Cahier de bord

Source de frustration, compromis et stress : on parle bien sûr des travaux d’équipe !

Si vous êtes comme moi, vous aimez que vos travaux soient remis avant la date d’échéance et qu’ils soient bien faits. Je ne crois pas être une exception ou une genre d’intello bizarre qui accorde beaucoup trop d’importance à l’école, je crois simplement être à la limite normale. Cependant, suite à cette rentrée scolaire, je remets quelque peu cette croyance que j’avais sur le fait que la plupart des gens retirent une satisfaction à contribuer aux travaux d’équipe.

Effectivement, suite à plusieurs malheureuses expériences à la limite désagréables, je me suis rendue compte que ce n’est pas tout le monde qui accorde la même importance au rendu de leur travail. Ce n’est pas tout le monde non plus qui s’investit de la même façon. C’est assez frustrant, vous en conviendrez, d’avoir la drôle d’impression d’être la seule personne ou presque à tirer le chariot de la réussite scolaire du travail de fin de session.

Un petit coup de main ne serait pas de refus..

Pourriez-vous s’il vous plaît donner un petit effort et m’aider à tirer plutôt que de mettre des bâtons dans les roues ?

Le problème avec les travaux d’équipe, c’est l’équipe.

Ça semble drôle dit comme ça, non ? Mais, effectivement, c’est là qu’il est le problème. En fait, j’irais même jusqu’à dire que c’est le choix de l’équipe qui est le problème.

Dans la vraie vie, c’est tes meilleures amies, c’est certain que ça va bien travailler !

Erreur.

Pour avoir un travail d’équipe harmonieux, il faut être sur la même longueur d’onde. Pas nécessairement avoir des points communs avec les personnes ou avoir des hobbies semblables, simplement s’entendre sur la façon de travailler. Les super amis font rarement de super coéquipiers d’équipe. C’est plate, mais c’est comme ça!

Alors vient le temps où il faut faire des compromis et s’adapter aux autres. Il est là le vrai défi en fait. Collaborer avec des façon de faire différentes et des façons de penser qui ne sont pas les nôtres. Le travail d’équipe, c’est parfois difficile, mais c’est quelque chose qui nous est inévitable.

Bien sûr, il peut être source de frustration, mais tout dépendant des gens avec qui on collabore, il peut parfois déboucher sur quelque chose dont on est véritablement fiers. Il s’agit seulement, j’imagine, de trouver les bonnes personnes qui ont la même détermination et motivation pour passer au travers des fameux travaux de fin de session.

Sur ce, bon travail à tous et bonne chance avec vos équipes !

– Qu’est-ce que tu veux faire plus tard ?

– Plus tard quand ?

– Je veux dire une fois adulte, après tes études ?

J’ai 20 ans et j’ai de la misère à imaginer ce que je vais manger pour souper ce soir. Est-ce que je vais me faire un bon repas de tartare au saumon et au bœuf ou est-ce que je vais me faire livrer une bonne poutine bien grasse dans le confort de mon salon ? Je ne le sais même pas. Pourtant, le souper, c’est dans à peine 5 heures. Maintenant, tu me demandes de te décrire mon plan de vie détaillé et à l’échelle pour quelque chose qui ne se produira même pas dans une semaine ? C’est loin, c’est clairement trop loin.

Je ne peux même pas prévoir si je vais avoir envie de sortir jeudi ou vendredi soir avec mes amis. Ah non, ça, en fait, je peux le prévoir, mais ça, c’est une exception. Le point étant qu’on nous demande sans arrêt de penser au futur, de se projeter de l’avant et de savoir ce que l’on va « faire dans la vie ». Où on va être dans 5, 10 voire même 30 ans ? Ne pensez-vous pas que ce temps-là est révolu, voire démodé ? Le temps de nos parents et des vieux de la vieille où avoir un job stable était signe de réussite. Un signe de réussite professionnelle peut-être, mais est-ce également synonyme de réussite sociale, d’épanouissement et d’accomplissement en tant qu’individu ? On se croirait en cours de philo, hein ? Et pourtant, ces questions méritent, à mon sens, qu’on leur prête une attention, ne serait-ce que le temps de finir la lecture de mon article.

La réussite ne repose pas sur l’argent, c’est d’ailleurs pour cette raison que je me demande à quoi bon nous demander ce que l’on fera plus tard ou quel job on aura. Au lieu de me demander ce que je ferai plus tard, ou encore où je me vois dans x nombre d’années, demande-moi plutôt si je suis heureuse, si je me sens bien, si j’arrive à trouver un équilibre entre l’école, le travail, les amis. Demande-moi qu’est-ce qui me fait du bien et ce qui me rend heureuse et demande-moi ce que j’aime réellement, si j’ai une passion, quelque chose qui me tient en vie et qui me donne envie de me lever le matin.

À partir de ce moment-là, on laissera les banalités de côté et je te promets : on aura une vraie conversation qui durera pas mal plus longtemps que : « Bof, j’sais pas, on verra… »

Comme le grand Marc Labrèche l’a souvent mentionné, nous faisons partie d’un monde d’aveuglement volontaire, mais j’ajouterais d’ignorance des moyens et de victimisme individualiste. Un monde sympathique, et non emphatique.

Dans un monde où la quasi-totalité des habitants confortables est tôt ou tard confrontée à prendre connaissance de la dure réalité d’une énorme partie de la planète, à voir à quel point l’environnement en arrache et à savoir qu’une personne peut manger qu’une seule fois par semaine, monsieur et madame tout le monde exerce tout de même le concept d’aveuglement volontaire.

On se paie du luxe. On pleure sur nos vies ô si misérables. On surconsomme sans réfléchir. On dépasse les besoins. On fait une mauvaise hiérarchie des malheurs en se victimisant.

Je généralise à travers ces lignes une réalité dont on vit tous les répercussions. Évidemment, beaucoup de gens sont conscientisés et aident de leur mieux. Mais, selon moi, ces gens généreux mériteraient que tous y mettent du sien.

Des centaines de documentaires accessibles, des publicités, des affiches promeuvent le fait qu’il faut faire attention à l’environnement, sans quoi nous finiront par atteindre le fond. Pourtant, les gens ne changent pas leurs habitudes, ils ne se sentent pas interpellés. Au contraire, cette réalité touche tout le monde.

Des films, des voyages, des livres, des vidéos nous exposent à des familles outremer qui vivent dans plus que la misère. Sans éducation ni chance de se sortir de ce cauchemar. Et encore, pourtant, trop peu de personnes se mobilisent pour aider ces humains en détresse.

J’ai de la difficulté avec tout ça. Encore pas assez de gens ne semble faire de step back pour se rendre compte que la vie ne tourne pas qu’autour de ce qu’ils connaissent. Qu’il faut être solidaire et que personne ne veut vivre de famine et d’eau impure. Certains réalisent que d’autres font pitié mais, ce qui m’échappe, c’est l’absence de gestes pour apaiser les souffrances. Collectivement, nous ignorons clairement l’impact que toutes les personnes confortables réunies pourraient avoir pour les plus démunis. Que l’argent servant à nos dépenses futiles pourrait en aider plus d’un. Je ne dis pas de ne pas profiter de la vie. Mais personne n’a BESOIN d’une grosse maison, d’une voiture de luxe.

Entendre quelqu’un dire : « Ils font dont bien pitié, dans ce pays-là ! », et voir cette même personne jeter son argent par les fenêtres comme s’il n’y avait pas de lendemain, ça me fend le coeur. Et sortez-moi pas l’argument : «Oui, mais cette personne a travaillé fort pour avoir un bon salaire. Elle le mérite.» Ouain, nais dont dans une famille pauvre en Inde pis essaie d’avoir une éducation convenable pour atteindre des études supérieures, s’il te plaît.

Mon point, c’est que tout le monde mérite d’avoir un milieu de vie convenable et que mon plus grand souhait est que toutes les personnes à l’aise financièrement sacrifient un peu de leur fortune pour effacer la misère dans le monde. J’aspire à un beau jour où notre génération plus conscientisée fera quelque chose contre cela.

Je pense, en fait, qu’on n’aura plus le choix à un moment donné, on aura dépassé les limites possibles. Que nous n’aurons juste pas d’autre alternative que de laisser de côté notre propre vie, parce qu’un quelconque événement bouleversera toute la planète. Parce que la Terre sera sur le point de s’effondrer.

Et c’est à ce moment qu’on réalisera que nos malheurs individuels ne sont que de passage, mais que ceux planétaire sont permanents et irréversibles.

Source : www.pixabay.com

Selon les statistiques québécoises, 3% des filles âgées de 15 à 25 ans souffrent de troubles alimentaires. Chaque année, on dénombre environ 100 décès au Canada, reliés aux conséquences des troubles alimentaires.

Pour moi, ça l’a pas duré longtemps, mais c’était là. J’ai commencé à surveiller mon alimentation, j’utilisais des applications pour compter les calories que j’ingurgitais, pour compter mon nombre de pas fait par jour et les calories que j’avais perdu.  Quand ça n’a plus été suffisant, j’ai pensé à mettre deux doigts dans le fond de ma gorge. Pis en plus, je prenais des médicaments qui me coupaient l’appétit, c’est tu pas beau ça !? J’enflais quand je mangeais et surtout, je n’avais aucun contrôle. Je haïssais mon corps. J’ai toujours été un peu excessive dans tout. Je donne mon 100%. Ben c’est pareil avec la bouffe.

Je mangeais, mangeais, mangeais, pis des fois, jusqu’à me rendre malade toute seule. Mais bon, être malade, c’est pas si pire, au moins t’engraisse pas tant. J’ai jamais eu la phobie de manger, j’ai jamais sauté un repas, j’aime ben trop la nourriture pour ça. Mais rendu là, manger à en être malade, tu ressens un genre de détresse psychologique, pis j’ai comblé cette détresse là en continuant de manger. Ça l’a pas duré longtemps, parce que j’ai été capable de me rendre compte à quel point c’était malsain, pis à quel point ça me causait du tort. J’ai également eu la chance d’avoir des amies qui m’ont écouté et aidé là-dedans, des profs au Cégep pis un travailleur social qui m’ont montré que dans l’fond, je vaux plus la peine que ça. Depuis qu’on est jeunes on nous pèse sur des balances devant les autres élèves à l’école.

En 3e année on me traitait déjà de grosse, pis j’men va te dire que c’était vraiment pas si pire que ça. Et puis y’a cette fois-là, secondaire 1, une fille m’a dit que j’allais écraser (genre tuer) mon chum en m’assoyant sur lui. Les gens autour de nous ne se rendent pas compte qu’une phrase peut tout changer. On dit aux filles de s’aimer, mais aimez-vous en bas de 130 lbs s’il vous plait, parce que si vous pesez plus, regardez tout ce qu’on a à vous offrir pour que vous soyez ‘’Belle et Mince’’. On dit au gars de prendre d’la masse, parce que la masse, c’est tu assez viril ! Regarde-moi les tonnes de produits et service que tu peux te procurer pour avoir la shape à The Rock…

Aujourd’hui moi je te dis, aime-toi. Aimes-toi assez pour te choisir. Choisir la santé, autant mentale que physique. Je t’encourage, toi la personne que tu es, à t’ouvrir et à aller chercher l’aide dont tu as de besoin. Aide-toi avant le point de non-retour.

Ressources disponible :

La maison L’Éclaircie 

http://www.maisoneclaircie.qc.ca/

Téléphone : 418 650-1076

Sans frais : 1-866-900-1076

[email protected]

Anorexie et Boulimie Québec

https://anebquebec.com/

Téléphone : 514 630-0907

Sans frais : 514 630-0599

[email protected]

 

De plus en plus vous devez voir sur les réseaux sociaux que des organismes tentent de vous sensibiliser concernant les troubles de santé mentale. «Bell cause pour la cause», des vedettes de partout qui gagnent votre fil d’actualité pour communiquer leur sympathie concernant ces maladies qui COMMENCENT à être de plus en plus connues, mais encore.

Aujourd’hui la gang, on peut se payer le luxe d’en parler ! T’es anorexique ? T’as des troubles d’anxiété ? T’as des tendances dépressives suicidaires ? T’en parles POINT ! Si on retourne en juin dernier, j’étais comme toi. «C’est juste une baisse de régime, des symptômes physiques bizarres ça arrive à tout le monde, j’ai juste à faire comme tout le monde et à aller voir sur internet pour me faire dire que j’ai le cancer en phase terminale pis on va en rire pis tout va être correct !» Ben non, un problème de santé mentale ce n’est pas juste un rhume, c’est un putain de cancer pour ton esprit ! J’ai un trouble d’anxiété généralisé qui fait en sorte que j’ai une peur excessive de la mort. En gros, le TAG fait en sorte que je fais des crises d’angoisses incontrôlables où dans tous les cas je finis par mourir dans l’heure qui suit, oui c’est paniquant.  C’est souvent d’une crise cardiaque la plupart du temps, c’est vraiment poche parce que les tests…je les ai tous faits…rien à faire, même si on me dit que je suis en parfaite santé, j’y crois pas, en tout cas pas tous les jours. Je vous présente alors ce que le TAG fait sur mon propre système.

Tu te fais écœurer à l’école, t’as un problème de jeu, t’es alcoolique ? T’en parles POINT ! La chose qui m’a fait le plus de bien dans cet enfer c’est d’en avoir parlé. Parents, amis, collègues, quand tu mets le doigt sur tes inconforts ça va déjà mieux, tu vas voir. Si comme moi, même après en avoir parlé à tes proches ça ne se règle pas, le meilleur s’en vient, crois-moi ! Tu vas voir un psychologue, tu vas en thérapie, tu t’en vas vider la chaudière de marde que t’as dans ta tête ! Pas de gêne, il y a une tonne de spécialistes qui sont là pour t’aider à passer à travers de ton calvaire.

Vous savez, les maladies mentales vont finir par toucher 1 personne sur 5 au cours de leur vie, mais c’est 5 personnes sur 5 qui vont vivre avec les conséquences. C’est pourquoi je m’adresse à ceux et celles qui vivent avec des personnes ayant une maladie mentale dans leur entourage. Premièrement, MERCI ! C’est tout sauf facile vivre avec une personne dans une situation mentale précaire. Vous faites toute la différence, ce n’est pas facile, mais des fois, juste de changer les idées de votre ami, frère, sœur, chum, blonde ça éloigne le problème un peu. Le but ce n’est pas de trouver une réponse au problème, les spécialistes sont là pour ça. Parfois, l’écoute est une bien meilleure aide que la solution elle-même, c’est pourquoi vous êtes si importants dans l’équation.

T’es écœuré ? T’es trop orgueilleux pour en parler ? T’as peur d’avoir l’air faible d’avouer que tu feel pas ? Tu me remercieras plus tard et tu vas en PARLER ! Faites la différence pour vous-même, les mots sont super facile en plus je vous les souffle à l’oreille : J’AI BESOIN D’AIDE.

Prenez soin de vous autres.

Message d’un Anxieux Généralisé.

À vous, les amies les plus merveilleuses de la terre,

Vous ne vous rendez sûrement pas compte, mais vous faites une différence dans ma vie. Une méchante grande différence. Vous m’accueillez le matin parce que vous êtes contentes de me voir, pis vous me dites « salut » comme si on ne s’était pas vu la veille. Vous m’aimez comme je suis et vous ne me reprochez jamais d’être ce que j’ai envie d’être. Vous likez mes photos, parce que c’est ce que les amies font, et vous riez de mes blagues même quand elles laissent à désirer (toujours).

Vous en valez la peine. N’en doutez jamais. Si quelqu’un, un garçon ou un adulte, vient vous dire le contraire, montrez-lui votre finger. Vous méritez tout l’or du monde. Vous méritez de gagner, d’apprendre, de savoir. Vous méritez d’être choisies, et même si la vie vous donne parfois du fil à retordre, vous méritez d’avoir le mérite.

Vous êtes belles. Vous êtes magnifiques. N’en doutez jamais. Vous êtes belles même sans maquillage et sans les cheveux coiffés. Vous êtes belles lorsque vous riez, mais encore plus lorsque vous pleurez. Vous êtes belles lorsque vous vous plantez et que vous vous relevez (et que moi je ris de vous).  Vous êtes belles même lorsque vous ne vous trouvez pas belles (Jejo, c’est toi que je vise ici.).

Vous avez votre place dans le monde. N’en doutez jamais. Vous êtes ici, et ce n’est pas pour rien. Si un jour vous vous demandez si quelqu’un dans ce bas monde se soucie de vous, rappelez vous de moi. Je me soucie de vous. Et ma porte sera toujours ouverte pour écouter vos peines et vos exploits. Vous êtes ma plus grande réussite. Vous avez une place dans ma vie.

Ne doutez jamais de vous. Et si ça vous arrive, eh bien moi, je n’en doute pas.

Je vous aime.

Source : www.flickr.com

La fille que tout le monde connaît, celle de tous les jours, elle est confiante et fonceuse. Elle se lance corps et âme dans de nouveaux projets. Elle poursuit ses rêves et on croirait presque qu’elle ne jette jamais de regards en arrière, qu’elle ne regrette rien. Tout semble lui réussir et ça en devient presque énervant.

Elle s’implique, étudie et rigole avec ses amis. Mais la fille à carapace, sous son bouclier, a peur que son implication ne la mène pas là où elle voudrait. Elle s’inquiète de ne pas être à la hauteur des attentes. Elle rit pour cacher sa nervosité.

La fille à carapace, elle te dira toujours que tout va bien. Ses émotions sous terrées sous sa coque. Rares sont les personnes qui la connaissent totalement, car elle tient à ses secrets. Elle chérit cette façade de fille indépendante, parce que c’est plus simple. Plus simple que d’avouer qu’elle a parfois peur de l’échec. Ou de l’amour. Ou de ses rêves.

L’amie à carapace a un don pour éviter les questions trop intrusives. Avec le temps, elle a développé plusieurs techniques pour se sortir de situations dans lesquelles elle se sent inconfortable. Inutile de la brusquer en tentant de lui tirer les vers du nez, elle rentrera dans sa coquille si vous vous faites trop insistant. Sa confiance se mérite et, au fil du temps, ses confidences viendront au compte-gouttes.

Attention à ne pas prendre le silence et les secrets de la fille à carapace comme un manque d’honnêteté. Son jardin secret, elle le cultive plutôt par pudeur. Elle ne veut pas que ses états d’âme ou que ses échecs soient la source de cancans. Ses déboires et ses émotions en montagnes russes, elle préfère les affronter en solo.

Chère fille à carapace : sache que sous ton armure, tu es resplendissante. La vie n’est pas une partie de poker, tu peux te permettre de dévoiler ton jeu. Enlève ta cuirasse et montre au monde la flush royale qu’est ta personnalité, peurs et faiblesses incluses.

Source : www.weheartit.com

J’ai 21 ans et déjà, mon fil d’actualités Facebook est inondé de petites frimousses plus craquantes les unes que les autres. C’est, oui, très mignon, mais tellement effrayant à la fois.

Je ne peux pas croire que je suis encore et toujours la jeune fille d’à peine 5 pieds qui court tous les matins (dans le stationnement – détrompe-toi, je ne m’entraine pas) pour se rendre au boulot, avec un chignon sur la tête (je ne sais pas si on peut dire « sur », parce que souvent il tangue dangereusement vers la gauche), le café à moitié renversé (probablement parce que je cours tout croche), pendant que plusieurs de mes amies sont en train de s’occuper d’un petit poupon. J’ai encore de la difficulté à gérer mon emploi à temps partiel et mes études en même temps. Il suffit d’un rendez-vous chez le dentiste dans ma journée off pour me désorganiser complètement (à deux cheveux du bacon par terre, juré craché.)

J’ai besoin de temps pour moi. Pour écouter mes séries en pyjama toute la journée. Collée avec ma doudou et/ou mon chum. Parce que, oui, je traine une vieille doudou, alias guenille, tapis de bain et serviette à vaisselle, tellement elle est usée et pleine de trous.

Je me vois donc très mal trimballer ce bout de tissu et un bébé en même temps. Je sais que certaines mamans n’avaient drôlement pas prévu avoir un enfant si tôt (ma propre mère ne m’avait pas planifiée du tout) et d’autres avaient une envie folle d’en avoir un tout de suite. Personnellement, je me dis que j’ai hâte d’être arrivée au point où je me sentirai prête physiquement et surtout mentalement à partager le reste de ma vie avec un autre petit être humain.

Je crois que j’ai une passion pour les enfants. J’en ferai même mon métier en enseignant au primaire. Dès que j’en vois un entrer dans la boutique où je travaille, je m’accroupis tout de suite pour lui parler avant même d’aborder ses parents (dont je me fous complètement dès l’instant où je vois les joues toutes roses d’un bébé). Je les trouve fascinants, magnifiques et uniques. Je sais que je m’épanouirai pleinement à leurs côtés tout au long de ma carrière. J’ai déjà choisi les noms que j’aimerais donner à mes enfants, j’ai évalué si mon chum ferait un bon père un jour (score : 100%, il serait p-a-r-f-a-i-t!) et je me surprends à me demander à quoi ressemblera ma fille. Oui, c’est probablement très quétaine et très intense mais je l’assume complètement.

Je me permets d’avoir hâte à ces moments-là, mais aussi de profiter du présent. Parce que même si je me vois déjà avoir un petit bedon tout rond, je ne serais pas prête à diviser en deux le temps que j’ai en amoureux, à apprendre à cuisiner comme une maman (shame on me) et à espérer les moments seule à la salle de bain.

Bref, chapeau à mes amies maman je vous trouve remarquables et un exemple vivant de courage. Pour ma part, je vais me contenter de finir mes études et d’avoir les yeux remplis d’espoirs et d’étincelles quand j’apercevrai vos bambins sur mon écran.

Source : pixabay.com

Je l’ai rencontré un soir de novembre que j’étais à moitié saoule et que je l’écoutais à moitié. C’était après un show, mais pas le sien. On buvait d’la bière, moi une rousse je pense. Je parlais à 5 personnes en même temps, mais c’était lui le plus proche, y’était assis à ma gauche.

J’avais l’impression d’avoir un peu plus chaud à chaque fois qu’il me souriait, même si j’avais en tête le chanteur du groupe du spectacle ce soir-là. Fai’que j’ai pas sauté sur lui comme j’aurais peut-être dû. Il me demandait comment on allait changer le monde pis en quoi j’étudiais pis je le trouvais original dans ses sujets de conversation. Je savais qu’il était plus jeune que moi, mais j’voulais pas savoir de combien d’années. La conversation à six s’est transformée en conversation à deux sans que je m’en rende compte. Il me regardait dans les yeux pis j’aimais ça. Il avait sans doute deviné qu’un gars qui me regarde dans les yeux, ça me turn on un peu. Nos genoux se touchaient, pis je me suis accotée les deux coudes sur la table pour être plus proche de lui.

On a fini par se regarder sans rien dire, y’a sourit du coin de la bouche puis j’ai baissé le regard. Puis je l’ai regardé de nouveau. Je savais pas ce qu’il se passait autour de nous, jusqu’à temps qu’un plateau de shots nous sépare de force pis que les personnes autour de la table s’enthousiasment à (presque) nous forcer d’en prendre.

Y’avait des cheveux bouclés pis ça me donnait le goût de me réveiller à côté de lui le lendemain matin. Ça c’est pas passé parce qu’il devait partir tôt… Et que j’ai eu la langue du chanteur qui se frottait à la mienne en fin de soirée. Je sais pas si c’était un mauvais choix, parfois ça arrive ces affaires-là sans qu’on le prévoit.

Trois mois après le band du gars-aux-cheveux-bouclés commençait à se faire connaître pis je voyais des flyers de lui dans les cafés de la ville. Il m’écrivait encore pis on s’écrivait souvent qu’on voulait se voir sans vraiment faire de plans pour que ça arrive. On aimait ça vivre dans nos fantasmes, probablement.

Maintenant on s’écrit moins, mais on like encore nos photos sur Instagram. Et un like régulier, ça veut toujours dire quelque chose. Et j’espère que ça veut dire qu’un jour, j’vais finir par me réveiller à côté de ses cheveux bouclés.

Source : weheartit.com