentiment de soumission plutôt agréable.

  1. La presque abstinence

Tout est permis, sauf la pénétration. Ce qui est frustrant devient aussi extrêmement excitant. Faites-le plusieurs jours de suite. Lorsque vous n’êtes plus capable de vous retenir plus longtemps, vous verrez que ce sera encore mieux que toutes les fois précédentes. L’attente en vaut parfois la peine.

  1. Le marathon

Bon, avec l’école et le travail, il n’y a pas beaucoup de temps libre, mais trouvez-vous un samedi. Écrivez les chiffres 4 à 8 sur un papier (ou plus si vous vous sentez capables). Pigez un chiffre. Vous devrez faire l’amour le nombre de fois qu’il est écrit sur le papier au cours de la journée.

  1. Nouvelles positions

Essayez une nouvelle position sexuelle par semaine. L’habitude est beaucoup trop simple et peut devenir ennuyante. Qui sait? Peut-être qu’une de ces nouvelles positions deviendra votre préférée!

Maintenant, tout le monde au lit (ou au parc…)!

Photo: WeHeartIt

«Je savais pu quoi faire, à ce moment-là, j’me sentais juste dégoûtante… C’était pas ma faute en fait». C’est comme ça qu’elle me l’a racontée. C’est beau être naïve: on se fait croire que nous sommes intouchables, et que nos proches aussi. Et le jour où on y fait face, on rentre dans le mur.

Sur le coup, t’entends dire que chaque année, près de 87 000 Québécoises sont victimes d’agression sexuelle. Viens pas me faire croire que t’as eu une réaction en lisant ça, parce que l’empathie, c’est bien trop rare pour que ça nous affecte. Pis après, tu manges ton spaghetti, ou du moins tu le mangeais, bien peinarde avec ton amie, et t’apprends qu’elle faisait partie de celles-là.

Pendant que tu digères les mots que tu viens d’entendre, t’as beau essayer de dire quelque chose, tu bloques. J’aurais pu sauter dans ses bras en la voyant pleurer, m’excuser, lui offrir de l’aide, mais j’ai rien dit. Je lui ai offert le silence. Comme tout le monde. Je savais que le viol était beaucoup trop présent pendant la Seconde Guerre mondiale et le génocide du Rwanda, mais même si mon amie est une guerrière, on n’ avait pas le droit de lui faire ça.

À 14 ans, on n’a pas le droit de confiner la fille à être une victime. On n’a pas le droit de jouer sur son identité, pour la rendre aussi plate qu’un objet de la rue sur lequel tout le monde piétine. On n’a pas le droit de lui faire croire que faire l’amour peut être aussi cruel, et que l’amour peut l’être aussi. On n’a pas le droit de prendre son cri pour une jouissance, ni son «non» pour un défi de plus. N’importe quelle fille a un vagin, comme n’importe quel homme a un pénis, mais ce n’est pas n’importe quel pénis qui va dans n’importe quel vagin, compris? Le train dans le tunnel, on disait ça quand on était enfant, mais on n’a pas le droit de dire que c’est un jouet. Le corps a un nom telle la femme en a un, alors respectons-le.

Ce n’est pas normal qu’on donne le statut de victime à quelqu’un pour la vie. Je vois combien tu souffres ma belle. Aujourd’hui, je comprends que j’ai fait l’erreur à ne pas faire, et j’essaie de me reprendre, car le silence n’a pas sa place dans ces trucs-là. Je t’entends me dire que t’as honte et que t’as peur, puis ça sonne en écho, parce que t’es pas seule. Quand je te disais qu’il y en avait 87 000, je me trompais, parce qu’on ne t’avait pas compté dans celles-là et on avait également omis de compter toutes celles qui ne l’ont jamais dit. Sois forte, et crie-le.

Je t’imagine déjà lire cet article et tu vas me détester. Je t’avais promis que ça resterait entre toi et moi, mais je te vois mourir par en-dedans à force de te noyer dans tes larmes et j’ai mal. Ce qui me fait aussi mal, c’est que j’entends ces cris que l’on empêche de faire vibrer, qui laissent place à un silence sournois, parce qu’encore aujourd’hui en 2015, c’est récurrent, mais c’est tabou. Tout le monde reste en silence; les victimes, les violeurs et les témoins.

Alors j’ai choisi de briser le silence.

Statistique: Regroupement québécois des CALACS

Photo: We Heart It

Probablement comme vous, je vois passer un tas de vidéos à toute heure de la journée. Certains me marquent plus que d’autres. Aujourd’hui, la vidéo qui a retenu mon attention à été celle d’une «vlogueuse» américaine que je «follow» depuis un bout : Ingrid Nilsen. La vidéo se nomme «Something I want you to know (Coming out)».

Pssst : Pour voir la vidéo complète, elle est au bas de l’article!

Au début, je croyais que ce n’était pas vrai et que le titre de la vidéo n’était que pour accrocher. Ça s’est avéré être la vidéo la plu vraie, sincère et touchante que j’ai vue depuis un bout à propos de l’homosexualité de la jeune femme. Il faut préciser qu’Ingrid Nilsen, c’est un peu la Alex Fashion Beauty anglophone. Elle parle de maquillage, de tendances, de coiffures et d’elle-même en général. C’est une jeune femme de 26 ans vraiment positive, naturellement agréable, drôle et (on va s’le dire) super jolie. Pour ses millions d’abonné(e)s, il n’a jamais été question de suivre une femme hétérosexuelle ou homosexuelle, quand on y pense!

Dès la première minute de la vidéo, on a les larmes aux yeux avec elle et on ressent un énorme poids tomber de ses épaules lorsqu’elle dit à ses 3 millions d’abonné(e)s Youtube «I’m gay». Tout au long de ladite vidéo, elle aborde les moments marquants axés sur son orientation sexuelle, comme quand et comment elle l’a réalisé, l’environnement dans lequel elle a vécu (qui n’était pas favorable envers l’homosexualité), mais surtout des bienfaits de son acceptation.  Elle parle des nombreuses fois où elle a dû refouler ce qu’elle pensait/ressentait réellement et aussi de cette fameuse fois où elle s’est vidé le coeur en se confiant à une amie en qui elle avait confiance.

Elle continue sa vidéo en parlant du fait qu’elle veut vivre sa vie sans s’excuser de la personne qu’elle est. Qu’elle est fière de la personne qu’elle est.  Elle lance un vent d’espoir pour toute personne qui a de la difficulté avec une partie de soi. Parce qu’il nous arrive toutes et tous de penser que nous sommes seul(e)s dans une situation particulière vécue et que personne ne peut nous comprendre, alors que NON, nous ne sommes jamais seuls. C’est en parlant de ce qui semble être nos faiblesses qu’elles deviendront nos forces. C’est en s’acceptant soi-même que les autres nous accepteront aussi. Comme elle l’a si bien dit : «Nous méritons tous ce qu’il y a de mieux» (gracieuseté moi-même pour la traduction). Ingrid Nilsen a lancé un cri du cœur qui en fera réfléchir plusieurs, je l’espère. Je la remercie d’avoir eu le courage de s’accepter et de donner l’exemple à des millions d’autres personnes.

Photo : Page Facebook

Le mois de mai était celui de la prévention aux agressions à caractère sexuel. Pourquoi je vous en parle au mois de juin? Parce que j’en ai assez que ce soit un sujet tabou et qu’on devrait en parler n’importe quand. Donc parlons-en.

Une agression sexuelle, rappelons-le, c’est un acte visant à contraindre une autre personne à ses propres désirs par un abus de pouvoir, par l’utilisation de la force/de la contrainte ou sous des menaces implicites/explicites. Une agression sexuelle porte atteinte aux droits fondamentaux, notamment à l’intégrité physique et psychologique et à la sécurité de la personne. En 2011, au Québec, 4958 infractions sexuelles ont été enregistrées par les services policiers. Les femmes et les filles sont davantage victimes d’agressions à caractère sexuel. Chaque jour, des centaines d’agressions sont commises. (Pour plus de stats, visitez le site gouvernemental à ce sujet).

Le hashtag #NoOneAsksForIt a été créé pour l’occasion du mois de la prévention aux agressions sexuelles. J’espère (même si je sais que c’est utopique d’espérer ça) que tout le monde comprend qu’aucune victime d’une agression à caractère sexuelle l’a désirée. Nos préjugés peuvent souvent empiéter sur notre jugement éclairé, faites attention.

Ce n’est pas parce que toi, tu trouves que sa paire de shorts est trop courte que ça justifie qu’elle se fasse toucher dans la ruelle sombre à côté du bar.

Ce n’est pas parce que toi, tu trouves qu’elle a une attitude provocatrice envers l’autre sexe que ça justifie qu’elle se ramasse sur une banquette arrière non-désirée.

Ce n’est pas non plus parce qu’une personne a envoyé une photo d’elle naïvement à une autre personne qu’elle s’attendait à ce que ladite photo se ramasse partout sur les Internets.

Pas vrai?

La victime ne demande jamais à se faire agresser. Et, aussi surprenant que ça puisse l’être, dans plus de huit cas sur dix, l’agresseur est une personne connue de la victime. Ça peut être un collègue, un ami, une connaissance, un professeur, un client…

Rappelez-vous : qu’on parle d’un baiser volé, de voyeurisme ou d’un acte complet, lorsqu’il n’y a pas de consentement, c’est inacceptable (et criminel!).

Il existe plusieurs Centre d’aide et de lutte contre les agressions sexuelles (CALAS) dans toutes les régions du Québec. Que ce soit pour vous ou pour un proche, n’hésitez jamais à vous y référer. Vous pouvez même téléphoner en tout temps au 1-888-933-9007 pour de l’écoute ou des références en cas de besoin. C’est confidentiel. Et c’est (surtout) important.

Nous sommes toutes et tous à risque des agressions à caractère sexuel à un moment ou à un autre de notre vie. N’hésitez pas à demander conseil à un professionnel ou à un proche. N’hésitez jamais à en parler. Ça ne fait de mal à personne, ça.

Pour diverses informations sur le #NoOneAsksForIt, visitez leur page Facebook!

Photo : page Facebook