La Voie Maltée, rue St-Dominique, Jonquière. Un thème, un bar, un repas copieux, un animateur, trois experts et beaucoup de gens qui ont soif d’en savoir plus sur un sujet. Tel est le concept du Bar des sciences du 4 février dernier sur le thème «ABC drogues». Au menu : la légalisation de la marijuana, l’usage de la très médiatisée drogue du viol, les problèmes combinant vivre-dans-notre-société et stupéfiants, ainsi que les drogues naturelles versus de synthèse.

«Quelle est la drogue la plus fatale?»

La question revenait sans cesse dans le débat. Les trois experts ont été unanimes sur ce point : ce sont les drogues douces, légales. Pourquoi donc?

  • Des stupéfiants à rabais? L’alcool et le jeu sont de bons exemples de promotion créée par le gouvernement, qui en exerce le monopole au Québec. Dans le cas de la SAQ et de Loto-Québec, on veut vendre un produit;
  • Elles servent de béquille à leurs consommateurs;
  • Qu’elles soient naturelles ou non, elles sont aussi bien sujettes au développement d’une dépendance;
  • Ce type de drogue est drôlement accessible.

On a aussi jasé des bons côtés de la légalisation de la marijuana.

  • Les ventes ne financeraient plus le crime organisé;
  • La marijuana est rarement vendue pure, mais souvent combinée à des produits chimiques. Une légalisation permettrait le contrôle de sa composition;
  • Les doses d’usage seraient mieux définies, connues et comprises des consommateurs.

La question c’est comment. Comment la légalisation sera encadrée? Va-t-on avoir le droit de la cultiver? De la vendre?

La vraie drogue du viol ?

  • 95% du GHB est pris volontairement, et non, comme on le suppose, glissé dans un verre d’alcool au bar.
  • Ses effets sont proches de ceux de l’alcool : perte de jugement, risque d’amnésie le lendemain matin, étourdissements.
  • On blâme le GHB, surnommé «drogue du viol» par les médias, mais selon les experts de la soirée, c’est davantage la consommation irresponsable d’alcool qui mène au crime.

Je termine en rapportant une intervention d’Alain Roy qui m’a accrochée, comme quoi les drogues sont comparables aux couteaux : leur danger dépend de ceux qui les utilisent.

Photo : Facebook


À PROPOS DE L'AUTEUR

Catherine Di Meo

Je touche ma langue avec mon nez. Ça, c'est mon talent. Aussi, gratteuse de guitare à mes heures, j'adore la musique. Qui n'aime pas ça ? Passer sa vie à procrastiner dans son lit, les «speakers» branchés, sa musique préférée qui joue à fond la caisse. Wow. Oh les moments «cosy» de même, j'en mangerais ! Je suis le genre de personne impulsive qui, à un instant, veut sortir dehors aller lancer un ballon de football, cela même si mère nature Saguenay n'a pas l'air d'accord (t'sais les -33 degrés là là). On dit de moi que j'ai « ben d'la misère à synthétiser ». Est-ce vrai ?

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