Voyage

Il y a déjà deux ans, j’ai participé au programme d’échange et d’emploi étudiant du YMCA. Quand j’ai quitté mon p’tit coin de pays pour aller en découvrir un autre, j’étais sur un nuage… et j’y suis toujours.

Pour mon plus grand bonheur, cette année, j’ai eu la chance de vivre cette expérience à nouveau, en quelque sorte, puisque ma mère et moi avons été une famille hôte durant les six semaines qu’ont duré l’échange. La jeune anglophone qu’on a hébergée était friendly et vraiment drôle, ce qui nous a permis à toutes les deux de vivre un été trippant!

Même si je ne faisais pas officiellement partie du groupe de jeunes qui est venu passer la saison estivale dans ma région, je n’ai pas pu faire autrement que m’y incruster lors des diverses activités. Ça m’a permis de visiter les attraits touristiques du Saguenay—Lac-Saint-Jean, tout en créant des liens d’amitié avec certains des p’tits anglos. (Leur accent était tellement cute!)

Les semaines se sont rapidement écoulées et c’est avec la larme à l’œil et le cœur rempli de bons souvenirs que j’ai vu rentrer au bercail les jeunes qui ont passé l’été dans ma super région!

Je sais, tout ça vous semble full awesome et vous cherchez un moyen de vivre, à votre tour, un été semblable au mien.

Eh bien, à moins que vous soyez âgés de 16 ou de 17 ans, vous n’êtes pas admissibles au programme d’échange et d’emploi étudiant offert par l’organisme. Mais pas de panique, j’ai une super alternative à vous proposer!

Effectivement, derrière cette expérience trippante se cache une solide équipe de coordonnateurs. Équipe dont vous pourriez faire partie, oui, oui!
C’est un emploi qui nécessite beaucoup d’organisation, de patience et de temps, mais c’est aussi une job super, apparemment.

Afin de vous en offrir un portrait plus complet et juste, j’ai jasé avec Annick Duchesne, la très gentille coordonnatrice du secteur de Jonquière, au Saguenay.
Elle explique que le contrat, qui dure de mars à août, débute par des formations, suivies d’une série de rencontres avec les jeunes participants et leur familles, ainsi qu’avec les futurs employeurs. Puis, après des semaines à remplir des documents et à être dans le rush, «c’est le début du programme, là où le fun commence», soutient Annick.

Elle poursuit en ajoutant qu’au cours de l’été, «c’est vraiment sweet, […] mais il ne faut pas perdre de vue que tu es un adulte significatif pour les jeunes et les parents, tu es le pilier de l’été.»

C’est donc un emploi demandant un bon sens des responsabilités et qui comporte bon nombre de tâches à accomplir. Mais ça vaut la peine, vu tout le plaisir que ça apporte et les compétences que tu développes!

Plusieurs villes du Québec sont à la recherche de coordonnateurs pour l’an prochain. Si le travail ne vous fait pas peur et que vous avez envie de tripper avec une gang d’ados pendant tout un été, je vous encourage fortement à postuler. Plus d’informations se trouvent juste ici. Vous pouvez également devenir famille d’accueil, que ce soit pour le YMCA (il n’y aucune rémunération, toutefois) ou encore pour Explore (c’est rémunéré!). Pour entreprendre les démarches, consultez https://applyswse.org/default.aspx ou http://www.jexplore.ca/fr/

Ayant moi-même passé deux étés avec des familles hôtes et l’avoir été à mon tour, je vous promets que c’est une expérience que vous ne regretterez pas!

 

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Photo: Dominique Gobeil (groupe) et YMCA (logo)

Il y a neuf mois, j’ai appelé mes parents pour leur dire que j’avais trouvé un nouveau boulot. En Alberta. En tant que cuisinière dans un restaurant… Ouf! Ils devaient me déménager dans moins d’une semaine et mon avion partait le mardi suivant. J’avais besoin de changement et rapidement. Je suis donc partie avec une valise et un sac à dos en me disant que je reviendrais en mars.

En effet, je suis revenue…. Mais seulement pour deux semaines finalement. En ce jour, je suis en Amérique latine avec encore un mois devant moi. Un mois que je passerai sur la plage à apprendre le surf. Là tu lis ça et tu te dis : «Qu’est-ce qu’elle veut celle-là? Qu’on lui dise qu’elle est chanceuse?» Au contraire! J’aimerais te dire que si c’est ce dont tu as envie (partir à l’aventure, ne pas savoir où tu dormiras demain, voir un autre monde que ton chez-toi bien confortable), eh bien: PARS!!! Ne te pose pas trop de questions. Comme on dit, arrache le «plasteur» le plus vite possible! Tu auras bien assez le temps de te poser des questions, je te le garantis.

Avant de partir, je venais tout juste d’obtenir mon diplôme. Tout frais sorti de la boîte. Après trois ans d’études afin de devenir celle que j’ai toujours cru vouloir être: une animatrice radio. Est-ce que ce trip m’a permis de me retrouver? Suis-je encore perdue dans mes pensées de jeune femme de 21 ans? Les réponses sont respectivement non et oui! Je ne te cacherai pas que ça fout la chienne. Tu vois tes amies finir l’université ou encore elles travaillent dans leur domaine. Et toi t’es là et tu te trimballes avec ta maison sur dos. Mais tu sais quoi? Ici, il y a plein de gens comme toi et moi qui ont décidé de dévier du chemin. T’as le droit de tourner à gauche ou à droite si tu veux. T’as même le droit de prendre les détours que tu veux parce que qu’ils vont t’apporter tellement plus que ce que tu peux imaginer. Si tu te plantes, eh bien dis-toi que ça fait partie de la vie. Puis, comme dirait Lily dans How I Met Your Mother: «Si tu as une erreur à faire, fais-la»! Crois-moi, tu regretteras moins de l’avoir fait que de te dire pour le reste de ta vie: «J’aurais donc dû»!

Photo: Caroline Collins

L’été dernier, lors d’un voyage dans l’Ouest canadien, je suis tombée solidement en amour. C’était plus qu’un amour d’été, croyez-moi. Même qu’aujourd’hui encore, j’y rêve souvent, à cet amour-là. Impossible de me le sortir de la tête!

Puisqu’on aime à peu près toutes entendre parler des histoires des autres, je prends le temps de vous raconter la mienne.

L’histoire.

Samedi matin, la température est plus que clémente et j’ai toute la journée devant moi. La famille chez qui j’ai passé la saison estivale nous annonce, à l’autre étudiante avec qui je cohabite et moi, qu’on s’en va prendre le traversier pour se rendre à Salt Spring Island, une île en Colombie-Britannique. Yeah!

Ce n’est qu’en accostant au port que j’ai compris. J’ai compris que je venais d’avoir un coup de foudre, de tomber en amour dès le premier regard. Les bâtiments colorés, le marché et les odeurs de fleurs, d’océan et de bonne bouffe m’ont charmée avant même que je touche le sol. Vraiment, je venais de trouver l’amour sur un p’tit tas de terre, quelque part dans l’Océan Pacifique.

À la suite de ma visite sur l’île, j’ai conclus que Salt Spring Island se résume facilement en quelques points: un marché, une population locale accueillante et des touristes de bonne humeur. Tout ça entouré par l’océan. On peut difficilement trouver mieux, non?

Cette petite île, c’est l’endroit le plus mignon que j’ai visité dans ma vie, c’est un des plus beaux souvenirs que je garde de mon été en Colombie-Britannique. Et, puisque les vacances sont synonymes de voyages pour plusieurs, je vous conseille de faire un arrêt à Salt Spring Island, si vous passez une partie de l’été dans les environs de Vancouver.

Conseillère touristique : appelez-moi Sarah

Faites comme moi et profitez de la journée pour vous promener à travers le marché (qui n’est ouvert que le samedi), ça nous permet d’interagir avec la population locale et c’est super enrichissant, surtout si on décide de parler avec eux, de leur poser des questions. Moi, j’ai principalement dépensé pour m’acheter de la nourriture, parce que TOUT me faisait saliver et que malgré mes nombreux efforts, je n’ai pas pu résister et j’ai finalement goûté à un maximum de choses. Gourmandise, quand tu nous tiens! De la pizza aux macarons, en passant par les quiches et les chocolatines: je me suis «bourrée la face» comme jamais!

Outre les marchands de nourriture, il y avait des tas de produits artisanaux comme des savons, de la vaisselle ou encore des bijoux. La plupart des visiteurs y trouvent leur compte, j’en ai la certitude!

Les boutiques et les restaurants qui sont ouverts en permanence valent aussi le détour (et oui, j’ai mangé des fish n chips malgré tout ce que je venais d’ingérer). Les employés sont généralement très chaleureux et engagent sans problème des discussions. Il y a de quoi être charmé, même que c’est quasi inévitable de ne pas tomber en amour avec la place.

Mais attention, on ne doit pas forcément dépenser pour avoir du plaisir à Salt Spring Island. En effet, il est très agréable de simplement faire une promenade dans les rues, de discuter avec les gens et d’observer tout ce qui nous entoure.

Je ne vous fais certainement pas de surprise en mentionnant que j’adorerais avoir un jour la chance de retourner sur l’île de Salt Spring. Avoir un kiosque au marché, le temps d’un été, ça serait pas mal le fun! Mais en attendant, j’espère vous avoir donné envie de visiter cette petite île charmante qui, à mes yeux, est un incontournable de la Colombie-Britannique.

Photo : Saltspringtourism.com

Parce que oui, je suis une de celles qui se sont payé un voyage dans le sud au mois de décembre. Que ce soit pour se récompenser de la session qui vient de finir, pour prendre du temps avec des amis ou de la famille… ou pour pouvoir fêter 7 jours sur 7 (ben quoi ?), toutes les raisons sont bonnes pour se payer un petit voyage. Et si vous êtes comme moi, vous êtes du genre à faire vos bagages quelques jours, voire la veille de votre départ. Voici donc quelques trucs à ne pas oublier!

5. Lotion après-soleil

Parce que c’est ben beau se faire «chauffer la couenne» au soleil, mais les coups de soleil, c’est moins beau! Pis surtout rendu (presque) en 2015, on est capable de comprendre combien il est important de protéger notre peau des rayons du soleil! Premièrement, une bonne crème solaire ne fait de tord à personne (au contraire, t’sais) puis après un after-sun aide à réhydrater votre peau au maximum. Et on sait tous qu’une belle peau hydratée… c’est beaucoup mieux qu’une peau pleumée!

4. Des lunettes de soleil

En plus d’avoir une grande utilité à la plage ou à toute activité dans un voyage dans le sud, elles servent d’ultimes accessoires! Sérieusement, j’oublie trop souvent durant l’été d’en trainer une paire dans ma bourse et je me ramasse à tout bout de champs à faire une grimace en fermant un œil, parce qu’on dirait que le soleil le sait, quand j’ai pas mes Ray Ban pour me protéger de lui. Ne fais pas comme moi et apportes-en plus d’une paire, pour les agencer avec tes maillots de bain préf’!

3. Un (ou plus) bon livre

Quoi de mieux que de se réveiller un matin de décembre à 30 degrés et manger des fruits frais après un jogging matinal (ou simplement à faire la sieste sur la plage toute la matinée)? Pouvoir lire un bon livre après tout ça avec les pieds dans le sable (et un Mojitos pas trop loin).

Mon ultime recommandation: Cœur de slush par Sarah-Maude Beauchesne. Ça fait du bien au cœur, ce livre.

2. Des vêtements pour toutes occasions

Je fais vraiment fi-fille, mais bon, oui c’est important! Parce que le vent peut rafraichir tes soirées plus que tu ne le penses, crois-moi! Et tu ne le sais jamais avant d’être là-bas, si tu n’iras pas en expédition une journée de temps, ou que tu n’iras pas en ville et que tes petites babouches seront vraiment pas tes BFF à ce moment-là, crois-moi. Apporte-toi deux belles robes pour tes soirées plus fancy, puis sinon des maxi-dress et une p’tite laine pour te réchauffer parfois c’est l’idéal selon moi pour le sud.

P.S.: Les beaux chapeaux, c’est toujours recommandés, matin comme soir là!

1. Votre passeport.

Ben oui, parce que c’est ben beau le voyage, mais as-tu les papiers pour sortir du pays? Tout dépendant d’où tu vas, il faut parfois que ton passeport soit bon six mois après ta date de retour prévu! Ça serait plate que tu sois pris à l’aéroport, right? Check tes affaires au moins deux semaines à l’avance si tu veux être safe, c’est ce temps-là que ça prend à faire, un passeport, si tu te présentes à ton bureau de passeport le plus proche. Je parle par connaissance de cause, t’sais…

Extra: N’emmenez pas votre cellulaire. Une petite semaine de cure de technologie, ça fait pas de tord à personne. Pis en plus, l’humidité risque de l’user!

Photo: We Heart It

Dernièrement, j’ai eu la chance de faire un voyage bien spécial. J’ai voyagé à travers les mots d’une passionnée. Ben non gang, je ne vous parle pas d’un voyage spirituel! J’ai juste fait une entrevue téléphonique. Mais ce n’était pas juste une entrevue non plus. J’ai dû faire preuve d’un grand self-control pour ne pas avoir l’air d’une groupie! Rassurez-vous, ça s’est très bien passé. En fait, j’ai eu la chance de prendre 17 minutes et 36 secondes du temps de la vie bien particulière de Lydiane St-Onge. Pour ceux et celles qui ne la connaissent pas, allez tout de suite faire un tour sur sa page Facebook «Lydiane autour du monde». Genre live. 

Pour faire un court résumé, Lydiane est une nomade née. Depuis maintenant un an, elle voyage autour du monde et publie quotidiennement des photos, des vidéos, des conseils voyage et bien plus encore afin d’entraîner le Québec avec elle. Disons qu’elle est le guide de plus de 40 000 touristes qui la suivent, chacun d’un œil différent, dans ses aventures un peu plus inspirantes les unes que les autres. Je vous jure que j’aurais aimé pouvoir vous raconter l’entièreté de ses réponses généreuses, mais je n’ai malheureusement pas autant de pages pour vous écrire qu’elle a de temps pour voyager… Voici donc un compte-rendu assez fidèle de notre jasette!

Trouver les moyens

La question qu’on se pose tous : comment faire pour financer ce genre de voyage à long terme sans aucune stabilité? Quant à elle, Lydiane a travaillé fort durant des années dans le milieu de l’immobilier afin d’économiser pour son premier grand départ qui a eu lieu à la fin octobre 2013. Ce sont ces économies et l’argent amassé lors de la vente de son condo, de sa voiture et de la grande majorité de ses biens qui l’ont fait vivre jusqu’à son retour au Québec à la mi-septembre. Pour son prochain départ prévu en novembre, elle compte se financer grâce à des commanditaires. Mais j’ai une bonne nouvelle, gang! Elle affirme aussi que ça ne prend pas d’argent pour voyager : un simple VISA de travail dans un autre pays fait grandement l’affaire. Il y a tellement de belles possibilités, comme d’enseigner l’anglais ou le français qui peut être autant enrichissant pour les citoyens extérieurs que pour soi-même.

Depuis son retour au Québec, elle craignait le face-à-face qu’elle aurait avec la stabilité. Évidemment, elle n’avait aucune crainte à avoir, puisqu’elle a trouvé le moyen de voyager, de découvrir et de rester active ici-même! Roadtrip, croisière en voilier sur le Saint-Laurent, marathon, via ferrata… On a l’air cheap avec notre petite vie d’étudiant, non? «Je trouve ma stabilité dans la non-stabilité.», dit celle qui déteste la routine à en mourir.

Sortir de sa zone de confort

Parlant de marathon, on a pu la voir être fière du 10 km qu’elle a parcouru lors de la dernière édition à Montréal le 28 septembre dernier. Mais comment est-ce possible de comparer la fierté d’avoir parcouru 10 km avec celle d’en avoir parcouru des milliers autour du monde? Pour Lydiane, il est impossible de mettre ces deux réalisations sur le même pied d’égalité. «Parcourir le monde, c’est tellement une plus grande réalisation de soi.» Elle tient cependant à ne pas dévaloriser le marathon, puisque s’aventurer sur la planète lui procure probablement le même feeling que celui ressenti par la personne qui s’est entrainée toute l’année pour cette course. L’important, c’est de sortir de sa zone de confort et de dépasser ses limites pour un accomplissement personnel complet.

Lorsqu’on part en voyage pour une si longue période, j’ose imaginer qu’on adopte certaines habitudes de vie qui nous suivent à jamais. Je lui ai donc posé la question et sa réponse m’a beaucoup surprise. Non, ce n’est pas de faire du yoga sur une plage en se levant le matin, mais bien de sourire et de parler aux inconnus! «Je trouve ça tellement cool! […] Ça, c’est du voyage all the way.» Ça prend de l’audace pour partir explorer le monde avec comme seul compagnon son sac-à-dos, mais c’est un thrill tout aussi enrichissant que de voyager dans l’histoire d’une personne âgée assise chez Tim Horton.

Prochain départ

Pour sa prochaine destination, c’est l’Amérique du Sud qui a été la cible sur sa carte géographique. Contrairement à son premier grand départ, Lydiane souhaite mettre l’emphase sur le bénévolat. Découvrir des organismes et en faire part aux gens, donner les procédures pour pouvoir faire du bénévolat par soi-même, documenter ses impressions et aider la population locale sont ses buts principaux. C’est en fait en s’apercevant des besoins grandissants lors de son voyage aux Philippines qu’elle a ressenti la nécessité et le bien-être d’aider. «C’est un plus grand accomplissement de soi de faire du tourisme responsable et engagé, dit-elle. J’ai du temps à offrir, mais j’ai pas d’argent. […] Ça me donne une fenêtre sur comprendre les populations.» Bon, ça a bien l’air que le frisson qui nous pognait en regardant les paysages paradisiaques de son premier voyage risque de se transformer en larmes…

«Je me sens chez moi partout dans le monde…»

Avouez que vous mourrez d’envie d’aller faire un tour chez Lydiane, vous aussi! Pour ça, il n’y a pas mille et une façons d’y arriver… Voici le meilleur conseil que notre experte puisse nous donnez : «Le critère le plus important, c’est l’ouverture sur le monde. On ne peut pas juger. On est qui nous pour juger en tant que Nord-Américain? On n’est pas meilleur que personne pis y’a personne qui est meilleur que personne donc […] juste d’accepter la différence et de juste embrasser la différence, c’est plutôt ça. De juste dire « wow, c’est différent pis j’aime ça ». Faut arrêter de juger, on est une société de jugement et il faut arrêter de juger parce qu’eux ils nous jugent pas.»

Sur ces magnifiques paroles, je tiens à remercier une fois de plus cette femme inspirante à qui j’ai eu la chance de parler. Merci infiniment, Lydiane! Grâce à toi, plus de 40 000 êtres humains ont la chance de voyager via un écran d’ordinateur, mais surtout de vivre l’influence positive que tu transmets et de comprendre ton message «que les gens doivent croire en eux, suivre leur passion et leurs rêves parce que tout est possible».

Photo: Facebook

Et si on plongeait? Et si on ne prenait pas la peine de penser aux conséquences que cette action pouvait engendrer? Et si on sautait à pieds joints et les yeux clos sur l’occasion qui se présente à nous? Et si on vivait le moment présent sans penser à l’avenir? Tu emprunterais le chemin de l’inconnu ou pas? Te laisserais-tu pousser par le vent?

L’inconnu: endroit si vaste, si terrorisant, mais si excitant à la fois. Endroit aux possibilités infinies, aux rencontres édifiantes. Demeurer sans réponse lorsqu’on nous demande où seras-tu dans un mois, une semaine, demain? Laisser tomber les plans, les listes ou tout autre signe d’organisation quelconque. Vivre comme si demain n’existait pas et comme si l’avenir nous appartenait en même temps. Vivre comme si soudainement un être tout-puissant nous avait donné des ailes et avait éliminé toutes barrières de notre chemin. Vivre et être libre comme l’air, tout simplement!

Se promener avec rien dans les poches comme si l’argent poussait véritablement dans les arbres ou tombait du ciel. Se salir les mains pour obtenir ce qu’on veut et apprendre à se débrouiller avec le strict minimum; et malgré tout, ne jamais craindre de manquer de quoi que ce soit. Vivre au gré des saisons et danser sous la pluie au lieu de la fuir. Faire fondre les flocons de neige sur sa langue au lieu de se couvrir la tête en espérant éviter ces petites ouates froides et mouillées. Laisser les rayons du soleil caresser sa peau au lieu de se précipiter sous un arbre faisant office d’une petite parcelle d’ombre. Faire honneur aux beautés de Mère Nature finalement.

Sauter dans le premier train, lancer une flèche sur une carte du monde, acheter des billets d’avion pour une destination surprise, oser mettre les pieds partout où la route te mène. Serais-tu game de plonger ainsi dans les profondeurs de l’inexploré? Je sens un brin d’hésitation ici. Et pourquoi pas? N’est-ce pas là la meilleure preuve de courage, d’ouverture d’esprit et de spontanéité? À ton retour, ta boîte de Lucky Charms trônera toujours sur l’étagère centrale du garde-manger, ton lit sera toujours habillé de ton couvre-lit fleuri et ton chien, des moins rancuniers, branlera joyeusement la queue en te voyant passer le pas de la porte. Rien n’aura changé, tout sera exactement comme tu l’as laissé!

Sache que qui ne risque rien, n’a rien et qu’en refusant de suspendre ta routine de toasts au «beurre de pine» et boulot au bureau de 8 à 4, tu tournes le dos à d’enrichissantes rencontres et restes démunie d’anecdotes voyage à raconter à tes futurs petits-enfants. Lorsque tu te berceras sur ta vieille chaise berçante qui fait cric-crac, peut-être auras-tu le cœur lourd de ne pas avoir  suffisamment usé tes souliers sur le dos de la liberté… Ça, c’est Éric Lapointe qui le dit.

Photo: We Heart It

S’évader dans la nature pour faire le vide… Pourquoi pas? Oui, je parle bien de camping sauvage. Plus de cellulaire, plus de réseaux sociaux, plus de télévision. Seulement tes amis, de la bonne bouffe, un jeu de cartes, un ballon et une guitare (autour d’un feu, c’est toujours agréable).

Ce que je te propose, ce n’est pas un site comme celui du film Camping Sauvage, mettant en vedette Guy A. Lepage, détrompes-toi. Je parle ici d’un terrain où le seul service offert est l’eau potable qui se trouve dans la rivière. Tu dois cuisiner avec du propane, te laver et te brosser les dents dans le ruisseau et faire tes besoins dans la petite cabane en bois. Là, on jase!

Au cours de ton séjour, un bon nombre d’activités s’offre à toi : baignade, canot, kayak, observation de la faune, pêche, chasse, randonnée pédestre, etc. Il est temps de prouver au monde entier à quel point tu es une fille de bois.

Évidemment, voici quelques conseils qui pourraient rendre ton voyage plus enchanteur :

– Ne pas prendre de douche le jour de ton départ (les insectes t’adoreraient);

– Évite de te laver avec du savon lors de ton séjour (toujours pour éviter les moustiques);

– Apporte de la citronnelle, ça élimine les vilains maringouins;

– Éloigne la nourriture de l’endroit où tu dors (elle attire les ours);

– Ne pas paniquer si tu te perds en forêt;

– Ne mange pas des trucs que tu ne connais pas.

À la fin de ton périple en bois, tu auras sans doute l’impression que ton été commence en force. Je te suggère de rester dans cette même optique durant tes vacances : réalise tes projets les plus fous, prend du temps pour toi et surtout, ne fais pas de ton cellulaire ton meilleur ami.

Photo: We Heart It

«Le monde est un livre, et ceux qui ne voyagent pas
n’en lisent qu’une page.»
(Saint-Augustin)

Grand nombre d’entre nous serait prêt à tout pour combler leur désir ardent de voyager. Pour ce faire, certains iront même jusqu’à emballer l’épicerie de monsieur et madame tout-le-monde au supermarché ou à faire le tour du pâté de maison pour vendre du café au voisin fatigant d’en face. Rien ne peut empêcher une véritable passionnée de marquer d’une croix rouge une nouvelle destination voyage.

Pour ma part, c’est à 5539 kilomètres d’ici que je suis tombée éperdument amoureuse. Amoureuse d’un autre pays que le nôtre : le Maroc. Je ne sais pas si ce sont les dromadaires ou les Marocains qui m’ont séduit, mais depuis mon retour, je ne rêve qu’à y remettre les pieds. Là où le luxe et l’élégance sont plus que superflus, et où l’on tient compte de la chance que nous avons. Mesdames, si les toilettes turques vous rebutent, si les scarabées vous donnent la frousse ou si vos goûts culinaires sont limités, petit conseil : abstenez-vous. Croyez-moi, la diva en vous prendra certainement une douche froide, et ce, au sens propre! En effet, l’eau chaude se fait aussi rare que le soleil au Saguenay… Ha! Ha!

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Eh oui!  Les filles, vos séances intensives de squats au gym vous seront finalement bénéfiques lorsque vous ressentirez le besoin de faire un tour au petit coin, si vous voyez ce que je veux dire! 😉

Puisque mon périple se déroulait dans le cadre d’un voyage scolaire, j’ai eu la chance de voyager avec dix-neuf amis. Les carapaces que certains se forgeaient se sont brisées et nous n’avions plus de secrets les uns envers les autres. Nous étions liés d’une façon bien spéciale et c’est ainsi que nos masques sont tombés (et je ne parle pas ici des deux pouces de fond de teint en moins sur nos visages sans maquillage). Ainsi, les expériences que j’ai pu retirer du Maroc dépassent largement ces petits détails insignifiants. Je ne verrai probablement plus jamais un ciel aussi étoilé que celui aperçu dans le désert, des dunes de sable aussi imposantes, des couchers de soleil aussi magnifiques, ou encore des marchés publics aussi rocambolesques. Je ne savourerai probablement plus jamais un thé aussi délectable que le marocain et plus jamais on ne m’appellera «gazelle*».

Il me faudrait un livre au complet afin de coucher sur papier les tonnes de souvenirs qui découlent de mon aventure. Mais quoi qu’il en soit, sachez que le Maroc restera à jamais dans ma mémoire et qu’il compte parmi mes plus beaux voyages. C’est définitivement un must pour celles qui souhaitent chambouler leur quotidien et qui rêvent d’aventures.

* «Gazelle.» Fait cocasse : en plus de vouloir nous échanger contre des chameaux, les Marocains utilisent cette appellation bien rigolote pour désigner les femmes.

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Photos: Coralie Boisvert-Doyon

Le monde est grand. Mais il est possible d’en découvrir une partie à peu de frais. Ce moyen économique de connaitre d’autres cultures et d’ouvrir tes horizons s’appelle la correspondance!

Je corresponds par lettres depuis plus d’un an avec une fille vivant en Australie. On s’entend super bien et on échange sur divers sujets. On se parle autant de nos études, de notre vie personnelle ou de notre pays. Mais avant de trouver la correspondante parfaite, j’ai dû chercher un peu. Voici quelques trucs pour trouver, toi aussi, ton correspondant idéal!

D’abord, tu dois savoir qu’il est possible de correspondre par courrier électronique ou par lettres manuscrites. Si tu aimes avoir une réponse presque immédiate lorsque tu communiques avec tes amis, et surtout si tu aimes ce qui est GRATUIT, la correspondance par courrier électronique sera mieux pour toi! Si tu es patiente mais excitée à l’idée de recevoir des nouvelles de tes amis, si tu aimes les longues lettres écrites à la main (ce qui donne un certain cachet à la chose) et si tu disposes d’un petit budget, je te suggère dans ce cas de te lancer dans une correspondance par lettres. Avoir un correspondant offre aussi plusieurs avantages comme pratiquer une autre langue, connaître de nouvelles personnes et te permettre de voyager!

Ensuite, tu dois trouver ton correspondant de rêve! Il existe plusieurs sites web qui permettent de trouver un correspondant. Penpal-tradition.net est un site qui offre une banque de correspondants intéressante. Par contre, si tu désires avoir accès aux adresses postales, il faudra débourser un petit montant. Personnellement, j’ai utilisé Studentsoftheworld.info. Ce site est utile pour plusieurs raisons : il classe les correspondants par pays, permet des recherches avancées pour déterminer l’âge ou le sexe et est totalement gratuit et facile d’accès. Il permet aussi de recevoir directement les messages d’invitations à correspondre dans ta boîte de réception au lieu de devoir te connecter sur le site à chaque fois.

Finalement, il y a certaines choses auxquelles tu dois faire attention. Tu recevras peut-être des messages te demandant d’aider l’auteur financièrement car sa famille est dans le pétrin, mais ceux-ci sont souvent des fraudeurs. Assure-toi également que le correspondant que tu auras choisi soit aussi sérieux que toi, car tu risques d’être déçue s’il ne te répond plus après quelques messages envoyés.

Penses-y, il n’est pas nécessaire de prendre l’avion pour découvrir le monde!

Photo: WeHeartIt