Avant je rêvais d’aimer. Disney me faisait rêver de la perfection, de la princesse et de son prince charmant, des plus beaux paysages, et de son histoire à saveur d’un conte de fée. Sauf que le conte de fée, c’est trop cliché. Aujourd’hui, je veux pas juste aimer, je veux voyager à travers l’amour.

Je veux qu’on parte en sac à dos, et qu’on vive la vraie vie; t’sais celle qui connaît le doute, la peur, la tristesse et la déception. Mais je te promets que dans notre sac à dos, il va aussi y avoir du bonheur, des rires, de l’amitié profonde, des folies, et bin de l’amour.

Je te promets que le jour où on décide de partir, on va se rendre quelque part, mais j’espère que t’es prêt à tout, parce que la destination je la connais pas, et le chemin non plus. Il y a des fois où on va se retrouver devant les plus belles merveilles du monde, que ce soit la muraille de Chine ou les pyramides d’Égypte, mais il y a d’autres fois où on va se retrouver sur la terre ferme à observer des jeunes guerriers sur les champs de cacao. Pis nous aussi on va se sentir comme des guerriers de l’amour, parce que ce n’est pas toujours facile.

Ça se peut qu’on se perdre, pis ça se pourrait même que le trajet soit long parce que des fois on doit vivre avec les tensions, comme on doit vivre avec les défauts de l’autre. Des fois, voyager longtemps ça donne l’impression que c’est monotone, que c’est routinier et que ça devient ennuyant. Ça arrive, pis ça va nous arriver à nous aussi. Mais ce jour-là, faudra juste changer la boussole de bord, pis on ira visiter le Nord. Le Danemark t’en penses quoi?

Je veux jamais que tu me demandes où on s’en va demain, parce que demain je le connais pas. Je sais pas si t’es l’homme de ma vie, mais t’es celui qui me rend heureuse maintenant, pis le moment présent il est bin plus beau. Si on n’en profite pas, l’angoisse va nous rattraper. T’sais quand je te parlais du doute, je voulais parler de ces questions qui nous tracassent quand on pense au futur. On en a pas besoin de celles-là, elles sont juste là en guise d’obstacles, mais les obstacles ont été inventé pour être traversé, pas pour te faire tomber.

T’aimes tu ça les manèges toi ? Parce que j’aimerais ça que tu embarques dans le mien. Ça va arriver que ça ressemble à une montagne russe, que ça tourne en rond, que ça aille vers le bas pis que ça remonte en haut, mais je te promets qu’on a bin du fun dans ce manège-là. Des fois, ça fait peur, mais quand on est rendu dedans, on veut pas débarquer.

Voyager, c’est vouloir tout découvrir, tout voir. Tout de suite. Parce que la société veut que ça aille vite, ça fait que nous aussi on veut aller vite. Pis à certains endroits va falloir ralentir le rythme parce que pour connaître le monde, faut prendre le temps de le faire. Regarder en surface, ça rien de ce que ça l’air en profondeur des fois. Tu le sais comme moi que la Chine ça l’air beau, l’architecture est d’une beauté inestimable, mais les conditions de travail sont pas toujours celles que tu pourrais oser imaginer.

Voyager, c’est aussi des beaux moments. Je veux qu’on regarde les étoiles jusqu’au lever du soleil, qu’on danse sur la plage, qu’on se découvre au fur et à mesure qu’on découvre le monde, pis qu’on garde toujours en tête qu’on est biens. Ça se peut que tu veuilles déraper des fois, vivre tes trips seuls, faire des expériences qui t’appartiennent, et je te le souhaite. Parce que voyager à deux, c’est aussi faire son propre voyage personnel dans le même envol.

Je ne sais pas on si on va se rendre à San Francisco ou en Australie, mais je te promets qu’on va faire un bout ensemble. Voyager, c’est plus que de la distance. C’est d’apprendre à se découvrir, à apprivoiser l’amour, à en tirer des apprentissages, à en créer des souvenirs, à vivre des nouvelles expériences, à faire des nouvelles rencontres, à se cultiver, et à devenir quelqu’un de grandissant. Puis si jamais tu finis par décider de faire le voyage seul, je te promets qu’on aura fait le plus féerique des voyages. Ça ne sera pas comme l’histoire de Cendrillon, mais ce sera notre conte de fée à nous.

Mais après tout, c’est ma version de l’amour, pis je ne voudrais pas qu’elle soit parfaite. Parce que moi la perfection je trouve ça fastidieux.

Photo: weheartit


À PROPOS DE L'AUTEUR
Marie-Pier Leboeuf

Marie-Pier Leboeuf

Je m’appelle Marie-Pier Leboeuf et impossible d’oublier le trait d’union dans mon nom quand on me connait parce qu’on apprend vite que je suis une fille qui d’une part est branchée sur la mode et de l’autre est connectée sur les réseaux sociaux. Deux parties essentielles de ma vie, mais loin d’être les seules parce qu’elle est aussi composée d’une tonne de petits bonheurs, entre autres quand je réussis à insérer un mot rare dans une conversation... (OK pas de jugement!) Parce que oui les mots sont devenus une passion chez moi dès qu’on m’a fait dire «maman». Par ailleurs, avant que j’oublie, ce qu’on remarque le plus rapidement chez moi, c’est que je marche vite parce que ma vie roule à 1000 à l’heure. Ça ne vous empêche pas de venir me parler, je suis une fille bien sympa qui aime ça «jaser»!

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