Cahier de bord

Arrivé à la fin de session, on ne sait parfois plus où donner de la tête. Entre deux gorgées de café et trois travaux d’équipe, on est souvent à la course. Avec tout ce brou-ha-ha de notre sprint d’avant l’été, il faut savoir dire stop et se recentrer. Voici quelques pistes pour vous aider à vous relaxer, vous réorganiser et finir du bon pied sans trop d’écorchures.

Premièrement, il faut dire stop.

Quand tout devient pêle-mêle et qu’on ne sait plus où donner de la tête tellement la montagne de devoirs semble insurmontable, il faut mettre un frein. On commence d’abord par s’asseoir, prendre deux bonnes respirations et puis se calmer un peu. D’abord on pense à une chose à la fois. Il est plus qu’inutile de feuilleter les pages de son agenda pour accumuler les dates d’examens et de remises de travaux, cela ne fait qu’augmenter le stress. On commence par regarder la journée ou la semaine qui est en cours. On se fait une liste de ce que nous avons à accomplir, puis on divise. Si, par exemple, vous avez une heure devant vous, ne faites qu’une partie de votre liste tout en étant raisonnable sur ce que vous pouvez faire pendant le temps qui vous est alloué.

Deuxièmement, prévoyez.

En regardant votre agenda, trouvez-vous des moments où vous pourrez avancer votre étude. (Des périodes d’études) De cette façon, vous ne serez pas pris au dépourvu par le manque de temps. (Le plus difficile dans cette étape, c’est de suivre les périodes que l’on s’était préalablement fixées) Cependant, cela peut être véritablement bénéfique lorsqu’on le fait.

Troisièmement, encouragez-vous !

Quoi de mieux que de se motiver en faisant des devoirs en bonne compagnie ? Invitez vos amis à venir partager une session d’étude. Pour agrémenter celle-ci, pourquoi ne pas se rendre dans un endroit agréable, comme un café, ou aller déguster un bon dessert qui saura vous donner de l’énergie pour finir vos travaux? Vous pouvez encore vous motiver en vous accordant une petite récompense lorsque tous vos travaux sont terminés. Choisissez quelque chose qui vous fait du bien et accordez-vous un peu de repos bien mérité.

Bref, comme quoi la fin de session n’est pas obligée d’être stressante et oppressante. Il s’agit seulement d’un peu d’organisation et de se redonner un peu de motivation. L’été est à nos portes et vous aurez bientôt amplement de temps pour écouter vos séries préférées sur Netflix, Il ne faut surtout pas lâcher!

Tu sais, il a beau t’aimer et faire des activités avec toi, mais il a quand même besoin de son temps à lui, de faire ses activités, avec ou sans toi. C’est normal, vous aimez peut-être pas les mêmes choses.

S’il fait du sport, vas-tu être ouverte à tenter l’expérience? Probable, parce que c’est commun : le sport, tout le monde en fait. S’il aime dessiner, vas-tu crayonner avec lui, juste comme ça, pour le fun? Sûrement. De toute façon, bonne ou pas, tu veux juste être avec lui, non? Pourquoi quand il joue à « son maudit jeu vidéo poche » sur sa Xbox, tu veux pas essayer?

Le tien, ce qu’il aime, c’est les jeux vidéo. Et toi, t’aime pas ça et c’est bien correct. Sauf que quand tu lui montres à mettre du vernis à ongles ou à bien épiler les sourcils, je pense pas qu’il trippe à fond. Mais il reste là parce qu’il sait que toi oui. C’est ça l’amour : s’intéresser à l’autre.

À toi, oui toi, la fille qui fréquente un gamer, demande-lui donc comment jouer. Demande-lui de te montrer à tirer ou viser. J’suis certaine que ça va lui faire plaisir que tu veuilles comprendre son monde. C’est positif pour les deux : tu vas faire quelque chose avec lui et de son côté, il aura une partenaire de jeu.

Par contre, il faut que tu fasses la différence entre jouer avec lui et l’encombrer. Comme tout le monde, ça prend des moments tout seul. J’suis presque sûre qu’il défoule toutes ses frustrations de sa semaine sur l’ennemi en face de lui alors tu peux pas briser ce moment-là.

Ce que je te dis, fille, c’est qu’au lieu de te plaindre que c’est long quand il joue online, tu vas pouvoir tripper (ou faire semblant du moins) avec lui quand il va tuer un bonhomme ou scorer dans un but, parce qu’il t’aura expliqué ce qui se passe dans son écran.

C’est comme dans n’importe quoi : tout est mieux quand on comprend les règles, il faut juste prendre le temps de les comprendre.  

Source : www.weheartit.com

Depuis quelques mois, je travaille comme serveuse dans un petit restaurant. Des clients, j’en ai eus de toutes les sortes pis de toutes les couleurs. Des frustrés, des pressés, des malcommodes. Mais c’est pas d’eux que je veux vous parler.

 

Je veux vous parler de mes petites perles, de ces clients qui me réchauffent le cœur pis qui me donnent mal aux joues à force de leur sourire. Ces clients qui me lancent un regard pis qui aident mes épaules à se reposer.

 

  1. Le café de 16h00. J’arrive pis il est déjà là. Assis à sa table, à moitié tourné vers le comptoir des serveurs. Il me dit un beau « Bonjour Roxane, ça va bien aujourd’hui ? » pis il sourit. S’t’un bon monsieur, qui jase gros. Mais qui en fera pas tout un plat si tu dois aller répondre au téléphone. Je l’avoue, c’est mon client préféré. Il s’intéresse à nous autres, il nous demande des nouvelles de nos vies. C’est pas intrusif, y’a le don de faire ben passer ça. Pis quand il part, il nous dit toujours un petit au revoir. Même si on est à l’autre bout du restaurant, on va le voir nous faire un p’tit signe. Pis ça va ben partir mon shift.

 

  1. Ma table 8. Toujours à la même table, toujours à la même heure. En fin de soirée, avec son petit journal, son verre d’eau pis son café. Elle dit pas grand chose, cette madame-là. Elle s’assoit, pis elle prend du bon temps. Elle a un beau sourire, un sourire le fun à voir. Elle est compréhensive. Elle va jamais se plaindre si on prend un peu trop de temps à lui apporter son café. Même, elle a déjà rangé nos ustensiles tellement on courait partout. Un vrai petit bijou. On a essayé de la faire retourner à sa place, elle voulait pas. Elle voulait nous aider, point.

 

  1. M. Liste. J’avais envie de lui pleurer dans les bras. Je courais partout depuis deux heures, je gérais pu ma vie. Il m’arrive et me dit : « Je vais te prendre six hot-dogs ». C’était la crise. Six hot-dogs, avec les garnitures, les vapeurs ou rotis… C’est long, pis c’est compliqué, pis y’a vingt milles façons de me tromper. Il a déposé une feuille sur le comptoir. Ses hot-dogs. Combien il en voulait de chaque. J’ai pas pu résister, je lui ai dit qu’il était mon meilleur client ce soir-là. Il a ri. Pis après, il a même rejoint la catégorie suivante.

 

  1. Ceux qui hurlent pas. Eux, quand je suis en plein rush, je les aime d’amour. Ben tranquilles, ils me le font clairement savoir que c’est correct que j’ai dû recommencer leur commande parce que je me suis trompée de bouton. Ils me regardent dans les yeux, ils sont pas énervés. Ils prennent un journal pis ils vont s’assoir. Ils me disent un gros merci avec des étoiles dans les yeux, même si leur hamburger est arrivé après dix minutes.

 

  1. Ce premier couple. C’était la première table que j’ai servie de A à Z. J’étais un peu sur les nerfs quand ma collègue m’a donné son cahier de commande. J’avais peur de me tromper. D’échapper quelque chose – parce que c’était clair que ça allait arriver à ma première fois, right ? Mais non. Tout a bien été. Ils sont revenus le lendemain, avec leurs petits-enfants. Quand ils m’ont vu passé près de leur table, ils ont dit : « Vous voyez la madame, là-bas ? C’était elle notre serveuse hier ». J’sais pas pourquoi, peut-être à cause du ton ou parce que je suis émotive, mais ça m’a réchauffer le cœur un peu.

 

  1. Ma livraison de début de shift. Il appelle tout le temps juste un peu avant 17h00. Il a une belle voix souriante pis il prend le temps de me demander si ça va bien. Pour lui, j’arrête tout ce que je fais et je lui jase un peu. Il est sympathique pis il reconnaît ma voix. Il finit toujours par me demander si « elle va bien, la belle Roxane ? » avant de commander. Je le sais, ce qu’il va prendre. Un menu du jour – deux soupes, un dessert – pour lui et sa femme. Ils sont cutes. Et j’aime ben ça quand il m’appelle. Un jour, je vais lui laisser un petit message sur son sac brun. Je vais lui dire qu’il met du soleil dans ma journée.

 

Je pourrais continuer. Longtemps. Des petits trésors, y’en a tout plein. Les clients d’un restaurant, c’est pas seulement des frustrés, des pressés pis des malcommodes.

Ce sont des gens que j’aime d’amour.

Source de frustration, compromis et stress : on parle bien sûr des travaux d’équipe !

Si vous êtes comme moi, vous aimez que vos travaux soient remis avant la date d’échéance et qu’ils soient bien faits. Je ne crois pas être une exception ou une genre d’intello bizarre qui accorde beaucoup trop d’importance à l’école, je crois simplement être à la limite normale. Cependant, suite à cette rentrée scolaire, je remets quelque peu cette croyance que j’avais sur le fait que la plupart des gens retirent une satisfaction à contribuer aux travaux d’équipe.

Effectivement, suite à plusieurs malheureuses expériences à la limite désagréables, je me suis rendue compte que ce n’est pas tout le monde qui accorde la même importance au rendu de leur travail. Ce n’est pas tout le monde non plus qui s’investit de la même façon. C’est assez frustrant, vous en conviendrez, d’avoir la drôle d’impression d’être la seule personne ou presque à tirer le chariot de la réussite scolaire du travail de fin de session.

Un petit coup de main ne serait pas de refus..

Pourriez-vous s’il vous plaît donner un petit effort et m’aider à tirer plutôt que de mettre des bâtons dans les roues ?

Le problème avec les travaux d’équipe, c’est l’équipe.

Ça semble drôle dit comme ça, non ? Mais, effectivement, c’est là qu’il est le problème. En fait, j’irais même jusqu’à dire que c’est le choix de l’équipe qui est le problème.

Dans la vraie vie, c’est tes meilleures amies, c’est certain que ça va bien travailler !

Erreur.

Pour avoir un travail d’équipe harmonieux, il faut être sur la même longueur d’onde. Pas nécessairement avoir des points communs avec les personnes ou avoir des hobbies semblables, simplement s’entendre sur la façon de travailler. Les super amis font rarement de super coéquipiers d’équipe. C’est plate, mais c’est comme ça!

Alors vient le temps où il faut faire des compromis et s’adapter aux autres. Il est là le vrai défi en fait. Collaborer avec des façon de faire différentes et des façons de penser qui ne sont pas les nôtres. Le travail d’équipe, c’est parfois difficile, mais c’est quelque chose qui nous est inévitable.

Bien sûr, il peut être source de frustration, mais tout dépendant des gens avec qui on collabore, il peut parfois déboucher sur quelque chose dont on est véritablement fiers. Il s’agit seulement, j’imagine, de trouver les bonnes personnes qui ont la même détermination et motivation pour passer au travers des fameux travaux de fin de session.

Sur ce, bon travail à tous et bonne chance avec vos équipes !

– Qu’est-ce que tu veux faire plus tard ?

– Plus tard quand ?

– Je veux dire une fois adulte, après tes études ?

J’ai 20 ans et j’ai de la misère à imaginer ce que je vais manger pour souper ce soir. Est-ce que je vais me faire un bon repas de tartare au saumon et au bœuf ou est-ce que je vais me faire livrer une bonne poutine bien grasse dans le confort de mon salon ? Je ne le sais même pas. Pourtant, le souper, c’est dans à peine 5 heures. Maintenant, tu me demandes de te décrire mon plan de vie détaillé et à l’échelle pour quelque chose qui ne se produira même pas dans une semaine ? C’est loin, c’est clairement trop loin.

Je ne peux même pas prévoir si je vais avoir envie de sortir jeudi ou vendredi soir avec mes amis. Ah non, ça, en fait, je peux le prévoir, mais ça, c’est une exception. Le point étant qu’on nous demande sans arrêt de penser au futur, de se projeter de l’avant et de savoir ce que l’on va « faire dans la vie ». Où on va être dans 5, 10 voire même 30 ans ? Ne pensez-vous pas que ce temps-là est révolu, voire démodé ? Le temps de nos parents et des vieux de la vieille où avoir un job stable était signe de réussite. Un signe de réussite professionnelle peut-être, mais est-ce également synonyme de réussite sociale, d’épanouissement et d’accomplissement en tant qu’individu ? On se croirait en cours de philo, hein ? Et pourtant, ces questions méritent, à mon sens, qu’on leur prête une attention, ne serait-ce que le temps de finir la lecture de mon article.

La réussite ne repose pas sur l’argent, c’est d’ailleurs pour cette raison que je me demande à quoi bon nous demander ce que l’on fera plus tard ou quel job on aura. Au lieu de me demander ce que je ferai plus tard, ou encore où je me vois dans x nombre d’années, demande-moi plutôt si je suis heureuse, si je me sens bien, si j’arrive à trouver un équilibre entre l’école, le travail, les amis. Demande-moi qu’est-ce qui me fait du bien et ce qui me rend heureuse et demande-moi ce que j’aime réellement, si j’ai une passion, quelque chose qui me tient en vie et qui me donne envie de me lever le matin.

À partir de ce moment-là, on laissera les banalités de côté et je te promets : on aura une vraie conversation qui durera pas mal plus longtemps que : « Bof, j’sais pas, on verra… »

Comme le grand Marc Labrèche l’a souvent mentionné, nous faisons partie d’un monde d’aveuglement volontaire, mais j’ajouterais d’ignorance des moyens et de victimisme individualiste. Un monde sympathique, et non emphatique.

Dans un monde où la quasi-totalité des habitants confortables est tôt ou tard confrontée à prendre connaissance de la dure réalité d’une énorme partie de la planète, à voir à quel point l’environnement en arrache et à savoir qu’une personne peut manger qu’une seule fois par semaine, monsieur et madame tout le monde exerce tout de même le concept d’aveuglement volontaire.

On se paie du luxe. On pleure sur nos vies ô si misérables. On surconsomme sans réfléchir. On dépasse les besoins. On fait une mauvaise hiérarchie des malheurs en se victimisant.

Je généralise à travers ces lignes une réalité dont on vit tous les répercussions. Évidemment, beaucoup de gens sont conscientisés et aident de leur mieux. Mais, selon moi, ces gens généreux mériteraient que tous y mettent du sien.

Des centaines de documentaires accessibles, des publicités, des affiches promeuvent le fait qu’il faut faire attention à l’environnement, sans quoi nous finiront par atteindre le fond. Pourtant, les gens ne changent pas leurs habitudes, ils ne se sentent pas interpellés. Au contraire, cette réalité touche tout le monde.

Des films, des voyages, des livres, des vidéos nous exposent à des familles outremer qui vivent dans plus que la misère. Sans éducation ni chance de se sortir de ce cauchemar. Et encore, pourtant, trop peu de personnes se mobilisent pour aider ces humains en détresse.

J’ai de la difficulté avec tout ça. Encore pas assez de gens ne semble faire de step back pour se rendre compte que la vie ne tourne pas qu’autour de ce qu’ils connaissent. Qu’il faut être solidaire et que personne ne veut vivre de famine et d’eau impure. Certains réalisent que d’autres font pitié mais, ce qui m’échappe, c’est l’absence de gestes pour apaiser les souffrances. Collectivement, nous ignorons clairement l’impact que toutes les personnes confortables réunies pourraient avoir pour les plus démunis. Que l’argent servant à nos dépenses futiles pourrait en aider plus d’un. Je ne dis pas de ne pas profiter de la vie. Mais personne n’a BESOIN d’une grosse maison, d’une voiture de luxe.

Entendre quelqu’un dire : « Ils font dont bien pitié, dans ce pays-là ! », et voir cette même personne jeter son argent par les fenêtres comme s’il n’y avait pas de lendemain, ça me fend le coeur. Et sortez-moi pas l’argument : «Oui, mais cette personne a travaillé fort pour avoir un bon salaire. Elle le mérite.» Ouain, nais dont dans une famille pauvre en Inde pis essaie d’avoir une éducation convenable pour atteindre des études supérieures, s’il te plaît.

Mon point, c’est que tout le monde mérite d’avoir un milieu de vie convenable et que mon plus grand souhait est que toutes les personnes à l’aise financièrement sacrifient un peu de leur fortune pour effacer la misère dans le monde. J’aspire à un beau jour où notre génération plus conscientisée fera quelque chose contre cela.

Je pense, en fait, qu’on n’aura plus le choix à un moment donné, on aura dépassé les limites possibles. Que nous n’aurons juste pas d’autre alternative que de laisser de côté notre propre vie, parce qu’un quelconque événement bouleversera toute la planète. Parce que la Terre sera sur le point de s’effondrer.

Et c’est à ce moment qu’on réalisera que nos malheurs individuels ne sont que de passage, mais que ceux planétaire sont permanents et irréversibles.

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Selon les statistiques québécoises, 3% des filles âgées de 15 à 25 ans souffrent de troubles alimentaires. Chaque année, on dénombre environ 100 décès au Canada, reliés aux conséquences des troubles alimentaires.

Pour moi, ça l’a pas duré longtemps, mais c’était là. J’ai commencé à surveiller mon alimentation, j’utilisais des applications pour compter les calories que j’ingurgitais, pour compter mon nombre de pas fait par jour et les calories que j’avais perdu.  Quand ça n’a plus été suffisant, j’ai pensé à mettre deux doigts dans le fond de ma gorge. Pis en plus, je prenais des médicaments qui me coupaient l’appétit, c’est tu pas beau ça !? J’enflais quand je mangeais et surtout, je n’avais aucun contrôle. Je haïssais mon corps. J’ai toujours été un peu excessive dans tout. Je donne mon 100%. Ben c’est pareil avec la bouffe.

Je mangeais, mangeais, mangeais, pis des fois, jusqu’à me rendre malade toute seule. Mais bon, être malade, c’est pas si pire, au moins t’engraisse pas tant. J’ai jamais eu la phobie de manger, j’ai jamais sauté un repas, j’aime ben trop la nourriture pour ça. Mais rendu là, manger à en être malade, tu ressens un genre de détresse psychologique, pis j’ai comblé cette détresse là en continuant de manger. Ça l’a pas duré longtemps, parce que j’ai été capable de me rendre compte à quel point c’était malsain, pis à quel point ça me causait du tort. J’ai également eu la chance d’avoir des amies qui m’ont écouté et aidé là-dedans, des profs au Cégep pis un travailleur social qui m’ont montré que dans l’fond, je vaux plus la peine que ça. Depuis qu’on est jeunes on nous pèse sur des balances devant les autres élèves à l’école.

En 3e année on me traitait déjà de grosse, pis j’men va te dire que c’était vraiment pas si pire que ça. Et puis y’a cette fois-là, secondaire 1, une fille m’a dit que j’allais écraser (genre tuer) mon chum en m’assoyant sur lui. Les gens autour de nous ne se rendent pas compte qu’une phrase peut tout changer. On dit aux filles de s’aimer, mais aimez-vous en bas de 130 lbs s’il vous plait, parce que si vous pesez plus, regardez tout ce qu’on a à vous offrir pour que vous soyez ‘’Belle et Mince’’. On dit au gars de prendre d’la masse, parce que la masse, c’est tu assez viril ! Regarde-moi les tonnes de produits et service que tu peux te procurer pour avoir la shape à The Rock…

Aujourd’hui moi je te dis, aime-toi. Aimes-toi assez pour te choisir. Choisir la santé, autant mentale que physique. Je t’encourage, toi la personne que tu es, à t’ouvrir et à aller chercher l’aide dont tu as de besoin. Aide-toi avant le point de non-retour.

Ressources disponible :

La maison L’Éclaircie 

http://www.maisoneclaircie.qc.ca/

Téléphone : 418 650-1076

Sans frais : 1-866-900-1076

[email protected]

Anorexie et Boulimie Québec

https://anebquebec.com/

Téléphone : 514 630-0907

Sans frais : 514 630-0599

[email protected]

 

De plus en plus vous devez voir sur les réseaux sociaux que des organismes tentent de vous sensibiliser concernant les troubles de santé mentale. «Bell cause pour la cause», des vedettes de partout qui gagnent votre fil d’actualité pour communiquer leur sympathie concernant ces maladies qui COMMENCENT à être de plus en plus connues, mais encore.

Aujourd’hui la gang, on peut se payer le luxe d’en parler ! T’es anorexique ? T’as des troubles d’anxiété ? T’as des tendances dépressives suicidaires ? T’en parles POINT ! Si on retourne en juin dernier, j’étais comme toi. «C’est juste une baisse de régime, des symptômes physiques bizarres ça arrive à tout le monde, j’ai juste à faire comme tout le monde et à aller voir sur internet pour me faire dire que j’ai le cancer en phase terminale pis on va en rire pis tout va être correct !» Ben non, un problème de santé mentale ce n’est pas juste un rhume, c’est un putain de cancer pour ton esprit ! J’ai un trouble d’anxiété généralisé qui fait en sorte que j’ai une peur excessive de la mort. En gros, le TAG fait en sorte que je fais des crises d’angoisses incontrôlables où dans tous les cas je finis par mourir dans l’heure qui suit, oui c’est paniquant.  C’est souvent d’une crise cardiaque la plupart du temps, c’est vraiment poche parce que les tests…je les ai tous faits…rien à faire, même si on me dit que je suis en parfaite santé, j’y crois pas, en tout cas pas tous les jours. Je vous présente alors ce que le TAG fait sur mon propre système.

Tu te fais écœurer à l’école, t’as un problème de jeu, t’es alcoolique ? T’en parles POINT ! La chose qui m’a fait le plus de bien dans cet enfer c’est d’en avoir parlé. Parents, amis, collègues, quand tu mets le doigt sur tes inconforts ça va déjà mieux, tu vas voir. Si comme moi, même après en avoir parlé à tes proches ça ne se règle pas, le meilleur s’en vient, crois-moi ! Tu vas voir un psychologue, tu vas en thérapie, tu t’en vas vider la chaudière de marde que t’as dans ta tête ! Pas de gêne, il y a une tonne de spécialistes qui sont là pour t’aider à passer à travers de ton calvaire.

Vous savez, les maladies mentales vont finir par toucher 1 personne sur 5 au cours de leur vie, mais c’est 5 personnes sur 5 qui vont vivre avec les conséquences. C’est pourquoi je m’adresse à ceux et celles qui vivent avec des personnes ayant une maladie mentale dans leur entourage. Premièrement, MERCI ! C’est tout sauf facile vivre avec une personne dans une situation mentale précaire. Vous faites toute la différence, ce n’est pas facile, mais des fois, juste de changer les idées de votre ami, frère, sœur, chum, blonde ça éloigne le problème un peu. Le but ce n’est pas de trouver une réponse au problème, les spécialistes sont là pour ça. Parfois, l’écoute est une bien meilleure aide que la solution elle-même, c’est pourquoi vous êtes si importants dans l’équation.

T’es écœuré ? T’es trop orgueilleux pour en parler ? T’as peur d’avoir l’air faible d’avouer que tu feel pas ? Tu me remercieras plus tard et tu vas en PARLER ! Faites la différence pour vous-même, les mots sont super facile en plus je vous les souffle à l’oreille : J’AI BESOIN D’AIDE.

Prenez soin de vous autres.

Message d’un Anxieux Généralisé.

À vous, les amies les plus merveilleuses de la terre,

Vous ne vous rendez sûrement pas compte, mais vous faites une différence dans ma vie. Une méchante grande différence. Vous m’accueillez le matin parce que vous êtes contentes de me voir, pis vous me dites « salut » comme si on ne s’était pas vu la veille. Vous m’aimez comme je suis et vous ne me reprochez jamais d’être ce que j’ai envie d’être. Vous likez mes photos, parce que c’est ce que les amies font, et vous riez de mes blagues même quand elles laissent à désirer (toujours).

Vous en valez la peine. N’en doutez jamais. Si quelqu’un, un garçon ou un adulte, vient vous dire le contraire, montrez-lui votre finger. Vous méritez tout l’or du monde. Vous méritez de gagner, d’apprendre, de savoir. Vous méritez d’être choisies, et même si la vie vous donne parfois du fil à retordre, vous méritez d’avoir le mérite.

Vous êtes belles. Vous êtes magnifiques. N’en doutez jamais. Vous êtes belles même sans maquillage et sans les cheveux coiffés. Vous êtes belles lorsque vous riez, mais encore plus lorsque vous pleurez. Vous êtes belles lorsque vous vous plantez et que vous vous relevez (et que moi je ris de vous).  Vous êtes belles même lorsque vous ne vous trouvez pas belles (Jejo, c’est toi que je vise ici.).

Vous avez votre place dans le monde. N’en doutez jamais. Vous êtes ici, et ce n’est pas pour rien. Si un jour vous vous demandez si quelqu’un dans ce bas monde se soucie de vous, rappelez vous de moi. Je me soucie de vous. Et ma porte sera toujours ouverte pour écouter vos peines et vos exploits. Vous êtes ma plus grande réussite. Vous avez une place dans ma vie.

Ne doutez jamais de vous. Et si ça vous arrive, eh bien moi, je n’en doute pas.

Je vous aime.

Source : www.flickr.com