Conseils

Il ne faut pas avoir peur de se faire passer en premier. Pourquoi? La réponse à cela est que tu es la seule personne qui sait réellement comment tu te sens. Alors, comment est-ce que tu peux prendre soin de ta petite personne? Qu’est-ce qu’il faut faire exactement? 

Quelques fois, il est difficile de s’arrêter et d’évaluer comment on se sent, car on peut avoir plusieurs éléments à faire en même temps. Notre journée peut être remplie avec le boulot, le gym, le yoga, l’épicerie, etc. Il faut également prendre du temps pour voir ses amis et sa famille. Donc, il faut savoir s’arrêter et prendre soin de soi.

 

Être premier sur sa liste

Tu dois faire de toi une priorité. C’est plus facile à dire qu’à faire, mais ce n’est pas impossible. Tu peux te poser quelques questions : « Qu’est-ce que je veux faire? », « Qu’est-ce qui est important pour moi? », etc. Par exemple, tu peux décider de ne rien faire de ta journée ou d’aller prendre un café avec des amis. C’est correct de le faire. Il ne faut pas que tu te sentes coupable de rester chez toi pour relaxer. Il faut que tu trouves les éléments qui contribuent à ton bien-être.

 

Le moment présent

Prendre soin de soi, c’est de se dire qu’il faut vivre dans le moment présent. Il faut prendre le temps de regarder et de constater tous les petits cadeaux que la vie nous offre.

Enfin, prendre soin de sa personne, c’est de savourer la vie à 100 %. La vie est un cadeau qui est important parce qu’on en a qu’une. Donc, on doit toujours penser que chaque décision que l’on prend peut avoir des répercussions positives ou négatives.

 

Alors, tu dois te faire passer en premier puisque TU es important(e) !

 

Que fais-tu pour prendre soin de toi?

« Pis, ta coloc, elle va bien ? » « Oui, oui, il va super bien. » « Attends… T’habites avec un gars ? »

 

On va se le dire, je l’ai entendue souvent, cette petite phrase-là. Oui, mon coloc est un gars. Non, c’est pas mon boyfriend. Oh, pis NON, ça deviendra pas mon boyfriend.

 

Je pense qu’habiter avec un gars, c’est pas la même chose qu’habiter avec une fille. Y’a des lignes, des limites, pis c’est pas les mêmes quand tu partages un appartement avec quelqu’un du sexe opposé. Surtout si cette personne ressemble à mon coloc.

 

On va se l’avouer, au début, je trouvais ça un peu étrange. Bizarre, spécial, whatever ! Je sais pas si c’est le fait d’habiter avec quelqu’un d’autre que je trouvais étrange, ou bien encore celui d’habiter avec un gars. J’étais un peu mal à l’aise (mais oh my god, est-ce qu’il faut que je me change direct en me levant ? Je fais quoi si je veux sortir de la salle de bain seulement avec une serviette ? Où est-ce que je cache l’emballage de tampon ?).

 

Je m’en faisais un peu pour rien. Disons que, avec mon coloc, la gêne, elle reste pas longtemps. Il se fout un peu de ce que les gens pensent de lui, ça a déteint sur moi. J’pense pas que je me prive de quoi que ce soit. Pis mes trucs de filles, y’est au courant pis c’est ça.

 

La grande différence entre habiter avec une fille ou bien avec un gars (ou, du moins, avec mon coloc), c’est les calls qu’on peut se lancer. Des calls bien gras, y’en a qui s’entendent à longueur de journée. Je me formalise pu vraiment de ses rots ben sonores pis de sa manie à lâcher un pet (pis de faire sentir qu’il l’a lâché). Y’a pas de drama de filles pour savoir si c’est lui qui a fini ma bouteille de shampoing « par hasard », parce qu’on le sait tout les deux qu’il veut pas sentir l’orchidée sauvage qui chante. On se pogne pas la tête parce qu’on a les hormones dans le tapis en même temps. On se bitche pas dans le dos l’un de l’autre. (Je dis pas que ça arrive à toutes les colocs de filles, mais tsé… Y’a quand même plus de chance.)

 

Mon coloc, s’t’un gars. Pis c’est ben parfait de même.

C’est tellement difficile de lâcher-prise face à certaines situations de la vie qu’on en perd notre réelle identité. Je me suis rendu compte récemment que j’avais un besoin alarmant d’avoir le contrôle sur tout et que cela me nuisait terriblement. La semaine de relâche débutant dès ce soir, je te montre comment j’essaie de lâcher-prise dans ma vie!

Tout d’abord, il faut que tu saches que j’aime que tout soit bien fait et malheureusement, je suis rarement fière de moi, même si j’ai donné tout ce que je pouvais. De là apparait le premier problème : comme plusieurs le savent, je pratique un sport, mais le fait est que je n’ai jamais réellement été fière de l’une de mes performances.

Le sport, un exemple évident

Je prend le sport comme exemple, mais il y a tellement de raison d’être déçue de nous-même. Tu dois superposer ton histoire dans la mienne pour pouvoir détecter d’où vient le problème. En fait, je me demande d’abord

Quand devons-nous avoir le sentiment du devoir accompli ?

Lorsque tu as tout donné ou lorsque tes efforts sont récompensés par une médaille? Le premier choix est logique, mais tellement difficile à accepter. Regarder seulement les athlètes aux Jeux olympiques. Tout le monde est tellement déçu quand ils ne gagnent pas de médailles. Imaginez toute la déception ressentie par l’athlète lui-même. Il n’a pas le choix de réussir à lâcher-prise pour continuer d’avancer.

Pour revenir à ma situation, je me suis toujours mis trop de pression, mais je comprends seulement maintenant qu’il m’est impossible de contrôler totalement les résultats de mes courses. Il m’est impossible de prédire une chute, une blessure et même une simple mauvaise journée! Le même phénomène se produit à l’école, je ne me permets pas d’erreurs et je suis souvent déçue du résultat.

Le seul truc

Un jour, et je parle à toi, mais à moi en même temps, il faut prendre une grande respiration et se dire que peu importe le dénouement, on a fait de notre mieux. Le lâcher-prise, c’est accepter ses limites, peu importe dans quel domaine!

 

 

Source image : We Heart It

En cette fin de session d’automne, j’étais surchargé de travaux et d’examens. Mais, j’ai quand même réussi à combiner Noël à mon « rush » de fin de session. 

 

Comme chaque année, ma mère m’achète un calendrier de l’avent au chocolat. Exception : j’en ai deux cette année, faute d’en avoir acheté un de trop. Rendu à la mi-décembre, entre deux travaux de session, je mange deux chocolats, parfois le double, en raison de l’heure tardive à laquelle je les mange (entre minuit et une heure du matin). Je savoure ce moment de pure gastronomie — Ah ! Que c’est bon les chocolats de Noël —, alors que je compte le nombre de fondants restant avant la plus belle fête de l’année : rien de mieux que de savourer sa venue, chez moi, et en même temps, combler ma fringale de nuit.

 

Le cégep : une vie animée par Noël

 

La session avance et j’entends de plus en plus Noël. Alors que j’étudie pour mon examen théorique final de philosophie, dans un coin de la bibliothèque, j’entends soudain Ariana Grande chanter le refrain final de « Santa Tell Me », qui tonitruait à travers les écouteurs d’une étudiante, trop occupée à visionner le vidéoclip de la chanteuse populaire qu’à travailler sur ses travaux. À ce moment, moi et une autre fille assise derrière moi, on a délaissé pendant quelques secondes nos travaux ; on s’est lancé un rire en coin. Rire parce que pour Noël la musique était trop forte, certes. Mais rire parce qu’on ressentait la magie des Fêtes à travers cette chanson un peu trop rythmée à notre tempo d’étude.

 

Et puis quand je n’étudie pas pour un examen, je marche d’un pas léger, longeant les kiosques du marché de Noël du cégep et j’étudie chaque sourire sur le visage des artisans, jeunes et moins jeunes, lorsque je viens jeter un coup d’œil à leur art. Un sourire qui laisse, malheureusement, transparaître que Noël est davantage une fête commerciale que d’amour et de partage. Ce n’est pas gratuit, Noël, mais j’arbore quand même un sourire rempli de bonté à ces artisans. En remerciement à Noël qui crée la diversité de mon cégep, en cette fête savoureuse, musicale et d’amour.

 

Source de l’image : Weheartit.com

Il n’a pas fait beau aujourd’hui, notre poisson rouge est mort, notre note d’examen de mathématiques est catastrophique ou encore, on a perdu notre crayon préféré. Tout ça, aussi bête que ça puisse paraître, peut altérer notre bonne humeur. C’est lorsque ça arrive qu’on se demande : qu’est-ce qu’on pourrait bien faire pour feeler mieux ?

Nous avons tous et chacun notre « solution miracle » pour nous sentir mieux lorsque nous allons moins bien, ou seulement lorsque nous avons passé une moins bonne journée. Il te suffit simplement de trouver ce qui fonctionne pour TOI, ce que TOI, tu as besoin. Pour certains c’est une soirée pop-corn avec un bon film et pour d’autres, c’est de se dépasser par le sport, etc.

Pour moi, c’est la combinaison de musique et de dessin. Évidemment, ce qui fonctionne pour moi ne fonctionne pas nécessairement pour toi. Voici donc 10 idées de choses à faire pour aller mieux lorsqu’on se sent morose :

1. Aller marcher: un peu d’air frais n’a jamais fait de mal à personne ! Ça aide à oxygéner le cerveau et, en même temps, à te changer les idées.

2. Écouter un film comique : comme on dit si bien, y’a rien de mieux que de rire un bon coup pour se remettre « sur le piton » !

3. Manger des cochonneries : on dira ce qu’on voudra, mais un Big Mac chez Mcdo est parfois la solution à tous et une source de bonheur assurée. Acheter ses bonbons préférés ou son repas préféré, ça fait « la job » aussi. Tu peux même aller jusqu’à manger ta crème glacée à même le pot. Eh oui, tu peux.

4. Aller courir : le sport est gratifiant pour le corps et l’esprit. En plus, avec de la musique à fond dans les oreilles sous un beau ciel ensoleillé, ça rend le tout bien agréable, non ?

5. Relire ton livre préféré : quoi de mieux que de replonger dans l’histoire trépidante de nos personnages favoris ? Rien, vous me direz.

6. Voir des amis : parfois nous avons seulement besoin d’être entouré des gens qu’on apprécie, nos amis, pour se sentir franchement mieux.

7. Commencer une liste de choses à réaliser : pourquoi pas se fixer de nouveaux objectifs à atteindre ou de souhaits à réaliser ? De cette façon, vous avez maintenant de nouveaux buts à atteindre et à nouveau de la motivation !

8. Prendre un bain : après une grosse journée mouvementée, il suffit parfois juste d’un moment relaxant, seul, avec nous-même.

9. Écouter de la musique : triste ou joyeuse à toi de décider le type qui convient parfaitement avec ton mood.

La dernière et non la moindre 

10. Netflix & pyjama : c’est le meilleur moment pour commencer une nouvelle série qui occupera le quotidien de tes prochaines semaines.

Dix suggestions bien simples, mais qui peuvent être très utiles au quotidien ! Tu es maintenant (je l’espère) prêt pour ta prochaine journée pourrie !

Source photo : pexels.com

Ce qui est le fun dans une nouvelle relation c’est justement, la nouvelle relation. On recommence tout à zéro, on découvre l’autre et on fait des activités différentes de celle qu’on faisait avec notre ex. Le seul bout moins trippant est, selon moi, rencontrer la nouvelle belle-famille.

Le premier vrai souper dans la famille de ton chum qui te stresse À MORT. Tu voudrais être belle, gentille, sociable, serviable, bref, tout mieux que son ex à lui. Tu mets ton kit de linge le plus téteux pour avoir l’air intelligente et tu diminues considérablement le nombre de mauvais mots dont tu fais l’utilisation pas mal tous les jours. Ça l’air rough dit comme ça, mais avouons-le, on fait toutes ça.

Donc là, il te présente et tu te forces de sourire (au point où les babines te shake, tu vois le genre) en donnant des becs à au moins une dizaine de personnes que tu ne connais pas, pour l’instant. En attendant le souper, les hommes jasent de politique, les femmes de cuisine et toi, tu te demandes à qui parler et tu regardes désespérément ton copain pour qu’il comprenne ta détresse, mais… non. Alors tu restes dans ta chaise placée à cheval entre Ricardo et Philippe Couillard et tu voudrais juste être transparente. Ce n’est pas que tu ne veux pas être là, au contraire, mais être moins visible, ce serait bien.

Pendant qu’on mange, tu as le droit à des questions comme : « Tu étudies en quoi ? » ou « Tes parents font quoi dans la vie ? », bref, des réponses que tu répèteras probablement quatre ou cinq fois dans la soirée. Je ne sais pas si c’est dans toutes les familles, mais il y a toujours un oncle qui te fais des blagues et qui te malaise jusqu’à la fin pour être certain de t’avoir montré le côté fou de la famille. Gênant, mais attachant comme personne.

Puis après tous ces malaises, ses discussions et ses débats familiaux, il est venu le temps de partir… encore des becs. Tu dis au revoir à des gens que tu n’as même pas salués en entrant. Ton chum est content, tu as bien mangé, tu as fait une bonne première impression : quoi de mieux. En plus, la glace est brisée et tu as rencontré des gens super gentils (je te le souhaite). J’aimerais bien te donner un conseil pour éviter cette première rencontre étrange, mais il n’y en a pas. Tu dois passer par là pour commencer une belle et longue histoire d’amour avec ton chum… et avec ta belle-famille !

Oui, je suis une personne extrêmement stressée à l’approche de toutes les situations particulières que la vie m’amène. Depuis plus de 12 ans maintenant que je pratique le patinage de vitesse et des courses, j’en ai faites. Pourtant, à chaque nouvelle compétition, une tension et une anxiété sans précédent s’installent la journée avant l’événement. Comment réagir face à ce stress intense ? Y a-t-il des façons de contrer ou de passer par-dessus celui-ci ? Ou même, ce stress est-il nuisible ou utile ? Voici ce que j’en pense.

Comment réagir ?

Il n’y a pas de solutions miracles lorsque nous sommes confrontés à une situation stressante et personne ne réagit de la même façon. Je suis plutôt désagréable à l’approche d’une compétition (parlez-en à mes parents), je ne tiens plus en place et me coller un sourire dans le visage est toute une étape. Le but est de garder son calme et de ne pas trop anticiper ce qui pourrait arriver. Selon mon expérience, mes meilleures courses ont été lorsque je n’avais aucune attente, lorsque je croyais impossible de surpasser la qualité des autres patineuses ou que je doutais de ma condition physique. Le plus difficile dans une compétition ou un tournoi est d’avoir le temps de penser aux autres concurrents. Ils nous semblent toujours meilleurs que nous et un manque de confiance en soi nuisible s’installe de ce fait. Il faut donc garder l’accent sur ce que NOUS sommes en mesure d’accomplir et non sur les autres.

Des trucs ?

On m’a souvent conseillé la visualisation avant d’entrer sur la glace. Cela n’a jamais vraiment fonctionné pour moi, car il est impossible de prévoir ce qui peut arriver pendant la course. Si j’ai un plan déjà déterminé et que quelqu’un détruit le plan, je me retrouve sans ressource et le temps de réfléchir à une solution, il est déjà trop tard. Personnellement, je dois avoir la tête vide et patiner selon le moment présent. Pour ce faire, avant chaque course, je jase et ris avec les autres et, souvent, j’écoute de la musique entrainante. De grandes respirations peuvent également aider les athlètes à vaincre un stress trop intense.

Bon ou mauvais, le stress ?

Il faut savoir qu’il existe deux types de stress, soit le stress positif et le stress négatif. Le sportif peut voir le stress lui procurer de l’énergie comme un moteur ou au contraire, celui-ci peut lui nuire complètement. Cela dépend de la gestion que la personne fait du stress. Il est important de comprendre et de voir ce mauvais stress arriver. Le rythme cardiaque qui s’accélère, le manque de confiance, l’arrivée de pensées négatives ou les jambes molles sont des exemples de manifestations de stress nuisible pour la plupart. Lorsque l’on sent ces « symptômes », il vaut mieux s’arrêter et respirer pour retrouver nos esprits. Bref, foncez et tentez de rester calme, ce n’est qu’une compétition après tout, votre vie n’est pas en jeu !

Arrivé à la fin de session, on ne sait parfois plus où donner de la tête. Entre deux gorgées de café et trois travaux d’équipe, on est souvent à la course. Avec tout ce brou-ha-ha de notre sprint d’avant l’été, il faut savoir dire stop et se recentrer. Voici quelques pistes pour vous aider à vous relaxer, vous réorganiser et finir du bon pied sans trop d’écorchures.

Premièrement, il faut dire stop.

Quand tout devient pêle-mêle et qu’on ne sait plus où donner de la tête tellement la montagne de devoirs semble insurmontable, il faut mettre un frein. On commence d’abord par s’asseoir, prendre deux bonnes respirations et puis se calmer un peu. D’abord on pense à une chose à la fois. Il est plus qu’inutile de feuilleter les pages de son agenda pour accumuler les dates d’examens et de remises de travaux, cela ne fait qu’augmenter le stress. On commence par regarder la journée ou la semaine qui est en cours. On se fait une liste de ce que nous avons à accomplir, puis on divise. Si, par exemple, vous avez une heure devant vous, ne faites qu’une partie de votre liste tout en étant raisonnable sur ce que vous pouvez faire pendant le temps qui vous est alloué.

Deuxièmement, prévoyez.

En regardant votre agenda, trouvez-vous des moments où vous pourrez avancer votre étude. (Des périodes d’études) De cette façon, vous ne serez pas pris au dépourvu par le manque de temps. (Le plus difficile dans cette étape, c’est de suivre les périodes que l’on s’était préalablement fixées) Cependant, cela peut être véritablement bénéfique lorsqu’on le fait.

Troisièmement, encouragez-vous !

Quoi de mieux que de se motiver en faisant des devoirs en bonne compagnie ? Invitez vos amis à venir partager une session d’étude. Pour agrémenter celle-ci, pourquoi ne pas se rendre dans un endroit agréable, comme un café, ou aller déguster un bon dessert qui saura vous donner de l’énergie pour finir vos travaux? Vous pouvez encore vous motiver en vous accordant une petite récompense lorsque tous vos travaux sont terminés. Choisissez quelque chose qui vous fait du bien et accordez-vous un peu de repos bien mérité.

Bref, comme quoi la fin de session n’est pas obligée d’être stressante et oppressante. Il s’agit seulement d’un peu d’organisation et de se redonner un peu de motivation. L’été est à nos portes et vous aurez bientôt amplement de temps pour écouter vos séries préférées sur Netflix, Il ne faut surtout pas lâcher!

Quand vient le temps de vider ton panier à linge sale la fin de semaine, tu regardes probablement quelques fois les étiquettes de tes morceaux de vêtements pour connaître leurs caprices de lavage. Mais t’es-tu déjà attardée aux petits caractères à côté ? MADE IN CAMBODIA, MADE IN BANGLADESH, MADE IN INDIA… “Bah, quelle importance, c’est tellement loin d’ici!”

Géographiquement, tu marques un point, mais ces gens derrière leurs machines à coudre sont plus près de ton quotidien que tu ne le penses.

Ces pays sous-développés regorgent d’usines de vêtements. Celles-ci sont dirigées par des entrepreneurs qui cherchent à obtenir des contrats de production provenant des grandes chaînes de vêtements. Ils tentent d’attirer les H&M, Garage, American Eagle, Zara, Hollister de ce monde avec les plus petits prix qu’ils peuvent offrir. Par exemple, l’entrepreneur X offre la production d’un chandail au coût de 3$, mais l’entrepreneur Y offre le même produit pour 2, alors Monsieur X tente encore de baisser son prix et ainsi de suite… La compétition est féroce pour obtenir les contrats. Mais comment réussir à offrir les coûts les plus bas possible ? Excellente question…

Le meilleur moyen d’économiser pour ces patrons est très simple.

Étape 1 : Installer leur manufacture de vêtement dans un pays où il y a peu d’emplois et beauuuucoup de monde. Ainsi, les gens n’auront pas le choix de travailler pour lui, puisqu’ils ne trouvent pas d’autres emplois ailleurs.

Étape 2 : Faire travailler ces gens dans des conditions épouvantables, mais très économiques : matériel désuet, aucun droit, milieu de travail miteux et mal entretenu, peu ou pas de pauses et aucune augmentation de salaire, horaires étirés sur de longues heures et surtout, salaire largement insuffisant.

Étape 3 : Se remplir les poches sur le dos de gens innocents et en profiter au maximum! Pas fou, hein?

En 2013, le Rana Plaza, une usine de production de vêtements au Bangladesh, s’est effondré sur ses employés, tuant d’un seul coup 1 127 personnes. Quelques semaines plus tôt, les employés s’étaient plaints d’avoir remarqué de nombreuses fissures sur les murs et doutaient fortement de la sécurité du bâtiment. Les patrons avaient fait la sourde oreille et ont forcé les employés à continuer le travail (non, mais, la commande pour Walmart ne se fera pas toute seule hein !).

Chaque année, des centaines de personnes meurent dans ces conditions de travail atroces, des enfants doivent également travailler pour aider les parents qui n’arrivent pas avec le maigre salaire qu’ils reçoivent. Lorsque les employés se révoltent, ils sont réprimandés physiquement par les patrons, les frappant au visage, à la poitrine, au ventre… Ces travailleurs sont souvent des femmes.

Alors la prochaine fois que tu verras un beau morceau de vêtement au centre commercial, penses s’y. Quelles seront les conséquences de ton achat ? Ce nouveau chandail dans ta garde-robe vaut-il la souffrance et la misère que quelqu’un subira de l’autre côté de l’océan ?

Quelques adresses de friperies que j’aime bien :

Je t’invite aussi à regarder le documentaire « The True Cost », de Andrew Morgan (disponible sur Netflix)