Conseils

La neige fond à vue d’œil, les oiseaux recommencent à gazouiller et le soleil est de retour… Bonne nouvelle, c’est l’été qui arrive! Par contre, avant de penser aux party sur le bord de la piscine, il ne faut pas oublier que le changement de saison rime aussi avec FIN DE SESSION. La fin des classes est souvent une période de stress intense rempli de travaux importants, mais ne panique surtout pas, je viens à ta rescousse! Cet article te donneras quelques idées de trucs et astuces pour finir ton année scolaire en beauté!

1-Se prendre d’avance

Le meilleur truc pour éviter d’être complètement débordée c’est de faire un peu de devoirs à tous les soirs. Ce n’est pas toujours le fun, mais procéder de cette manière t’empêche de vivre un moment de panique intense. Cela signifie que débuter son étude le jour avant un examen ou commencer un travail de session la veille de la date de remise n’est JAMAIS un bon plan. Pour éviter d’être en mode dernière minute, je te conseille fortement d’utiliser un agenda pour noter tous tes travaux et tes dates d’examens. C’est la solution idéale pour être bien organiser.

2-Mettre ses priorités à la bonne place      

La fin de session nécessite beaucoup de travail et de concentration. Ce n’est donc certainement pas le bon moment de passer tout ton temps avec tes amis et de te déhancher sur la piste de danse de tous les bars de la ville. Tu auras deux mois entiers pour faire des folies et t’amuser, mais ce qui est primordial à cette période de l’année, c’est l’école. Alors, sois sage pour une fois : met de côté les fêtes et l’alcool et repose toi!

3-Bien dormir                                                                                                                                                                  

Un sommeil réparateur, il n’y a rien de meilleur pour performer académiquement. Il ne faut donc pas le négliger puisque cela risque d’affecter ta productivité scolaire. La fêtarde en toi doit se contrôler et éviter de se coucher aux petites heures du matin. Et puis, il est complètement inutile d’étudier jusqu’à minuit. Ton cerveau sera trop fatiguée pour capter l’information de toute manière.

4-Se récompenser 

C’est bien beau avoir de bons résultats scolaires, mais il faut également prendre du temps pour soi, question de se reposer les méninges un peu. Que ce soit faire de l’activité physique, prendre une bon bain chaud, aller faire les boutiques… Quelques soient tes préférences, assure-toi de consacrer du temps pour te faire plaisir. Avec une telle stratégie, tu seras beaucoup plus motivée à étudier et donc plus apte à mieux performer au niveau scolaire.

** Il y a aussi le traditionnel café qui peut être une option envisageable pour surmonter avec brio ta fin de session, mais fait attention de ne pas trop en abuser..

Bref, j’espère que ces petits conseils vous seront fort utiles. Ayez confiance, c’est la clé du succès! Bonne chance à toutes et à tous pour vos examens. Comme le dit le dicton : «Lâche pas! T’es belle, t’es bonne, t’es capable!»

Photo : WeHeartIt

Une remarque et elles haussent le ton, une injustice et elles protestent, une trahison et c’est l’explosion. J’aimerais être une petite boule de nerfs quand il le faut. Savoir dire « non » quand je n’ai pas envie de faire quelque chose. M’imposer dans une dispute. Me défendre. Crier. Seulement, quand je suis énervée, moi je pleure.

Aujourd’hui, j’écris pour toutes celles qui, comme moi, ne parviennent pas à s’endurcir et à tenir tête à quelqu’un. Pour toutes les pleureuses involontaires qui crient en elles et aimeraient sortir de leur cachette. Combien de fois j’aurais adoré me rebeller et qu’à la place, je suis restée là, immobile et muette, telle une poupée de chiffon! Dans mon imaginaire je me plais à être une autre, une femme de caractère, passionnante et assumée.

Ces larmes, j’aimerais les transformer en boules de feu. Ce sont elles qui m’empêchent de devenir quelqu’un de vrai. J’ai beau m’entrainer et apprendre mon texte par cœur avant la fameuse confrontation, une fois face à mon adversaire, je suis totalement vaincue : plus aucun mot ne sort de ma bouche. Mon visage se crispe, mon visage devient bouillant, mes yeux fuyants. Et tout ce que j’avais préparé s’envole immédiatement, y compris mon courage et ma volonté. Le conflit réveille ma faiblesse et me fait devenir cette personne que je déteste. J’aimerais la secouer. Le moi intérieur donne des coups de pied, il rage, hurle, et mon corps tout entier devient alors un véritable combat de boxe qui lutte contre lui-même.

La dispute. Ce fragment du quotidien qui arrive n’importe où, n’importe quand. Je n’ai pas eu l’entrainement nécessaire pour y survivre. Il en est de même pour de simples explications. Je ne sais pas faire. Je n’arrive pas à parler de ce qu’il passe en moi, de ce que je peux ressentir. C’est comme un mur immense et infranchissable. D’autres sont pourtant maitres dans cet art, alors pourquoi moi je n’y arrive pas. Pourquoi ai-je cette tendance à éviter tout conflit, à ne pas savoir me défendre, à ne pas savoir parler ?

Le plus frustrant est que cette faiblesse puisse nous définir comme tels auprès des autres, alors que ce n’est pas le cas. Nous avons des opinions, partageons des convictions et aimons débattre. Nous avons une réelle personnalité, qui se manifeste seulement différemment. Je pense que ce genre d’attitude n’est pas définitif, il ne peut que s’améliorer avec le temps et beaucoup de motivation. Parfois, j’essaye de me forcer, de me donner des objectifs. C’est plus dur que ça en a l’air. « Aujourd’hui, tu vas parler. Dire ce que tu penses de la situation. Aujourd’hui, je vais m’expliquer. Dire ce qu’il ne va pas. Pourquoi je ne suis pas d’accord. Je ne baisserai pas les yeux ».

Aujourd’hui, on n’a plus le droit de m’écraser. Ça prendra du temps, mais je suis sure que ça viendra. Aujourd’hui, j’existe et je veux le faire savoir.

Crédit photo : we heart it

On associe souvent le changement à quelque chose de pas correct. À quelque chose de mauvais ou d’incompris. On croit que ceux qui changent, changent pour une raison en particulier. Que ceux qui changent deviennent quelqu’un d’autre. Mais le changement n’est pas toujours mal. J’en sais un rayon sur ce sujet puisque je fais partie de ceux qui, je ne saurais dire heureusement ou malheureusement, ont changés. 

L’arrivée dans une nouvelle école, dans un nouvel univers, avec tout plein de gens différents. Le nouveau travail, les nouvelles responsabilités, le temps. Les nouveaux amis, les fêtes, les travaux d’équipes, la famille, les nouveaux décors, les nouvelles valeurs. Ce sont tous des facteurs qui ont contribués au changement de ma personne. J’ai appris beaucoup de choses. 

J’ai appris sur le passé de mes nouveaux amis. Sur leur futur, mais surtout sur leur présent. J’ai appris à remettre des travaux à temps et à me forcer pour les faire. J’ai appris la valeur de l’argent. J’ai compris que ce n’est pas tout le monde qui a obligatoirement besoin de quelqu’un pour avancer. J’ai appris à reconnaître les vrais amis. J’ai appris que des chemins qui se croisent et se décroisent, il y en des tonnes. J’ai appris que quelqu’un qui ne m’accepte pas comme j’étais, je suis et serais-je, ne m’acceptera jamais vraiment. 

Quand j’étais petite, je détestais me faire dire que tout le monde changeait. Mais maintenant que je suis à l’aube de mes dix-huit ans, je ne pourrais jamais dire aussi vrai. Tout le monde change. Et tout le monde ne devient pas mauvais parce qu’ils changent. Si tu crois être comme tu étais, alors tu as probablement changé. Les nouvelles choses changent tout le monde. Et tout le monde change les choses. 

 Oui, je sais. J’ai changée. Ca ne fait pas de moi une mauvaise personne. Ca ne fait pas de toi une mauvaise personne non plus. Ce n’est pas parce que nous ne sommes plus sur la même longueur d’ondes que je suis devenue quelqu’un d’hypocrite et de malsaine. C’est seulement parce que nos chemins ne se dirigent plus vers le même endroit. 

 Je ne suis pas une mauvaise personne. Même que je suis devenue quelqu’un de meilleur.

Être en amour c’est ne vivre que pour lui ou elle. Parfois, cela dure rien qu’au début, d’autre fois, c’est chronique et toxique. Chose certaine, en amour comme en affaire, il ne faut jamais mettre ses œufs dans le même panier. Il faut savoir varier les relations intenses et moins intenses. Explorer la vie seule est également une saine habitude qu’il faut savoir cultiver, même en couple.

Qu’on soit forever alone ou pas, tout le monde souhaite avoir l’abdomen qui papillonne et des petites attentions au quotidien. Tous veulent rencontrer leur moitié et n’avoir d’yeux que pour lui/elle. Mais attention! Que vous soyez déjà en couple ou en voie de l’être, vous devez compter que sur une seule personne pour être comblé : VOUS. Avoir trop d’attentes envers quelqu’un comporte beaucoup plus de risque d’être déçu et vous amènera probablement à l’échec. Baissez vos attentes et laissez libre court à la vie. Construisez votre propre bonheur, prenez des décisions que pour vous. Si un jour il ne vous regarde plus, vous n’aurez pas tout perdu. Il vous restera des amis, des projets et une estime de vous. Ne mettez pas tout de côté pour l’être aimé, car l’amour devrait être un travail d’équipe et vous rendre meilleur. Vous avez le droit de changer et d’évoluer, mais pas de vous oublier.

Autour de soi, il existe tout un réseau de personnes qui peuvent vous faire sentir bien au quotidien. La famille, les amis, certains collègues ou des camarades de classe. C’est vrai que vous ne pouvez pas avoir des conversations intimes avec chacun d’eux, mais ils peuvent tous vous permettre de passer d’agréables moments. Ce sont des occasions de socialiser et de nourrir votre sensation de bonheur intérieur. Et si parfois la famille ne suffit pas, il faut rebâtir son réseau; enlever les gens qui vous mettent des bâtons dans les roues et continuer d’avancer. Si vos proches sont trop loin, explorez de nouvelles avenues, ouvrez votre esprit et partez à la recherche de personnes qui vous feront grandir.

Je n’ai que deux consignes pour vous, intéressez-vous à l’autre et n’ayez pas peur du rejet. Lorsqu’on montre de l’intérêt envers quelqu’un, il a plus rapidement confiance en nous et c’est à ce moment qui s’ouvre et qu’on découvre des choses formidables. Il ne faut pas seulement se concentrer à apprendre et à s’entourer de personne, il faut aussi apprendre à savourer la solitude. Se consacrer à une passion, la danse, l’écriture, le sport, les voyages… Ne commettez pas l’erreur d’attendre d’être en couple pour faire de folies, de belles et d’extraordinaires expériences. Faites tout maintenant!

Il ne faut surtout pas avoir peur du vide. Être seul avec soi-même, partir à l’aventure physiquement ou mentalement ça peut être quand cool, même seul. Et n’oubliez pas, apprenez à bien vivre avec vous-même avant de le faire avec un partenaire. Comme ça, lorsque ça ne va pas ou que tout tombe à l’eau, votre monde ne s’effondrera pas.

Photo : weheartit

«Charme-moi par ton absence, séduis-moi par tes silences, intrigue-moi, mais à distance» — Jim Corcoran (ouais, je cite Jim Corcoran pour te parler d’amour à distance).

L’amour à distance, c’est retenir tes larmes jusqu’à ce qu’il referme la porte derrière lui. Dormir sur son côté du lit parce l’oreiller est imprégné de son odeur avec pour pyjama le t-shirt qu’il a laissé chez toi. Envoyer des emoji de cœurs multicolores et des vidéos drôles juste pour montrer que tu penses à lui. Avoir des élans d’agressivité chaque fois que tu vois un couple frencher parce que…

1 : malaise la langue sortie en public

2 : t’es un peu jalouse

L’amour à distance, c’est pas facile. Malgré tout, ça a ses avantages (oui oui). Tu ne le vois que quelques fois par mois le temps d’un weekend, mais ces moments sont si rares et précieux qu’on se donne entièrement et qu’on profite de chaque moment. On met de côté nos tracas, on sort de la routine et du stress de l’école et du travail pour passer du bon temps. C’est comme une date de 48 heures. Les retrouvailles sont aussi intenses que les départs, mais le jeu en vaut la chandelle. On oublie les crises de larmes quand on se retrouve dans ses bras.

Trucs et astuces

  1. Appelez-vous tous les jours, par téléphone, facetime, skype, jasez de tout et de n’importe quoi, ne serait-ce que pour vous dire bonne nuit de vive voix. C’est important d’être au courant du quotidien de l’autre, parce que, moins on se parle, moins on a de choses à se dire.
  2. COMMUNIQUEZ! Si quelque chose vous fâche ou vous blesse, parlez-en rapidement, calmement et de vive voix (surtout pas par texto, sacrilège).
  3. Quand vous êtes ensemble, laissez vos ennuis de côté. Vous avez passé une mauvaise semaine? Parlez-en, mais passez à autre chose. Il n’a pas à subir les frustrations que tu traînes (et vice versa). Aussi, fermez vos cellulaires, pour une fois que vous êtes face à face, lâchez le monde virtuel.
  4. Sortez avec vos amis, votre famille. Trouvez-vous des passe-temps. Votre vie ne doit pas se résumer à votre chum (et ce truc-là est bon pour toutes les relations, à distance ou pas.)
  5. Dehors, la jalousie! C’est normal d’avoir des inquiétudes quand on est loin, mais la confiance est primordiale pour que la relation dure même malgré les kilomètres. En cas de doute, parlez-en tout simplement et inversez les rôles (il passe du temps avec une fille cute? Et toi tes amis gars, ils ne sont pas laids non plus? Pourtant, jamais au grand jamais tu tromperais ton chum pour eux!)
  6. On ne dit jamais assez souvent je t’aime. Que ce soit au téléphone, par texto, face à face ou par des petites attentions. Prenez soin l’un de l’autre. 

Photo :  Flikr.com (creative commons)

Certains y sont déjà, stressés ou non. D’autres sont stressés parce qu’ils se préparent à y entrer. Quelques- uns sont très confiants quant à leur admission, d’autres ont hâte et plusieurs n’iront simplement jamais. Je parle de l’Université.

J’ai déjà plusieurs amies à l’Université et ça l’air de bien aller. Pourtant, on dirait que je ne me sens pas prête du tout. Je veux dire… L’UNIVERSITÉ, avec un U énorme.

Pour être honnête, c’est plus l’admission qui me rend nerveuse. Si, comme moi, vous tenter votre chance dans un programme contingenté, vous comprendrez; c’est hyper insécurisant de savoir que seulement 30 seront choisis… sur 200!

Mais même ceux qui s’essaient dans un programme super ouvert, il y a de quoi paniquer quand même, l’université, c’est l’étape ultime.

L’université, c’est le moment où théoriquement, t’es supposée savoir ce que tu fais de ta vie. T’es censée avoir un plan pas mal détaillé de ce qui se passe après. Parce que, on s’entend, t’es supposée être fixée sur ta vie à 20 ans…. NOT.

J’ai à peine 20 ans et je ne sais pas trop ce qui va se passer. Mais je sais que la prochaine étape, c’est d’être acceptée dans le programme qui m’intéresse à l’Uni. Pour l’instant, c’est ça mon plan A.

Maintenant, j’ai moins d’un mois pour trouver un plan B, et peut-être même un plan C. L’important c’est de se donner la chance d’avoir plus qu’une option je crois. Plus crucial encore; croire en soi. Croire qu’on peut tout accomplir, université ou pas.

C’est pas évident d’avoir 20 ans, que tu finisses le cégep ou que tu sois sur le marché du travail en attendant, c’est la période où on se pose le plus de questions. C’est normal, il faut juste avoir confiance que tout va se placer, chaque chose en son temps…

Bonne chance à tous pour vos inscriptions à l’Université, bonne chance pour la grande dernière rentrée et bonne chance pour la suite, elle sera bonne j’en suis sûre.

Chaque jour, je passe en moyenne près de deux heures en bus de ville. Si tu fais partie de ma vie, tu sais à quel point ce temps «perdu» est difficile à gérer et m’embête. Sinon, je te l’apprends maintenant: je déteste ça.

Entre un bus manqué, plusieurs minutes d’attente à se geler les pieds aux abri-bus pas déneigés et mon réveil-matin programmé à 5:30 pour arriver en cours à temps, je côtoie lors d’interminables trajets une multitude de gens dont certains méritent que quelqu’un écrive à leur sujet.

Je médite depuis un moment sur l’écriture de cet article. Je trouve embêtant d’écrire sur de parfaits inconnus, mais les personnages qui sont de passage dans ma vie entre le moment où ils mettent les pieds dans le bus et le moment où ils le quittent me laissent la tête pleines d’histoires que je partage avec toi aujourd’hui.

La clarinette

J’ai croisé ce vieil homme à quelques reprises en me rendant au collège. Il y a de ça quelques semaines, il a prit place devant moi, déposant son étui à clarinette sur le banc. Il a passé la totalité du trajet à lire des cartes de Noël manifestement décorées par des enfants lui souhaitant «Joyeu Noelle et Bone Anné Monsieu!». Si ce n’était que de son chapeau en velours brun et des multiples bagues à ses doigts, il aurait pu passer pour un homme bien louche, mais la douceur qu’il dégageait et la tendresse qu’il semblait avoir à l’égard de ses voeux de Noël maladroitement rédigés ne trompait pas sur l’honnêteté de cet homme. Ce monsieur est probablement professeur de musique, il prend toujours le bus à la même heure et porte toujours son chapeau brun.

La rock-star

Cet homme ne cesse de me surprendre à chaque semaine: c’est un «personnage» fascinant. Il a toujours sur ses oreilles de vieux écouteurs à coquilles qu’il fait tenir à l’aide d’un bandeau d’exercice. Ceux-ci sont branchés à son éternel Walkman (le même que le mien à l’époque) dont il ne semble jamais se séparer. Je le reconnais chaque fois par sa veste en cuir, son vernis à ongle bleu foncé et sa façon, d’une finesse extrême je doit l’admettre, de replacer ses cheveux. Il est toujours assis seul, l’air au-dessus de ses affaires, ayant toujours l’air de fortement apprécier la musique jouant dans ses coquilles.

Lève les yeux de ton téléphone une fois de temps en temps, les gens sont fascinants et c’est ce qui fait le beauté d’un monde, tu le constateras par toi-même.

(à suivre…)

Je voulais m’évader, m’en aller loin, ailleurs. Pour moi, le monde était vidé de son sens. Tout était surfait, surjoué. La société était à mes yeux rien d’autre qu’artificielle, mauvaise, sans aucun doute. Dans la catégorie cynique désagréable, oui.

«Quand on est réellement bien en dedans de soi, on est bien partout.» (Mon amie Anne, 2013, Québec, Canada).

Celle-là m’avait marquée.

C’était des phrases empreintes de simili-sagesse qu’on se lançait ici et là, pour s’aider un peu, pour se donner espoir que ça se peut d’être bien pour de vrai de vrai, même dans un chandail de laine qui pique pis qui nous agresse la peau, genre. Je ne suis pas adepte des phrases de Psycho-pop, ça me fait rire à la limite. Je trouve ça malaise. Des proverbes Châtelaine qui insinuent que la grandeur de tes problèmes est inversement proportionnelle à la quantité de mousse dans ton bain. Dans une salle de bain Feng-shui. Comme si la vie c’était si simple (peut-être que oui, peut-être que non).

Le hic, c’est qu’autant je me moquais de ces thérapies-là, autant j’aurais voulu y croire, finalement. Que ce soit simple. Que mon mal-être disparaisse en collant des roches dans un scrapbooking (en 2009). Que mon mal de cœur s’estompe au son des vagues d’un tout inclus à Cuba. Sauf que j’avais ben beau me dire namasté, je namastais pas.

«L’art de vivre» était bien plus abstrait que tout ce que suggéraient les magazines et les blogues.

Le pire, c’est que je n’étais pas moins clichée: je voulais partir voyager, parcourir le monde. Tsé, le genre de chose que tout le monde écrit dans son album de finissant. Des rêves d’ados blasés, qui sont tannés d’avoir l’impression de servir à rien, à grande échelle.

Et puis j’ai vieilli. Mon désir de voyager ne s’est pas pour le moins estompé, il a évolué. Ce n’est plus pour fuir que je caresse l’idée d’un voyage, mais pour enrichir le moi que j’ai déjà nourri ici. Pour mieux revenir. Pour mieux repartir. Pour mieux vivre en bref, que ce soit ici ou là-bas. Je me suis raisonnée au fait que certaines choses ne pouvaient changer drastiquement; Que certaines opinions ne valaient plus la peine qu’on les écoute si elles ne se donnaient pas la peine de se réformer aux variables importantes: le droit de tous et chacun, la justice, le progrès à la grandeur humaine. L’humanité.

Personne n’a à se mettre le fardeau du monde sur les épaules. Sinon tout le monde. C’est tout le monde ou ce n’est personne.

Personne n’a à être malheureux pour le seul fait d’avoir une conscience morale plus réveillée et alerte que la majorité.

Ce serait la plus ironique des malédictions.

C’en est presque une, en effet.

Photo: tumblr

Le congé des fêtes est un long congé, on va se le dire. Un congé où on alterne tous un peu entre donner et recevoir, ce qui inclut recevoir les becs juteux de matante Janine et donner des petits regards charmeurs à ton cousin qui est rendu pas mal cute.

C’est une période où on se fait plaisir, mais durant laquelle on a également le goût de faire plaisir aux autres. Et au lieu de procéder à un huitième échange de cadeaux, je te propose quelques organismes où tu pourras réellement donner au suivant.

C’est matante Janine qui va être fière, parce que ces expériences ont vraiment le potentiel de te faire grandir!

Heureusement pour toi, il existe des centaines d’organismes à travers le Québec qui cherchent des bénévoles après la période des fêtes où tu pourras faire ta B.A. de la journée. Le site suivant t’affiche une tonne d’offres qui sont toutes classées par région.

Voici quelques idées rapides :

  1. Visite d’un centre pour personnes âgées

On n’y pense pas toujours, mais rendre visite à une personne âgée est une action bien simple et oh! combien bénéfique. Il te suffit d’appeler et de parler à la responsable des loisirs ou bien directement à la direction pour offrir tes services. Petit conseil : traîne un jeu de cartes avec toi, c’est une excellente façon de casser la glace et de papoter tout en s’amusant.

  1. Promener des chiens de la SPA

J’ai plusieurs amis qui ont osé et qui ont clairement apprécié leur expérience avec des chiens de la SPA qui attendent d’être adoptés. C’est si simple! Tu te présentes à l’accueil, tu prêtes une carte d’identité et tu repars avec un beau petit chien parfait pour ta nouvelle photo hivernale d’instagram. #bénévolat #bonnepersonne #dogs4life

  1. Bénévolat au Centre des femmes de ta région

N’hésite pas, le Centre des femmes a toujours besoin de bénévoles pour rendre toutes sortes de services afin d’améliorer la condition de vie des femmes dans le besoin. Animation d’activités, accompagnement à la cour, dépannage vestimentaire, distribution de nourriture, tu vas trouver ce qui te convient rapidement et tu feras des rencontres tellement intéressantes!

Une dernière suggestion… Fais le tour de ton entourage! Offre ton aide, ouvre les yeux et tu vas être sur un petit nuage après. Tu peux même faire du bénévolat en famille ou entre amis. Pas game d’inviter ton cousin. Ou tante Janine…

Photo : «I’ll help you down» par Kristina Alexanderson sur Flickr.com