Équilibrée

Après la pluie le beau temps qu’ils disent ? Pis après le beau temps, de retour la pluie et puis de retour le beau temps, mais à nouveau des nuages ah et puis une percé de soleil.

 

Une météo aussi stable que celle du Québec.

Ça, c’est leur réalité.

Vivre avec quelqu’un présentant des symptômes de bipolarité c’est pas toujours facile.

 

Parfois je l’avoue on se sent triste pour eux.

On se sent mal de les voir souffrir, de tomber si bas pour remonter si haut, plus haut que les nuages, vers l’infini et plus loin encore !

Parce que c’est ça : l’infini n’est qu’un concept illusoire, les limites semblent trop loin pour être prises en compte tout est possible et rien ne peut les arrêter. Rien, seulement eux. Jusqu’à ce qu’eux même ne cessent d’y croire et que tout tombe aussi creux que creux.

 

Mon père nous a déjà confié se voir comme un funambule.

« D’un jour à l’autre le filet qui avait en dessous de mes pieds n’existe plus, c’est à ce moment-là que je panique, que j’ai peur de tomber pis que j’ai peur du vide ».

En parlant avec d’autres gens souffrant de cette maladie, on comprend mieux.

« Tu te sens invincible, pis à un moment donné tu retiens ton souffle parce que t’as peur. Tu te rends compte que tes rendu trop loin dans tes folies pour oser regarder en arrière ».

Puis au contraire quand ça va bien, ÇA VA BIEN ! Tu leur gueulerais à plein poumon à tous ceux qui osent se mettre sur ton chemin : « ARRÊTEZ D’ESSAYER DE PETER LE PARTY ! »

« Pourquoi ils essaient de me mettre des bâtons dans les roues ? Ils ne comprennent pas. »

« J’ai de l’énergie, j’ai des idées, j’ai envie de vivre et d’être spontané ! Il est où le problème ? »

Le problème il est là. Toujours too much.

Toujours trop intense.

Et ils n’aiment pas ça entendre ça.

 

–t’es donc bin intense ?

–je ne suis pas intense, juste de bonne humeur. (De bonne humeur et envie de dépenser toutes tes économies des dernières années pour un nouveau télescope vue sur kijiji ?)

Ça sonne drôle comme ça hein ? Mais pourtant ils souffrent.

On en souffre tous.

 

On a tous des échos de ce qui se passe entre leurs deux oreilles.

Avec les années, le quotidien avec mon père je vois ça comme un parc d’attractions, un genre de fête foraine.

Cette fête on y est tous. Ses enfants, sa famille, ses collègues, tout le monde, mais à différent degré.

Et quand ça part, attachez-vous bien !

Parfois il est relax, on est comme dans le carrousel et puis un coup de vent et on embarque dans la montagne russe. C’est malgré nous et c’est frustrant parce qu’on s’y retrouve sans avertissement.

 

On s’accroche.

On n’a pas le choix de s’accrocher parce qu’on l’aime et on ne veut pas qu’il affronte la descente tout seul.

La descente parlons-en ! Contrairement à la montée, ça ne monte pas aussi lentement. C’est pas mal moins drôle aussi. Rendu en haut, au dernier clic mécanique de la structure on se rend compte que ce ne sera pas une descente sécurisée comme au parc d’attractions, on réalise que le bas on le voit pas, notre siège est soudainement moins stable et puis on file sans avoir le temps de prendre un dernier souffle. Accroche-toi, fais juste t’accrocher.

 

Pourtant, je ne trouve pas que c’est le moment le plus difficile… Pour moi ce moment-là est un peu un soulagement, c’est là que le dialogue devient possible.

Avec le temps on devient plus attentifs aux signes.

Avant une grande montée on le sent, on le sait ça s’en vient. On se prépare du mieux qu’on peut, mais on dirait qu’on est jamais assez préparés.

On le sait que ça s’en vient, il commence à parler parler et parler. Ses lèvres sont plus volubiles ses pensées plus rapides que tout ce qui peut se passer dans une tête. On tente de suivre du mieux qu’on peut, mais y’a pas de manuel pour nous guider, malheureusement.

 

J’ai maintenant 21 ans.

J’ai pris conscience de la maladie de mon père il y a seulement que quelques années. Avant, je pensais que c’était normal d’avoir un cochon vietnamien pendant 2 mois, de s’acheter 3 vélos (quand on n’a jamais fait de vélo) ou de changer d’emploi aussi souvent… Je pensais que tout était normal et que mon père était simplement spontané.

Je me rends compte que mon père souffre tout simplement.

Un matin, cette semaine, j’ai reçu un texto provenant de ma mère :

« Ton père a demandé de voir un médecin. »

Ça aura pris quelques années, quelques écorchures, des cris, des larmes pour en arriver à cette décision.

Une étape qui mettras fin à ta souffrance, et à la nôtre aussi.

 

Bonne chance papa.

 

Source de l’image: Weheartit.com

«Un matin, je n’en
pouvais plus. Je la voyais fondre sous mes yeux. Je devais faire quelque chose. Je l’ai
brusquée, plusieurs fois, j’imagine, mais ça a fonctionné. Elle l’a avouée.

Ça n’arrive pas à tout le monde, heureusement, mais plusieurs passent proche. Tu penses
que ça ne t’arrivera jamais. Penses-tu que c’est une bonne chose? Sur le moment, le long
moment, oui. Il est là le problème. Au début, ça ne parait pas puisque ça prend du temps.
Ça prend du temps avant que les gens le remarquent et qu’ils se posent des questions,
qu’ils te posent des questions. Au début, tout se passe dans ta tête et tu ressens comme
une satisfaction. N’est-ce pas?
Elle a eu de la difficulté à l’accepter. Ça l’a vraiment été difficile. Un matin, je n’en
pouvais plus. Je la voyais fondre sous mes yeux. Je devais faire quelque chose. Je l’ai
brusquée, plusieurs fois, j’imagine, mais ça a fonctionné. Elle l’a avouée. Elle m’a
avouée, en détresse qu’elle voulait s’en sortir. Elle savait qu’elle était rendue à un point
où elle avait besoin d’aide. Nous sommes allés voir l’infirmière, ensemble. Ensemble plus
que jamais.


Elle m’a tout dit. Le déjeuner, rien. Le dîner consistait à être une pomme. Le souper elle
mangeait une plus petite portion, mais elle mangeait puisqu’elle ne voulait pas mettre en
doute ses proches. Elle voulait continuer à être sur son petit nuage et ne manger que le
strict minimum, tu vois? Elle m’a dit que c’était la raison pourquoi elle se mettait autant
de pression à l’école et dans les sports. Effectivement, elle s’était inscrite dans environ 3
équipes sportives pour perdre du poids. Elle voulait être la plus parfaite possible et
 donner son maximum pour tenter d’atteindre l’idéal, son idéal. Elle m’expliquait
que c’était comme si quelqu’un d’autre était dans sa tête pour la dicter, comme un
démon. Les crises d’anxiétés, les sauts d’humeur, les obsessions de la balance, les
calories, les quantités, le fast-food, le stress, la pression, la peur…
Elle a fini par en parler à ses parents qui l’ont amené à l’hôpital. Elle a été suivie par un
psychologue, un médecin, un psychiatre et une nutritionniste. Elle a été prise en charge.
Le soulagement pour ses proches, mais la détresse pour elle. Il fallait y aller, une chose à
la fois. Une journée à la fois. Il fallait du temps. C’est difficile et long avant de reprendre
un mode de vie sain. Il fallait être patient et essayer de comprendre, même si ce n’est pas
toujours facile. Elle devait augmenter ses portions tranquillement pas vite. Elle avait des
rendez-vous, souvent. J’ai été là, tout au long du processus. Et vous savez quoi? Ça fait
maintenant deux ans, presque trois, et elle s’en est si bien sortie. Elle rayonne.C’est difficile avoir une bonne estime de soi. Il faut apprendre à s’apprécier, à se
valoriser et à être fière de sa personne. Et elle a réussi, en majeure partie. Tu réussiras.
Il suffit d’avoir la volonté et d’aller chercher l’aide qu’il faut. Ce n’est pas facile, je te
l’avoue. Par contre, je te promets que c’est le plus beau cadeau que tu t’offriras. La joie
t’ira à merveille.Crédit photo : weheartit

 – avec Yeliz Kayacan.

En cette fin de session d’automne, j’étais surchargé de travaux et d’examens. Mais, j’ai quand même réussi à combiner Noël à mon « rush » de fin de session. 

 

Comme chaque année, ma mère m’achète un calendrier de l’avent au chocolat. Exception : j’en ai deux cette année, faute d’en avoir acheté un de trop. Rendu à la mi-décembre, entre deux travaux de session, je mange deux chocolats, parfois le double, en raison de l’heure tardive à laquelle je les mange (entre minuit et une heure du matin). Je savoure ce moment de pure gastronomie — Ah ! Que c’est bon les chocolats de Noël —, alors que je compte le nombre de fondants restant avant la plus belle fête de l’année : rien de mieux que de savourer sa venue, chez moi, et en même temps, combler ma fringale de nuit.

 

Le cégep : une vie animée par Noël

 

La session avance et j’entends de plus en plus Noël. Alors que j’étudie pour mon examen théorique final de philosophie, dans un coin de la bibliothèque, j’entends soudain Ariana Grande chanter le refrain final de « Santa Tell Me », qui tonitruait à travers les écouteurs d’une étudiante, trop occupée à visionner le vidéoclip de la chanteuse populaire qu’à travailler sur ses travaux. À ce moment, moi et une autre fille assise derrière moi, on a délaissé pendant quelques secondes nos travaux ; on s’est lancé un rire en coin. Rire parce que pour Noël la musique était trop forte, certes. Mais rire parce qu’on ressentait la magie des Fêtes à travers cette chanson un peu trop rythmée à notre tempo d’étude.

 

Et puis quand je n’étudie pas pour un examen, je marche d’un pas léger, longeant les kiosques du marché de Noël du cégep et j’étudie chaque sourire sur le visage des artisans, jeunes et moins jeunes, lorsque je viens jeter un coup d’œil à leur art. Un sourire qui laisse, malheureusement, transparaître que Noël est davantage une fête commerciale que d’amour et de partage. Ce n’est pas gratuit, Noël, mais j’arbore quand même un sourire rempli de bonté à ces artisans. En remerciement à Noël qui crée la diversité de mon cégep, en cette fête savoureuse, musicale et d’amour.

 

Source de l’image : Weheartit.com

Cultiver son bonheur

À quand, le bonheur ? 

Je ne sais pas pour toi, mais moi, depuis que je suis toute petite, je reporte mon bonheur à plus tard.

À 7 ans, je me disais « Ce n’est pas grave si tu n’as pas le temps de jouer avec tes barbie parce que tu t’occupes de ta sœur : tu seras heureuse quand t’auras pleins d’amis au secondaire ! ». Quand je suis entrée au secondaire, je me disais « hey, arrête de t’en faire avec ton petit bonheur : tu seras heureuse quand tu perdras 15 livres, pas avant ». À 16 ans, je me disais « arrête de capoter parce que tu penses que t’es pas heureuse : fais tes devoirs, et tu seras enfin heureuse quand tu seras une vraie femme d’affaires avec plein d’argent ».

Et maintenant, je me dis que ça suffit : c’est le temps de mettre les choses au clair une fois pour toutes, pour moi et pour tous les autres qui subissent ce foutu lavage de cerveau encore et encore. Cessons ces utopies idéalistes : le parfait moment pour commencer à être heureux, ça n’existe pas, arrête de chercher.

Ce n’est pas parce que tu es célibataire que tu dois te dire qu’un jour, quand ton prince charmant viendra, tu pourras être enfin heureuse. Voyons-donc, les femmes ont parcouru bien trop de chemin, souvent les plus sinueux, pour laisser ton bonheur entre les mains d’un simple gars ! Ce n’est pas parce que tu te trouves trop grosse ou trop maigre que tu dois te dire que quand t’auras atteint le poids idéal, tu seras enfin heureuse. Franchement, voir que tu n’es pas belle si tu n’es pas le sosie de Kim Kardashian !

Arrête de placer ton bonheur entre les mains des autres ou des attentes de la société. Il est bien trop précieux pour ça. Honnêtement, laisserais-tu quelqu’un d’autre porter le bijou que ta grand-mère t’a légué ? Confierais-tu ton petit cousin à des inconnus dans la rue ? C’est la même chose pour ton bonheur : il t’appartient à toi, et à toi seule.

Personne ne peut te l’arracher, personne n’a le pouvoir de le faire mourir. Sauf qu’il serait maintenant le temps que tu en prennes soin, de ton bonheur. Que tu le nourrisses, que tu l’arroses pour qu’il prenne racine au plus profond de ton cœur. Et dès que tu feras le premier pas, tu verras, ton bonheur, tu vas le sentir naître en toi. Tu vas le sentir briller, mettre de la couleur dans ta vie. C’est trop beau pour que tu ne tentes pas ta chance. Moi, j’ai osé le faire.

Et sais-tu quoi ? Je suis maintenant heureuse. Même si je ne suis pas la plus intelligente, fine, belle, riche, name it, je suis heureuse. Et sais-tu ce qui est le plus beau dans tout ça ? Il n’est jamais trop tard pour commencer.

Source photo : https://pxhere.com/en/photo/1379511   

 

Je me souviens. Tu étais mon ami. Mon amour. Ma vie. J’aimais prendre des selfies avec toi. J’aimais te caresser. J’aimais la vie avec toi.

Avec l’école, je n’avais pas toujours la force de croire en la liberté. Ma liberté. Mais ton énergie, cette joie de vivre, m’incitait toujours davantage à y croire pour qu’un jour, je puisse vivre, comme toi, cette liberté qui t’a toujours habité.

Or, du jour au lendemain, tout a changé.

Ta joie de vivre avait disparu. Je ne reconnaissais plus mon frère. Tu n’avais plus d’énergie, je n’avais plus d’énergie. Plus d’énergie pour croire que tu étais mon ami, mon amour et ma vie, car la Terre avait cessé de tourner, cette semaine-là.

Il n’y avait plus de vie.

Les jours se sont enchaînés, lentement, sans que ton état ne s’améliore. Maman est donc allée te porter à l’hôpital.

J’avais une peur immense de te perdre. Mon instinct m’affolait face à cette idée qui me paraissait si illusoire. J’aurais préféré pas cette semaine, pas cette année, pas encore.

Quelques jours plus tard, l’hôpital a appelé. Maman était ébranlée, j’étais ébranlé. Je sentais des sanglots, à travers sa voix, tremblante d’appréhension et de peur. Je sentais aussi des sanglots qui se répandaient en moi… car je m’attendais au pire.

« On ira le voir une dernière fois à l’hôpital », a-t-elle lâchée en raccrochant, telle une bombe qui avait explosé.

Notre dernier moment 

Le lendemain, je t’ai vu pour la dernière fois. Mais je ne sais pas si toi, tu m’as vu. Je ne sais pas si tu m’as reconnu, en fait, car ton regard ne laissait présager aucune lueur de vie. J’ai tout de même caresser ton corps chétif pour une dernière fois, avec toute l’énergie et toute la joie de vivre qui me restaient.

Après que tu aies tiré ta révérence, j’ai fixé ton regard, encore si loyal après une mort si soudaine. À travers ce regard, tu avais toujours ta joie de vivre qui m’était contagieuse.

Par contre, plus je sanglotais ton nom, et plus je disais adieu à ma liberté.

Rhubarbe, mon chien, je t’aime.

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Il n’a pas fait beau aujourd’hui, notre poisson rouge est mort, notre note d’examen de mathématiques est catastrophique ou encore, on a perdu notre crayon préféré. Tout ça, aussi bête que ça puisse paraître, peut altérer notre bonne humeur. C’est lorsque ça arrive qu’on se demande : qu’est-ce qu’on pourrait bien faire pour feeler mieux ?

Nous avons tous et chacun notre « solution miracle » pour nous sentir mieux lorsque nous allons moins bien, ou seulement lorsque nous avons passé une moins bonne journée. Il te suffit simplement de trouver ce qui fonctionne pour TOI, ce que TOI, tu as besoin. Pour certains c’est une soirée pop-corn avec un bon film et pour d’autres, c’est de se dépasser par le sport, etc.

Pour moi, c’est la combinaison de musique et de dessin. Évidemment, ce qui fonctionne pour moi ne fonctionne pas nécessairement pour toi. Voici donc 10 idées de choses à faire pour aller mieux lorsqu’on se sent morose :

1. Aller marcher: un peu d’air frais n’a jamais fait de mal à personne ! Ça aide à oxygéner le cerveau et, en même temps, à te changer les idées.

2. Écouter un film comique : comme on dit si bien, y’a rien de mieux que de rire un bon coup pour se remettre « sur le piton » !

3. Manger des cochonneries : on dira ce qu’on voudra, mais un Big Mac chez Mcdo est parfois la solution à tous et une source de bonheur assurée. Acheter ses bonbons préférés ou son repas préféré, ça fait « la job » aussi. Tu peux même aller jusqu’à manger ta crème glacée à même le pot. Eh oui, tu peux.

4. Aller courir : le sport est gratifiant pour le corps et l’esprit. En plus, avec de la musique à fond dans les oreilles sous un beau ciel ensoleillé, ça rend le tout bien agréable, non ?

5. Relire ton livre préféré : quoi de mieux que de replonger dans l’histoire trépidante de nos personnages favoris ? Rien, vous me direz.

6. Voir des amis : parfois nous avons seulement besoin d’être entouré des gens qu’on apprécie, nos amis, pour se sentir franchement mieux.

7. Commencer une liste de choses à réaliser : pourquoi pas se fixer de nouveaux objectifs à atteindre ou de souhaits à réaliser ? De cette façon, vous avez maintenant de nouveaux buts à atteindre et à nouveau de la motivation !

8. Prendre un bain : après une grosse journée mouvementée, il suffit parfois juste d’un moment relaxant, seul, avec nous-même.

9. Écouter de la musique : triste ou joyeuse à toi de décider le type qui convient parfaitement avec ton mood.

La dernière et non la moindre 

10. Netflix & pyjama : c’est le meilleur moment pour commencer une nouvelle série qui occupera le quotidien de tes prochaines semaines.

Dix suggestions bien simples, mais qui peuvent être très utiles au quotidien ! Tu es maintenant (je l’espère) prêt pour ta prochaine journée pourrie !

Source photo : pexels.com

Ce qui est le fun dans une nouvelle relation c’est justement, la nouvelle relation. On recommence tout à zéro, on découvre l’autre et on fait des activités différentes de celle qu’on faisait avec notre ex. Le seul bout moins trippant est, selon moi, rencontrer la nouvelle belle-famille.

Le premier vrai souper dans la famille de ton chum qui te stresse À MORT. Tu voudrais être belle, gentille, sociable, serviable, bref, tout mieux que son ex à lui. Tu mets ton kit de linge le plus téteux pour avoir l’air intelligente et tu diminues considérablement le nombre de mauvais mots dont tu fais l’utilisation pas mal tous les jours. Ça l’air rough dit comme ça, mais avouons-le, on fait toutes ça.

Donc là, il te présente et tu te forces de sourire (au point où les babines te shake, tu vois le genre) en donnant des becs à au moins une dizaine de personnes que tu ne connais pas, pour l’instant. En attendant le souper, les hommes jasent de politique, les femmes de cuisine et toi, tu te demandes à qui parler et tu regardes désespérément ton copain pour qu’il comprenne ta détresse, mais… non. Alors tu restes dans ta chaise placée à cheval entre Ricardo et Philippe Couillard et tu voudrais juste être transparente. Ce n’est pas que tu ne veux pas être là, au contraire, mais être moins visible, ce serait bien.

Pendant qu’on mange, tu as le droit à des questions comme : « Tu étudies en quoi ? » ou « Tes parents font quoi dans la vie ? », bref, des réponses que tu répèteras probablement quatre ou cinq fois dans la soirée. Je ne sais pas si c’est dans toutes les familles, mais il y a toujours un oncle qui te fais des blagues et qui te malaise jusqu’à la fin pour être certain de t’avoir montré le côté fou de la famille. Gênant, mais attachant comme personne.

Puis après tous ces malaises, ses discussions et ses débats familiaux, il est venu le temps de partir… encore des becs. Tu dis au revoir à des gens que tu n’as même pas salués en entrant. Ton chum est content, tu as bien mangé, tu as fait une bonne première impression : quoi de mieux. En plus, la glace est brisée et tu as rencontré des gens super gentils (je te le souhaite). J’aimerais bien te donner un conseil pour éviter cette première rencontre étrange, mais il n’y en a pas. Tu dois passer par là pour commencer une belle et longue histoire d’amour avec ton chum… et avec ta belle-famille !

Oui, je suis une personne extrêmement stressée à l’approche de toutes les situations particulières que la vie m’amène. Depuis plus de 12 ans maintenant que je pratique le patinage de vitesse et des courses, j’en ai faites. Pourtant, à chaque nouvelle compétition, une tension et une anxiété sans précédent s’installent la journée avant l’événement. Comment réagir face à ce stress intense ? Y a-t-il des façons de contrer ou de passer par-dessus celui-ci ? Ou même, ce stress est-il nuisible ou utile ? Voici ce que j’en pense.

Comment réagir ?

Il n’y a pas de solutions miracles lorsque nous sommes confrontés à une situation stressante et personne ne réagit de la même façon. Je suis plutôt désagréable à l’approche d’une compétition (parlez-en à mes parents), je ne tiens plus en place et me coller un sourire dans le visage est toute une étape. Le but est de garder son calme et de ne pas trop anticiper ce qui pourrait arriver. Selon mon expérience, mes meilleures courses ont été lorsque je n’avais aucune attente, lorsque je croyais impossible de surpasser la qualité des autres patineuses ou que je doutais de ma condition physique. Le plus difficile dans une compétition ou un tournoi est d’avoir le temps de penser aux autres concurrents. Ils nous semblent toujours meilleurs que nous et un manque de confiance en soi nuisible s’installe de ce fait. Il faut donc garder l’accent sur ce que NOUS sommes en mesure d’accomplir et non sur les autres.

Des trucs ?

On m’a souvent conseillé la visualisation avant d’entrer sur la glace. Cela n’a jamais vraiment fonctionné pour moi, car il est impossible de prévoir ce qui peut arriver pendant la course. Si j’ai un plan déjà déterminé et que quelqu’un détruit le plan, je me retrouve sans ressource et le temps de réfléchir à une solution, il est déjà trop tard. Personnellement, je dois avoir la tête vide et patiner selon le moment présent. Pour ce faire, avant chaque course, je jase et ris avec les autres et, souvent, j’écoute de la musique entrainante. De grandes respirations peuvent également aider les athlètes à vaincre un stress trop intense.

Bon ou mauvais, le stress ?

Il faut savoir qu’il existe deux types de stress, soit le stress positif et le stress négatif. Le sportif peut voir le stress lui procurer de l’énergie comme un moteur ou au contraire, celui-ci peut lui nuire complètement. Cela dépend de la gestion que la personne fait du stress. Il est important de comprendre et de voir ce mauvais stress arriver. Le rythme cardiaque qui s’accélère, le manque de confiance, l’arrivée de pensées négatives ou les jambes molles sont des exemples de manifestations de stress nuisible pour la plupart. Lorsque l’on sent ces « symptômes », il vaut mieux s’arrêter et respirer pour retrouver nos esprits. Bref, foncez et tentez de rester calme, ce n’est qu’une compétition après tout, votre vie n’est pas en jeu !

Arrivé à la fin de session, on ne sait parfois plus où donner de la tête. Entre deux gorgées de café et trois travaux d’équipe, on est souvent à la course. Avec tout ce brou-ha-ha de notre sprint d’avant l’été, il faut savoir dire stop et se recentrer. Voici quelques pistes pour vous aider à vous relaxer, vous réorganiser et finir du bon pied sans trop d’écorchures.

Premièrement, il faut dire stop.

Quand tout devient pêle-mêle et qu’on ne sait plus où donner de la tête tellement la montagne de devoirs semble insurmontable, il faut mettre un frein. On commence d’abord par s’asseoir, prendre deux bonnes respirations et puis se calmer un peu. D’abord on pense à une chose à la fois. Il est plus qu’inutile de feuilleter les pages de son agenda pour accumuler les dates d’examens et de remises de travaux, cela ne fait qu’augmenter le stress. On commence par regarder la journée ou la semaine qui est en cours. On se fait une liste de ce que nous avons à accomplir, puis on divise. Si, par exemple, vous avez une heure devant vous, ne faites qu’une partie de votre liste tout en étant raisonnable sur ce que vous pouvez faire pendant le temps qui vous est alloué.

Deuxièmement, prévoyez.

En regardant votre agenda, trouvez-vous des moments où vous pourrez avancer votre étude. (Des périodes d’études) De cette façon, vous ne serez pas pris au dépourvu par le manque de temps. (Le plus difficile dans cette étape, c’est de suivre les périodes que l’on s’était préalablement fixées) Cependant, cela peut être véritablement bénéfique lorsqu’on le fait.

Troisièmement, encouragez-vous !

Quoi de mieux que de se motiver en faisant des devoirs en bonne compagnie ? Invitez vos amis à venir partager une session d’étude. Pour agrémenter celle-ci, pourquoi ne pas se rendre dans un endroit agréable, comme un café, ou aller déguster un bon dessert qui saura vous donner de l’énergie pour finir vos travaux? Vous pouvez encore vous motiver en vous accordant une petite récompense lorsque tous vos travaux sont terminés. Choisissez quelque chose qui vous fait du bien et accordez-vous un peu de repos bien mérité.

Bref, comme quoi la fin de session n’est pas obligée d’être stressante et oppressante. Il s’agit seulement d’un peu d’organisation et de se redonner un peu de motivation. L’été est à nos portes et vous aurez bientôt amplement de temps pour écouter vos séries préférées sur Netflix, Il ne faut surtout pas lâcher!