Peut-être qu’il s’agit d’un genre de naïveté, mais j’aime me faire croire que chaque fois que l’horloge tourne de 23h59 à 00h00 le 31 au soir, la vie offre un nouveau départ à ceux qui ont perdu leur chemin. Il n’est pas nécessaire d’avoir une date précise pour effectuer un changement dans notre vie, mais tout de même, je considère le nouvel an comme un bon départ.

Quoi qu’il en soit, loin de mon idée de me prendre pour un genre de gourou, mais je tenais quand même à écrire un petit quelque chose en vue de la nouvelle année qui s’en vient.

Thérèse te souhaite de l’amour. Pour sa part, Caroline te souhaite du succès dans tes études. Paul te souhaite du cash en masse, pis Robert se trouve ben drôle à te souhaiter ben du sexe.

Moi, j’ai le goût de faire changement. Je ne te souhaite pas quelque chose que tu peux obtenir mais quelque chose que tu peux développer. Je te souhaite la sérénité. Oui oui, ça sonne «ma-tante-qui-a-bu-un-verre-de-trop». Mais, laisse-moi éclairer le côté lugubre de ton incompréhension.

Pour 2015, laisse-toi une chance. Tu n’es pas parfait. Et tu ne le seras jamais. Toutes tes pensées qui t’ont gardé trop souvent éveillé les soirs où il faisait ben frette dans ton p’tit cœur (à ton honneur Dédé!), bien fais-leur pousser des ailes et laisse-les s’envoler. Le lien de confort qui te piège dans une relation d’amour/haine avec les fantômes du passé, il est temps qu’il se détache.

Tous les «ben là, je ne peux pas faire ça moi» peuvent prendre la direction nord vers le paradis des rêves brisés pour laisser place aux voisins du comté de la confiance. La seule utilisation que je trouve à cette phrase pessimiste, c’est de prouver qu’elle n’en a strictement aucune.

Baisse-les armes, cesse l’ultime combat avec toi-même. Il n’y a rien d’anormal à tomber, douter ou perdre. Toutes les erreurs ont lieu d’être et ne font que t’aider à comprendre qui tu es. L’énorme poids que tu as sur les épaules n’est pas invincible, je te jure qu’il y a une force en toi qui est capable de s’en débarrasser. Et n’oublie jamais que la douleur qui est la plus douloureuse, c’est celle que tu t’imposes à toi-même.

Évidemment, je te souhaite également de l’amour, de l’argent, du succès et tout le tralala, mais avant tout, je te souhaite de faire la paix avec toi-même. Et à cet état d’âme, l’ivresse est la solution. En effet, trouve la petite fiole de courage et de confiance qui est cachée dans les pénombres de ton cœur, et bois-la d’un coup; ferme tes yeux et fais-lui confiance. Tu n’auras pas de misère à marcher, tes pensées ne deviendront pas floues, tu n’oublieras peut-être pas tout ce que tu souhaiterais, mais ta conscience en sera nettement apaisé et ton cœur réchauffé. Et ça, tu le mérite. Tu mérites d’aller bien.

Photo: WeHeartIt


À PROPOS DE L'AUTEUR
Amélie Savard

Amélie Savard

Mon confort se cache dans ma naïveté. J'aime croire que dans chaque noirceur se trouve une étoile qui vient allumer un tison d'espoir pour toutes les âmes ayant perdu leur chemin en cours de route. Ça sonne trop «quétaine», je vais continuer autrement. Éternelle romantique que je suis, j’adore les belles choses. Je me contredis toujours. Un jour je suis ci, et le lendemain je suis ça. Je veux tout goûter, tout essayer, et tout faire. Les mots «être raisonnable» m’énervent particulièrement, parce que selon moi, la vie est faite pour sortir des sentiers battus. Je suis une bibitte à musique, j’en joue, j’en écoute, j’en porte, bref j’en mange tout simplement. En conclusion, je suis un drôle d’oiseau qui vole dans un drôle d’univers, mais je le vis plutôt bien puisque je finis généralement mon aventure bien emmitouflée dans les nuages.

Commentaires