Équilibrée

Tu te lève à 9h00 pour enfiler tes plus beaux vêtements. Tu as donné rendez-vous vous à ton amie que tu n’as pas vu depuis des mois. Au planning, l’achat du nouveau collier chòker et du foulard carotté de la saison, un rendez-vous pour tes ongles et pourquoi pas une bonne bouffe avec ça. Au total : 141$.

Nous vivons dans un monde à la chaîne. Il suffit d’une personne qui décide, qui réagit, ou qui fait quoi que ce soit, et on suit ce mouvement. Ce n’est pas toujours le cas, il ne faudrait pas non plus généraliser la chose. On pourrait notamment nommer la mode comme exemple. La société a des modes : la mode des consommations comme la cigarette, les tendances vestimentaires, comme la mode des friperies, ou même pour les expressions orales avec des “cassés” ou des “ dans les dents” qui, disons le, ont passés leurs moments de gloire. Il y a de bonnes modes comme des mauvaises. Ma question du jour est : est-ce que nous nous questionnons sur l’impact de ces modes avant de suivre la vague ?

Depuis que nous sommes jeunes, nos parents nous répètent l’expression : s’il/elle se jette en bas d’un pont, vas-tu le faire aussi ? Depuis ce jour, nous restons sur nos gardes. Par contre, si la majorité de la société saute, il doit bien y avoir une bonne raison. Eh bien peut-être que oui, mais peut-être aussi que non. Ce que je veux amener dans cet article n’est pas la grande révolution, ou même la grande peur de la société dans laquelle nous vivons, je veux seulement que ce soir, la tête sur votre oreiller, vous preniez trois secondes pour vous questionner à savoir si nous sommes conscients des impacts de nos choix.

Ton rendez-vous chez l’esthéticienne pour le traitement laser ; as-tu réfléchi aux conséquences encore inconnues de ce traitement dans 30 ans? Je ne dis pas de devenir paranoïaque, mais juste conscient. Notre société est bien belle mais l’économie passe avant notre santé et l’environnement. C’est notre responsabilité à nous, les consommateurs, de se poser des questions.  

Ce que la société ne fera pas pour nous.

La bouteille se repose doucement sur le bureau. J’ai de la misère à décrocher ma main de sur l’étiquette de vin bon marché. Un goût un peu trop acide, un genre de vinaigre qui tord juste assez les tripes. Ça doit faire au moins trois jours que j’ai pas souri.
J’ai vu des gens, je suis sorti de chez moi, ma bouche a fait des grimaces vers le haut, mais j’ai pas vraiment souri à personne. Fallait sortir, fallait lâcher ma bouteille de vin dégueulasse et aller boire de la bière dégueulasse dans un bar, entouré de gens, grimacer. Aujourd’hui je suis pas sorti de ma chambre, sauf pour aller pisser quelques fois.
Je regarde ma bouteille, assise à côté de mon ordi. J’ai perdu une petite poignée de change pour l’acheter à l’épicerie hier matin. Je lui souris pas à elle non plus. Le soleil commence à se coucher dehors, y’a des belles teintes orangées sur les feuilles, je vois tout ça au travers des portes vitrées. Je me demande ça goûte quoi dehors. Je veux dire, l’air. Il goûte comment l’air dehors, aujourd’hui? J’essaie d’imaginer, mais je réussis pas vraiment. C’est normal.
La bouteille remonte vers ma bouche, je suce quelques gorgées. Il est vraiment dégueulasse, ce vin… C’est parfait. Être seul à rien faire durant des heures. Ça fait du bien. Je suis un petit souffle inoffensif, peut-être inexistant… QUI SAIT? J’aime bien prendre la chance de pas exister. Après, quand on me dit que oui, je suis un peu soulagé.

Mais hier je suis allé au bar. Une place qui s’appelle Frog & Bull, sur Cours d’Alsace-et-Lorraine. Beaucoup de gens, mais j’étais toujours pas certain d’être un petit souffle. Je pouvais pas être certain de toujours souffler contre le vent. Je pouvais même plus le sentir. Le vent. Il est passé où??? TABARNAK SORTEZ-MOI D’ICITTE!!!
Moi et des gens, on est sortis du Frog & Bull et on est allés s’asseoir dehors sur des marches de pierres. J’ai demandé une cigarette à Emma, elle me l’a roulée, j’ai dit merci. Je me suis mis à la fumer, j’ai senti l’effet dans tout mon corps. Je suis pas un fumeur. Je regardais presque tout le temps en l’air, pour voir la fumée qui sortait de ma bouche. C’est bon, y’avait un petit souffle.
Et là mon téléphone s’est mis à vibrer sur ma cuisse. J’ai répondu, toujours assis sur la pierre froide. «Allo…
– Salut mon poussin!
– Ah, salut maman. Tu vas bien?
– Je viens de sortir de l’avion, moi et Claude on s’est loué un petit hôtel à Montréal.»
J’étais heureux d’entendre sa voix. Elle avait l’air bien, alors ça m’a presque fait sourire pour vrai. «D’accord. Content que tu sois bien arrivée.
– J’entends des gens rire derrière toi, t’es où?
– Je suis à une fête. Hey, je fume une cigarette. C’est bizarre, depuis que je suis ici je fume quand je bois avec des gens. Mais t’en fais pas pour moi…
– … ok, il faut que je te laisse, au revoir mon beau garçon!..»
Je me suis mis à chercher mes mots. Mes yeux faisaient les fous autour de moi. Des tremblements de ma bouche, et les dents comme des porcelaines échappées par terre. «Bye maman, je t’aime…»
Elle avait déjà raccroché. Je me suis levé avec mon petit reste de cigarette, j’ai marché vers le tram B avec les autres. Je me suis rendu compte que j’avais laissé mon manteau au bar, mais j’avais pas vraiment froid. J’irai le récupérer un jour où je me sentirai courageux. Pas aujourd’hui.
Les autres sont partis de leur bord, moi je me suis assis dans le tram. Ma tête s’est collée sur la vitre et j’ai senti une goutte qui coulait sur ma joue. Maman, dis-moi que je suis pas juste une autre merde dans ce monde merdique. Maman dis-moi que je vaux quelque chose. Maman dis-moi que tu me vois quand j’appelle à l’aide. Maman! MAMAN DIS-MOI QUE TU M’AIMES AU MOINS UN PEU!.. MAMAN! MAMAN SOUFFLE SUR MES PETITES LARMES DE RIEN DU TOUT!.. LAISSE TOUT TOMBER VIENS ME VOIR PREND MOI DANS TES GRANDS BRAS D’INFINI PREND MA TÊTE DANS TES MAINS FAIS-MOI TOURNER JUSQU’À ENTRER EN PLEIN DANS TON CŒUR DANS LA PREUVE DE TOI ET MOI!!! Une autre goutte a glissé sur mon visage. Puis une autre. Je sentais mon visage qui voulait imploser au centre de mon crâne.

La bouteille remonte vers ma bouche, je prends quelques gorgées. Mes mains tremblent, j’ai du mal à écrire sur mon petit clavier. Maintenant il fait presque tout à fait noir dehors. J’ai pas le moral. Je souris toujours pas. Je suis un peu fatigué d’avoir les joues mouillées et de boire du vin dégueulasse.

J’aime les pâtes, j’aime la pizza, j’aime le pain, j’aime le riz, j’aime les pâtisseries et les patates. Bref, j’ai des grosses «foufounes». L’an dernier, quelques semaines avant mon bal, je me suis embarquée dans une drôle d’aventure que ma mère avait amorcée quelques semaines plutôt : un régime sans glucide. J’ai dû rompre avec tous mes plats favoris.

Ça a été les deux semaines les plus pénibles de ma vie ! Chez moi, on mange bien. Des fruits ou des légumes à tous les repas, des portions normales, pas trop de gras etc. Le problème, c’est les glucides. Ils sont partout, nous sommes envahis.

En bio de 3, j’ai appris que les glucides étaient notre principale source d’énergie, mais qu’ils n’étaient pas essentiels puisque notre corps pouvait les produire avec d’autres nutriments. Il faut toutefois faire la différence entre les bons et les mauvais glucides. Les bons glucides se retrouvent dans les fruits, les légumes, certaines céréales entières, etc. Par contre, les bonbons, le blé, les patates et les pâtisseries sont de mauvais glucides. J’ai aussi appris qu’il fallait conserver certains bons glucides et en supprimer d’autres. En les évinçant de mon alimentation, je me suis demandée où est-ce que j’allais bien pouvoir reprendre toute cette énergie : les protéines, les fruits et les légumes, mon amie !

Le plus difficile a été de varier mon menu. Essayez d’imaginer votre vie sans pâtes ni pain, sans riz ni patates et même sans couscous ! Ça a été pénible de trouver des substituts pour mon couscous avec les saucisses, pour mon riz avec mes brochettes, pour mes «toast» au déjeuner et pour mon bagel au saumon au diner. Les salades diverses sont devenues mes meilleures amies, ainsi que Ricardo et Pinterest.

Cette année, j’ai décidé de le faire deux semaines encore juste avant l’été. Quelques livres en moins m’aide toujours à avoir un peu plus confiance en moi. Pour celles qui aimeraient se lancer ce défi, je vous laisse quelques-uns de mes plats faibles glucides ici.

Bon appétit !

Déjeuner Diner Souper Autres
yogourt grec, chia et fruits Salade avec thon/poulet ou oeufs Filet de sole/ tilapia/ pangasius/ morue et etc. Je crois que tu as compris le principe ! Humus maison aux tomates séchés/ aux olives/ aux piments grillés/ à l’ail rôti

 

smoothie (essaie avec du tofu dessert! ) Wrap de salade au thon et pommes/ aux avocats et aux légumes/ aux champignons et aux oignons caramélisés/ à la salade de poulet/ à la dinde ou aux oeufs N’importe quel plat de pâtes longues, sauf que tu remplaces les pâtes par de la courge spaghetti champignons farcis gratinés au four

Escargot à l’ail

 

2 oeufs, bacon (Eh oui !) Salade de légumineuses avec protéine de la veille Saumon mariné avec salade ou légumes cuits à la vapeur Asperge au four, légumes sautés ou fèves vapeur

 

Omelette au jambon Salade grecque avec protéine de la veille Tofu et sauté de légumes Ananas grillées au BBQ

 

Bol de fruit géant et chia Salade César au poulet Piment farci Jell-O sans sucre

 

Une fois de temps en temps, tu peux te gâter avec une toast au beurre de peanut, mais pas trop souvent 😉 Soupe maison (mais pas un potage, qui contient des patates! ) Shop suey aux légumes/poulet/tofu au sésame/aux épinard et au tofu ou au tofu barbecue

 

Guacamole !
Une omelette au jambon/aux légumes/champignons-fromage Courge poivrée farcie à la saucisse et au fromage

 

Pommes caramélisées 
Poitrine de poulet au pesto/ barbecue/tomates séchées et fromage ou épinard et ricota Tofu général Tao sur un lit de salade La crème fouetté, y’a pas de glucide là-dedans… Sors les fraises girl !

 

Cotelettes de porc aux pommes et fromage ou au citron Pizza sans glucide  je te le jure, va voir sur internet ! ) Gratin de courgette

Source : blong.moncoach.com

L’université : le summum de l’enseignement, la crème des étudiants, l’aboutissement gratifiant de longues années d’études… Et si je disais non à tout cela? Je serais folle, répondraient certains. Folle, je le suis donc.

Je suis peut-être folle de ne pas vouloir aller à l’université, mais je suis une folle heureuse. Le genre de folle qui sourit à pleines dents juste parce que sourire, ça rend de bonne humeur. Le genre de folle qui rêve d’aventures en terres étrangères. Le genre de folle qui s’intéresse à l’actualité internationale. Le genre de folle qui lit des romans de manière un peu compulsive. Le genre de folle qui adore débattre de tout et de rien. Bref, le genre de folle comme monsieur et madame Tout-le-monde, pas plus brillante qu’un autre, mais pas plus cancre qu’un universitaire.

Tout ça pour dire que j’ai récemment pris conscience de toute la pression sociale entourant les études universitaires. Et j’ai décidé de l’ignorer superbement. Oui, je réussi bien à l’école. Oui, je pourrais entrer dans un programme contingenté. Mais à quoi bon si c’est pour m’y morfondre? J’ai pris le pari de poursuivre mes rêves et d’entamer d’autres projets. C’est moins conventionnel que l’université, j’en conviens, mais je serai heureuse d’avoir fait un choix qui me convient. Je suis ce genre de folle, celle qui adore faire des pieds-de-nez aux pressions sociales.

Formation professionnelle, études techniques, baccalauréat… Quel que soit ton choix, assure-toi qu’il vienne de toi et de toi uniquement. Un diplôme ne remplacera jamais une personnalité charismatique, des connaissances de culture générale ou un geste de bonté spontané. Toi aussi, tu peux être ce genre de folle.

 

 

J’ai dit « sentiments » au pluriel, mais je parle plus de « sentiment » au singulier.

Le gros sentiment, t’sais. Celui qui te donne un frisson dans le dos jusqu’en arrière de la tête. Celui qui te fait regarder dans le vide et sourire. Celui qui te rappelle des souvenirs de la veille en plein après-midi.

S’ennuyer des sentiments, c’est dangereux. Faut être conscient qu’on s’ennuie des sentiments pour une bonne raison : ils sont rares. C’est pas en se jetant aux pieds du premier venu (ou deuxième, ou troisième) que ce sera les bons sentiments. Ou qu’ils seront réciproques. Ou qu’ils seront vrais. Les gros sentiments, c’est difficile à expliquer comment on fait pour les trouver. C’est souvent du hasard, sûrement. Même si j’crois pas à ces affaires-là.

Les grands sentiments, ils sont difficiles à trouver. C’est pour ça qu’ils ont une aussi grande valeur. Si on trouvait un billet de cent piasses à chaque coin de rue, être « riche » voudrait pas dire grand chose. On n’envierait pas autant les personnes fortunées parce qu’elles peuvent s’acheter des trucs qu’on ne peut se permettre, genre des meubles d’ailleurs que chez IKEA pis du champagne à tous les jours. Si j’étais riche, j’aurais une coupe de champagne chaque jour. À la place, on s’achète du mousseux dans les bars pis on se croit fancy. Si on trouvait des vingt piasses dans toutes nos poches de manteau, on n’envierait pas autant ces millionnaires. Parce qu’on serait facilement aussi riche qu’eux.

Ta fréquentation du moment qui refuse de se mettre en couple, c’est ta bouteille de mousseux. Tu te contentes au lieu de vouloir les vraies affaires. Même si t’aimes ça, tu sais que tu pourrais avoir mieux, avoir plus.

La personne qui t’envoie des messages textes seulement après minuit, c’est ton meuble IKEA. Tu sais que ça va faire l’affaire, mais, qu’éventuellement, tu vas devoir avoir mieux.

Les personnes bien fortunées, ils ont souvent travaillé fort pour avoir ce qu’ils ont. Quelques-uns parmi eux l’ont peut-être eu tout cuit dans l’bec, vous m’direz, mais ils sont plutôt rares ceux-là. Ceux qui savent vraiment la valeur de l’argent, ce sont ceux qui savent bien l’investir.

Je t’ai fait des comparaisons (de marde) pour que tu comprennes tout ce qui t’entoure. Pour qu’on arrête un peu de jeter notre argent par les fenêtres. Pis qu’on arrête de courir après des personnes qui n’en valent pas la peine.

Économise(-toi) un peu.

Tu fais du bien à ma vie. Je le sais, je te l’ai déjà dit. Souvent. Plusieurs fois de suite. Mais je pense qu’il faut que tu le saches. Que tu sois au courant. Tu fais du bien à ma vie.

Nos petits soupers du vendredi, ils m’aident à tenir la semaine en cette fin de session. Je le sais que ça va me faire du bien, me faire décompresser. Avant même de te retrouver, je le sais que je vais finir ma soirée en riant un peu trop fort, à en pleurer presque. Je le sais qu’on va encore se retrouver à l’épicerie à chercher ce qu’on peut bien se faire, mais sans rien vouloir acheter parce qu’on est des étudiants pauvres, tsé.

Je le sais qu’on va mettre de la musique et que, une fois de temps en temps, je vais me mettre à chanter parce que c’est ma chanson. Je le sais que je vais laisser toute la vaisselle dans ton évier en promettant que, un jour, je vais t’aider. Je le sais qu’on va s’asseoir, avec un petit verre de vino qui se videra un peu trop vite. Je le sais que la bouteille va y passer et qu’on va se décourager encore une fois.

Je le sais, et ça me fait du bien de le savoir. Maintenant, c’est à ton tour de savoir.

De savoir que je te dis merci. Que je te dis merci d’accepter ma folie. Que je te dis merci de passer toutes les rangées à l’épicerie pour au final prendre juste un sidekick. Que je te dis merci de me faire rire aux larmes, de me laisser parler de tout et de n’importe quoi (surtout de n’importe quoi), de m’encourager dans mes délires, de ne pas trop rire de moi et mon merveilleux talent au billard. Que je te dis merci de ne pas me juger, malgré tout ce que j’ai bien pu te confier.

Maintenant, tu le sais. Tu le sais, la place que tu as prise dans ma vie en aussi peu de temps. Tu le sais que je tiens à toi. Tu le sais à quel point nos fous rires me font du bien. Mais il y a une dernière chose qu’il faut que je te dise, une dernière chose qu’il faut que tu saches :

Moi et ma vie, on te dit merci.

Source photo : weheartit

Oui, vous avez bien lu. Comme la plupart des gens, vous  devez être confus et surpris qu’une jeune femme de 19 ans vous annonce qu’elle ne rêve pas de donner la vie.

Je sais depuis que je suis toute petite que les enfants ne m’attirent pas particulièrement. J’ai gardé, j’ai fait plusieurs activités en lien avec les plus petits, mais c’est difficile à expliquer… Je ne trouve pas le souhait d’avoir un ou une mini-moi.

Lorsque j’en parle, j’ai droit à des réactions du genre: « Tu es bien trop jeune pour prendre cette décision-là. », « Quand ce sont tes enfants, ce n’est pas pareil! », « C’est égoïste de ne pas vouloir donner la vie. »

Égoïste? Au contraire, ça fait longtemps que j’y réfléchi. Je me demande si on DOIT avoir des enfants pour faire plaisir et faire comme tout le monde.  Je ne pense pas être trop jeune pour y penser non plus. Il a quand même fallu qu’à 16 ans je choisisse ce que je voulais faire dans la vie. C’est une aussi grosse décision…

J’ai d’autres priorités présentement. J’en ai marre de voir des gens déclarer qu’ils ont hâte d’être à la retraite pour enfin « vivre » leur vie. Une fois retraités, ils auront travaillé plus de 40 ans. 40 ans avec une routine. Ça peut paraître égoïste, mais moi, j’ai envie de vivre et ce, avant 40 ans de travail acharné. J’ai envie de profiter de chaque jour de ma vie. Je veux poursuivre mes rêves les plus fous, visiter les plus beaux endroits.  Et surtout, je ne veux pas être une mère absente. Je suis une passionnée, une fille qui se donne à fond dans tous ses projets.

Combien de fois avez-vous entendu quelqu’un dire : « Je rêvais de ça quand j’étais petit, mais j’ai eu des enfants et j’ai dû abandonner » ?

Je ne veux pas être ce genre de personne.

Pourquoi faut-il, encore en 2016, avoir absolument des enfants, construire une famille? C’est le seul moyen d’être heureux, c’est ce que vous  me dites? Pourquoi juger quand une femme dit que les enfants ne l’intéressent pas particulièrement ?

Je ne me considère pas comme égoïste. Ce que je trouve égoïste, ce sont les parents qui n’offrent pas une bonne qualité de vie à leurs enfants, ou encore, des parents qui sont absents.

Finalement, ne vous en faites pas, je ne serai pas une femme à chats. Quoique…

PS: À tous ceux qui ont des enfants ou souhaitent en avoir, je vous respecte et je vous admire particulièrement.

Photo: theluxuryspot.com

Je vous ai remarqué il y a quelques jours. Vous vous promeniez en talons hauts avec une grâce dont je n’aurais pu que rêver! Vous portiez un legging noir et une robe. Ça vous allait bien. Vous vous promeniez, sourire aux lèvres dans ces allées pleines de gens et de produits à essayer, mais vous étiez là.

J’avoue avoir été surprise lorsque j’ai aperçu votre visage légèrement maquillé, affichant un sourire radieux. De dos, je voyais une femme, mais de face, c’était un visage d’homme qui me souriait. Un visage bienveillant et amical.

J’ai aussi vu tous ces regards, toutes ces personnes qui ne savaient pas comment réagir et tous ces gens qui évitaient de croiser vos yeux. J’ai même entendu des choses terribles à votre sujet. Je n’arrivais pas à croire que c’était encore possible en 2016 et j’étais triste pour vous.

Puis, vous m’avez dit bonjour, un bonjour solide et assumé qui m’a époustouflée. J’étais renversée de voir à quel point vous étiez sûr de vous. Malgré tout ce qu’on disait sur vous, vous étiez là, confiante, jolie et prête à affronter les regards!

Que vous aimiez vous habiller en femme, que vous soyez réellement une femme à l’intérieur de vous, ça n’a pas d’importance pour moi. Je vous ai trouvé belle parce que vous étiez confiante, parce que vous faisiez face au monde et parce que vous ne vous cachiez pas.

J’y repense et vous me rendez fière. C’est une leçon que vous propagez en vous montrant ainsi vêtu. Vous refusez de cacher ce que vous êtes réellement; une femme qui s’assume et qui n’a plus peur. Je voudrais que plus de personnes aient la force et le courage de s’afficher, rien que pour affaiblir le lourd poids du secret qui repose sur leurs épaules.

Je voulais simplement vous le dire et mentionner au passage que vous avez votre place, peu importe ce qu’on en dit.

Vous êtes une des couleurs de l’arc-en-ciel de la diversité et vous êtes très belle.

Photos: WeheartIt

 

Si on se connait bien, tu m’as certainement déjà vu esquiver les échelles et contourner les obstacles pour aller du même côté que la personne avec qui je marche. Comme bien d’autres personnes, je suis une superstitieuse assumée. Pourquoi? Personnellement, je vois ça comme une croyance. Certains croient à la religion, aux extraterrestres ou à la fée des dents.

Moi je crois au destin et à l’énergie que j’envoie. Tu n’es pas de bonne humeur? Il y a peu de chances qu’un évènement heureux survienne (toujours selon moi). Je crois plus particulièrement aux superstitions, aux genres de rituels. Avant chaque spectacle, il est important de ne pas mettre le soulier gauche avant le droit, de répéter tout bas les paroles de la chanson avant d’entrer en scène et de porter ma bague du bon côté. C’est complètement fou me diras-tu.

Je pense plutôt que c’est une façon de me sécuriser, de me donner confiance et satisfaction.

Bref, si t’es l’ami(e), le chum ou le voisin d’une fille superstitieuse, voici quelques croyances utilisées. À la suite de cet article, tu seras une personne tout de même informée sur le sujet et au nom de tous les superstitieux, nous te serions très reconnaissants si tu pouvais ne pas faire exprès pour qu’on casse un miroir.

#1 Le fameux et populaire miroir qui une fois cassé, procure 7 ans de malheur

#2 Le chiffre 13. Shame on you si tu aimes ce chiffre. Ce n’est pas pour rien s’il n’y a pas de salle 13 au cinéma, s’il n’y a pas de 13ième étage dans les hôtels et si il n’y a pas de 13ième rangée dans les avions.

#3 Croiser un chat noir est présage de malheur.

#4 N’ouvrez pas un parapluie à l’intérieur, il va pleuvoir.

#5 Je t’en prie, si tu vois une échelle ne passes pas en-dessous, contourne là!

#6 Ne joues pas avec les béquilles de quelqu’un d’autre, sinon c’est toi qui en auras besoin.

#7 Au moment ou tu commences la phrase : «ça ne m’est jamais arrivé de…» touche du bois automatiquement si tu ne veux pas que ça se produise réellement.

#8 Tu as renversé le sel? Ne te pose pas de question et jettes en une pincé derrière ton épaule (oui oui, même si t’es au resto dans une banquette et que le client voisin se demande ce qui vient de lui tomber sur la tête. #faitvécu)

#9 Au cas ou t’avais prévu de faire le ménage ce soir, ne passes pas le balais après 18h au risque de réveiller les mauvais esprits.

#10 Il est préférable de souhaiter bon anniversaire à la date convenue. Le souhaiter la veille, c’est comme souhaiter une année de malheur.

#11 Tu veux passer une bonne journée? Ne te lève pas du pied gauche.

#12 À table ne présente pas le pain à l’envers, c’est perçu comme un appel au diable (c’est intense je sais, je sais.)

#14 Aussi anodin que ça peut être, avoue que t’as déjà eu la frousse de ne pas souffler toutes les bougies sur ton gâteau?

#15 Échapper une fourchette par terre annonce la visite d’une femme, et échapper un couteau… oups! Je viens malheureusement de faire tomber le mien, un homme est supposé se pointer sous peu…