Santé

Mon ami le stress. Comme me dirait ma mère : «Arrête de stresser sur le stress qui s’en vient.» Ben oui, je suis de même, moi. Stresser sur le fait que je SAIS que je vais bientôt stresser. Toi aussi t’es une anxieuse maladive ? Laisse-moi te donner les trucs que j’ai appris au fil du temps pour décompresser (un peu).

Premièrement, il faut apprendre à se parler. Je vois déjà ta face. Je le sais que tout le monde qui est au courant de ton problème te l’a déjà dis. Je suis moi-même pas capable pantoute d’entendre cette phrase là. Mais c’est vrai. Il n’y a personne de mieux placer que toi-même pour savoir ce qui te détend. Personnellement, je me dis de relaxer et que tout ira bien. Bizarrement, ça marche.

Il faut aussi que tu t’éloignes le plus possible de ce qui te rend anxieuse. Je dis pas d’éviter l’inévitable, mais de prendre du recul. Être seule chez soi une fois de temps en temps, ça ne fait pas de tord, promis. Prend tout ça relaxe. Je le sais mieux que quiconque ce que tu ressens en dedans. C’est pas le fun, mais la plupart du temps, tu fais juste le prendre beaucoup trop gros pour ce que c’est vraiment.  Fie-toi pas à ton jugement de fille stressée. Dis toi que de toute façon, ce qui est pour arriver. va arriver anyway.

Écoute ton corps. Ça, c’est le plus beau conseil que personne ne pourra jamais te donner. Ton corps, c’est ton meilleur ami. Faut que tu le surveilles comme lui le fait pour toi. Quand tu sens que tu passeras pas au travers, que ton corps a juste le goût d’exploser, prend le temps de t’asseoir et de prendre un petit cinq minutes à toi.

Un jour quelqu’un m’a dit : «Le stress s’écoule d’un tuyau à l’intérieur de toi. Tu dois simplement trouver un moyen de boucher ce tuyau ou d’arrêter l’écoulement. Pour certaines personnes, le tuyau coule lentement. Pour d’autres, un peu comme toi, il crache l’eau beaucoup trop rapidement. Bouche-le.»

Prend ce conseil en note. Je sais que t’es capable de le boucher ce tuyau là, peu importe l’intensité à laquelle il coule.

Photo: Flickr

Tous les médecins de la province ont prescrit le même remède à prendre ce week-end. À consommer en plein air, en famille, entre amis et dans le plaisir. C’est la Grande marche de Saguenay, instauré par Pierre Lavoie, qui aura lieu ce samedi 24 octobre, à la zone portuaire de Chicoutimi.

Un parcours de 5 ou 7 km est proposé à tous les marcheurs. Pas de cyclistes, pas de coureurs, c’est un événement exclusif à la randonnée. Une occasion idéale de marcher en pleine nature, dans la région et à son rythme. Rien n’est chronométré, calculé ou compilé. Tout le monde peut participer et compléter le parcours comme il le souhaite. Tout cela a pour but d’inciter les gens à bouger davantage et combattre la sédentarité. C’est le mandat ultime de Pierre Lavoie depuis plusieurs années et celui-ci l’accomplit avec brio.

J’ai participé à la compilation de cubes énergies lorsque j’étais au primaire. Au secondaire, j’ai participé à la Course entre Québec et Montréal. Je suis attentivement les cyclistes du 1000 km dans leur trajet. Mes parents roulent les 135 km de la Boucle chaque année. On le fait parce qu’on aime bouger, mais aussi parce qu’on trouve ça important. Et ça, c’est un peu Pierre Lavoie qui nous l’a fait réaliser. À nous et à des milliers de Québécois.

C’est le seul à avoir eu l’audace d’organiser un défi d’envergure à la grandeur du Québec. C’est le seul qui a su trouver les moyens de motiver les gens à bouger et à s’occuper de leur santé. Pierre Lavoie est un homme, un athlète, un entraîneur impressionnant et admirable. Je pense d’ailleurs que les mots sont faibles pour décrire cet homme qui réussit à faire bouger les plus jeunes, comme les plus vieux et les sportifs comme les sédentaires.

Bouger c’est tellement important et on s’en rend compte souvent trop tard. Notre santé est le plus beau cadeau que nous possédons et il ne faut pas attendre de la perdre pour commencer à en prendre soin. La Grande Marche du Défi Pierre Lavoie est un événement idéal pour se pousser à sortir dehors et marcher avec 2000 autres personnes. Pas besoin d’être marathonien pour se prendre en main! Chaque petit geste compte et si on se soutient tous ensemble dans cette grande quête de la bonne santé physique et mentale en faisant du sport, on peut vraiment aller loin en tant que société.

Bravo à Pierre Lavoie d’avoir permis à tant de Québécois de s’ouvrir les yeux. Avant, j’étais sédentaire, mais participer à la Course au secondaire m’a fait comprendre beaucoup de choses. Bravo à Pierre Lavoie pour tout ça.

Bravo à tous ceux qui prennent le temps de s’occuper de leur santé, en bougeant un peu plus chaque jour. Vous êtes admirables.

J’espère qu’on se croisera à la Grande Marche ce samedi! Pour toutes info, consultez le site officiel (https://www.gdplmd.com/fr/evenements)

Photo : gdplmd.com

L’année scolaire est à peine débutée, mais mon corps et mon esprit ont déjà bien de la difficulté à s’adapter à mon nouvel horaire. La fatigue s’est fait sentir dès les premières journées de cours.

Commencer tôt et finir tard, c’est ma devise pour la session d’automne. Soucieuse de mon bien-être et de ma réussite scolaire, j’ai établi une routine du dodo dès les derniers jours des vacances, question d’avoir un cycle de sommeil qui me permettrait de dormir suffisamment.

La session dernière, dans le cadre de mon cours d’éducation physique, j’ai appris que le meilleur moyen pour arriver à bien régler notre horloge interne, c’est de toujours se coucher à la même heure et faire de même pour le lever.

J’ai évidemment appliqué cette technique, mais je me suis vite rendu compte que malgré mes huit heures de sommeil par nuit, je terminais la journée presque complètement vidée de mon énergie.

Je me voyais déjà avoir l’air d’un zombie avant même la mi-session. Pour bien réussir ma session, il me fallait à tout prix trouver une solution.

En analysant mon horaire, j’ai convenu que je devais optimiser mes « trous ». En trois heures, on a le temps de faire bien des choses. Une sieste, par exemple!

J’ai donc introduit la sieste à mon emploi du temps et ça fait des miracles. Après avoir roupillé pendant plus ou moins une demi-heure, je me sens toujours prête à attaquer les cours de l’après-midi. Mon esprit est comme neuf, paré à assimiler de la nouvelle théorie.

En étant plus reposée, je suis beaucoup plus motivée pendant les cours et j’ai plus de facilité à me concentrer. La sieste, c’est le meilleur boost d’énergie que j’ai trouvé jusqu’à présent!

Sur le site web http://www.plusquedesmedicaments.ca, on apprend que la sieste « stimule la mémoire à court terme […] améliore le rendement […] et diminue le stress ». C’est plein de bons côtés!

La sieste est ma nouvelle alliée pour la session à venir et je confirme qu’elle apporte son lot de bienfaits dans mon quotidien. Ça peut sembler banal, mais un petit dix minutes peut faire toute la différence.

Si on est forcé de passer la journée entière à l’école, je vous conseille de vous installer dans un coin désert de la bibliothèque, le temps de prendre des forces pour continuer la journée avec assez d’énergie.

Reposez-vous bien et vivement les siestes!

Photo : We Heart It

Blanc supporteur, jaune victorieux et orange soldat étaient les couleurs significatives des chandails que portaient les près de 4000 marcheurs hier soir au «Relais pour la vie» de Chicoutimi. Un évènement des plus touchants où 8000 pieds, allant d’une pointure miniature à celle d’un adulte, s’étaient préparés à une marche d’environ douze heures pour une seule et même cause : celle du traitre combat contre le cancer et pour laquelle plusieurs vies pourront être saines et sauves grâce au demi-million de dollars amassés.

À la ligne de départ, lorsque j’ai lu toute la force et l’espoir partagés sur les milliers de visage des personnes aux chandails colorés qui défilaient devant moi, c’était déjà trop tard : l’eau saline a défoncé mes barrages oculaires et s’est écoulée le long de mes joues. Des larmes non pas de tristesse ou de pitié, bien au contraire. Seulement un énorme sentiment d’admiration envers ces maris, ces mamans, ces grands-pères, ces enfants que je trouvais bien plus solides physiquement et mentalement que moi qui crois mourir lorsque j’attrape un rhume.

Pourtant, l’évènement s’est déroulé dans une frénésie festive, peuplé de rires, de danse, de musique et d’activités de toutes sortes. Je peux vous jurer que j’ai eu du fun, et ce, probablement bien plus que si j’avais pris le temps d’enfiler mon rouge à lèvres pour sortir à notre pub habituel du vendredi soir.

Donc à vous qui êtes mère de trois enfants;

À toi qui sera la plus belle à ton bal malgré ta perruque que personne ne remarquera;

À vous qui avez perdu votre femme l’année dernière;

À toi petit lutteur d’à peine deux ans dans les bras ton grand-papa qui t’accompagne dans l’arène;

À toi jeune princesse qui rêve de devenir danseuse professionnelle;

À vous ma chère dame survivante serrant la main de votre petite-fille;

Et, bien sûr, à tous ceux et celles qui supportent, récupèrent ou combattent toujours, bravo pour votre courage. Vous êtes dignes des plus grands héros de ce monde de partager votre joie de vivre et votre espoir invaincu malgré cet obstacle monstrueux qu’est la maladie.

Photo : Screenshot d’un reportage d’ici.radio-canada

L’été approche et tu rêves de parader dans ton nouveau bikini? Tu voudrais pouvoir montrer ton corps sans gêne sur la plage cet été, mais ton petit bedon d’hiver est toujours là? Pour t’aider à atteindre ce but qui peut paraître inaccessible, je te présente quelques trucs et astuces.

Bien manger sans se priver 

La première solution à laquelle on pense et qui est sans aucun doute la plus facile, c’est le régime. Pourtant, c’est la pire idée que vous pourriez avoir! Un régime non-prescrit par un professionnel de la santé peut faire beaucoup plus de torts que de bien. En effet, au bout d’une semaine, vous aurez peut-être perdu 3 à 5 livres, mais votre gras sera toujours là. Ce sont en fait 3 à 5 livres d’eau que vous aurez perdues. En plus, si vous vous privez d’éléments essentiels pour votre corps, il y a de fortes chances que votre régime vous fasse engraisser plutôt que maigrir. Votre corps n’aime pas être privé et c’est pour cela qu’il tentera de faire des réserves dès que vous succomberez à un petit cupcake ou à une crème glacée.

Bien sur, une saine alimentation est très importante pour garder la ligne, mais il faut savoir trouver la limite entre un régime drastique et quelques gâteries pendant la semaine. Vous avez le DROIT de manger! Il faut seulement couper graduellement les éléments nuisibles de votre alimentation comme le fast-food ou les boissons gazeuses.

À bas la perte de poids

Selon moi, le pire objectif que vous pourriez vous fixer est la perte de poids. Qu’est-ce que ça change de peser 120 livres ou d’en peser 150? La seule personne qui connaît ce chiffre est vous-même et il n’est pas nécessairement représentatif de votre pourcentage de gras. Peut-être que vous avez «de gros os», comme on dit, et qu’il est impossible pour vous de l’atteindre, le 130 livres que vous visez. L’objectif est de faire fondre votre petit bourrelet et la solution pour y arriver n’est pas dans les chiffres, mais dans votre corps.

Défi : 5 minutes productives

LA solution : l’activité physique. Je sais, on se trouve toujours des excuses pour ne pas le faire : «Je n’ai pas le temps», «Je n’aime pas courir», «Je n’ai pas d’argent», « Je suis trop lâche»… On les a toutes et tous déjà dites ou entendues, mais qui a dit qu’il fallait beaucoup de temps ou d’argent pour arriver à perdre toutes nos calories en trop? Vous pourriez courir 30 minutes et ne pas dépenser autant de calories qu’un simple exercice de 5 minutes. C’est pour cela que je vous propose un petit défi qui ne vous prendra pas plus de 5 minutes par jour.

Tout d’abord, il faut identifier votre besoin. Qu’est-ce qui vous dérange le plus dans votre corps? Est-ce que vous voulez des fesses ou des cuisses d’enfer, un ventre plat ou des bras tonifiés? Quand vous aurez choisi, trouvez un exercice qui vous permettra de travailler cette partie du corps en particulier. Vous pourriez faire des squats, des walking lunges, des burpees, des push-ups, des redressements assis, la planche, peu importe! Prenez l’exercice que vous voulez et, dans les 30 prochains jours, faites 30 répétitions de celui-ci chaque jour. Vous n’avez pas le droit de passer une journée, car sinon vous devrez le faire en double le lendemain!

Je dois dire que cette technique n’est pas miraculeuse, mais elle permet tout de même une belle amélioration. Par contre, il FAUT prendre 5 minutes pour faire le ou les exercices! Ils ne vous feront pas nécessairement perdre du poids, mais vous serez beaucoup mieux dans votre corps et dans votre bikini, car dites-vous qu’au bout d’un mois, 900 squats feront une différence pour vos fesses! Même si vous n’êtes pas élues «Miss América», vous pourrez vous sentir bien dans votre peau. L’important, c’est d’être fière de soi!

Photo : WeHeartIt

Texte écrit par notre collaboratrice Mathilde Lafortune.

Vous savez, ces fameuses dents de sagesse, celles pour lesquelles nous stressons toute notre enfance jusqu’au moment où le jour J arrive et qu’on redoute l’instant où l’on entendra ces bruits d’horreur qui nous font tant peur? Oui, vous me direz que seulement certaines personnes auront droit à l’enfer des pinces de désincarcération, mais je vous assure qu’il n’y a absolument pas à avoir peur de ce qui se passe dans le fameux cabinet en question.

J’ai moi-même eu à passer sous la lumière du projecteur douteux de la chaise du pire dentiste de l’univers, il y a de cela à peine quelques heures! Bilan de cette opération : Aucune sensation, pas de babine enflée, pas de mal… Curieux, dites-vous? BEN KIN! Je vous avoue que j’ai été un peu déçu du résultat… J’avais prévu ma semaine entière chez mes parents pour me morfondre et, finalement, rien du tout. Je m’étais même préparé aux rires de ma copine qui attendait ce jour avec impatience. Elle aussi a été déçue du résultat. En fait… c’est même moi qui ai ri d’elle.

Enfin bref, me voilà assis dans la chaise du cabinet, la lumière dans la face, même pas le temps de dire bonjour et bonne année que mon dentiste me joue déjà dans la gueule… Et je dois vous dire que j’ai franchement aimé ca… NOT. Il n’y a personne sur cette planète qui éprouve le plaisir de se faire jouer dans le bec! Pour me consoler, l’hygiéniste dentaire était tout de même sympathique. Moi qui pensais vivre le calvaire pendant de nombreuses heures, après une trentaine de minutes, c’était fini et on remballait le stock!

Sept piqûres et quatre dents en moins plus tard, je retourne dans la salle d’attente où on me bombarde d’informations sur la post-chirurgie. Je retourne chez moi, attendant de ressentir à nouveau mon visage et… rien du tout, pas de visage d’écureuil.

Maintenant que c’est fait, je me demande bien pourquoi j’ai été épargné de l’atroce douleur que la plupart des gens subissent après l’opération. Peut-être est-ce parce que j’ai plus de sagesse que d’autres? Peut-être est-ce là l’explication du nom que portent les fameuses dents de sagesse : elles épargnent ceux qui en ont? Le penser serait ne pas en avoir du tout! J’espère tout de même que ce papier vous permettra de mieux dormir la veille de votre rendez-vous, puisque, pour moi, ce n’était pas si terrible. D’ici là, mangez un bon steak à ma santé parce que, hélas, je suis au régime pour un bon deux ou trois jours!

Photo: Pixabay

Cette semaine, j’ai eu 18 ans. Enfin. Pour moi, 18 ans est synonyme d’aller voter, de donner du sang et, surtout, de m’inscrire au registre des donneurs de cellules souches d’Héma-Québec. Ça fait 77 jours que j’attends pour le faire, puisque ça fait 77 jours que Mai Duong, une jeune mère de famille atteinte de Leucémie et en attente d’une greffe, est passée sur le plateau de Tout le monde en parle. Là, je me suis dit : «Une façon simple de sauver des vies, yé!»

À minuit tapant, j’ai envoyé le formulaire nécessaire pour que l’organisation m’envoie le matériel dont j’aurai besoin pour m’auto-prélever de la salive. En passant, Héma-Québec l’envoie gratuitement. Il y a même une enveloppe affranchie à leur adresse, donc pas besoin de débourser pour leur envoyer nos échantillons de salive. Non, mais c’est tellement amazing!

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Dans les derniers mois, la population a été beaucoup sollicitée par les banques de dons et plusieurs gentils citoyens ont répondu à l’appel. Mais certains n’ont pas renvoyé la trousse. En fait, en novembre dernier, à la suite de la demande de Marc-André Skelling, un jeune homme de 23 ans atteint du lymphome de Hodgkin, Héma-Québec a envoyé 18 000 trousses de frottis. Malheureusement, seulement 6000 lui sont revenues. C’est pourquoi il est important de bien lire en quoi consiste ce registre avant de commander sa trousse. Cela évitera à Héma-Québec d’en envoyer inutilement. Informez-vous ici.

Si vous avez entre 18 et 35 ans, que vous êtes en bonne santé et que votre nom ne figure toujours pas sur le registre, je vous invite fortement à vous inscrire. D’ailleurs, il est très probable que vous ne soyez jamais contacté. En fait, il est expliqué sur le site web d’Héma-Québec que les chances d’être compatible avec un patient qui ne nous est pas apparenté «peuvent varier de 1 sur 450 à plus de 1 sur 750 000». La personne compatible, c’est peut-être vous!

Photo: Héma-Québec via Facebook

Aux États-Unis, l’industrie du yoga rapporte plus de 18 milliards par an. Studios, produits dérivés, congrès, compétitions: les années 2000 marquent la rencontre de deux cultures opposées. Les Occidentaux s’approprient une pratique orientale millénaire.

«McYoga»

18 milliards par an, c’est supérieur au chiffre d’affaires de McDonald aux États-Unis. Le yoga compte plus de 18 millions d’adeptes qui dépensent en moyenne 1000 $ par année en formation et en équipement. On associe rapidement la pratique à un corps mince et musclé. Une avalanche de produits dérivés, de matériel et d’émissions de télévision spécialisées envahissement le marché. On souhaite même en faire une discipline olympique. Le côté spirituel attire lui aussi la clientèle.

Selon Virginie Chabot, professeure de yoga au studio Namasté d’Alma, la population est à la recherche de réponses, de sérénité. Le yoga est l’activité antistress par excellence. «Les gens ont besoin de temps pour soi, pour se retrouver et le yoga permet ça», affirme la jeune femme qui a ouvert son propre studio en 2011 pour offrir la chance à la population du Lac-Saint-Jean d’apprendre à faire du yoga.

Son entreprise a beaucoup de succès, mais ce n’est pas le cas pour tous les petits studios: plusieurs font faillite un peu partout en Amérique du Nord. En effet, de nombreux gyms offrent des cours de yoga, souvent moins chers et mieux équipés que ceux des petits studios. On assiste aussi à la création de chaines de studios et de franchises de yoga qui font mal aux petits studios souvent plus authentiques.

Le documentaire Yoga, Inc. de John Pilipmet en lumière l’histoire d’horreur associée à Bikram Choudhury, gourou du yoga occidental et créateur d’une routine très populaire composée de poses traditionnelles indiennes. Il a enseigné cette formule à des centaines de professeurs de yoga qui ont ensuite ouvert leur propre studio Birkram un peu partout en Amérique du Nord. Le gourou a breveté ses poses de yoga, une première dans l’histoire. Ses enseignements passés sont désormais sa propriété privée. Il a envoyé des mises en demeure et des injonctions à tous studios qui utilisaient le nom et la routine Bikram. Ces procédures légales forcent la fermeture de studios appartenant à d’anciens élèves et amis de Choudhury, qui croulent désormais sous les dettes. Il y a aujourd’hui 7000 studios certifiés Bikram partout à travers le monde.

Le yoga est une pratique saine qui a de nombreux bienfaits. Cependant, il est coincé entre deux cultures et son succès commercial ne fait pas l’unanimité. Certains croient que le code éthique relié à sa pratique est mis de côté par la commercialisation.

 La culture yogi

Le yoga existe depuis des millénaires. Des écrits hindous sur la dicipline datant d’avant Jésus Crist ainsi que des statues de yogis âgées de plus de 3000 ans retrouvées en inde et aux alentours témoignent de l’omniprésence de la pratique dans la culture orientale.

C’est dans les années 1960 que les premiers Indiens sont admis aux États-Unis, en plein dans la période hippie. Très vite, le yoga s’enracine en Amérique. Ses adeptes souvent associés à la consommation de marijuana sont considérés comme marginaux, mais lorsque les Beatles commencent à s’intéresser à la discipline, le vent tourne. Le yoga devient de plus en plus populaire et suit la vague du «Flower Power», un mouvement de non-violence semblable au code éthique associé au yoga.

Ce code, jumelé à l’engouement pour le yoga, entraine l’apparition de gourous comme Maharishi, qui avait comme membres de sa secte nuls autres que les Beatles. Ces adeptes célèbres ont fait une excellente publicité pour la secte qui est vite devenue plus riche que le groupe.

Mais c’est à partir des années 2000 qu’on peut réellement parler de commercialisation.

Malgré tout, l’espoir de conservation du yoga oriental persiste. Selon Virginie Chabot, les gens qui font du yoga pour être glamour n’en font pas bien longtemps. Même si c’est la popularité de la discipline qui les attire à prime à bord, finissent tôt ou tard par se rendre compte que «le yoga, c’est apprendre à se connaitre sans flafla!», conclut-elle.

Photo: LaCerise.ca

Le matin avait pourtant commencé de la même manière que tous les autres auparavant: tu t’étais levée après une quinzaine de minutes à laisser ton cadran crier sans lui porter une quelconque attention; tu t’étais brossé les dents face au miroir en te demandant comment tu allais faire pour passer un peigne dans cette tignasse; tu t’étais pesée… avec anxiété, peur et honte, tu t’étais pesée.

Puis la routine est embarquée.

Les calculs ont commencé.

Pour le déjeuner, on oublie le yogourt grec ou la tranche de pain, le nombre inscrit juste à côté du mot «calories» est bien trop énorme à ton goût. Tu regardes autour de toi, tu vois que ta mère a acheté des chocolatines. Ton déjeuner préféré. Ou plutôt, ton ancien déjeuner préféré, car bien sûr tu n’en manges plus. Ton regard dévie sur le plat de fruits posé sur la table et, sans réfléchir, tu prends une pomme avant d’enfiler ton manteau et ton sac pour aller à l’école.

Durant toute la matinée, ton attention est diminuée, tu n’écoutes pas, mais ce n’est pas parce que tu ne veux pas, oh non. Dès que tu essaies de te concentrer un tant soit peu, des chiffres te reviennent en tête et tu penses à ce que tu vas bien pouvoir manger pour dîner et tu penses à ce grilled cheese qui serait si bon, mais aussitôt la balance et de très très gros chiffres s’imposent dans ta tête et tu rejettes l’idée.

Pourtant tu vois toutes ces filles, ces très jolies filles, qui mangent sans se questionner, qui parlent avec leurs amies entre deux bouchées de muffin, qui sourient, qui ne semblent pas se soucier du chiffre en dessous de ce muffin. Et tu les envies.

Et la journée continue ainsi, comme à l’habitude, jusqu’à la fin de l’école.

Et je crois que c’est là que cette journée, qui avait pourtant commencé de la même manière que les autres auparavant, est devenue une autre sorte de journée. Une journée différente, qui ne rentrait pas dans la catégorie de toutes celles qui s’étaient écoulées au cours des derniers mois… Parce que cette journée-là, tu as choisi d’agir différemment.

Tu sais, ces choses qui nous donnent envie de vomir de stress juste à y penser, sont des choses qui nuisent à notre vie… Ce n’est sans doute pas un bon emploi pour toi si tu te ronges les ongles jusqu’au sang avant d’y aller et que tu espères à chaque minute de te faire couper pour terminer plus tôt… Ce n’est sans doute pas une bonne personne pour toi si l’idée de la voir secoue en entier ton estomac et enlève ton sourire…

Ce n’est sans doute pas une bonne chose si chaque journée de ta vie, tu penses à cette balance et au chiffre qui apparaîtra lorsque tu poseras tes pieds dessus, avec cette peur si grandiose qu’elle t’empêche de manger.

Bref cette journée-là, en rentrant chez toi, tu as englouti la chocolatine qui t’attendait sans peur, sans penser aux conséquences, sans t’imaginer la balance. Tu l’as mangée en pensant à ces autres filles qui mangeaient sans crainte et qui avaient l’air si heureuse alors que toi tu ne l’étais pas. Tu l’as mangée pour toi, parce que c’était auparavant ton déjeuner préféré.

Cette soirée-là, tu n’es pas montée sur la balance, oh non!

Tu l’as foutue aux poubelles cette maudite balance.

Photo: Flickr