Encore aujourd’hui dans notre société « évoluée », plusieurs problèmes nous oppriment. Étant totalement pour l’égalité des sexes, je réalise que ce n’est pas tout le monde qui pense comme moi, que les hommes comme les femmes devraient pouvoir faire, penser et dire ce qui leur plait. Des activités, des couleurs, des genres de musiques et de films seront associés à un sexe en particulier.

 

Aussi cliché que cela puisse paraitre, à l’arrivée d’un nouveau-né, tout ce qui l’entoure sera rose si le bébé est une fille, mais si l’enfant est un petit garçon, le bleu sera la couleur à prioriser pour ses vêtements, sa chambre et ses jouets. Des simples couleurs peuvent alors avoir un impact sur la façon de penser de l’enfant qui, s’il est un petit garçon, ne voudra pas porter de vêtements roses pour ne pas s’habiller comme une fille. Je comprends mon coco, c’est sûr que ton enseignante de première année pourrait te confondre avec Juliette si tu portes du rose. C’est ce que la société te laisse penser.

 

Également, depuis que je suis toute petite, les préjugés fusent de partout quant à mon amour du hockey. J’ai toujours eu à me justifier, car le hockey, « c’est pour les gars ». Si j’aime le hockey, c’est parce que je veux que les gars s’intéressent à moi. Voyons, c’est connu que les filles n’ont aucune connaissance sportive. Encore la semaine dernière, j’ai vécu une situation qui m’a rendu inconfortable. Je suis allée à un match de hockey avec mon ami et le monsieur assis à côté de nous était très sympathique. Il s’intéressait aux connaissances de mon ami, il lui parlait de telle et de telle équipe, lui demandait ce qu’il pensait de la saison de hockey de l’équipe local, mais m’a-t-il une seule fois demandé ce que moi j’en pensais? Non. Sans donner des intentions à un homme que je ne connais pas, il a dû s’imaginer que je n’y connaissais rien et que j’accompagnais mon ami par gentillesse.

 

Cependant, il n’y a pas que les filles qui vivent l’influence des doubles standards. Mon cousin a neuf ans, il joue au hockey, au baseball, fait du skate, joue de la batterie et écoute des films d’amour. Si tu demandes à mon cousin quel est son film préféré, il va probablement te répondre que c’est un film de Nicolas Sparks sans aucune gêne, car il est jeune. Il ne réalise pas encore que selon la société, les films d’amour, « c’est pour les filles ». Mon cousin assume totalement son amour pour les films de filles parce qu’il a neuf ans, est innocent et qu’il fait ce qu’il lui plait. J’ai peur qu’en grandissant, il perde toute cette authenticité. J’ai peur qu’il n’assume plus ses goûts et qu’il se cache par peur du jugement des autres.

 

Alors pour les générations futures, arrêtons d’associer des choses à un sexe. Arrêtons de parler du hockey comme d’un sport de gars et arrêtons de dire que les films d’amour sont des films de filles.

 

Les doubles standards, c’est terminé.

 


À PROPOS DE L'AUTEUR
Anick Berger

Anick Berger

Québécoise de souche qui sacre l'hiver parce qu'il fait « frette », qui aime le hockey et le sirop d'érable et qui chantait du Marie-Chantale Toupin à quatre ans. J'espère vous divertir dans votre routine quotidienne!

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