Alimentation

Infusé depuis 1391 par les Ming en Chine, consommé en Angleterre depuis 1653 et jeté par dessus bord en 1773 par les Américains, j’ai nommé : le thé. Trois petites lettres, une syllabe. Certains y voient l’histoire, d’autres l’avenir dans le fond d’une tasse. C’est chaud, fumant, doux et réconfortant. C’est raffiné et distingué. Oui, distingué. Les grandes dames en buvaient sur le bout des lèvres, l’auriculaire en l’air dans les salons français.

Aujourd’hui, le populaire David Segal nous donne libre accès à ses boutiques toutes aussi populaires, les succursales David’s Tea. On y a presque tous déjà mis les pieds. Déjà adepte du café, je me demandais bien ce que de l’eau chaude et du gazon pouvait me procurer de plus que la caféine, le lait et le sucre. Et c’est là que j’ai découvert un univers bien différent de ce que j’imaginais. Des centaines d’odeurs, des centaines de saveurs. Un monde rempli de couleurs. Je dois l’admettre, il faut apprendre à aimer. En arrivant là, je n’avais aucune idée de ce que j’allais apprécier ou pas. Thé blanc, thé noir, thé vert – boff… Ça ne dit pas grand chose. C’est aussi pour cette raison qu’on emploie des gens dans cette boutique.

Du thé pour toutes les occasions

Après plusieurs visites et avec l’aide des nombreux employés très patients, j’ai maintenant ma propre armoire à thé. Des sachets, des tasses, des théières. Mon préféré? «Noix magiques». Ça devient rose quand ça infuse! Il y en a pour tous les gouts, des sucrés et d’autres plus amers. Et c’est là que je veux en venir : un thé, c’est personnel. C’est propre à chacun et ça va selon l’humeur. «Hey la fraîche! Viens pas me dire que tu bois ton p’tit thé chaud en plein été!» Non tu as raison. Mais il y en a des froids.  Exprès pour une journée chaude, question d’embellir ton humeur justement. Il y en a aussi selon les saisons. Je viens de faire une cargaison de thés d’automne. J’en ai pour faire mes devoirs, pour m’aider à dormir, pour bien digérer et aussi pour regarder la télé.  Et en plus, c’est santé!

Petit bonheur quotidien

Bref, tout ça pour dire que moi mon thé du jour n’est pas utile juste pour me réveiller le matin. Pas que je fais la grève au café, car j’en prends encore, mais le thé donne accès à une plus grande variété. Le thé, lui, te permet d’être accompagné dans chaque moment de ta journée sans avoir le cœur qui s’essouffle. Si vous saviez la joie qui m’habite quand j’ouvre la petite boite fleurie pour en sortir 25 sachets différents en les énumérant un par un pour savoir lequel j’infuserai ce soir, c’est agréable. C’est agréable de voir que dans cette vie, cette société qui n’est qu’un beau feu roulant, on peut parfois s’arrêter, allumer une bougie à l’odeur de tarte aux pommes et siroter un bon thé rose question de rendre les devoirs plus attrayants (même si c’est loin de fonctionner à tous les coups je dois l’avouer).

Sur ce, après un petit dérapage de ma part, je retourne à mes charmants travaux d’anglais en compagnie de mon meilleur ami ces jours-ci, le thé «Rhume 911». Oui, parce que les froides journées d’automnes, malgré le thé et ses bonne volontés, ne nous épargnent pas.

Prenez soins de vous! Ah et… Santé!

Photo: Pixabay

La porte à peine franchie, les effluves sucrées que dégagent les pâtisseries nous chatouillent déjà le bout du nez et font gargouiller notre ventre affamé. En entrant, c’est comme un bond dans le temps avec les imprimés qui se chevauchent et les objets tout droit tirés des années Grease. Un véritable régal pour les yeux et nos papilles gustatives.

Maman et épouse à temps plein, Cynthia Gagnon trouve tout de même le temps de se consacrer à sa plus grande passion : la pâtisserie. Pour elle, pas question de compter les heures, elle se donne corps et âme à son entreprise Caprices et Délices. Ouverte depuis un peu plus d’un an, elle doit majoritairement le succès de sa boutique au bouche-à-oreille et aux réseaux sociaux. Comparable à Wonder Woman, la jeune chef n’a pas froid aux yeux. Sa base en comptabilité est un bon atout puisqu’elle dirige sa boutique en solitaire de A à Z. «Je fais les gâteaux, le marketing. Je fais le ménage, la publicité, je fais les soumissions, la compatibilité, dans le fond tout! Il faut que je sois capable de voir à tout», explique-t-elle. N’empêche que la pâtissière a cinq employées pour lui donner un coup de main en cas de problème. Or, un seul hic subsiste : le travail d’équipe ne s’est pas avéré concluant jusqu’à présent. Quelques collègues lèvent les voiles laissant la pâtissière avec une équipe chancelante. Sa mission : s’entourer dorénavant de personnes qui sont là pour rester. En d’autres mots, elle mise désormais davantage sur la permanence.

Le secret pour se démarquer selon Cynthia Gagnon? Détenir une clientèle fidèle. Son côté humain lui assure un contact privilégié avec les gens fréquentant sa boutique. «Je connais la vie d’un peu tous mes clients. Je prends du temps avec les gens», confie-t-elle. Ce n’est donc pas surprenant que certains viennent la voir pour lui annoncer une grossesse ou parler de leur travail. De plus, l’usage d’ingrédients raffinés lui assure une qualité supérieure en matière de saveurs.

Un gâteau à étages spécialement conçu par l’équipe de Caprices et Délices.

Un gâteau à étages spécialement conçu par l’équipe de Caprices et Délices.

Puisque la perfection n’existe pas, la pâtissière souhaite apporter des modifications à son système en le consolidant. En remédiant aux bévues et aux omissions, elle estime que ce sera déjà un pas dans la bonne direction. Il suffit de gérer le volume actuel en répondant adéquatement aux soumissions. En effet, les requêtes de prix pleuvent chez Caprices et Délices, laissant la propriétaire avec du travail plein les bras. Par-dessus le marché, elle doit passer les commandes à ses fournisseurs en plus d’arrêter son choix sur les saveurs de cupcakes qui ornementeront la vitrine de présentation du magasin.

En plus de ses légendaires petits gâteaux, la créatrice sucrée, Cynthia Gagnon, vous attend avec un plateau rempli de macarons, de bonbons et de cakepops. Ça vaut le détour si vous avez la dent sucrée et que la routine des biscuits trempés dans le lait commence à vous ennuyer!

Photos: Page Facebook de Caprices et Délices

Trop compliqué. Pas le temps. Ça coûte trop cher. Nous avons tous une excuse pour ne pas bien manger. Pourtant, c’est tellement important! Une bonne alimentation assure une meilleure santé à long terme et donne plus d’énergie – pourquoi s’en passer? La vérité, c’est qu’il n’y a aucune raison valable pour ne pas adopter une alimentation saine et équilibrée.

Certaines personnes diront qu’une bonne alimentation, c’est trop compliqué. Ce qui est faux. On n’a pas besoin d’être Ricardo pour manger santé. Il suffit de choisir des recettes simples qui correspondent à notre talent culinaire. Le secret est de 1) planifier ses repas à l’avance; 2) s’assurer de toujours avoir un garde-manger bien rempli; et bien sûr 3) choisir des recettes pas trop compliquées. De cette façon, des bons plats sont à la portée de tous!

Autre «argument» : le manque de temps. Encore une fois, c’est une question de planification. Par exemple, on peut préparer des portions additionnelles de nourriture, puis les mettre au réfrigérateur pour des repas futurs. Le moment venu, il ne reste plus qu’à les réchauffer au four à micro-ondes et en deux minutes, c’est réglé! «Je n’ai pas le temps» n’est donc pas une excuse, désolée!

Finalement, «Manger santé coûte cher» est une autre phrase que l’on entend fréquemment lorsque quelqu’un tente de justifier sa mauvaise alimentation. Mais ce n’est qu’un mythe! De nombreux aliments santé de base sont offerts à faible coût alors que d’autres sont régulièrement en solde. Le truc : Consulter les circulaires! Acheter les aliments à prix réduit permet de faire des réserves et de cuisiner tout en économisant.

Il n’y a donc aucune bonne raison pour ne pas préparer ses propres repas et adopter une alimentation saine. Cuisiner peut même devenir une activité à faire en famille ou entre amis et rendre le tout plus facile, moins long, moins dispendieux, et surtout, plus amusant!

Photo: Kayla Seah via Flickr

Salut. Je m’appelle Roxanne. Je suis… végétarienne.

Après avoir été traumatisée par un documentaire sur des poussins, j’ai sombré dans l’enfer de la protéine végétale. J’aurais dû écouter mes parents. Depuis, j’ai le teint pâle, la peau moite et l’estomac qui gargouille. À force de manger du tofu fade à tous les repas, mes papilles gustatives sont tombées dans le coma. Je fais des cauchemars toutes les nuits sur des vaches… des vaches qui lâchent des pets sournois et détruisent la couche d’ozone. Ma dépendance au soja a aussi ruiné ma vie sociale. C’est plus fort que moi, je suis incapable de souper avec des amis sans leur crier par-dessus la tête : «Tu sais que c’est un cadavre que t’as dans la yeule?!»

On reprend.

Salut, je m’appelle Roxanne. Je suis végétarienne et je vis très bien avec ça. Oui, je mange de la salade, mais tu sais ce qui est végé aussi? Des chips. De la crème, glacée, fouettée ou brûlée. Pis du Nutella. BEAUCOUP de Nutella! Sans oublier les beignes. Oh, et des frites avec ça. Et pourquoi pas des brownies pendant qu’on y est?

– Mais vous n’avez rien retenu de tout ça, parce que cet article est dans la section «Équilibrée» et que je fais exclusivement la promotion de choses bonnes pour votre santé. Comme le végétarisme. À condition qu’il soit diversifié, bien sûr! Pour enlever la viande de son assiette sans s’infliger une carence, il faut s’assurer de la remplacer par des haricots, des amandes, du quinoa, du soya… Vous connaissez la chanson.

Outre l’espérance de vie accrue – hell yeah! – et la diminution du risque de maladies du cœur ou même de cancers, devenir végé te fait gagner une conscience un peu plus libre. D’abord, t’as le goût de clamer haut et fort ton résultat au test d’empreinte écologique parce que tu fais des choix plus verts à l’épicerie. Le steak, avant d’aboutir entre deux pains à hamburger – désolée de vous l’apprendre -, mais c’était une grosse vache. Et je ne dis pas ça parce que j’ai une dent contre la vache, elle était fat pour de vrai. Ça, c’est parce que sa mission dans la vie, c’était d’engraisser. Pour ce faire, il lui a fallu :
1) des hormones de croissance
2) des quantités phénoménales de fourrages avec céréales.
Et comme la plupart des choses qu’on consomme en Amérique du Nord, elles viennent du tiers-monde, ces fameuses céréales. T’sais, à table, quand on se fait dire de «penser aux enfants en Afrique» pour éviter le gaspillage? Et bien les vaches, elles doivent l’entendre souvent parce qu’elles volent d’une manière assez directe la nourriture d’un continent toujours sur le bord de la famine. On les élève avec cruauté, mais elles ont priorité sur des millions d’êtres humains sous-alimentés quand vient l’heure du lunch. Si tout le monde était végé, on aurait assez de céréales pour nourrir l’entièreté de la population mondiale.

Je suis végétarienne et je vis très bien avec.

Photo: Flickr

Petit fruit rouge savoureux et homonyme de votre webmagazine préféré, la cerise est un aliment qui a plus d’un tour dans son sac. En plus d’être délicieuse, elle présente une multitude de bénéfices pour la santé et la beauté. Aujourd’hui, pleins feux sur la cerise!

Prévient le cancer et d’autres maladies
Les cerises contiennent un taux élevé d’antioxydants, un élément clé dans la prévention de certains cancers et d’autres maladies. De plus, elles ont une haute teneur en fibres, en vitamine C et en caroténoïdes. Le tout combiné nous offre un excellent mélange naturel de nutriments anti-cancer.

Anti-inflammatoire
Les cerises sont une bonne source de phytochimiques, qui ont pour capacité de neutraliser les enzymes causant de l’inflammation. Elles peuvent entre autres réduire la douleur causée par l’arthrite, les blessures et tout autres maux.

Améliore la mémoire
Les flavonoïdes et la procyanidine (hola les termes scientifiques!) retrouvés dans les cerises aident à préserver nos neurones en bonne santé, ce qui réduit le stress oxydant et prévient des maladies mentales comme l’Alzheimer.

Améliore le sommeil
Les cerises sont une source naturelle de mélatonine, une «hormone du sommeil» qui régularise le rythme cardiaque et aide à avoir un sommeil reposant. Bien que le corps humain en produise naturellement, un supplément peut être ingéré afin de régulariser et améliorer le sommeil. C’est aussi un excellent moyen de contrer la fatigue due au décalage horaire.

Prévient les maladies cardiovasculaires et le diabète
Les anthocyanines dans les cerises régularisent le rythme cardiaque, permettant au cœur de rester fort et en santé. Elles pourraient aussi réduire la résistance du corps à l’insuline et augmenter celle au glucose, une excellente prévention au diabète. Les cerises ont également un indice glycémique assez faible.

En smoothie, en tarte, entière ou en webmagazine, la cerise est une excellente source de bonheur à savourer sans retenue!

Photo: WeHeartIt

Hot-dog : saucisse cuite nichée dans un pain allongé chaud. Souvent badigeonné de ketchup, moutarde et/ou relish. Ceux qui n’ont pas de date à l’horizon peuvent se permettre d’ajouter une montagne de petits oignons. Les plus marginaux mettront même de la salade de choux, alors là on parle toutefois d’une «guédille». À la vapeur ou grillé, vos papilles crieront «oh yé!»

Bien que les «roteux» soient, de coutume, un incontournable lors des soirées barbecue, je reste néanmoins perplexe devant l’ingrédient principal de ce mets : la saucisse. Consciente que cette dernière est souvent au cœur de plusieurs questionnements quant à sa conception, j’estime qu’il est grand temps de mettre les points sur les i en divulguant ses véritables composantes.

Avertissement : les lignes suivantes peuvent être susceptibles de couper la faim, mener au boycott de hot-dogs et au végétarisme dans les cas extrêmes. Cœurs sensibles et amateurs de saucisses s’abstenir.

Primo, en jetant un coup d’œil sur la liste d’ingrédients derrière l’emballage de saucisses, on peut lire : «viandes séparées mécaniquement, poulet et/ou dinde et/ou porc et/ou bœuf, eau, sel». Peut-on être moins précis s’il vous plaît? Sans blague, la quantité et la présence de chacune des viandes demeurent inconnues. Et puis, en ce qui a trait au terme «séparées mécaniquement» ce n’est guère plus encourageant : «Les termes « séparé mécaniquement » décrivent le processus utilisé pour séparer les morceaux de viande coriaces et durs de l’os», explique la nutritionniste Geneviève O’Gleman. On y retrouve donc un amalgame d’organes, dits comestibles, du bœuf, du poulet, du veau, de l’agneau, du porc ou de la volaille, tels que le cœur, la langue, l’œsophage, l’estomac et le sang de l’animal.  Cependant, n’ayez crainte –  la loi défend d’ajouter les yeux, les poumons, la rate, les organes génitaux et les oreilles des animaux… Ouf! (Je lève ici un sourcil en guise de sarcasme.)

Secundo, l’aspect rosé si attrayant (?) des saucisses est homogénéisé par la couleur du sang des animaux, les nitrites de sodium ainsi que certaines épices. Aussi, puisque chaque saucisse contient une quantité différente de chaque type de viande, on mise sur la saveur fumée pour standardiser le goût.

Tertio, une recette artificielle n’est jamais complète sans additifs. C’est pour cette raison qu’on parsème une bonne dose de sucre, de sel, d’eau, de nitrate de sodium ou de nitrate de potassium, d’acide ascorbique et d’érythorbate de sodium sur le tout. Oh, et ne négligeons surtout pas l’abondance de gras qui surcharge le mets.

Voilà, les faits sont établis, le secret dévoilé. Si l’amour que vous portez aux roteux est substantiel, vous n’avez qu’à privilégier la saucisse au tofu qui contient beaucoup de protéines et peu de matières grasses. Ne soyez pas trop durs, son goût insipide peut facilement être escamoté sous quelques garnitures. Les hamburgers, un autre classique du BBQ, sont aussi un choix préférable étant donné qu’ils sont plus nutritifs et moins transformés.

Sur ce, bon appétit mes gourmands!

Photo: We Heart It

Ils sont beaux, ils sont bons et ils impressionnent la galerie. Les macarons français, bien que simples à préparer, demandent beaucoup d’attention et de patience. Je te donne mes trucs perso après plusieurs essais et erreurs! Bon appétit!

Ingrédients de base du biscuit

•          1 ½ tasse de poudre d’amandes (150g)

•          1 tasse de sucre en poudre (100g)

•          3 blancs de gros œufs

•          Colorant

•          ½ tasse de sucre (100g)

Préparation

  1. Préchauffe le four à 350 °F.
  2. Prépare 2 plaques avec une feuille de papier parchemin.
  3. Dans un bol, tamise la poudre d’amande et le sucre en poudre.
  4. Dans un autre bol, monte les blancs d’œufs en neige en ajoutant le sucre graduellement. Ajoute le colorant et mélange délicatement.
  5. Incorpore le mélange de poudre d’amandes aux blancs d’œufs en neige.
  6. Remplis une poche à douille (ou un sac à sandwich refermable dont tu auras coupé un coin) du mélange.
  7. Dépose le mélange sur les plaques. Fais des ronds d’environ 2 à 3 cm.
  8. Frappe les plaques sur le comptoir environ 5 fois pour faire sortir les bulles d’air.
  9. Laisse les macarons sécher. Une couche sèche doit se former avant de les mettre au four.
  10. Place les plaques au four environ 10 minutes. Retourne les plaques à mi-cuisson si tu n’as pas un four à convection.
  11. Laisse refroidir et ajoute la garniture de ton choix.

Avec cette base, tu peux laisser aller ton imagination! Tu peux ajouter du colorant ou des saveurs artificielles. Tu peux remplacer une partie de poudre d’amande avec de la poudre de noisettes pour un macaron choco-noisettes. Tu peux ajouter du cacao pour un macaron chocolaté!

L’intérieur peut être garni de tout ce qui te passes par la tête. Cela peut être du Nutella commercial ou maison, du caramel à la fleur de sel, de la confiture, de la crème au beurre, de la meringue, vraiment n’importe quoi!

Trucs

La période de repos est la plus importante dans la recette, car si les macarons ne sont pas secs à l’extérieur, ils fendront. Le temps d’attente normal est de 15 à 20 minutes mais il peut arriver que cela prenne plus de temps. Si tu places ton doigt sur le macaron et que la pâte n’est pas sèche, laisse-le encore sécher.

Il est recommandé de laisser reposer les macarons au réfrigérateur pendant 24h avant de les déguster. Je sais, c’est long, mais c’est essentiel pour que la saveur se diffuse bien et que le macaron devienne tendre à l’intérieur tout en restant croquant à l’extérieur. Par contre, si tu les garnis de confiture, tu devras les manger très rapidement, car après 24h ils seront mous.

Photo: We Heart It

Call it maaaaagic, Call it true. Call it maaagiiiiiiccc”. Ça ressemble pas mal à ça, moi qui fredonne la nouvelle chanson de Coldplay dans ma tête pendant que le dentiste se fait un plaisir de me taponner dans la bouche. Moment le plus agréable de mon début de vacances… Entre deux bouts de toune et un «ouvre grand s’il-te plaît», j’ai eu l’illumination du siècle : j’ai trouvé ZE recette parfaite à apporter à mon souper de filles!

Avant tout, deux précisions :

Petit un – Un souper de filles où chacune apporte un petit quelque chose à manger pour constituer un énorme festin : c’est tout simplement la vie. On prend un drink, on jase, on rit, on potine. Le vent chaud de l’été rend le tout franchement agréable sur une terrasse. Une activité à organiser obligatoirement durant les vacances; son succès est garanti!

Petit deux – Oui, je suis en appart et oui, je suis capable de me cuisiner des repas élaborés et santé. Toutefois, c’est loin d’être une bonne raison pour m’éviter d’être complètement maladroite en cuisine : genre que la fille qui prend une plaque brûlante fraîchement sortie du four avec ses mains, c’est moi. Même si j’adore mes chums de filles, je feelais pas pour risquer ma vie!

Fini de languir, je vous dévoile la recette là là :

Une salade de lentilles!

Lentilles, ah ouin?

Ben oui!

Pouet, pouet pouet…

OK, je comprends votre réaction. Moi aussi, à prime abord, je n’étais pas convaincue, mais j’ai vite changé d’idée quand j’ai goûté à ce plat la première fois. Les lentilles sont hyper nourrissantes et combinées aux amandes, aux canneberges et à l’orange, elles offrent un repas complet et soutenant. On peut aussi les utiliser comme accompagnement à un sandwich garni de salade de thon, un complément santé!

Simple et efficace, ma salade de lentilles ne nécessite aucune cuisson et s’agence parfaitement à toutes les occasions possibles. En plus, sa fraîcheur, son odeur et sa couleur collent parfaitement avec la saison estivale.

Oh oui, c’est une recette maaaaaagic comme dirait Chris Martin. De quoi mettre le sourire au visage de n’importe qui, même à celui d’une fille à qui son dentiste dit : «Enfin, on va pouvoir les arracher tes dents de sagesses, y’était temps!».

(Non laissez faire, même ça ne peut m’empêcher de pleurer à l’idée d’avoir l’air de Théodore, le plus dodus des chipmunks. C’est bon, je vais aller me rouler en boule et pleurer en mangeant ma salade de lentilles.)

Ingrédients :

1 boîte de lentilles de 540ml

1-2 orange(s) coupée(s) en gros morceaux (tout dépend de leur taille)

1 tasse de canneberges

1 tasse de tomates cerises, coupées en deux et épépinées

1-2 échalote(s) tranchée(s)

¾ de tasse d’amandes

¾ de tasse de coriandre fraîche hachée

1 c. à thé de jus de citron

1 c. à soupe d’huile de canola (ou tout autre huile végétale)

Sel et poivre

Photo à inclure dans l'article(ingrédients)

Préparation :

1. À l’aide d’un tamis, égoutter les lentilles et les rincer à l’eau froide. N’hésitez pas à les remuer et à les rincer sous le robinet pendant une bonne minute. Mettre dans un bol à mélanger.

2. Couper l’orange et les tomates cerises que vous couperez en deux et dont on ne gardera pas les pépins. Aussi, garder en tête qu’on veut des gros morceaux qui se piqueront bien à la fourchette. Pas besoin de s’appliquer : la règle d’or de cette recette, c’est vite fait, bien fait!

3. Trancher l’échalote en rondelles minces et couper les amandes en deux.

4. Hacher la coriandre. Truc : la couper à l’aide de ciseaux est moins compliqué que de se donner l’allure de Ricardo qui hache ses fines herbes avec son énorme couteau 😉

5. Mettre les oranges, les tomates, l’échalote, les amandes, les canneberges et la coriandre dans le même bol que les lentilles.

6. Verser l’huile ainsi que le jus de citron. Saler, poivrer et mélanger.

7. Ajouter un peu de zeste de citron et d’orange est une étape facultative mais qui rehausse le goût des agrumes. Osez l’essayer!

Variante : Si vous ne trippez pas sur la coriandre, remplacez-la par du basilic frais ou encore du persil frais — le goût sera tout aussi délicieux. À vous de trouver quelle herbe vous plaît le plus!

Bon appétit!

Photos : Maude Boutet

C’est dommage, parce qu’avec ces années qui filent et défilent, on a oublié qu’on pouvait créer. Je ne parle pas de fabriquer une breloque à partir de perles achetées en magasin, ni de dessiner un cupcake au feutre et de le faire encadrer.

Je parle de créer. De créer à partir de la terre, de la nature même. Il est temps de revenir en arrière un peu, de revenir aux méthodes artisanales de nos arrière-grand-mères. Et c’est un peu la mode ces temps-ci de toute façon. Alors créons, et soyons à la mode.

Je vais être franche, tout ce que j’ai pu créer jusqu’à maintenant, c’est une salade. De la laitue, des tomates, quelques tranches de concombres. Pénible quand on y pense. Je me suis quand même forcée à la tâche pendant trois mois pour de misérables salades de légumes sans originalité. Mais j’étais contente d’avoir pu propulser par moi-même ces ingrédients dans mon assiette. Par moi-même, pas en tendant le bras pour agripper une botte de salades et deux concombres des États-Unis.

Pour celles et ceux qui l’ont deviné, eh oui, j’ai jardiné. Cela fait deux ans que je jardine l’été. Je fais pousser ma laitue, mes légumes. Avec du compost maison. Du vrai qui pue parfois. Et des graines bio achetées à la quincaillerie (mon expertise s’arrête quelque part tout de même).

Vous savez quoi? Il n’y a rien de plus agréable que de créer un potager et de le voir se développer avec les semaines. Le mien est ambulant, par manque de soleil dans ma cour. J’ai donc plein de petits pots partout que je déplace avec les rayons. C’est mignon à souhait. En plus, c’est ce qui s’approche le plus de l’auto-suffisance alimentaire.

Je ne veux pas vous écrire comment jardiner. Ça ne s’apprend pas avec des mots. J’ai appris avec des l-i-v-r-e-s empruntés à la bibliothèque. Il y a des images, et c’est souvent très bien vulgarisé. Je vous invite à en emprunter un, par curiosité. Vous verrez où ça vous mènera.

Un petit truc pour terminer : la patience, c’est la clé du jardinage. Ne pensez pas que vous verrez une carotte pousser devant vos yeux. Elle prendra peut-être trois longs mois avant d’atteindre sa forme réelle. Prenez soin de vos pousses. Balayez les résidus qui s’installeront sur leurs feuilles, arrosez-les quand il n’y a pas de pluie. C’est simple, et ça redonne des bases humaines à l’alimentation. Essayez.

Photo: Pixabay