Relations

Je le sais qu’on avait rien. Ou du moins, pas grand chose de beau. Pas quelque chose de grand. Mais même si on n’avait pas de belles choses, j’ai de la misère à t’enlever de ma tête. Je te trouve plus intéressant que les autres. Toi, t’avais de quoi à dire. T’avais de quoi d’intéressant à faire savoir au monde. Pis j’pense que c’est ça que j’ai trouvé beau chez toi.

Je trouve beau que tu ne saches même pas à quel point t’es quelqu’un qui mérite d’être aimé de toutes les bonnes façons possibles. Je le vois dans tes yeux que tu ne t’aimes pas tant que ça. Pis c’est correct. Quelqu’un, un jour, va t’aimer à ta place. Je pense que ça aurait pu être moi. Mais l’amour, ça ne marche pas vraiment quand c’est juste dans un sens, non?

Je le sais que je ne t’aimais pas au point de tomber en amour avec toi, mais ça aurait pu. De toute façon, même quand je n’aime pas au complet, je n’aime pas juste à moitié. Donc même si je ne t’aimais pas au complet, j’aurais été capable de mettre ma vie de côté pour t’aider à t’aimer comme tu mérites d’être aimer : au complet, justement.

J’ai de la misère à comprendre ce que c’est l’amour, le vrai. Peut-être qu’on se passe à côté, pis qu’on passe à côté de tellement de «peut-être».  On ne le saura jamais si toi et moi on était des «peut-être» ou des «c’est sûr».

Ca m’énerve parce que quand je ferme les yeux, c’est toi que j’imagine. Quand je fais semblant de chercher quelqu’un, c’est ton visage que j’essaie de trouver. C’est con, parce que ca me fait même pas de peine, c’est juste une habitude. Tu m’as marqué. Plus que je ne le pensais.

Je veux que tu te rappelles de moi quand tu vas avoir besoin de quelqu’un. Tu as encore mon numéro. Je vais venir. Je vais te donner un bec sur le front et je vais te promettre que ça va passer, même si je ne suis pas certaine.

Je veux juste que tu te rappelles de moi dans ta chambre qui lâche un «wow, elle est vraiment belle la vue d’ici». Dans le milieu d’un silence confortable. Dans le milieu d’un amour incomplet.

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Tu es là, devant une page blanche, et tu ne sais pas trop si tu dois commencer ta lettre par un salut. Tu ne sais pas trop en fait si tu fais bien de lui écrire. Mais tu crois qu’il le faut.

Il y a de ces endroits qui ont le don de nous rappeler des vieux souvenirs. Un peu comme le café où tu étais assise l’autre jour. Celui ou, auparavant, tu passais toutes tes soirées avec l’homme que tu aimais à travailler pis à vous regarder dans les yeux.

Ce jour-là, tu étais assise pile à l’endroit ou vous aviez l’habitude de vous asseoir. Tu as choisi cette place par simple réflexe, j’imagine. Tu t’es assise puis, ton visage a changé d’un coup. C’était comme si tu venais de réaliser quelque chose d’énorme. D’ailleurs, c’était le cas. Ça fait presqu’un an.

Un an qu’il est parti. Un an qu’il ne te dit plus «je t’aime». Un an que tu ne vois plus ses sourires, que tu n’entends plus ses rires. Un an que vous avez arrêté de passer des heures et des heures à vous aimer.

Je sais que tu lui en as voulu longtemps. Pour toi, il était la pire personne de l’univers. Tu ne pouvais pas imaginer vivre sans lui. En fait, tu ne voulais pas. Ça fait mal et il n’y a vraiment rien que tu puisses faire pour calmer la douleur.

C’était difficile pour toi de devoir mettre une croix sur vos moments sacrés, vos soirées Netflix, vos bouffes démesurées, vos sorties romantiques. Parfois, tu penses à ce temps-là et tu lui en veux encore un peu. Mais à quoi bon? Tu lui en voudras probablement toujours. Mais, c’est normal, non?

Si tu as décidé de lui écrire aujourd’hui, c’est parce que tu as appris qu’il avait une copine. Sur le coup, tu as eu un petit pincement au cœur. Ça te faisait mal au cœur de penser que les petits moments que tu partageais avec lui, il allait désormais les partager avec une autre.

Puis, tu t’es rendu compte que c’était normal qu’il aille quelqu’un d’autre dans sa vie. Après tout, il ne va tout de même pas passer sa vie tout seul.

Si tu as sorti cette page blanche ce soir, c’est parce que tu as quelque chose à lui dire. Cette fille-là,  tu ne la connais pas. Tu ne connais pas son nom, tu ne sais même pas si elle te ressemble.

Par contre, tu lui souhaites une chose, à cette fille-là : il doit l’aimer. Il doit l’aimer autant qu’elle le mérite. Il doit la rendre heureuse. Heureuse comme il a su le faire pour toi. Elle le mérite, t’en es persuadée.

À lui, tu lui souhaites du bonheur. Tu souhaites qu’il soit heureux. Tu souhaites qu’elle soit gentille, attentionnée et qu’elle l’aime. Qu’elle l’aime plus que tu aies su l’aimer toi-même, parce qu’au fond, il le mérite autant qu’elle.

Avant de conclure, cette lettre, même si la relation t’a blessée au plus haut point, tu ne peux t’empêcher de lui dire merci. Merci parce qu’elle t’a fait grandir, cette relation. Tu n’es plus la fille que tu étais avant et c’est un peu grâce à lui.

Cette lettre-là sera les dernières nouvelles qu’il aura de toi. Il est temps pour toi de regarder vers l’avant. L’amour se présentera à nouveau et, cette fois-ci, tu n’auras plus peur de lui dire oui. Car toi aussi, tu le mérites.

Photo : We Heart It

C’est difficile de ne pas liker tes statuts. Tu me rends la tâche difficile parce que t’es drôle de nature pis t’aimes ça faire rire les gens comme moi. T’aimais ça particulièrement me faire rire, mais on a décidé que c’était peut-être mieux que j’arrête de rire de tes blagues.

Parce que ça ne me faisait pas assez rire pour qu’on rit ensemble un peu tout l’temps et ce n’était surtout pas une bonne idée…

C’est difficile de ne pas t’envoyer un message texte quand je pense à quelque chose qu’on s’était dit, une des six fois qu’on s’est vus juste les deux entourés d’étrangers.

C’est difficile parce que c’était l’fun, c’était simple, c’était presque comme dans les films, mais pas assez pour qu’on écrive un livre sur nous. Y’a jamais eu de nous, à vrai dire, ça faisait partie d’une de tes blagues auxquelles j’avais trop ri, toute cette histoire-là.

Au fond, c’est vraiment de ma faute tout ça, parce que je savais dans quoi je m’embarquais, mais pas toi. Moi je savais que je m’embarquais dans rien parce que mon cœur était pas prêt pis j’avais trop un gars qui te ressemblait en tête.

Mais, anyway, ça n’aurait rien changé. Je savais que je m’embarquais dans rien parce que j’en ai vu d’autres avant et que je suis bonne pour être rationnelle quand c’est l’temps. Le problème, c’est que je suis aussi bonne pour être irrationnelle quand ce n’est pas l’temps.

On s’est vus cinq autres fois, même si je me doutais de ce qui devait arriver.

C’est difficile de pas liker tes statuts. Tu m’as demandé d’arrêter et je t’ai dit que je respecterais ça. J’ai fait ma fille forte et j’ai dit ce qui fallait dire, mais là on dirait que c’est toi qui a de la facilité à t’en remettre et t’as l’air à faire rire ben d’autres gens pendant que moi j’ris en cachette.

J’ai le goût de liker ton dernier statut pour que tu te souviennes de moi et de mon rire et de la deuxième fois qu’on s’est vus et de ce que tu m’as dit en dernier. Mais, étant donné que je sais que j’suis bonne pour être irrationnelle quand ce n’est pas le temps, j’likerai rien.

J’espère juste que t’es meilleur que moi et que t’as cliqué sur l’onglet «cacher les publications, mais rester amis» du premier statut que t’as vu de moi le lendemain de notre sixième fois qu’on s’est vus.

J’espère que tu ne lis pas mes textes aussi, parce que tu risques de te reconnaître. Si tu les lis encore, viens me conter une joke en message privé et quitte la conversation sans rien dire d’autre. C’est pas mal tout ce que je te demande… C’est beaucoup je sais, mais pour ma défense, je n’ai pas eu de cadeau pour ma fête. Bon.

Et vous autres, vous ne saurez jamais s’il m’a écrit ou non. Mais je vous promets que je ne likerai pas ses statuts.

Photo : WeHeartIt

On a tous déjà eu un ami somnambule. Un ami qui sendort sur le divan, tout croche, la tête couchée sur un oreiller plein de problèmes et qui risque de se réveiller raqué, sans savoir pourquoi.

Quelqu’un qui se force pour ne pas avoir à se forcer. Un oublieux d’ambition, un négligeur de relation. Un décrocheur de la vie.

On dit que le somnambulisme c’est une série d’actes automatiques et inconscients qui se produit pendant le sommeil et dont on a aucun souvenir au réveil.

Dit comme ça, j’avoue que je trouve ça beau. Mais, j’ai toujours trouvé ça beau l’instinct. C’est beau quand on fait les choses sans vraiment penser avec autre chose que notre ventre. Mais ça l’est moins quand on les fait pour éviter d’écouter ce que dit notre guts.

Sûrement parce que ce qu’il a à dire c’est poche. Qu’au fond, c’est trop difficile de regarder ses problèmes dans le blanc des yeux. « Cest pas si pire », c’est ce que tu veux lui dire à ton ami. Mais même si c’est vrai, on n’entend pas toujours quand ce sont les autres qui parlent.

C’est plate, avoir un ami somnambule. On le regarde aller et tout ce qu’on peut faire c’est de soupirer. C’est pas méchant, on trouve juste ça dommage. À quoi tu penses pour vrai ? Réveille-toi donc !

Comment on réveille ça, quelqu’un qui ne veut pas ouvrir les yeux ? Toi tu es juste l’ami, c’est dur de trouver ton rôle là-dedans. Est-ce que ça se peut, voir quelqu’un qu’on aime se perdre et ne rien faire ?

Dans sa sieste, ton ami n’a pas remarqué qu’il brisait un peu les autres aussi.

Tu as juste envie de le shaker, de lui envoyer un « wizz » sur MSN pour qu’il allume. De lui dire que tu comprends que c’est plus facile de vivre sur la Lune, mais qu’en bas la Terre n’arrête pas de tourner pour lui donner un break.

Tu as envie de lui dire que tu lui avais dit, mais aussi que tu t’excuses de ne pas avoir trouvé les vrais bons mots.

Des fois, on est impuissant et c’est difficile d’admettre des choses comme ça. Par orgueil, par morale, par amour. Sauf qu’il n’y a pas de manière de réveiller un somnambule. Alors la seule chose à faire, je pense, c’est d’être là quand il va se réveiller. Tsé pour l’aider à réparer son petit peu de vie brisée.

Photo : WeHeartIt

Parfois, je repense à ceux et celles qui ont jadis croisé mon chemin, ces personnes qui ont fait de moi qui je suis maintenant, mais qui ne sont plus là pour le constater. Ceux dont le temps s’est chargé d’estomper peu à peu, ou ceux qui ont changé de direction brusquement. Peu importe la façon dont leurs trajets ont dévié du mien, aujourd’hui, je tiens à leur dire merci.

Merci, parce que je n’ai pas emprunté la route la plus facile. Des virages rough, des culs-de-sac et des moments de stress, il y en a eu. Vous m’avez guidée quand plus rien n’allait, quand je ne voyais plus le nord et que j’avançais tout droit dans une tempête. Merci.

Merci aussi de votre présence. Lorsque vous vous êtes taillé une place dans le siège arrière de ma vie, vous m’avez enseigné tant de choses, avec votre histoire, vos qualités et vos défauts. Vous m’avez confronté à d’autres réalités, à différents paysages et vous avez certainement fait de moi une meilleure personne. Merci.

Merci pour les souvenirs. J’ai la valise pleine de beaux moments où on riait à en pleurer, de soirées inoubliables et de conversations des plus banales aux plus sérieuses. Je me rappelle de mon cœur qui battait à 100 km à l’heure quand on se retrouvait après deux jours d’absence, et comment nous ne freinions devant rien quand nous étions réunis. Merci.

Désormais, j’ai d’autres amis qui m’accompagnent dans mes aventures. Vous avez pris des voies parallèles et c’est ben correct. Il m’arrive de repenser à vous avec un petit sourire en coin et de revoir vos traits dans mon rétroviseur. Vous êtes peut-être rendus bien loin de moi, mais je ne vous oublie pas. Je m’empare du volant sans vous, mais je vous souhaite tout de même le meilleur des voyages.

Photo : Weheartit

«Charme-moi par ton absence, séduis-moi par tes silences, intrigue-moi, mais à distance» — Jim Corcoran (ouais, je cite Jim Corcoran pour te parler d’amour à distance).

L’amour à distance, c’est retenir tes larmes jusqu’à ce qu’il referme la porte derrière lui. Dormir sur son côté du lit parce l’oreiller est imprégné de son odeur avec pour pyjama le t-shirt qu’il a laissé chez toi. Envoyer des emoji de cœurs multicolores et des vidéos drôles juste pour montrer que tu penses à lui. Avoir des élans d’agressivité chaque fois que tu vois un couple frencher parce que…

1 : malaise la langue sortie en public

2 : t’es un peu jalouse

L’amour à distance, c’est pas facile. Malgré tout, ça a ses avantages (oui oui). Tu ne le vois que quelques fois par mois le temps d’un weekend, mais ces moments sont si rares et précieux qu’on se donne entièrement et qu’on profite de chaque moment. On met de côté nos tracas, on sort de la routine et du stress de l’école et du travail pour passer du bon temps. C’est comme une date de 48 heures. Les retrouvailles sont aussi intenses que les départs, mais le jeu en vaut la chandelle. On oublie les crises de larmes quand on se retrouve dans ses bras.

Trucs et astuces

  1. Appelez-vous tous les jours, par téléphone, facetime, skype, jasez de tout et de n’importe quoi, ne serait-ce que pour vous dire bonne nuit de vive voix. C’est important d’être au courant du quotidien de l’autre, parce que, moins on se parle, moins on a de choses à se dire.
  2. COMMUNIQUEZ! Si quelque chose vous fâche ou vous blesse, parlez-en rapidement, calmement et de vive voix (surtout pas par texto, sacrilège).
  3. Quand vous êtes ensemble, laissez vos ennuis de côté. Vous avez passé une mauvaise semaine? Parlez-en, mais passez à autre chose. Il n’a pas à subir les frustrations que tu traînes (et vice versa). Aussi, fermez vos cellulaires, pour une fois que vous êtes face à face, lâchez le monde virtuel.
  4. Sortez avec vos amis, votre famille. Trouvez-vous des passe-temps. Votre vie ne doit pas se résumer à votre chum (et ce truc-là est bon pour toutes les relations, à distance ou pas.)
  5. Dehors, la jalousie! C’est normal d’avoir des inquiétudes quand on est loin, mais la confiance est primordiale pour que la relation dure même malgré les kilomètres. En cas de doute, parlez-en tout simplement et inversez les rôles (il passe du temps avec une fille cute? Et toi tes amis gars, ils ne sont pas laids non plus? Pourtant, jamais au grand jamais tu tromperais ton chum pour eux!)
  6. On ne dit jamais assez souvent je t’aime. Que ce soit au téléphone, par texto, face à face ou par des petites attentions. Prenez soin l’un de l’autre. 

Photo :  Flikr.com (creative commons)

J’ai simplement envie qu’on écoute de la musique, ensemble.

J’ai envie qu’on écoute du Cold War Kids pis du Mumford & Sons pis du Cat StevenS pis du Sigur Ros. J’ai envie qu’on écoute du John Mayer pis du Nathaniel Rateliff pis du Ben Howard pis du Dallas Green. J’ai envie qu’on écoute ta chanson préf de Coldplay pis ma chanson préf de The Script pis le premier album de Arctic Monkeys pis la discographie complète de Cage The Elephant. J’ai envie qu’on écoute du Daniel Bélanger pis du vieux Jean Leloup pis du Brandon Flowers pis du Beck pis du Ratatat pis un peu de Kendrick Lamar pis de LLA.

J’ai envie que tu te lèves (parce qu’on serait soit dans ma chambre ou la tienne, mais les deux on aurait une table tournante. Désolée, j’suppose que t’en as une j’ai pas encore été invitée dans ta chambre. J’espère que l’invitation s’en vient bientôt.) pour que tu mettes un vinyle d’Édith Piaf ou de Charles Aznavour. J’ai envie qu’on écoute ensemble The National pis du Bernhari pis du Patrick Watson pis du Kygo pis la bande-sonore complète de Mommy. En boucle.

J’ai envie qu’on aille voir en show Of Monsters and Men sous la pluie à New-York pis Louis-Jean Cormier dans une salle de 100 personnes pis Peter Peter en festival pis Death Cab for Cuties au Centre Bell. J’ai envie qu’on voit des bands qu’on connaît pas ensemble pis qu’on essaie toutes (toutes, oui) les places de spectacles de la métropole. J’ai envie de revoir Kanye West, j’sais pas si ça te tente, mais j’te jure qu’on aurait du fun si on le voyait ensemble.

J’ai envie qu’on chante tout bas du Radiohead pis du Arcade Fire pis du The Cure pis du Walk Off The Earth pis du Sigur Ros encore. J’ai envie qu’on écoute les mêmes chansons sur repeat pis que tu te tannes pas autant que moi (parce que moi j’sais que j’me tannerai pas). Du Oasis ou du Scott Helman ou du James Bay. Ou peu importe. J’te fais confiance dans tes choix musicaux.

Me donnes-tu un de tes écouteurs, qu’on ressemble à un film d’ado, mais avec une meilleure soundtrack?

Photo: Instagram

La Saint-Valentin approche et tu déprimes, car il n’y aura personne pour t’organiser un souper romantique aux chandelles ou t’offrir une belle boite de chocolat Laura Secord? Ne panique surtout pas! Cet article est là pour te guider dans l’acception de ton célibat. En effet, je te propose une tonne d’avantages à ne pas être en couple. Je te le dis, après ta lecture, tu vas te réjouir de ton statut de célibataire. Et puis de toute façon, à bien y penser, tu n’as pas besoin d’une soirée comme celle-là; le chocolat nuit à ton objectif de corps de déesse!

1— Être en mode single te permet de faire des économies : eh oui! Tu ne t’en rends peut-être pas compte, mais avoir un copain, ça coûte cher! Un cadeau de Noel, un pour la Saint-Valentin un autre pour sa fête… Toutes ces belles attentions laissent un grand trou dans ton budget d’étudiante déjà restreint! De son côté, le célibat te permet de placer ton argent ou bien de tout le dépenser dans quelque chose qui te fait réellement plaisir.

2— Le célibat améliore la qualité de ton sommeil : Tu peux dormir de travers comme une grosse étoile de mer, ronfler tel un tracteur à gazon ou être somnambule sans choquer personne… Le paradis, quoi! Il est vrai que dormir en cuillère avec l’élu de son cœur, ou embrasser son mec jusqu’aux petites heures du matin est très agréable, mais ton sommeil en prend un coup! D’ailleurs, l’association The Better Sleep a mené une étude qui démontre parfaitement que les célibataires ont un sommeil beaucoup plus réparateur que celui des gens en couple. Ceux-ci se reposent davantage la nuit et sont donc plus en forme le jour. L’analyse révèle également que les gens qui dorment seuls sont moins vulnérables aux insomnies. Un avantage à bien considérer les filles!

3— N’avoir personne dans ta vie t’apporte plus de temps pour toi : être célibataire te permet de te dévouer davantage à tes études (et moi je te le dis, c’est parfait pour augmenter ta cote R). C’est aussi le moment idéal pour expérimenter plein de nouvelles activités, sortir avec tes copines et faire la fête jusqu’aux petites heures du matin puisque tu es maintenant l’unique maitre de ton emploi du temps. Imagine, tu peux faire tout ce que tu veux quand tu veux… C’est alléchant, non?

4-Une fille célibataire vit selon ses propres envies : Tu as le contrôle exclusif de la manette de la télé (c’est-à-dire que tu n’es plus obligée d’écouter les matchs de hockey), tu as toute l’eau chaude pour la douche (il n’y a rien de pire qu’une douche froide), tu peux passer tout le weekend en pyjama avec les cheveux gras sans que personne te juge et en plus tu as le droit de faire la grève de l’épilation. Penses-y, en n’achetant plus de cire à épiler, tu vas faire de grandes économies!

**Avantage supplémentaire pour les filles qui n’apprécient pas leur belle-famille. Bonne nouvelle, vous n’aurez plus à vivre de déjeuners malaisants avec vos beaux-parents.

Bref, pour toutes les filles célibataires à la Saint-Valentin je veux que vous reteniez qu’une seule chose. Manger de la crème glacée en écoutant The Notebook…. C’est NON! Je te défends totalement de t’apitoyer sur ton sort de la sorte. Cette fête n’est pas réservée uniquement qu’aux couples, c’est celle de l’amour. Alors tu vas retirer ton vieux pyjama, tu vas mettre ton plus bel outfit et tu vas aller passer la soirée avec tes meilleures amies. Car ça, c’est de l’amour inconditionnel!

Photo : WeHeartIt

J’croyais que ce serait différent. J’croyais qu’il y aurait un petit malaise pas tant le fun. J’croyais qu’on taperait du pied pour cacher le silence. J’croyais qu’on s’éviterait du regard pis qu’on dirait un peu trop souvent «euh… ».

Mais je croyais pas comme du monde. Je croyais tout croche, j’pense que j’avais peur que tu m’aies oubliée pis remplacée par une autre. Mais on s’est retrouvées, pis c’était pareil comme avant.

Le câlin pour se dire bonjour était peut-être un peu plus long, un peu plus fort. On en avait besoin, j’pense. On s’était ennuyées, pas vrai ? En tout cas, moi, je m’étais ennuyée. Ennuyée de nos fous rires, ennuyée de nos conneries, ennuyée de nos soirées à parler pour vrai, ennuyée de toi.

J’pense que je te le dis pas assez souvent que je m’ennuie quand je suis loin. Que je regarde nos photos un peu trop souvent pis que je souris toute seule quand je me rappelle tout ce qu’on a fait. Que j’espère qu’on sera encore dans la vie l’une de l’autre pendant des années.

J’suis contente de t’avoir, t’sais? On n’se parle plus tous les jours, on n’habite plus à côté, on n’va plus à l’école ensemble. Mais je sais que je pourrai toujours compter sur toi. Je sais que tu vas être là la prochaine fois que mon p’tit cœur va pogner une débarque pis j’espère que tu sais que je vais être là pour te faire décompresser après ton prochain examen de math. Je n’suis plus proche, mais j’suis toujours là.

Au fond, c’est peut-être mieux comme ça. On a passé l’étape de bitcher le monde qu’on n’aimait pas. Quand on parle, maintenant, on parle pour vrai. On parle de la vie, de ce qu’on fait, de ce qu’on feel. On échange des idées, on n’parle plus pour rien dire (ok, ça arrive encore une fois de temps en temps, mais ça prend un peu de ça aussi).

Bientôt, on va se retrouver pour une dernière fois avant un long moment. J’voudrai pu te lâcher, j’le sais. Mais il va falloir. J’te le dirai pas, mais j’t’aime fort. Loin des yeux, loin du cœur… Mais toi, ma meilleure amie, t’es toujours avec moi.

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