De jeunes cinéphiles de partout au Québec sont arrivés au Saguenay vendredi dernier le 13 mars 2015 pour célébrer la douzième édition du festival intercollégial De l’âme à l’écran. En tant que G.O., j’ai suivi les participants, qui étaient plus de 125, dans une folle fin de semaine au cœur de l’industrie du court métrage.

Du talent à revendre 

La première soirée fut assez mouvementée : d’abord un cocktail d’arrivée bien animé et Maxime Riverain, un artiste de bodypainting, qui peignait un mannequin en direct sur la scène. Par la suite, c’était déjà l’heure du visionnement des courts métrages sélectionnés, soit quatre films d’animation, dix documentaires et seize fictions. Malgré le vendredi 13, plusieurs participants ont été récompensés par les membres du jury pour leur travail acharné. Ces derniers ont affirmé avoir été absolument éblouis par le travail des collégiens cinéastes. Certains disaient même ne jamais avoir vu d’étudiants aussi talentueux. «Nous avons tous été touchés quand nous nous sommes rencontrés ce matin et que nous avons eu la même réaction : Wow !», a commenté la membre du jury, Fanny-Laure Malo.

Parmi les gagnants de cette 12e édition, Claudie Mac Donald a reçu le prix coup de cœur du jury pour son court-métrage «Le complexe de l’écorce», un excellent film sur la vie des amérindiens. Ensuite, la meilleure fiction fut remportée par un bon ami à moi, Raphaël Massicotte pour «La jungle d’Aly», un projet qui a pris plus d’une centaine d’heures de production. La meilleure animation a été remise à Jacob Lévesque et Mélanie Saint-Germain du Cégep de Saint-Félicien pour un stop-motion intitulé «La souffrance d’une passion», court métrage qui a su faire réagir le public! Finalement, le meilleur documentaire fut remporté par Francis Leduc et Sara Ben-Saud du Cégep de l’Outaouais avec leur film «LE$$», que j’ai d’ailleurs adoré.

Je ne peux passer sous silence les mentions remises à mes confrères du Cégep de Jonquière : meilleur jeu d’acteurs pour «Laura» de Danika Vermette (excusez mon parti pris, je suis très fière de ma blonde réalisatrice et j’ai joué dans son film) et la mention d’originalité pour «J’ai sommeil» d’Alexis Boulay. Bravo à tous les gagnants, vous l’avez amplement mérité!

À couper le souffle 

La fin de semaine s’est poursuivi avec quelques ateliers à Jonquière comme à Chicoutimi. J’ai assisté à un atelier de Claude Robinson, un homme extraordinaire et très persévérant, ainsi qu’à une classe de maître par Maxime Giroux, réalisateur du film acclamé par la critique «Félix et Meira». Par la suite, j’ai eu la chance de visionner les meilleurs courts métrages brésiliens : une ouverture sur le monde et sur la culture du Brésil absolument magnifique.

Les participants de De l’âme à l’écran se sont par la suite rendus à un souper-conférence par Robin Aubert, un acteur, réalisateur, cinéaste, bref, un passionné de création. Il a élaboré sur le désir de faire un film, sur l’importance des amis qui aident financièrement comme moralement et a conseillé aux jeunes cinéphiles de ne jamais abandonner une bonne idée par manque de fonds ou de temps.

La soirée s’est poursuivi au Théâtre banque nationale de Chicoutimi avec la projection 7 et 8 de REGARD sur le court métrage, le partenaire officiel de De l’âme à l’écran. Des courts métrages professionnels nous étaient offerts sur grand écran. Du génie! Nous étions tous aussi éblouis que les juges qui ont remis les prix du festival à la fin de la soirée.

Finalement, dimanche matin, les participants de De l’âme à l’écran étaient assez épuisés de leur fin de semaine, surtout au lendemain du cabaret de Regard, où ils ont pu prendre un verre au côté de Rémi-Pierre Paquin, porte-parole de Regard et acteur québécois accompli.

Mission accomplie

De l’âme à l’écran, c’est très épuisant, mais c’est la meilleure expérience pour tous les amateurs de court métrage et de cinéma. Félicitation encore aux différents gagnants! J’ai déjà hâte à la 13e édition qui se tiendra encore une fois au beau Cégep de Jonquière!

Photo : Page Facebook de REGARD sur le court métrage  

(De gauche à droite) Samuel Roy, Frédérique Carrier, Marianne Ostiguy, Ariane Chaput et Romane Wingerter


À PROPOS DE L'AUTEUR

Frédérique Carrier

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