Équilibrée

Sarah dans la Lune est une entreprise qui a été fondée par Sarah Girouard. Une entrepreneure passionnée qui a voulu donner une deuxième vie aux cravates.

C’est dans un café du Plateau Mont-Royal que j’ai été à la rencontre de la conceptrice et fondatrice de la compagnie montréalaise Sarah dans la Lune, une entreprise qu’elle a lancée en début d’année.

 

La face cachée de Sarah dans la Lune

Sarah Girouard est une passionnée de l’imaginaire et de la création. Elle baigne dans le domaine de l’art depuis son tout jeune âge.  Ses parents ont travaillé dans le domaine artistique comme costumiers et marionnettistes. L’entrepreneure a décidé de se lancer dans la fabrication de produits, parce qu’elle « donnait beaucoup à tout le monde, mais pas à moi ».

Pourquoi les cravates? « Parce que je veux les sauver » m’a-t-elle dit avec un grand sourire. Sarah se retrouve souvent dans les friperies, les bazars, et elle a remarqué qu’il y avait beaucoup de cravates. Donc, elle a commencé à acheter ses préférées. Sarah m’a expliqué son processus de confection de produits utilitaires avec minutie et détail. En l’écoutant, je pouvais entendre la passion dans sa voix. Une artiste en contrôle de son art. Bienvenue dans le monde des cravates !

Les 3 mots qui représentent Sarah dans la Lune sont : économique, écologique et esthétique.  La particularité de Sarah dans la Lune est que tous les produits sont faits à partir de cravates. Il y a aussi le côté écoresponsable qui est important, car « réduire les déchets et faire des produits locaux de manières uniques est un côté écoresponsable qui est important pour moi », m’a-t-elle dit. Sarah défait les cravates pour les confectionner en produits utilitaires comme les fanny packs,  sacs à cosmétique, étuis à lunettes, étuis pour les écouteurs, etc. Une autre particularité derrière ses produits est les histoires que ses clients lui racontent lorsqu’elle reçoit des cravates. « Des histoires familiales et des trucs qui vont perdurer », elle m’a expliqué.

Dans son inventaire, on y retrouve plus de 3000. C’est rare que l’on y retrouve deux fois la même. Un des aspects qui m’a impressionné est qu’avec une cravate elle peut y faire jusqu’à 4 produits.

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Crédit photo : Fanny pack/Sarah dans la Lune

Ses futurs projets

Dans les 5 prochaines années, Sarah aimerait créer une galerie photo où ses clients pourront choisir leurs cravates. Ensuite, elle aimerait développer une offre corporative où elle pourrait s’associer avec des entreprises locales. Un dernier projet est d’aller en Italie pour trouver des cravates !

Si vous cherchez un cadeau de Noël, allez faire un petit tour sur le site et vous pourriez y trouver plusieurs idées cadeaux.

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Crédit photo : Étui à cosmétique/Sarah dans la Lune

 

 

 

 

’Je vous pose la question: Attendez-vous d’avoir des caries pour allez voir le dentiste? Je vous souhaite que non! Laissez moi vous poser une autre question: Vous connaissez-vous vraiment?’

Ça faisait longtemps que j’avais mis sur papier quelques lignes histoire de partir de nouveaux débats.

Aujourd’hui on se jase vous et moi d’un tabou qui me « titille » un brin depuis que je fais usage de ce dit tabou. Je parle ici de mon amie la psychologue. Et oui, je fais parti de la catégorie de personne qui se font chuchoter dans son cercle d’ami. Avant tout, j’aimerais vous dire pourquoi j’ai une nouvelle amie. Que lorsque vous lisez ces lignes vous soyez toujours au cégep, à l’université ou sur le marché du travail, il n’y a pas un moment propice dans la vie où le mental flanche, et malheureusement j’ai le regret de vous apprendre que personne est à l’abris. Le miens m’a lâché il y a quelque mois. On s’entend je ne suis pas une larve ou un végétal pour autant, mais parfois on peut être victime d’un truc qui s’appelle l’angoisse, pas mauvais vous me direz, tout le monde fait de l’angoisse tôt ou tard. Pour un examen, un retour d’appel, une nouvelle job, etc. En gros dans mon cas ce que ça fait c’est que j’ai peur d’avoir peur. Je sais c’est difficile à comprendre et même de l’expliquer moi même, je sais que c’est pas facile à comprendre. Une chose est sûr je pense à la mort souvent, pas par idée noire, mais plus que je pense que mon corps va me trahir durant l’une de mes crises.

Bref, le point est que j’ai eu besoin de faire appel à une aide extérieur qui se nomme: mon amie la psychologue. Encore aujourd’hui je consulte chaque semaine pour mon plus grand bien. Plusieurs personnes de mon entourage ne peuvent s’empêcher de me voir autrement depuis ce jour. Par chance, j’ai une bonne estime, mais je me suis quand même demandé pourquoi la société a-t’elle fait de ce service un tabou? En fouillant un peu, et par avis général on se rend compte que pour la plupart du monde, voir une psychologue est un signe de faiblesse. Un signe d’abandon et de paresse. Je dois vous avouer que je pensais un peu comme ça aussi avant d’être moi-même victime de mon mental.

Je crois au contraire que d’aller voir un psychologue est une bonne chose. Que vous ayez des problèmes ou pas je crois qu’il n’y a pas plus sein comme rendez-vous que celui que vous prendrez avec l’ami psychologue. Je vous pose la question: Attendez-vous d’avoir des caries pour aller voir le dentiste? Je vous souhaite que non! Laissez-moi vous poser une autre question: Vous connaissez-vous vraiment?

Depuis que je vais voir ma nouvelle amie, j’arrête de me cacher la tête dans le sable. J’apprends à être une meilleure personne, pour les autres mais surtout pour moi. Je connais même plusieurs couples qui eux aussi, dans une génération qui décide de faire à leur tête où près d’un couple sur deux se sépare, décident d’aller chercher des moyens d’être meilleur pour la personne qu’il / qu’elle aime en plus de s’accomplir en tant qu’humain. Je vous pose une autre question: Qui êtes vous pour juger ceux et celles qui désire devenir une meilleure personne? Probablement que vous êtes la première personne à en avoir de besoin.

Il y a un proverbe qui dit que les idiots vivent heureux, je crois qu’ils vivent heureux parce qu’ils ne se posent pas de questions. La société en général ne se pose pas LES bonnes questions. Chez le psychologue vous trouverez les outils pour vous poser les BONNES questions. Il n’y a de solution miracle malheureusement, pour chaque victoire, tu tombes une dizaine de fois, et ce même si tu vas bien quand tu rentres dans le bureau.

En terminant je dirais à ceux et celles qui ont déjà pensé à allez voir une amie comme la psychologue, de prendre son courage et d’y aller. Parce que oui ça fait mal s’asseoir pendant une heure dans la grosse chaise. Mais tellement satisfaisant une fois terminé. Vous n’êtes pas faible parce que vous y aller, vous manquez de courage parce que vous n’y aller pas. Suis-je une meilleure personne aujourd’hui, peut-être pas, mais chaque semaine je me pose les bonnes questions pour le devenir…et vous?

Source photo : pixabay.com

Le moment est finalement venu : tu as enfin reçu les clés de ton premier appartement ! Félicitations, c’est une grande étape qui commence. Cette petite clé est maintenant synonyme de liberté, d’indépendance, de ton entrée dans le monde adulte et de… colocation!

Dans bien des cas, lorsqu’on part en appartement pour la première fois, il est bien rare que l’on part seul. Parfois on part avec des amis, avec un frère ou une sœur, mais parfois on n’a pas bien le choix de se trouver un coloc qui partagera cet espace avec nous. On apprend donc à connaître et à vivre avec cette personne. Cependant, afin de faciliter cette expérience de collocation, il y a quelques petits trucs que l’on doit établir ou auxquels on doit penser afin de vivre en harmonie. En voici quelques-uns!

Tout d’abord, dans la mesure du possible, assurez-vous d’emménager avec quelqu’un qui a votre rythme de vie! Ce critère est d’ailleurs primordial. Avoir le même rythme de vie, c’est être à un stade similaire dans vos vies. Même en ne connaissant pas beaucoup l’autre personne, vous pouvez délimiter si vous êtes au même stade seulement en connaissant son statut. Cette personne est-elle aux études, travaille-t-elle? Si vous êtes deux étudiants avec des horaires d’étudiants, c’est-à-dire des obligations scolaires du lundi au vendredi, cela concorde. Vous avez inévitablement et sensiblement les mêmes besoins.

Dans le cas où vous n’avez pas les mêmes horaires, c’est le respect qui vous sauvera. Respectez l’autre. Évitez de faire du bruit lorsqu’il dort et simplement respectez son horaire. Le respect, c’est aussi : de ne pas monopoliser la salle de bain, d’éviter de se laisser traîner dans les airs communs de l’appartement et de faire sa vaisselle. Quelques petits trucs qui semblent anodins, mais qui évitent les malentendus et les altercations inutiles et désagréables.

De plus, si vous aimez que tout soit clair, vous pouvez même vous entendre sur une liste de tâches que chacun aura le devoir d’accomplir chaque semaine. De cette façon, tout est clair et l’entretien de l’appartement ne revient pas aux les mains d’une seule personne.

Vous voilà maintenant prêt à déménager loin de votre petit nid douillet!

Source : www.weheartit.com

Avec le gros Soleil et la chaleur qu’on a eue cet été, difficile de délaisser ses lunettes fumées et sa crème solaire quand vient l’hiver, surtout au Saguenay quand y fait moins quarante. Pour certaines personnes, cet adaptation est plus dure que pour d’autres et elles se retrouvent lentement coincées dans le phénomène de la dépression saisonnière.

Pour commencer, il faut savoir qu’est-ce que la dépression saisonnière. C’est l’absence ou l’abus de lumière durant les différentes saisons qui vient déranger le moral des gens, surtout chez les adultes. Pour combattre cette maladie (parce que oui, ç’en est une), voici quelques trucs pratiques à essayer si tu es atteints par les écarts subites de température.

1. Se tenir occupé

La dépression survient lorsque nous sommes inoccupés et l’hiver est la période la plus à risque pour cela. Le truc est d’avoir un projet à court ou long terme, comme lire un livre ou peindre une toile. De cette façon, notre tête est occupée à créer plutôt qu’à se morfondre sur notre vie pitoyable et ennuyante.  

2. Sortir dehors

La meilleure façon de combler le manque de lumière n’est certainement pas de s’enfermer dans sa chambre et regarder les dépliants de voyage (que tu n’as sûrement pas les moyens de te payer). Il faut bien sûr t’exposer au soleil en prenant une marche ou simplement s’asseoir sur le balcon en sirotant un thé ou un café bien chaud. La luminosité du soleil vient éveiller les sens et revigore le corps d’énergie de façon à ce que notre lit ne soit pas la seule chose attirante sur la Terre.

3. Profiter de la saison

L’hiver est probablement la saison la plus détestée pour plusieurs personnes inactives. Au contraire, il faut savoir l’apprivoiser et profiter de tout ce qu’il a à offrir. Le ski, la pêche sur glace, la motoneige ou encore la raquette peuvent être des solutions bien efficaces au dédain du froid. Pour finir la journée, un bon chocolat chaud vient réchauffer les petits pieds gelés: et voilà, une autre journée de passée!

Après avoir essayé tout ça, si vraiment vous n’êtes pas convaincu, les traitements médicaux sont aussi une option.

Il y a trois semaines, je me suis procuré le livre de Pierre-Yves McSween « En as-tu vraiment besoin ? ». J’ai d’abord été intrigué par l’auteur qui est en fait un comptable professionnel agréé, chroniqueur affaires et économie au 98,5 FM, en plus d’être collaborateur à La Presse, blogueur à Voir.ca et professeur d’administration au cégep régional de Lanaudière à L’Assomption. Son expertise était palpable, mais qu’avait-il bien pu développer en 365 pages sur le sujet ?

En retournant le livre afin d’en apprendre davantage, j’ai compris que cet ouvrage me permettrait de revoir toutes les décisions qui ont un effet direct sur mon compte en banque. J’ai cru que ce livre contiendrait trop de chiffres et je m’y perdrais assez rapidement. FAUX, détrompez-vous, il sait très bien que les Québécois sont des analphabètes financiers et que la consommation à outrance influe négativement sur l’existence de chacun comme il le mentionne si bien au verso de son livre.

Ensuite, j’ai cru qu’on tenterait de me faire la morale sur la façon de gérer mes finances, mais en fait, l’auteur nous invite à nous poser des questions en développant sur plusieurs thèmes allant de l’épargne, au REEE, aux cartes de crédit jusqu’aux enfants, le mariage, l’amour, l’équilibre, l’écoute des autres et biens d’autres. Cette technique d’écriture me plait, car nous pouvons lire le livre dans le désordre selon les thèmes qui nous attirent le plus et garder pour plus tard ceux qui ne touchent pas notre vie actuelle.

Attention de ne pas ignorer les thèmes importants : les épargnes, un bon dossier de crédit, prévoir ta mort, etc. Tu devras un jour te résigner à lire cette partie touchant directement tes finances et étant un peu plus sérieuse ! De plus, le livre contient plusieurs exemples, mises en situation, des faits cocasses et surtout des opinions fermes, même si dans plusieurs des cas l’auteur nous laisse déterminer par nous même si on en a vraiment besoin.

Je dois l’avouer, je suis encore sur le choc de certains passages ! L’auteur n’a pas la langue dans sa poche et vous ne serez pas toujours en accord avec lui. C’est le but, provoquer permet de se remettre en question et d’en réveiller certains. En somme, les passages qui m’ont fait grimacer sont ceux qui m’ont le plus touché et qui sont liés à ma situation et ma façon d’agir face à la situation présentée. Dans certains cas, je me suis remis en question et dans d’autres cas, j’ai fait comme si je ne voulais rien entendre… peut-être qu’un jour je changerai !

Ce livre est une vraie mine d’or et il devrait être une lecture obligatoire à l’école. Le thème que j’ai préféré est l’équilibre. Ce chapitre d’environ 5 pages est vraiment complet et profond. On y parle de l’être humain qui est toujours poussé vers l’excès comme une compensation à la déprime. Également, de celui ou celle qui travaillent trop et qui nuisent sans s’en rendre compte à sa vie de couple. On en vient donc à se poser les questions que l’auteur nous met à la bouche : comment savoir si on a franchi la limite de l’équilibre ? Jusqu’où peut-on étirer l’élastique avant qu’il nous éclate en plein visage ? Ne croyez pas qu’il pourra répondre à ses questions à votre place, vous devrez le faire !

Crois-moi, tu as vraiment besoin de ce livre afin de sortir de la lignée des analphabètes fonctionnels en matière de finances personnelles, comme le dit si bien son collègue Paul Arcand dans la préface de ce livre.

Tu te lève à 9h00 pour enfiler tes plus beaux vêtements. Tu as donné rendez-vous vous à ton amie que tu n’as pas vu depuis des mois. Au planning, l’achat du nouveau collier chòker et du foulard carotté de la saison, un rendez-vous pour tes ongles et pourquoi pas une bonne bouffe avec ça. Au total : 141$.

Nous vivons dans un monde à la chaîne. Il suffit d’une personne qui décide, qui réagit, ou qui fait quoi que ce soit, et on suit ce mouvement. Ce n’est pas toujours le cas, il ne faudrait pas non plus généraliser la chose. On pourrait notamment nommer la mode comme exemple. La société a des modes : la mode des consommations comme la cigarette, les tendances vestimentaires, comme la mode des friperies, ou même pour les expressions orales avec des “cassés” ou des “ dans les dents” qui, disons le, ont passés leurs moments de gloire. Il y a de bonnes modes comme des mauvaises. Ma question du jour est : est-ce que nous nous questionnons sur l’impact de ces modes avant de suivre la vague ?

Depuis que nous sommes jeunes, nos parents nous répètent l’expression : s’il/elle se jette en bas d’un pont, vas-tu le faire aussi ? Depuis ce jour, nous restons sur nos gardes. Par contre, si la majorité de la société saute, il doit bien y avoir une bonne raison. Eh bien peut-être que oui, mais peut-être aussi que non. Ce que je veux amener dans cet article n’est pas la grande révolution, ou même la grande peur de la société dans laquelle nous vivons, je veux seulement que ce soir, la tête sur votre oreiller, vous preniez trois secondes pour vous questionner à savoir si nous sommes conscients des impacts de nos choix.

Ton rendez-vous chez l’esthéticienne pour le traitement laser ; as-tu réfléchi aux conséquences encore inconnues de ce traitement dans 30 ans? Je ne dis pas de devenir paranoïaque, mais juste conscient. Notre société est bien belle mais l’économie passe avant notre santé et l’environnement. C’est notre responsabilité à nous, les consommateurs, de se poser des questions.  

Ce que la société ne fera pas pour nous.

La bouteille se repose doucement sur le bureau. J’ai de la misère à décrocher ma main de sur l’étiquette de vin bon marché. Un goût un peu trop acide, un genre de vinaigre qui tord juste assez les tripes. Ça doit faire au moins trois jours que j’ai pas souri.
J’ai vu des gens, je suis sorti de chez moi, ma bouche a fait des grimaces vers le haut, mais j’ai pas vraiment souri à personne. Fallait sortir, fallait lâcher ma bouteille de vin dégueulasse et aller boire de la bière dégueulasse dans un bar, entouré de gens, grimacer. Aujourd’hui je suis pas sorti de ma chambre, sauf pour aller pisser quelques fois.
Je regarde ma bouteille, assise à côté de mon ordi. J’ai perdu une petite poignée de change pour l’acheter à l’épicerie hier matin. Je lui souris pas à elle non plus. Le soleil commence à se coucher dehors, y’a des belles teintes orangées sur les feuilles, je vois tout ça au travers des portes vitrées. Je me demande ça goûte quoi dehors. Je veux dire, l’air. Il goûte comment l’air dehors, aujourd’hui? J’essaie d’imaginer, mais je réussis pas vraiment. C’est normal.
La bouteille remonte vers ma bouche, je suce quelques gorgées. Il est vraiment dégueulasse, ce vin… C’est parfait. Être seul à rien faire durant des heures. Ça fait du bien. Je suis un petit souffle inoffensif, peut-être inexistant… QUI SAIT? J’aime bien prendre la chance de pas exister. Après, quand on me dit que oui, je suis un peu soulagé.

Mais hier je suis allé au bar. Une place qui s’appelle Frog & Bull, sur Cours d’Alsace-et-Lorraine. Beaucoup de gens, mais j’étais toujours pas certain d’être un petit souffle. Je pouvais pas être certain de toujours souffler contre le vent. Je pouvais même plus le sentir. Le vent. Il est passé où??? TABARNAK SORTEZ-MOI D’ICITTE!!!
Moi et des gens, on est sortis du Frog & Bull et on est allés s’asseoir dehors sur des marches de pierres. J’ai demandé une cigarette à Emma, elle me l’a roulée, j’ai dit merci. Je me suis mis à la fumer, j’ai senti l’effet dans tout mon corps. Je suis pas un fumeur. Je regardais presque tout le temps en l’air, pour voir la fumée qui sortait de ma bouche. C’est bon, y’avait un petit souffle.
Et là mon téléphone s’est mis à vibrer sur ma cuisse. J’ai répondu, toujours assis sur la pierre froide. «Allo…
– Salut mon poussin!
– Ah, salut maman. Tu vas bien?
– Je viens de sortir de l’avion, moi et Claude on s’est loué un petit hôtel à Montréal.»
J’étais heureux d’entendre sa voix. Elle avait l’air bien, alors ça m’a presque fait sourire pour vrai. «D’accord. Content que tu sois bien arrivée.
– J’entends des gens rire derrière toi, t’es où?
– Je suis à une fête. Hey, je fume une cigarette. C’est bizarre, depuis que je suis ici je fume quand je bois avec des gens. Mais t’en fais pas pour moi…
– … ok, il faut que je te laisse, au revoir mon beau garçon!..»
Je me suis mis à chercher mes mots. Mes yeux faisaient les fous autour de moi. Des tremblements de ma bouche, et les dents comme des porcelaines échappées par terre. «Bye maman, je t’aime…»
Elle avait déjà raccroché. Je me suis levé avec mon petit reste de cigarette, j’ai marché vers le tram B avec les autres. Je me suis rendu compte que j’avais laissé mon manteau au bar, mais j’avais pas vraiment froid. J’irai le récupérer un jour où je me sentirai courageux. Pas aujourd’hui.
Les autres sont partis de leur bord, moi je me suis assis dans le tram. Ma tête s’est collée sur la vitre et j’ai senti une goutte qui coulait sur ma joue. Maman, dis-moi que je suis pas juste une autre merde dans ce monde merdique. Maman dis-moi que je vaux quelque chose. Maman dis-moi que tu me vois quand j’appelle à l’aide. Maman! MAMAN DIS-MOI QUE TU M’AIMES AU MOINS UN PEU!.. MAMAN! MAMAN SOUFFLE SUR MES PETITES LARMES DE RIEN DU TOUT!.. LAISSE TOUT TOMBER VIENS ME VOIR PREND MOI DANS TES GRANDS BRAS D’INFINI PREND MA TÊTE DANS TES MAINS FAIS-MOI TOURNER JUSQU’À ENTRER EN PLEIN DANS TON CŒUR DANS LA PREUVE DE TOI ET MOI!!! Une autre goutte a glissé sur mon visage. Puis une autre. Je sentais mon visage qui voulait imploser au centre de mon crâne.

La bouteille remonte vers ma bouche, je prends quelques gorgées. Mes mains tremblent, j’ai du mal à écrire sur mon petit clavier. Maintenant il fait presque tout à fait noir dehors. J’ai pas le moral. Je souris toujours pas. Je suis un peu fatigué d’avoir les joues mouillées et de boire du vin dégueulasse.

J’aime les pâtes, j’aime la pizza, j’aime le pain, j’aime le riz, j’aime les pâtisseries et les patates. Bref, j’ai des grosses «foufounes». L’an dernier, quelques semaines avant mon bal, je me suis embarquée dans une drôle d’aventure que ma mère avait amorcée quelques semaines plutôt : un régime sans glucide. J’ai dû rompre avec tous mes plats favoris.

Ça a été les deux semaines les plus pénibles de ma vie ! Chez moi, on mange bien. Des fruits ou des légumes à tous les repas, des portions normales, pas trop de gras etc. Le problème, c’est les glucides. Ils sont partout, nous sommes envahis.

En bio de 3, j’ai appris que les glucides étaient notre principale source d’énergie, mais qu’ils n’étaient pas essentiels puisque notre corps pouvait les produire avec d’autres nutriments. Il faut toutefois faire la différence entre les bons et les mauvais glucides. Les bons glucides se retrouvent dans les fruits, les légumes, certaines céréales entières, etc. Par contre, les bonbons, le blé, les patates et les pâtisseries sont de mauvais glucides. J’ai aussi appris qu’il fallait conserver certains bons glucides et en supprimer d’autres. En les évinçant de mon alimentation, je me suis demandée où est-ce que j’allais bien pouvoir reprendre toute cette énergie : les protéines, les fruits et les légumes, mon amie !

Le plus difficile a été de varier mon menu. Essayez d’imaginer votre vie sans pâtes ni pain, sans riz ni patates et même sans couscous ! Ça a été pénible de trouver des substituts pour mon couscous avec les saucisses, pour mon riz avec mes brochettes, pour mes «toast» au déjeuner et pour mon bagel au saumon au diner. Les salades diverses sont devenues mes meilleures amies, ainsi que Ricardo et Pinterest.

Cette année, j’ai décidé de le faire deux semaines encore juste avant l’été. Quelques livres en moins m’aide toujours à avoir un peu plus confiance en moi. Pour celles qui aimeraient se lancer ce défi, je vous laisse quelques-uns de mes plats faibles glucides ici.

Bon appétit !

Déjeuner Diner Souper Autres
yogourt grec, chia et fruits Salade avec thon/poulet ou oeufs Filet de sole/ tilapia/ pangasius/ morue et etc. Je crois que tu as compris le principe ! Humus maison aux tomates séchés/ aux olives/ aux piments grillés/ à l’ail rôti

 

smoothie (essaie avec du tofu dessert! ) Wrap de salade au thon et pommes/ aux avocats et aux légumes/ aux champignons et aux oignons caramélisés/ à la salade de poulet/ à la dinde ou aux oeufs N’importe quel plat de pâtes longues, sauf que tu remplaces les pâtes par de la courge spaghetti champignons farcis gratinés au four

Escargot à l’ail

 

2 oeufs, bacon (Eh oui !) Salade de légumineuses avec protéine de la veille Saumon mariné avec salade ou légumes cuits à la vapeur Asperge au four, légumes sautés ou fèves vapeur

 

Omelette au jambon Salade grecque avec protéine de la veille Tofu et sauté de légumes Ananas grillées au BBQ

 

Bol de fruit géant et chia Salade César au poulet Piment farci Jell-O sans sucre

 

Une fois de temps en temps, tu peux te gâter avec une toast au beurre de peanut, mais pas trop souvent 😉 Soupe maison (mais pas un potage, qui contient des patates! ) Shop suey aux légumes/poulet/tofu au sésame/aux épinard et au tofu ou au tofu barbecue

 

Guacamole !
Une omelette au jambon/aux légumes/champignons-fromage Courge poivrée farcie à la saucisse et au fromage

 

Pommes caramélisées 
Poitrine de poulet au pesto/ barbecue/tomates séchées et fromage ou épinard et ricota Tofu général Tao sur un lit de salade La crème fouetté, y’a pas de glucide là-dedans… Sors les fraises girl !

 

Cotelettes de porc aux pommes et fromage ou au citron Pizza sans glucide  je te le jure, va voir sur internet ! ) Gratin de courgette

Source : blong.moncoach.com

L’université : le summum de l’enseignement, la crème des étudiants, l’aboutissement gratifiant de longues années d’études… Et si je disais non à tout cela? Je serais folle, répondraient certains. Folle, je le suis donc.

Je suis peut-être folle de ne pas vouloir aller à l’université, mais je suis une folle heureuse. Le genre de folle qui sourit à pleines dents juste parce que sourire, ça rend de bonne humeur. Le genre de folle qui rêve d’aventures en terres étrangères. Le genre de folle qui s’intéresse à l’actualité internationale. Le genre de folle qui lit des romans de manière un peu compulsive. Le genre de folle qui adore débattre de tout et de rien. Bref, le genre de folle comme monsieur et madame Tout-le-monde, pas plus brillante qu’un autre, mais pas plus cancre qu’un universitaire.

Tout ça pour dire que j’ai récemment pris conscience de toute la pression sociale entourant les études universitaires. Et j’ai décidé de l’ignorer superbement. Oui, je réussi bien à l’école. Oui, je pourrais entrer dans un programme contingenté. Mais à quoi bon si c’est pour m’y morfondre? J’ai pris le pari de poursuivre mes rêves et d’entamer d’autres projets. C’est moins conventionnel que l’université, j’en conviens, mais je serai heureuse d’avoir fait un choix qui me convient. Je suis ce genre de folle, celle qui adore faire des pieds-de-nez aux pressions sociales.

Formation professionnelle, études techniques, baccalauréat… Quel que soit ton choix, assure-toi qu’il vienne de toi et de toi uniquement. Un diplôme ne remplacera jamais une personnalité charismatique, des connaissances de culture générale ou un geste de bonté spontané. Toi aussi, tu peux être ce genre de folle.