Équilibrée

Sous les yeux intrigués de mes colocs, j’ai cuisiné 7 jours de manière végétalienne et j’ai adoré ça!

La question qui tue : Deviendrais-tu végétalienne ?

La réponse qui tue : Malheureusement, non.

 

Cependant, ce n’est pas une option que j’exclus entièrement. Honnêtement, j’ai adoré chercher des recettes et avoir des discussions avec des gens qui me parlaient de leur propre expérience et du changement qu’ils ont apporté à leur alimentation.

 

Ce qui me fait dire que je ne serais pas prête à devenir exclusivement végétalienne, c’est le changement. J’ai trouvé difficile d’exclure certains aliments auxquelles j’étais habituée. J’adore le saumon ! Une semaine s’est écoulée et je rêve au Tartare de saumon que je me cuisinerai bientôt ! Par contre, je serais prête à diminuer ma consommation de produits provenant des animaux. À la lecture de différents articles, j’ai mieux compris la façon de penser de certaines personnes. C’est une mode de vie et non seulement une façon de s’alimenter. C’est tellement facile en plus de créer des substituts et de trouver son compte avec des recettes végétaliennes !

 

D’ailleurs vous avez peut-être vu passer quelques photos de mes repas ? À défaut de ne pas pouvoir tous vous inviter dans mon 4 et demi, je vous transmets ici même quelques-unes de mes recettes de la semaine !

 

Essayez-les elles sont délicieuses promis ! Bon appétit !

Tofu général tao à la Ricardo (image en haut de l’article) !

Aubergines improvisées

Bol mexicain juste du bon !

Tofu general tao à la Ricardo, la recette par ici:

https://www.ricardocuisine.com/recettes/5675-tofu-general-tao

 

Aubergines improvisées:

J’avais pris une recette de lasagne aux aubergines qui me semblait vraiment bien, par contre ma créativité a prit le contrôle ce soir là. J’ai eu envie d’innover! (ça m’arrive parfois, je suis rarement des recettes à la lettre)

Donc, j’ai coupé mon aubergine en rondelles mis celles-ci sur une plaque de cuisson avec un peu d’huile d’olive, sel et poivre et hop au four.

Entre temps j’ai fais une petite trempette improvisée avec un reste de houmous du commerce, du tofu soyeux, de l’ail, de la moutarde à l’ancienne et quelques épices.

Une fois les aubergines sorties du four, un peu de vinaigre balsamique et ma fameuse trempette de houmous et de retour au four un petit moment.
Une fois le tout terminé, quelques graines de citrouille et le tout est prêt.

Une petite salade en accompagnement et voilà!

 

Bol mexicain: Pour faire un bol mexicain

Encore une fois la créativité est votre meilleure amie. Pour ce genre de bol ce que j’aime c’est qu’on peut se laisser aller! J’aime bien regarder des photos sur pinterest pour m’inspirer. C’est un mélange de plein de bonnes choses et de saveurs.

Avocat

pois chiche

quinoa

maïs

tomates

épinards

Mettez ce que vous aimez, complétez le tout avec des oignons, des épices, des herbes comme de la coriandre. Rien de plus simple, rapide et succulent.

Sources images : Marie-Pier Lebrun

 

J’ai une boule à l’estomac. Un mélange de stress et d’énervement. Je me suis levée ce matin en n’étant pas différente, mais avec un petit sentiment différent : aujourd’hui et pour les 7 prochains jours : pas de produits animaux.

L’exercice en soi n’est pas un si gros changement pour moi, qui mange déjà à la base avec des tendances de végétalisme. Je ne mange pas de viande rouge depuis un bon bout de temps (sauf dans les fameuses tourtières de Noël) ou dans la réconfortante sauce à spaghetti de maman lors de mes visites à la maison. En général, je mange de façon variée et je n’ai aucune allergie.

Je suis légèrement stressée par le début de la semaine parce que je souhaite réellement réussir à me prouver que ce n’est pas si compliqué! J’y crois vraiment, avec un peu de préparation ça peut être simple!

Je dois vous avouer… j’ai un peu procrastiné à l’élaboration de mon menu. Il me manque peut-être un peu de préparation. Je n’ai toujours pas trouvé de fauxmage (fromage à base de cajou) et ça me fait un peu angoisser étant donné la lasagne de courge qui se trouve sur mon menu!

 

Première difficulté rencontrée, il n’est même pas 10:00 et je me rends compte qu’une lasagne juste aux courges c’est ordinaire un peu. On réglera le problème plus tard!

Deuxième ‘’obstacle’’ mes colocs me proposent un souper au thaï express ce soir! Bon, je dis un obstacle, ce n’est pas réellement un obstacle, mais je me rends compte que si j’avais à aller au restaurant je devrais me renseigner sur le menu avant de commander!
En plus qu’au Saguenay les restaurants végétaliens n’y’en a pas à tous les coins de rue!

 

Donc ce soir je cuisine mon propre sauté thaï au tofu!

Demain j’ai prévu : un cari aux lentilles

Mercredi : Bol de quinoa mexicain

Jeudi : sauté à l’aubergine

Vendredi : Boulette de végéburger fait avec haricots noirs!

Samedi : lasagne de courge

Et finalement dimanche : souper de bouchées accompagné de houmous maison et sauce au tofu et épinards

 

Je vous écris mes meilleures recettes de mon expérience dans un article la semaine prochaine! En attendant, vous pouvez suivre mon expérience sur notre compte instagram : lacerise_mag!

Source de l’image : Pixabay

L’amour et notre génération forment parfois un duo douteux et peu recommandable. Pourtant, qui ne veut pas essayer ce doux mélange empoisonné même en sachant cela ? Même en sachant qu’avoir une relation stable, honnête et sérieuse est devenu presque qu’un miracle de nos jours.

Je généralise évidemment, puisqu’il existe bel et bien, et surtout heureusement, de merveilleuses relations encore aujourd’hui. Ce n’est cependant pas d’eux dont je parlerai, car je vais plutôt vous partager la conclusion à laquelle j’en suis venue avec les relations amoureuses en 2018.

 

Notre génération qui utilise quotidiennement les sites de rencontres et les réseaux sociaux fait preuve d’une envie folle d’avoir une image impeccable d’elle-même. Notre vie privée en a pris un coup, le romantisme aussi. Il est maintenant si facile de savoir où est « Simon », il a fait quoi hier, mangé quoi tout à l’heure et avec qui il se tient présentement. On connait désormais quelqu’un à travers un écran, à travers un chaos d’images, de « stories » et de mentions « j’aime », tout cela pour se faire une idée d’une personne. Tout d’un coup, le plaisir et l’effort de vouloir connaitre les autres disparaissent. Nous n’avons plus à faire des pieds et des mains pour nous « vendre » en vrai, notre vie virtuelle le fait pour nous.

 

En ce qui concerne le romantisme, où est-il ?

Il se passe sur un site de rencontre ou entre deux chansons à ce bar pas loin de chez soi. Je parle ici d’échanges de regards et de danses collées. Parfois, c’est simplement des échanges de textos plus ou moins intimes avec quelqu’un qu’on a vu une seule fois ou simplement jamais en vrai. Les rendez-vous dans un café à parler de tout et de rien se sont transformés en un vulgaire film sur Netflix. La personne qui nous attire est tellement rendue accessible qu’on la tient pour acquise, laissant les efforts et les bonnes manières de côté. On est maintenant dans le romantisme d’un soir, dans le romantisme de l’instantané pour obtenir ce que l’on désire. On veut tout, tout de suite et maintenant. Une fois l’ayant obtenue, c’est beaucoup moins intéressant, beaucoup moins intéressant de s’ouvrir pour vrai.

Malheureusement, lorsqu’on s’ouvre à la personne convoitée cela nous joue parfois de mauvais tours. Il arrive assez souvent que l’on termine blessé. On finit par se refermer, on ravale nos émotions et on passe au suivant. Un de perdu et dix de retrouvés. Tinder en est la preuve, pas vraie ?

 

Quoi qu’il en soit, ne vous inquiétez pas, car je crois en l’amour. Je pense seulement que mon idéal est devenu une sorte de mythe où le héros joue aux abonnés absents. Je me rassure en me disant qu’on finit toujours par trouver chaussure à son pied. Il faut parfois seulement essayer plusieurs paires avant de trouver la bonne !

 

  1. N’ajoute pas ton « crush » sur Facebook, Instagram ou encore Snapchat. Va donc lui parler en vrai. Court pour rattraper cet inconnu en sortant de cette épicerie pour lui demander son nom et/ou son numéro. Tente la chance maintenant, aujourd’hui, et n’attend pas l’excuse de la St-Valentin
Source image : We heart it

Depuis que tu es tout jeune, ton environnement te pousse inconsciemment à devoir entrer dans un certain moule. La conformité semble bien à la mode du haut de tes onze ans, alors que la voisine d’à côté se fait intimider parce qu’elle n’arbore pas « la » marque du moment. Le jugement est tellement facile de nos jours, encore plus maintenant qu’il est possible de se cacher derrière un écran. N’as-tu pas le goût, toi, de défier la tendance et de te démarquer par ta singularité ?

 

Il est important de mettre quelque chose au clair ; oser ne veut pas dire la même chose pour tout le monde. Pour certains, cela peut être un changement capillaire alors que pour d’autres, cela peut tout simplement être un changement de routine. Le concept de « zone de confort » varie d’une personne à une autre. Par tout cela, le message que je désire transmettre est qu’il est primordial d’aller à son rythme. Un parent ne lance pas son enfant à l’eau sans flotteur la première fois comme tu n’iras pas te raser la tête demain matin, car tout va mal et que tu as besoin d’un nouveau départ ; un pas à la fois, veux-tu.

 

C’est à force de sortir de ta zone de confort que celle-ci n’aura plus de barrières. Chaque jour, chaque semaine, chaque année (va s’y comme tu le sens), donne-toi des défis. Tu n’en peux plus d’avoir la même tête ? Lâche donc un coup de fil au coiffeur que tu vois toujours passer sur Instagram et dont le travail t’inspire. Tu as le goût de commencer à te maquiller ? Demande conseil à ton amie qui est l’équivalent d’un Sephora sur deux pattes, elle va savoir te guider.

 

Le plus grand regret qu’ont les gens en fin de vie est d’avoir vécu pour les autres et non pour eux-mêmes, c’est connu. On passe notre vie à se demander qu’est-ce que les autres vont penser. Le jour où tu vas réaliser que tu es libre de faire tes propres choix et d’être la personne que tu désires être, crois-moi, plus rien ne va pouvoir t’arrêter dans la poursuite de tes désirs, peu importe leur nature. Après tout, cette vie est la tienne : tu peux en faire ce que tu veux.

 

 

Qui n’ose pas regarder le soleil en face ne sera jamais une étoile. William Blake

Changer, c’est oser se mettre au monde chaque jour. Jacques Salomé

 

Source image : We heart it

La vie quotidienne qui recommence. École, travail, dodo et on recommence! La vie devient facilement redondante et je crois que nous avons besoin de petites nouveautés de temps à autres.  

 

Chaque année, je lance à la blague que je souhaite devenir végétarienne, sans jamais vraiment m’y mettre pleinement. Cette année, un de mes bons amis me lance un défi : être végétalienne pendant une semaine. Donc non seulement je saute l’étape d’être simplement végétarienne et de ne plus consommer de viande animale, mais je vais vers une alimentation excluant tout produit animal..ouf!

Ne renonçant devenant rien, j’ai tout de suite accepté le défi ! Après tout, une semaine c’est vite passée ! Ça va passer comme dans du beurre ! (Ah, ouais le beurre, c’est vrai, on oublie !)

Pour les gens qui vivent dans une grotte depuis les années 2000 ou qui n’ont pas suivi la nouvelle « tendance », voici quelques explications. Si on recherche le terme végétalisme dans mon cher ami Le Petit Larousse, on y trouve la définition suivante :  une pratique alimentaire, ou, par extension, une pratique de consommation, excluant les produits issus d’animaux vivants ou morts. Autrement dit, on exclut la viande, le poisson, les crustacés, les mollusques, la gélatine, les produits laitiers, œufs, laine, miel, et alouette !

Ouf… un peu intense, non ? En relisant la liste, je constate l’ampleur du défi ! J’ai peur, mais je suis excitée à la fois ! Donc, allez hop, me voilà déjà sur les zinternets à tenter de comprendre de quoi nous allons nous nourrir pour la semaine, autre que des peanuts.

 

Donc je ressors une liste de mes nouveaux meilleurs amis :

– légumes (facile à cuisiner et j’y suis habituée !)
– fruits (cool !)

– légumineuses

– quinoa, riz, pâtes

– tofu, seitan, tempeh et falafels (pour le côté protéines)

– pain (à bien lire l’étiquette)

– des épices (nouveaux meilleurs amis, car les vinaigrettes ne sont pas toutes végétaliennes)

– les fameuses noix (elles sont déjà mes meilleures amies)

 

OK, cool, et en plus de tout ça, il existe des «remplacements» :

– le lait, on remplace par du lait d’amande (chose que j’avais déjà intégré à mon alimentation)

– yogourt, à base de soja, de riz, ou d’amande

– mayonnaise sans œufs (que j’ai déjà dans mon frigo, mais qui ne fait pas fureur auprès de mes colocs)

– le fromage, on remplace par du fauxmage

 

WOW, ça semble déjà moins pire qu’en dites-vous ? C’est une adaptation j’imagine ? Le plus difficile je crois que c’est la transition, de s’accoutumer à de nouveaux produits et surtout de faire son épicerie.  


C’est donc par curiosité et beaucoup de motivation que j’entamerai «ma semaine vegan» dès lundi prochain ! On s’en redonne des nouvelles et je vous encourage à tenter l’expérience, après tout une semaine ça ne devrait pas tuer personne… à suivre !

Source de l’image : Pixabay

« Pour chaque message texte, appel mobile, appel interurbain, tweet avec le mot-clic #BellCause, visionnement de notre vidéo ou utilisation du filtre Snapchat et Facebook lors de la Journée Bell Cause pour la cause, Bell versera 5 ¢ pour des initiatives en santé mentale. »

https://cause.bell.ca/fr/

En ce 31 janvier, l’équipe de La Cerise t’invite à participer à cette journée qui souligne la bataille quotidienne que livrent les personnes touchées par la maladie mentale. Savais-tu qu’un Canadien sur cinq serait touché et que les deux tiers de ceux-ci n’iraient pas chercher d’aide ? Les tabous font partie de nos vies et la stigmatisation autour des maladies mentales n’en est pas épargnée. Une réflexion s’impose quand on fait face à ces statistiques qui sont bien réelles et qui ne peuvent être ignorées.

 

Bell œuvre depuis maintenant 2010 pour la cause de la santé mentale et ne passe pas inaperçu avec son initiative d’envergure : du jamais vu du côté des entreprises canadiennes.

En huit ans, un don estimé à plus de 86 millions aura été versé à des programmes de santé mentale. D’ici 2020, on vise les 100 millions !

 

Aujourd’hui, porte attention aux gens autour de toi. Cesse de fermer les yeux, si ce n’est pas déjà fait. La maladie mentale n’est pas une faiblesse. La dépression, les troubles alimentaires, l’anxiété ou encore la bipolarité ne définissent pas une personne. La douleur de l’âme fait aussi mal qu’une jambe cassée, voire pire.

 

Souvent, on entend les gens autour de nous se plaindre de leurs blessures physiques. C’est normal, c’est même totalement humain. On n’a pas peur de parler de notre bras dans le plâtre : c’est écrit dans notre front qu’on est blessé. On nous demande comment ça va et on répond « oui », par habitude. Pose-toi la question : qui t’as déjà regardé dans les yeux en te demandant comment ça allait, pour vrai ? Et toi, qui as-tu déjà laissé partir en sachant très bien que ce « oui » ne voulait rien dire ?

 

Mijote ça et viens Causer pour la cause, pendant qu’on y est.

 

Si tu as besoin, n’oublie pas qu’il est possible d’obtenir de l’aide :

JeunesseJecoute.ca

Teljeunes.com

Avantdecraquer.com

Cmha.ca — Association canadienne pour la santé mentale

Mouvementsmq.ca — Mouvement santé mentale Québec

La journée internationale du sport féminin, tu connais ? Je dois t’avouer qu’avant de faire des recherches je n’avais aucune idée que cela existait. Cette journée spéciale est célébrée le 24 janvier de chaque année depuis 2014 et elle a été instaurée en raison de la sous-médiatisation du sport féminin. Le sujet est assez intéressant actuellement surtout vu les jeux Olympiques qui approchent (j’ai trop hâte) ! Pour l’occasion, j’ai décidé de te rappeler quelques noms de femmes exceptionnelles qui ont marqué l’histoire du sport.

On ne peut commencer un tel palmarès sans la présence de Nadia Comaneci, qui a 14 ans, devint la première gymnaste à obtenir une note parfaite de 10. C’est en 1976, aux Jeux olympiques de Montréal, que la Roumaine a écrit l’histoire. Elle aura gagné au total cinq médailles d’or olympiques, devenant également l’une des plus jeunes médaillées olympiques, toutes disciplines confondues. Toute une athlète !

Ça fait peut-être longtemps que Charlotte Cooper et Margaret Abott ont gagné leur titre, mais il est sûrement l’un des plus importants de tous les temps. L’année 1900 marqua la première participation des femmes aux prestigieux Jeux olympiques, mais seuls le tennis et le golf étaient les disciplines acceptées. Ces deux femmes deviendront donc les premières championnes olympiques après des prestations incroyables dans leur sport respectif.

« La reine de la piste » ou de son vrai nom Merlene Ottey est l’une des coureuses les plus importantes de son temps. À 40 ans, lors des Jeux olympiques de Sydney, elle devint la médaillée la plus âgée de l’histoire. Son passage dans le monde du sport a aussi marqué la piste intérieure où elle détient le record du 200 m le plus rapide. Une récolte de 14 médailles aux championnats du monde constitue un autre record pour la Jamaïcaine, maintenant aussi Slovène.

Jeannie Longo est une légende du cyclisme. Ses exploits s’appuient sur un total de 38 records du monde et 10 participations au tour de France, ou elle le remportera à 3 reprises. 30 médailles aux Olympiques et aux championnats du monde font de cette femme la cycliste la plus titrée de l’histoire.

La dernière athlète et non la moindre, Laure Manaudou peut se vanter d’avoir écrit l’histoire du sport français, elle qui a accumulé 3 médailles aux Jeux olympiques d’Athène en 2004 durant sa carrière. Figure importante pour le sport féminin, elle sera incluse au panthéon de la natation auprès de grands noms comme Michael Phelps.

Ces femmes ne sont-elles pas de véritables sources d’inspirations ? J’ai soudainement envie de regarder plus souvent le sport féminin pour encourager ce genre d’athlète, pas toi ?

Comprenons-nous bien. Effectuer un virage à 180 degrés, ça veut autrement dire « faire volte-face, effectuer un changement brusque et soudain d’orientation, d’attitude ». Eh bien, c’est exactement ce que j’ai fait avec ma vie il y a de ça 2-3 ans. Parce que oui, il est possible pour chacun d’entre nous de changer sa vision du monde.

 

Pour ma part, c’est l’anorexie qui a pris toute la place pendant une bonne partie de mon adolescence. Pendant trois longues années, je me suis éteinte. Ma vie tournait autour de la nourriture, des chiffres et de l’apparence. Ma maladie a fait de l’hôpital mon second foyer. Mon corps frêle qui avait peine à fonctionner, ma fragilité et mon mal-être m’ont poussé jusqu’à l’hospitalisation. À deux reprises. Je me détruisais à petit feu, et ça ne me dérangeait même pas.

 

Un jour, je ne peux expliquer comment ni pourquoi, je me suis réveillée. Ça ne s’est pas fait du jour au lendemain. Je me suis mise à manger, pas pour éviter l’hôpital ou pour rassurer mes parents, non ; il fallait je le fasse pour moi. Je me suis mise à prendre soin de moi. J’ai arrêté de porter d’énormes vêtements pour me cacher. J’ai coupé mes cheveux qui m’arrivaient au derrière. Je me suis permis de faire des folies pour une fois, de mettre un frein à la perfectionniste que j’étais.

 

Une chose dont je me souviendrai toujours, c’est de la curiosité que je portais à ma propre condition, que je ne comprendrai jamais totalement d’ailleurs. Je lisais à la tonne sur le sujet, comme si j’étais à la recherche d’une réponse ou d’un remède miracle. Ce que je ne savais pas encore à ce moment-là ? La réponse, elle se trouvait à l’intérieur de moi.

 

Derrière chaque question se cache un univers infini de réponses possibles. La vie est bien faite, même s’il est facile de croire le contraire à la minute où l’on vit un échec. Ma maladie, je ne la regrette pas. Elle a bâti la personne que je suis aujourd’hui. Ma guérison m’a mené à me surpasser et à faire des choses que je n’aurais jamais pensé faire. Je suis devenue l’héroïne de ma propre histoire.

 

Goûter à la vie, me choisir moi, telle a été ma réponse.

Voilà comment j’ai effectué un virage à 180 degrés avec ma vie.

Après la pluie le beau temps qu’ils disent ? Pis après le beau temps, de retour la pluie et puis de retour le beau temps, mais à nouveau des nuages ah et puis une percé de soleil.

 

Une météo aussi stable que celle du Québec.

Ça, c’est leur réalité.

Vivre avec quelqu’un présentant des symptômes de bipolarité c’est pas toujours facile.

 

Parfois je l’avoue on se sent triste pour eux.

On se sent mal de les voir souffrir, de tomber si bas pour remonter si haut, plus haut que les nuages, vers l’infini et plus loin encore !

Parce que c’est ça : l’infini n’est qu’un concept illusoire, les limites semblent trop loin pour être prises en compte tout est possible et rien ne peut les arrêter. Rien, seulement eux. Jusqu’à ce qu’eux même ne cessent d’y croire et que tout tombe aussi creux que creux.

 

Mon père nous a déjà confié se voir comme un funambule.

« D’un jour à l’autre le filet qui avait en dessous de mes pieds n’existe plus, c’est à ce moment-là que je panique, que j’ai peur de tomber pis que j’ai peur du vide ».

En parlant avec d’autres gens souffrant de cette maladie, on comprend mieux.

« Tu te sens invincible, pis à un moment donné tu retiens ton souffle parce que t’as peur. Tu te rends compte que tes rendu trop loin dans tes folies pour oser regarder en arrière ».

Puis au contraire quand ça va bien, ÇA VA BIEN ! Tu leur gueulerais à plein poumon à tous ceux qui osent se mettre sur ton chemin : « ARRÊTEZ D’ESSAYER DE PETER LE PARTY ! »

« Pourquoi ils essaient de me mettre des bâtons dans les roues ? Ils ne comprennent pas. »

« J’ai de l’énergie, j’ai des idées, j’ai envie de vivre et d’être spontané ! Il est où le problème ? »

Le problème il est là. Toujours too much.

Toujours trop intense.

Et ils n’aiment pas ça entendre ça.

 

–t’es donc bin intense ?

–je ne suis pas intense, juste de bonne humeur. (De bonne humeur et envie de dépenser toutes tes économies des dernières années pour un nouveau télescope vue sur kijiji ?)

Ça sonne drôle comme ça hein ? Mais pourtant ils souffrent.

On en souffre tous.

 

On a tous des échos de ce qui se passe entre leurs deux oreilles.

Avec les années, le quotidien avec mon père je vois ça comme un parc d’attractions, un genre de fête foraine.

Cette fête on y est tous. Ses enfants, sa famille, ses collègues, tout le monde, mais à différent degré.

Et quand ça part, attachez-vous bien !

Parfois il est relax, on est comme dans le carrousel et puis un coup de vent et on embarque dans la montagne russe. C’est malgré nous et c’est frustrant parce qu’on s’y retrouve sans avertissement.

 

On s’accroche.

On n’a pas le choix de s’accrocher parce qu’on l’aime et on ne veut pas qu’il affronte la descente tout seul.

La descente parlons-en ! Contrairement à la montée, ça ne monte pas aussi lentement. C’est pas mal moins drôle aussi. Rendu en haut, au dernier clic mécanique de la structure on se rend compte que ce ne sera pas une descente sécurisée comme au parc d’attractions, on réalise que le bas on le voit pas, notre siège est soudainement moins stable et puis on file sans avoir le temps de prendre un dernier souffle. Accroche-toi, fais juste t’accrocher.

 

Pourtant, je ne trouve pas que c’est le moment le plus difficile… Pour moi ce moment-là est un peu un soulagement, c’est là que le dialogue devient possible.

Avec le temps on devient plus attentifs aux signes.

Avant une grande montée on le sent, on le sait ça s’en vient. On se prépare du mieux qu’on peut, mais on dirait qu’on est jamais assez préparés.

On le sait que ça s’en vient, il commence à parler parler et parler. Ses lèvres sont plus volubiles ses pensées plus rapides que tout ce qui peut se passer dans une tête. On tente de suivre du mieux qu’on peut, mais y’a pas de manuel pour nous guider, malheureusement.

 

J’ai maintenant 21 ans.

J’ai pris conscience de la maladie de mon père il y a seulement que quelques années. Avant, je pensais que c’était normal d’avoir un cochon vietnamien pendant 2 mois, de s’acheter 3 vélos (quand on n’a jamais fait de vélo) ou de changer d’emploi aussi souvent… Je pensais que tout était normal et que mon père était simplement spontané.

Je me rends compte que mon père souffre tout simplement.

Un matin, cette semaine, j’ai reçu un texto provenant de ma mère :

« Ton père a demandé de voir un médecin. »

Ça aura pris quelques années, quelques écorchures, des cris, des larmes pour en arriver à cette décision.

Une étape qui mettras fin à ta souffrance, et à la nôtre aussi.

 

Bonne chance papa.

 

Source de l’image: Weheartit.com