Relations

À toi, peu importe ton sexe, ton origine, ton orientation sexuelle, ta culture, ta religion, peu importe. À toi et seulement toi, je te souhaite d’avoir le vertige et de sauter dans le vide les yeux fermés. Je te souhaite de vivre, de ressentir chaque sensation avec intensité et je te souhaite de souffrir tellement fort en touchant le sol que tu n’auras d’autres choix que de te dire : «Wow! C’était merveilleux».

«Hope that you fall in love, and it hurts so bad» -One Republic

C’est ça, en fait, l’amour. C’est un saut en chute libre sans savoir à quelle altitude l’avion se situe avant de quitter le sol. C’est sauter les yeux bandés. C’est oublié de prendre son parachute. Mais surtout, c’est un miracle. Parce qu’on s’en sort toujours vivant.

Donc à toi qui a le vertige, à toi qui a les mains tremblantes quand vient le temps d’attacher le bandeau noir sur tes yeux, ou à toi qui n’a tout simplement pas encore rencontrer ton tout premier ou ta toute première, je te souhaite de tomber en amour.

Je te souhaite de marcher seul/seule dans la rue à 2h du matin en souriant comme un/une imbécile. À jeun.

Je te souhaite d’avoir le même sourire quétaine lorsque tu reçois un de ses textos.

Je te souhaite de te réveiller le matin et de ressentir des papillons à la simple vue de la personne que t’aimes qui est encore endormie à tes côtés.

Je te souhaite de faire l’amour comme dans les films.

Je te souhaite d’avoir des fous rires en sa compagnie. Beaucoup de fous rires.

Je te souhaite de te chicaner et de pleurer des nuits entières, mais d’être trop orgueilleux/orgueilleuse pour lui reparler en premier. Jusqu’à ce que vous craquiez tous les deux et que tu vives le câlin le plus intense de ta vie.

Je te souhaite de partir en voyage avec cette personne.

Je te souhaite d’être fière/fier de la/le présenter à ta famille et d’affirmer : «Regardez, il/elle est à moi».

Je te souhaite de pouvoir écrire un livre à la Danielle Steele avec ton histoire d’amour.

Je te souhaite d’évacuer un torrent de larmes lorsque tu tourneras la dernière page.

Et finalement, je te souhaite d’aimer le plus naïvement possible.

Une rupture, c’est atroce, je l’avoue. Mais je plains tous ceux et celles qui évitent de se jeter dans le vide par peur de souffrir : la chute en vaut beaucoup trop la peine. C’est vrai que c’est difficile de se détacher, de mettre un trait définitif à ce qui aura été l’une des personnes les plus significatives de notre vie. Pourtant, après un certain temps, on réalise la chance qu’on a d’avoir pu vivre un sentiment aussi puissant et des expériences aussi grandissantes. Ce qu’il y a de plus extraordinaire dans tout ça, c’est que ce genre d’histoire, elle n’arrive qu’une fois dans une vie.

Profite de cette chance lorsqu’elle frappe à ta porte, mais évite de la chercher, puisqu’elle risque de ne jamais arriver. Mais surtout, arrête d’avoir peur. Parce qu’en touchant le sol, tu pourras enfin te dire : «Ce qu’on a vécu, c’est beau».

Photo : WeHeartIt

De nos jours, nombreux sont ceux qui travaillent dans le domaine du service à la clientèle. Que ce soit au sein de la fonction publique ou dans une entreprise privée, beaucoup doivent donner un service à un certain client pour accomplir leur tâche. Aujourd’hui, suite à une journée plus ou moins facile au travail, j’avais envie de démystifier l’expression «Le client est roi» Bullshit.

Y’en a vraiment marre du client qui traite les employés comme des serviteurs de sa majesté. La majorité des clients sont courtois, polis et gentils tout comme la majorité des employés… mais vous savez comme moi qu’il y a CE client. CE client qui se dit : «Regarde moi ben appliquer l’expression jusqu’au bout».

Alors à toi, cher client, je crois parler au nom de tous ceux qui travaillent dans le service à la clientèle quand je te demande de te mettre dans nos souliers de temps en temps (pour ne pas dire qu’en fait, fermer ta gueule ton clapet, ce ne serait vraiment pas un luxe.) En général, c’est souvent le petit étudiant en train de faire son Cégep ou son Bac qui est le caissier chez Tim, le serveur dans un resto, la conseillère dans une boutique ou la caissière chez Métro. Donc, si on résume, cette personne a probablement le même horaire que toi avec des heures de travail en plus. Mais ça, tu le sais certainement, puisque toi aussi, t’as été étudiant. Et là, je me dis que puisque dans ton temps on gagnait 4$ de l’heure, tu dois comprendre, mais vraiment bien comprendre à quel point c’est pas toujours évident de sourire à un client qui mériterait un finger.

En revenant à la maison ce soir, pour la première fois, j’ai douté. Dans un moment d’inconscience, je me suis dit que finalement, je n’étais absolument pas faite pour travailler dans ce milieu, que je serais certainement mieux enfermée dans un bureau. Le problème, (ou heureusement en fait) c’est que j’adore mon travail. Même si je suis une petite étudiante payée, au salaire minimum, je considère la tâche que je fais comme étant utile et agréable. C’est là que j’ai compris que, de nos jours, le problème vient fréquemment du client. Le client qui laisse 4$ de pourboire sur une facture de 60$. Le client qui te fait sortir 42 morceaux de linge et les laisses dans la cabine. Le client en colère qui «garoche» littéralement son verre rempli par terre. Le client qui pense que le fait de se tromper de plat ou que celui-ci soit trop salé, sucré, poivré (bref, pas à son goût) fait automatiquement du serveur un incompétent. Le client qui t’accuse TOI d’avoir donné sa table quand il est en retard de 45 minutes.

En gros, vous l’aurez deviné, je travaille dans le milieu de la restauration. Un milieu dans lequel tu passes de héros à zéro dans l’espace d’environ 30 secondes. Ma cerise sur le sundae : le client qui est convaincu qu’il ferait mieux que toi. Le client qui te dit : Eille, fais ta job pis apporte moi mon verre!

L’envie de répondre : «L’abonné que vous tentez de joindre est présentement en esti, veuillez changer de section, merci.» est assez forte. Malheureusement, dans notre système, le client est roi. Pas Louis 14 le Roi Soleil. Oh non! On parle ici d’Yvan Le Terrible. Je dois admettre que la majorité d’entre eux, au final, en valent la peine. Pour le plaisir de rendre heureux, de rendre service. C’est toutefois dommage que ces clients royaux éclipsent trop souvent les clients «joyaux».

Bref, si ce petit texte te met vachement en colère, c’est qu’il est probablement temps que tu changes ton attitude envers ceux qui te prodiguent un bon service à la sueur de leur front. Sinon, merci à toi cher client «joyau» d’être courtois, merci de nous encourager, de nous mentionner poliment nos mauvais et nos bons coups. Si ce n’était que de moi, je crois qu’il serait temps de changer «Le client est roi» pour «Le client est roi, mais uniquement dans son royaume».

Photo : Pixabay.com

L’amour est un sentiment qui doit être nourri régulièrement. Par «nourri», je n’entends pas de donner une boîte de cœurs à la cannelle une fois par année (plus précisément le 14 février) à celui ou celle que t’aimes.

Je pense plutôt à une sauce à spaghetti. Pas celle que ton chum va essayer de te faire pour la Saint-Valentin, mais plutôt sa préparation. Tu ne peux pas juste mettre tous les ingrédients dans un plat et attendre que ce soit finit. Il faut que tu prennes le temps de couper les légumes, de faire cuire la viande hachée… Et si tu ne veux pas qu’elle colle, il faut la brasser de temps en temps, pas juste à la fin. On ne peut pas faire ça en claquant des doigts, ça prend des efforts. Comme l’amour. Il faut que tu entretiennes ça quotidiennement, pas juste un jour dans l’année.

 Je l’avoue, même si certaines filles m’ont déjà dit qu’elles trouvaient la Saint-Valentin quétaine, je n’en connais pas une qui refuserait un souper surprise de Kraft Dinner avec un bon vin de dépanneur, le tout sur la chanson «Let’s get it on» de Marvin Gaye : le kit parfait du couple étudiant. Même si la fête en tant que telle est peut-être devenue un peu trop matérialiste, cela n’empêche pas que l’essence de celle-ci est jolie. Il faut l’admettre, célébrer l’amour, c’est merveilleux (n’en déplaise aux célibataires). Se forcer pour organiser une sortie plaisante, pas trop kitch, pas trop amicale, le tout avec une demoiselle que l’on trouve de son goût en espérant récolter, à la fin, un gros bec mouillé, c’est la quintessence du romantisme. N’importe quel gars rêverait que Cupidon plante une flèche dans la fesse droite de celle qu’il veut conquérir pour qu’elle lui offre un french digne de Patrick Swayze et Demi Moore dans «Ghost». C’est vrai, les filles, les gars non plus ne veulent pas passer leur St-Valentin seuls. Nous aussi, on veut finir collés dans un gros Snuggie en écoutant des films d’amour (surtout s’il y a du pop-corn avec pas mal de beurre).

 Le seul problème, c’est que l’amour, ça ne se passe pas une fois par année (plus précisément le 14 février). Ça se vit et ça se ressent à chaque jour. À chaque fois que t’écoutes le patinage artistique avec elle sans ton consentement. À chaque fois que tu vas chercher son petit frère au soccer sans te plaindre. À chaque fois que tu vois ta/ton partenaire et que tu lui dis que tu l’aimes. L’amour, ça se nourrit de petits gestes à tous les jours.

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Jambes élancées, lèvres pulpeuses, cheveux longs et dorés. Courbes aguichantes, décolleté plongeant et robe ajustée. On l’appelle Barbie. Évidemment, Barbie a déjà trouvé son Ken. Or, dans le cadre de son emploi de barmaid, on lui exige de «vendre un rêve» aux autres hommes malgré cette union. Une drôle d’antithèse puisque le peu de tissu qui la couvre laisse peu de place à l’imagination.

Ce soir, si Barbie a lissé ses cheveux et s’est barbouillé les lèvres de rouge, c’est que le bruit de l’argent jeté sur le comptoir du bar est sa principale source de motivation.

Quoi qu’on en dise, les standards de beauté pour passer de devant le bar à derrière sont assez élevés. La beauté fait vendre, la beauté nous attire.

Un regard incendiaire, cinquante sous.

Un clin d’œil et un sourire engageant, une piasse.

Des pommes de fesses dénudées, soixante-quinze sous.

Des seins exposés par un décolleté plongeant, deux piasses.

Une brunette, une piasse et vingt-cinq.

Une blondinette, deux piasses et cinquante.

Il va sans dire que les atouts féminins de Barbie lui rapportent gros…

«Une blonde gagne plus de tip qu’une brune » affirme l’ex-barman, Samuel Murray. À ses yeux, cette réalité est directement liée au stéréotype de la blonde niaise. Dans un tel contexte, l’intelligence et la force de caractère que dégagent les brunes émoustillent peu le sexe opposé.

De son côté, la barmaid du bar universitaire La Chasse-Galerie, Marie-Pierre Pruneau, déclare avoir déjà amassé 400$ en une soirée de travail. «On me voyait au complet, j’en ai entendu parler pendant six mois!» Des micros-shorts, un t-shirt transparent trop échancré : voilà la clef de son succès.

Derrière le comptoir, ces employés de nuit «jouent une game». Les numéros de téléphone laissés par des clients assoiffés d’érotisme s’empilent et les confidences susurrées à l’oreille des barmans se multiplient. Or, «98% de ces oiseaux de nuit sont en couple», révèle Marie-Pierre Pruneau. Le jeu de séduction auquel ils se livrent est une tactique infaillible pour démunir plusieurs poches de leurs huards.

Toutefois, malgré le fait que les hommes soient parfois plus généreux que la gent féminine, la technique du «premier arrivé, premier servi» s’applique au moment de servir un client altéré. Barmaid dans un pub depuis bientôt huit ans, Julie Goyette prétend que les femmes appâtent la clientèle masculine. Il est donc fondamental de les servir dans les règles de l’art.

Dans le cas où un homme verse son shooter à un autre mâle, l’absence de masses graisseuses sur sa poitrine diminuera ses chances de récolter autant de pièces d’or que sa collègue. Le cégépien Benjamin Maniraguha admet ne pas laisser de pourboire aux barmans, alors que son ami avoue «donner 1$ pour être respectueux» -soit la moitié de ce qu’il octroi à une jolie demoiselle-.

Une question demeure : quel montant un consommateur doit-il allouer à une barmaid pour la remercier de son service ?Lorsque Barbie ouvre une bière, verse un shooter de vodka ou mélange du rhum et du coke dans un verre, elle s’attend à recevoir au moins un dollar par consommation. Les trois barmans interrogés sont d’ailleurs unanimes à ce sujet.

Bref, tout ça donne soif ! Je vais aller me verser un bon verre d’eau, me regarder dans le miroir et me dire que ce soir, ma face vaut probablement cinquante cennes de tip …

Photo : Facebook

«10 signes que vous avez trouvé l’homme parfait.» Des articles comme ça j’en vois trop dans mon fil d’actualité. J’en voyais trop, en fait, vu que je m’en sers pour appliquer une purge dans ma liste d’amis chaque fois que j’aperçois un titre de ce genre sur mon écran. Mais bon, l’important c’est de comprendre que ces articles dits «révélateurs» qui circulent sur le net ne sont que des stéréotypes malsains pour les relations humaines.

10 signes que vous avez trouvé l’amour de votre vie, 12 raisons pourquoi elle est la femme idéale, 34 signes que vous avez de bons amis. Est-ce qu’on pourrait savoir d’où viennent ces listes de critères? On dirait que leurs auteurs ont voulu adapter le joyeux monde parfait de Disney à notre réalité. Oui, peut-être que ces textes font frémir les demoiselles et renforcent l’ego de ces messieurs, mais avant tout, ils donnent une forme à quelque chose qui devrait toujours rester unique : les relations humaines.

«1. Il parle beaucoup de vous à n’importe qui.» Ça commence bien. Premier critère et j’échoue déjà le test de l’homme idéal pour madame. Est-ce que je peux savoir en quoi crier sur tous les toits que ma douce est extraordinaire fait de moi un homme meilleur? Pardonnez-moi si je ne vous mets pas au courant des moindres faits et gestes de ma blonde. Reste que j’ai encore une intimité.

«4. Il vous dit « Je t’aime » dès qu’il le peut.» Wow. Quelle preuve d’amour et de perfection (lire le sarcasme ici). Laissez-moi vous rappeler qu’en 2014, il est assez facile de dire ces trois mots. Mais que vaut un texto envoyé distraitement entre deux conversations? Sûrement pas de la passion en tout cas.

Il est aisé de se rendre compte que tous ces «signes» tentent de dicter aux gens comment agir entre eux au risque de ne pas être dans le même cadre. Des «signes» qui mettent des frontières à un royaume qui s’étend à l’infini.

Les relations interpersonnelles existent à cause de leur spontanéité, de leur sincérité. Se forcer à agir selon un guide dans ce monde-là, c’est ériger une muraille entre nous et l’autre. Une muraille de fake et d’apparence qui pourrait se révéler bien plus destructrice que de ne pas dire «je t’aime» à votre blonde 150 fois par jour.

Photo: Flickr

Plusieurs enfants le savent : la séparation des parents, ça amène bien des changements. Puis, quand ils ont un nouveau/une nouvelle partenaire de vie, c’est un énorme lot de changements qui arrive. Déménagement, nouvelle famille et tout le tralala qui vient avec, c’est une période d’adaptation et des compromis qui s’imposent dans chacune de nos vies. Je n’y ai pas échappé, mais c’est ce qui m’a permis d’avoir une grande famille et une maison remplie de monde à Noël. Yé!

Les demies, les chums, les enfants, les beaux-frères et les parents sous le même toit: bref, pour la deuxième fois en cinq ans, notre famille recomposée a célébré Noël dans la joie. Le genre de Noël qui ferait probablement le bonheur de chaque famille.

Pendant le repas, alors que tout le monde se régalait et que le p’tit dernier gazouillait dans le salon, je me suis dit «On se croirait dans Ramdam!» (Les chicanes en moins, par contre.) Avoir une famille comme celle de ma télésérie préférée de tous les temps, ça a toujours été mon rêve. Puis, cette année, en voyant toute la gang se raconter leurs histoires, rire aux éclats et se relayer pour s’occuper du bébé, j’ai senti que je pouvais rayer ce rêve-là sur ma bucket list. Parce que ma famille recomposée, celle que j’avais toujours souhaité avoir, est bien réelle.

On dit souvent que Noël, c’est un temps pour avoir du plaisir et se retrouver en famille. Sauf que quand on se retrouve avec trois ou quatre familles, ce n’est pas toujours facile de trouver un équilibre, de ne pas manquer un seul party du temps des Fêtes et de s’entendre avec toutes les personnes qui sont arrivées dans nos vies. C’est pourquoi cette année, j’ai pris encore plus conscience de la chance que j’ai. Je sais bien que Noël n’est pas une fête familiale pour tous et j’espère de tout cœur que dans mon cas, à tous les ans, je pourrais fêter avec chacune de mes familles.

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Photos: We Heart It, Sarah Larouche

Tomber en amour, c’est jamais simple. Le résultat dépend toujours de la catégorie sur laquelle on tombe.

Quand tu tombes pas sur un «pas bon» et que tu t’en rends pas compte tout de suite, les jours deviennent tristes comme quand il pleut pendant trop longtemps et que tu penses que tous les nuages du continent sont guidés par les vents sur le dessus de ta maison et que ceux de l’Europe s’en viennent dans pas long pour que le soleil réussisse pas à se pointer. Mais t’sais, il finit par revenir, par puncher tous les nuages là où un autre gars pas-bon s’est fait trouver par une autre fille naïve-un-peu-comme-moi.

Tu tombes des fois sur «un bon, mais juste pas-bon pour toi» et là tu viens à te remettre en question toi, juste toi, la p’tite personne que t’es et qui veut juste trouver quelqu’un qui veut autant se coller que toi et qui aime la crème glacée à la pistache, et tu te mets à penser que c’est peut-être pas si bon, la crème glacée à la pistache et que tu devrais peut-être aimer une autre sorte. Que peut-être que toi aussi tu devrais aimer vanille-à-l‘ancienne et comme ça tu serais heureuse. Tu te mets à penser que c’est toi qui es pas correct et les autres qui ont tous raison alors que non c’est pas ça pantoute, personne a raison, personne a tord. Laisse le gars vanille-à-l’ancienne et ton gars à la pistache va finir par arriver.

Il y a aussi ceux dont tu ne sais jamais dans quelle catégorie ils sont parce qu’ils restent surtout dans la catégorie «il se passera jamais rien, tu l’sais ben». Là-dedans, t’as mis ton prof d’éduc’ préf’ du secondaire et le meilleur ami de ta grande sœur. T’as mis Robert Pattinson dans cette catégorie-là le jour de la sortie de Twilight parce que quand il était juste Cédric Diggori c’était un «peut-être un jour, qui sait». T’as surtout mis tous les grands gars aux vestes de cuir que t’as croisés les jours d’automne, et tous les barmans de tes bars préfs. Tous ceux-là, c’est des «il se passera jamais rien, tu l’sais ben», face it.

Et quand tu viens à tomber sur la bonne catégorie, ça reste embêtant parce que c’est jamais marqué dans son front «Oui c’est moi le gars qui aime une fille aux jeans-ajustés-mais-pas-tant pis qui trippe sur les playlists de Songza. C’est moi. Arrête de chercher». Non, c’est jamais indiqué. Au lieu de ça, tu te retrouves à tomber sous son charme à cause de ses yeux brun-bizarre mais qui te donne envie de sourire le matin ou le soir et tu te dis «Ouais, ça doit être lui.» Et tu finis par l’aimer d’amour et à t’aimer et à te dire que t’étais pas à la recherche du bon ou du pas-bon, t’étais à la recherche de toi-même et de la personne qui te ferait connaitre la personne que t’es et celle que tu vaux. C’t’un bon, lui qui te fait sentir belle et confiante. Garde-le.

Photo: WeHeartIt

Je suis une enfant née de l’Internet. Étant plutôt timide de nature, très tôt je me suis cachée derrière mon ordinateur pour socialiser. Et vous savez-quoi? Il n’y a pas que des mauvais côtés!

Ne vous inquiétez pas, j’ai eu et j’ai toujours des amis dans «le vrai monde». Dès l’âge de 9 ou 10 ans, j’ai commencé à aller sur des sites web comme blablaland.com. Ok, je l’avoue, c’est quétaine et VRAIMENT pre-teen mon affaire, mais si vous saviez à quel point j’ai eu du fun là-dessus! J’ai rencontré quelqu’un qui me ressemblait vraiment. Parle, parle, jase, jase pis toute. On est devenu amis. Et là, presque 8 ans plus tard… nous le sommes encore. Incroyable, non?

On parle souvent des relations amoureuses à distance. Ça marche ou pas? Je n’en ai aucune idée, je n’ai jamais testé. D’après moi, ça ne peut pas durer toute la vie parce qu’à un moment donné, le besoin physique embarque: le goût de se coller entre amoureux, les p’tits becs de temps en temps, les p’tits moments qu’on passe sans vêtements… YOU KNOW WHAT I MEAN.  Avec l’amitié à distance, c’est tout autre.

Le sentiment de confiance, les fous rires, les confidences, ça peut se passer à des millions de kilomètres aussi. Mon ami Mathieu et moi, on a beau pas se parler pendant deux semaines… c’est toujours pareil. On est là, même si on n’est pas là, vous comprenez?

Je suis certaine que ça vous est déjà arrivé aussi! Le secondaire est le meilleur exemple. On quitte nos amis avec qui on a passé plusieurs années, plusieurs bons moments, mais on peut toujours se revoir quelques mois plus tard. On est juste plus heureux de se retrouver!

Pour que ça fonctionne, il faut se botter le cul un peu par contre. N’attendez pas que les autres viennent vous parler, faites-le! Conservez vos amitiés, parce que ce n’est pas vrai que la distance va tout gâcher. Vous pouvez être le capitaine de votre vie sociale!

Je n’ai jamais rencontré mon ami Mathieu «en vrai». On prévoit ça depuis des années, mais les astres ne s’alignent jamais en notre faveur. Ce n’est pas ça qui nous démotive et qui nous éloigne, je dirais même que ça nous rapproche!

Ne laissez pas vos amis partir, ils sont des êtres précieux et malgré tout, les relations à distance, ça s’endure facilement!

Sur ce, je vais planifier ma rencontre in real life!

Photo: Pixabay

À toutes les âmes esseulées en quête d’amour. Un amour vide de sens ou non, aucune importance, pourvu qu’elles aient quelqu’un à qui tendre la main. Pour elles, la solitude est comme une vilaine plaie qui leur ronge les entrailles. Une plaie qui, au lieu de se cicatriser à mesure que le temps passe, s’avive. Une plaie qui, finalement, fait mal quelques mois après avoir été la cible du projectile de l’abandon.

Le soir, elles adoptent une moue défaitiste en se glissant seule sous les draps : pour elles, la cuillère est un ustensile et non une position pour dormir. De toute façon, dans quels bras pourrait-elles s’affaler? L’unique cooccupant de leur chambre à coucher est leur reflet dans le miroir. Désarçonnées, elles cherchent à tout prix à s’accrocher, laissant de côté cet élan qui les menait autrefois vers la quête de leur idéal. À la place, elles se précipitent sur le premier individu prêt à leur accorder la moindre source de réconfort et d’affection. Comme si un simple «j’t’aime ben» était la solution à tous leurs problèmes. Ensemble, ils parlent déjà de mariage et de bébés, un futur commun qui restera probablement à jamais emprisonné dans la sphère de la fiction.

Il est vrai que la perfection est hors de portée, puisque les princesses et les princes sont directement tirés de l’imaginaire de Walt Disney. Mais quoi qu’il en soit, ne vous contentez jamais d’un 7 ou d’un 8 sur 10. Chacun d’entre nous mérite amplement un 9,9. Quelqu’un qui vous fera de nouveau croire en l’amour, quelqu’un qui vous accrochera un sourire insignifiant aux lèvres, quelqu’un qui aura sur les palpitations de votre cœur l’effet d’un défibrillateur. Lorsque vous serez victime des flèches de Cupidon et que l’amour vous frappera de plein de fouet, vous pourrez prendre place dans les montagnes russes de l’amour.

À toutes les âmes esseulées en quête d’amour, il n’est pas nécessaire d’être deux pour mettre les pieds au paradis des gens heureux. Une injection d’amour-propre et de respect de soi tous les matins suffira à vous donner les ailes pour y accéder. Immunisées contre toutes formes de déceptions ou de souffrances imposées par l’être aimé, en étant seules, la personne capable de vous causer du tort, c’est vous.

Il n’y a rien de plus beau qu’une personne se baladant le dos droit et la tête haute, pleine de fierté, avec son ombre comme seule complice. Les regards de pitié qui s’abattent sur cette personne sont absurdes, ils devraient faire place à la vénération. À toutes les âmes esseulées en quête d’amour, sachez que vous êtes l’unique maître de votre bonheur et que, oui, vous en valez la peine.

Parce qu’au final, on meurt tous seuls.

Photo: Pinterest