Cultivée

Amateurs de films en tout genre, vous serez comblés ! Le festival Regard, projetant des œuvres cinématographiques de partout dans le monde, nourrira vos passions d’art visuel, de poésie, de musique et de texte à travers de courts films tous aussi mémorables les uns que les autres.

Du 15 au 19 mars 2017, vous n’aurez aucune autre envie que de vous abandonner à cet évènement, je vous le dis !

Ce festival qui se déroulera du mercredi au dimanche attire chaque année des artistes de partout au Québec et même ceux à travers le monde. Pourquoi ? Parce que cette fin de semaine présente des films de qualité, multiculturels et professionnels. C’est un festival de visionnements, de rencontres, d’échanges et de fête. Je ne sais pas si c’est « l’effet Saguenay », mais l’ambiance est extrêmement conviviale, sans gêne et prête à la discussion. Il y a un certain sentiment d’appartenance envers Regard qui nous habite, dès qu’on y participe.

Pendant cinq jours, il y a des programmations dans plusieurs salles du Saguenay, ce qui donne le choix aux visionneurs d’assister à des projections selon leurs goûts. Il y a bien sûr des programmes réguliers, mais aussi plusieurs programmations thématiques, comme : documentaires, films de genre, films jeunesse, arts et essais, films à petit budget (tourner à tout prix), cinéma engagé et plusieurs autres. De plus, un grand nombre d’ateliers (par exemple : leçons de cinéma) et projet est proposé tout au long du festival.

À la suite des projections, ne pensez pas que la soirée est terminée : le party se poursuit forcément quelque part, sous forme de cabaret festif, dans lequel plusieurs surprises vous attendent ! Et ne vous surprenez pas de voir vos vedettes préférées danser comme jamais, un verre à la main ! En fait, toutes vos journées seront comblées soit par des projections, des activités, des 5 à 7 et des soirées enflammées, auxquelles il vous sera difficile de rentrer chez vous.

Où acheter un laissez-passer ? Des passeports qui donnent accès à toutes les activités sont en ventes dès maintenant dans les bibliothèques du Saguenay ou en ligne, en prévente à 45$ étudiant et à 60$ régulier jusqu’au 10 mars. Un passeport est très vite rentable, pour tous ceux et celles qui veulent venir le plus souvent possible dans la semaine. Sinon, vous pouvez acheter des accès pour une séance simple ou double, à 10$ et 15$ respectivement ; toutes les informations sont présentées sur la page Facebook de Festival Regard, ainsi que sur leur site web.

Cette année, embarquez dans l’expérience Regard !

Je suis allée voir le one women show de Mariana Mazza «Femme ta gueule» vendredi au théâtre Banque Nationale à Chicoutimi. Un spectacle que j’étais impatiente de voir depuis plus d’un an.

Je suis une fan depuis un moment déjà. Après son sketch de «sable dans le vagin», (moment où sa carrière a explosé) j’ai commencé à la suivre. C’était la 3e fois que j’allais voir une de ses représentations et je dois t’avouer que j’en ai eu pour mon argent.

Mariana est vraie et honnête et c’est un des aspects du spectacle que j’ai préféré. Elle passe par plusieurs sujets «tabous», dont la masturbation, ponctuant ses blagues au passage avec des anecdotes. Elle est proche de son public, notamment en interpellant des gens assis dans l’assistance ou en faisant des blagues sur l’environnement ou même la salle dans laquelle elle joue.

Elle sacre, ne se censure pas et est capable de rire d’elle-même. Un spectacle de 2 heures que je te conseille d’aller voir !

Le spectacle est par contre coté 16 ans et plus à cause du langage utilisé. C’est un peu comme la Mariana de Code F., mais en plus intense. (Tu ne pourras pas dire que je ne t’ai pas averti !)

Malheureusement elle a terminé sa tournée au Saguenay–Lac-Saint-Jean, elle a fait 2 spectacles à Chicoutimi et un a Dolbeau-Mistassini, mais tu peux toujours aller la voir dans ta région d’origine si tu viens de l’extérieur s’il reste des billets.

Je te conseille fortement de la suivre sur son compte Instagram  ou Facebook pour ne rien manquer et avoir des anecdotes et des tranches de vie croustillantes.

Source : Page Facebook de Mariana Mazza

Véritable fan d’Harry Potter, il te fait rire comme jamais pis en plus y’é beau comme un cœur. Bref, c’est le genre de gars qui plairait à ta mère, ça c’est certain. Il était de passage à Saguenay à l’occasion du concours Cégeps en Spectacle et j’en ai profité pour lui poser quelques questions.

Voici donc un petit résumé de notre entretien, qui te fera connaitre davantage ce petit comique attachant.

Diplômé de l’école nationale de l’humour en 2013, Jay est un amateur de  »stand-up », des spectacles propices à l’improvisation qui se déroulent dans une ambiance chaleureuse et où la proximité avec le public est favorable. En plus de sa carrière d’humoriste, il est à la barre de l’animation des lundis de l’humour au bar le jockey, écrit des textes pour Urbania, est chroniqueur à l’émission Code G. diffusée à Vrak TV et est également dans quelques sketchs de l’émission Like-moi. Depuis le début de 2017, Jay parcourt les quatre coins du Québec pour son mini-tour, où il promet de te faire rire aux larmes pendant une bonne heure et demie. Malheureusement, sa tournée est déjà sold-out mais ne vous en faites pas mesdames, Jay m’a confié qu’il va être de retour au Saguenay à l’automne prochain… Surveillez ses réseaux sociaux pour ne pas manquer ça !

Quand je lui demander de qualifier son spectacle en trois mots, il m’a répondu fleuri, authentique et Nicole… Nicole a définitivement piqué ma curiosité ! Si tu veux en savoir plus, tu sais quoi faire. 😉

Petits faits cocasses à savoir sur Jay

Malgré son grand succès et son ascension vers la popularité, Jay avoue rester humble et fidèle a lui-même. La preuve, c’est sa «playlist» personnelle que tu écoutes quand tu vas le voir en spectacle. Et ne sois pas surprise d’entendre des succès de notre Céline nationale… Jay avoue en être fan !

On va se le dire, ce gars-là a une tignasse de feu. Tellement qu’il me fait compétition niveau capillaire. Quand je lui ai demandé ses secrets pour avoir une aussi belle chevelure et bien je dois dire que j’ai été déçue d’apprendre qu’il ne se fait pas des masques maison toutes les semaines. Son seul et unique truc magique c’est du revitalisant ! Moi qui pensais pouvoir lui voler quelques idées je vais devoir continuer mes recherches…

*Saviez-vous que monsieur Du Temple, a déjà eu les cheveux rasés ? Eh oui… Il a fait ce gros changement alors qu’il était au Cégep. Avoue que tu aurais bien aimé avoir une photo à l’appui !

 

Jeudi soir dernier comme la plupart d’entre vous je me suis rendue à la salle François-Brassard avec des amis pour assister à la 38e édition de Cégep en Spectacle. Au cours de la journée il m’a été donné de rencontrer quelques-uns des participants. Tous étaient bien sur très fébriles à l’idée de monter sur scène.

En m’entretenant avec eux ça m’a fait réaliser à quel point ça prend du courage et de l’investissement.

Jeudi soir dernier il y avait 3 gagnants officiels, mais ils sont honnêtement, à mon avis tous gagnants.

Pour souligner la participation de chacun des participants, j’ai décidé de résumer chacun d’eux en quelques mots.

Ève-Marie Tremblay : Authenticité

Un talent de composition, des paroles très bien choisies.

Célia Lucas : Courage

Une scène, un micro, une voix, et un numéro sensationnel.

Gabrielle Savard-Dion : Intense

Par les paroles de sa composition et ses mouvements.

Thamara Chiasson et Marianne Pilote : Complicité

Autant entre elles qu’avec un violon!

Rosalie Dumais-Beaulieu : Touchant

Elle nous a fait passer par une gamme d’émotions en quelques minutes.

Érika Yergeau : Impressionnante  

Une si grande voix provenant d’un si petit corps.

Danick Martineau : Prometteur

Un nom à retenir.

Jean-Xavier Bois : Génie

Un mystère qui nous sort de notre zone de confort.

Will Verreault : Rassembleur

Toute en légèreté, il nous a tous fait chanter avec lui.  

Lydia Lévesque : Attachante

Tellement d’aisance sur scène, un vent de fraîcheur !  

Tous à la leur manière ils sont montés sur scène pour démontrer un numéro qu’ils avaient préparé depuis quelques mois. N’oublions pas qu’ils ont également dû passer par un processus d’audition et de pratiques. Ils se disent cependant tous contents d’avoir embarqué dans le projet et ne regrette rien. C’est effectivement un très bel accomplissement.

On ne peut passer sous silence l’excellente équipe d’animation qui nous ont fait beaucoup rire ! Il y a derrière ces blagues et mimiques assurément beaucoup de travail ! L’animation de la 38e édition a certainement été réussie ce défi de nous faire passer une belle soirée avec brio !

Je lève mon choipeau à ceux qui nous ont fait entrer dans l’univers d’Harry Potter et de Code F le temps d’une soirée !

Bref, félicitations à tous les candidats, l’équipe d’animation, le comité organisateur et l’artiste invité Jay Du Temple qui ont contribué au succès de cette soirée !  

Félicitations également aux gagnants :

1ère position : Gabrielle Savard-Dion

2ème position : Rosalie Dumais-Beaulieu

3ème position : Danick Martineau 

Quand vient le moment d’user de vos connaissances générales, certains nous donnent l’impression d’être des livres ouverts et d’autres, comme moi, réalisent qu’ils n’en connaissent pas autant !

Pour ma part, j’ai décidé que je devais m’instruire davantage afin d’être plus consciente de ce qui se passe autour de moi.

Ce qui m’attire le plus est les faits étonnants venant des pays qui ont des cultures différentes de la nôtre et des modes de vie variés. Cependant, je me suis vite rendu compte qu’il n’est pas facile de trouver un site avec des informations fiables.

Je vous présente donc un site qui vous permettra de vous instruire de la bonne manière, ainsi que deux dont il faut se méfier. Je le fais pour le bien de tous puisque ce serait plutôt gênant que vous annonciez durant un souper de famille que même si vous êtes nulle à l’école, Einstein était lui aussi un mauvais élève….

Car cette information est fausse !

Le premier site que je ne recommande pas : http://saviezvousque.net. Ce site est complètement ridicule et ne fera que vous rendre plus con.

Le second est : http://www.lesaviezvous.net. Celui-ci contient des informations vraiment intéressantes regroupées par catégorie, mais il n’y a aucun onglet qui présente le site internet et il n’y a aucune source indiquée. Il est donc important de vérifier ce que vous lisez.

Le site avec lequel j’ai le plus appris est : http://www.le-saviez-vous.fr. En plus d’offrir des sources vérifiées, celui-ci contient des informations pertinentes et utiles, avec des détails pointus !

Je me fais donc un grand plaisir de vous présenter trois faits étonnants découverts sur celui-ci :

  1. Insolite : Le célèbre livre des records Guiness possède lui-même un record : celui du livre le plus volé dans les bibliothèques ! Vous me direz probablement qu’on s’en fiche, mais c’est tout de même une nouvelle insolite qui mérite d’être racontée lors d’une soirée bien arrosée. Cet article vous permet de comprendre que l’endroit (la bibliothèque) est important dans ce contexte, car si l’on recherche le livre le plus volé en général, il s’agit dans ce cas de la Bible.
  1. Croyance : Contrairement à l’idée répandue selon laquelle la boisson énergisante RedBull contiendrait des extraits de testicules de taureau, ce n’est pas le cas. En fait, cette boisson contient de la taurine, un ingrédient retrouvé dans la bile de bœuf. C’est un neurotransmetteur produit par de nombreux animaux, mais également par l’homme, à l’état naturel. On en trouve également dans les autres boissons énergisantes ou en tant qu’ajout alimentaire dans le lait synthétique (le lait naturel en contient déjà). Sa composition entière a été longtemps mise en doute.
  1. Incroyable : Le plus grand barrage de castor a été découvert grâce à Google Earth. Il a été découvert en octobre 2007 par Jean Thie. Ce barrage est si gigantesque qu’il serait visible de l’espace ! Il mesure 850 mètres et a été patiemment assemblé pour créer une retenue d’eau propice à l’activité des castors depuis plus de40 ans.

Vous avez maintenant une raison de partager vos connaissances pendant votre prochain party de famille !

À voir la file qui s’étire à l’entrée de la salle François-Brassard en ce mercredi 7 décembre, soir de fin de session, on se dit que la réputation du gala En vert et contre tous n’est plus à faire. En franchissant les portes, on nous remet le programme : douze catégories mettant en concurrence vingt-quatre – ou plutôt vingt et un – courts-métrages réalisés par les étudiants de première année en production et postproduction télévisuelles.

Le président d’honneur, Luc Côté, de Radio-Canada, ouvre la soirée par un discours sur l’avenir des jeunes cinéastes. Les deux animateurs présentent ensuite le gala et les paramètres de la compétition. La soirée sera divisée en douze rounds; chacun mettant en compétition deux courts-métrages devant respecter un style cinématographique donné. À la fin de chaque round, un vainqueur est désigné par un jury présent dans la salle. Cependant, à trois reprises, on assiste à une catégorie pour laquelle seul un court-métrage est présenté, sans plus d’explications sur l’œuvre manquante.  

Le point sur la censure

Comme nous avons pu le constater, trois des courts-métrages produits par les élèves n’ont pas été projetés à En vert et contre tous. Ils ne répondaient pas aux critères du cours relié au projet, «Organisation du travail en équipe». Cette décision a fait polémique lors de la semaine précédant le gala, et de nombreux messages dénonçant la censure sont apparus sur la page Facebook de l’évènement.

Nous avons contacté Denis Harvey, l’un des professeurs responsables du projet, pour en savoir davantage. Il nous a expliqué que les courts-métrages étaient d’entrée de jeu encadrés par un mandat très clair, interdisant les sacres, la violence, la vulgarité, la sexualité, la nudité et la drogue et stipulant que le but du projet était de réaliser une œuvre pédagogique, contenant la théorie du cours et destinée à un client.

Selon le professeur, les équipes concernées ont été averties à plusieurs reprises de l’impertinence de leur contenu; ce n’était donc que justice par rapport aux élèves ayant respecté les critères que de les discréditer. « À mon point de vue personnel, tout artiste peut créer ce qu’il veut et le médiatiser où il le veut. Toutefois, lorsqu’il répond à une commande d’un client, ce client doit également avoir la liberté d’évaluer sa capacité et son désir d’acheter ou non. », conclut Mr. Harvey.

 Mercredi 7 décembre, 19 h —La onzième édition du gala En vert et contre tous du Cégep de Jonquière promet d’être haute en couleur ! Lors de cette soirée à la salle François-Brassard, au coût de deux dollars, aura lieu la diffusion de plusieurs courts métrages réalisés par les élèves de première année en Technique de Production et postproduction.

Ce gala mis en place par Denis Harvey et Jimmy Francoeur, deux professeurs enseignant le cours « Organisation du travail en équipe », ne cesse d’évoluer d’année en année. Dans le cadre de ce cours, les élèves ont appris les fondements essentiels au travail d’équipe en contexte professionnel afin d’avoir toutes les compétences requises pour, par la suite réaliser, le travail de session. Celui-ci étant la réalisation d’un court métrage en équipe, les élèves ont dû suivre des règles strictes avant d’user de leur imagination.

Le court métrage doit être exécuté sous une thématique qui est elle-même rattachée à un chapitre du volume prescrit pour le cours (volume intitulé : Communiquer et interagir). Les thématiques sont : Épouvante style Universal studio monsters 1920 à 1950, Parodie de films connus, Campagne publicitaire ou info pub, Soap américain, Super héros, Western, Émission d’informatio, Comédie romantique, Jeu télé, Émission type « Caméra café », Science-fiction et Documentaire animalier.

Monsieur Harvey m’a précisé que le soir de l’événement, les deux enseignants s’étant partagé également les 24 équipes (12/12), soumettent leurs courts métrages dans un contexte de gala ressemblant à une compétition. Chaque chapitre sera évalué par les jurys selon la qualité pédagogique du contenu et un vote aura lieu pour nommer la meilleure des deux productions.

Pour l’aspect technique et artistique, des responsables du concours intercollégial de l’âme à l’écran monteront sur scène à la fin de la soirée pour nommer les trois équipes s’étant le plus distinguées.

Vous comprendrez donc que cette soirée gigantesque ne pourrait avoir lieu sans le travail remarquable des enseignants, mais également des élèves qui ont inspiré ce projet et qui prennent à cœur leur réalisation. Sans oublier tous ceux qui œuvrent dans l’ombre, c’est-à-dire une trentaine d’étudiants en bureautique travaillant d’arrache-pied pour préparer l’événement et la médiatiser. Cette soirée permet de promouvoir le talent de nos jeunes et de leur donner une visibilité qui mérite amplement d’être soulignée. D’ici là, je vous invite à visionner les teasers de l’événement disponible sur leur page Facebook.

J’espère vous voir en grand nombre !

À la suite de son spectacle solo du 10 novembre au Théâtre Banque Nationale de Chicoutimi (prodigieux, soit dit en passant), j’ai eu le plaisir de m’entretenir avec Louis-Jean Cormier.

Votre dernier album est sorti en 2015, quels sont les projets qui s’en viennent pour vous?

Avec la France, c’est un peu difficile, je vis décalé en ce moment. L’album « Les grandes artères » vient de sortir en France et je veux le faire vivre là-bas. Il y a la possibilité d’un disque live avec mon spectacle réalisé aux Francofolies de Montréal, un spectacle Soul avec 14 musiciens. Aussi, il y va y avoir un nouveau disque avec de nouvelles chansons…Je l’ai dans ma tête, mais je ne peux pas le sortir avant fin 2017.

Et en ce moment, je suis dans un petit fond de valise « pas défaite tout le temps » pour ma tournée!

Pourquoi un spectacle solo ?

C’est arrivé par accident.  On m’a demandé souvent de faire des conférences, des spectacles bénéfice solo, etc. Et les gens me disaient qu’ils avaient accès à une partie de moi qu’on n’a pas découverte à travers mon band. Je suis dénudé,  il y a quelque chose de super touchant. Et j’ai remarqué qu’au final, ce qui marque beaucoup les gens,  c’est souvent des reprises. Comme par exemple, ce soir j’ai fait une reprise de « Ce soir l’amour est dans tes yeux », seul, moi et ma guitare…Et il y a quelque chose là, qui représente vraiment qui je suis.

Ce soir il y a eu des versions solos qui sont plus fidèles à la création originale et à mon style musical qu’à ce que j’ai pu faire en band. Les gens ont accès à qui je suis un peu plus  simplement et concrètement.

Dans votre chansons j’hais les happy ends, vous dites : « J’hais les happy ends, le bonheur, c’est sans histoire, j’hais ça quand tu m’aimes, j’ai pus aucune raison de brailler… » Pourriez-vous dire que vos malheurs vous apportent le bonheur parce qu’il vous inspire?

L’appel du malheur sert à déstabiliser, à vivre le bonheur… Le désir de donner un coup de volant pour changer ce qu’on est habitué d’avoir, déjouer le destin… La chanson dit « et si on prenait le clos », c’est pour dire changer, pour provoquer.

Mais ce n’est pas le malheur, c’est plutôt de la mélancolie…  Comme dirait Victor Hugo, la mélancolie, c’est le bonheur d’être triste. Le plaisir à chanter le drame. Il y a quelque chose de thérapeutique dans la mélancolie.  En chanson, on peut se permettre le drame. C’est plus facile de créer dans le drame que de chanter « ça fait rire les oiseaux ».. La musique est un véhicule à émotions vraiment intense. Avec la mélodie, l’accompagnement sonore… On réussit à créer de belles choses.

Vous avez participer au documentaire la musique à tout prix (http://www.telequebec.tv/documentaire/la-musique-a-tout-prix/), comment les artistes peuvent-ils vivre avec tous les Streaming, Spotify, Etc.… aujourd’hui?

Ils ne peuvent pas vivre avec ça. Il faut avoir un spectacle qui se démarque étant donné la surabondance de l’offre.  On ne peut pas vivre qu’en faisant des enregistrements sonores. Et c’est difficile d’avoir des gens qui payent des billets pour aller te voir en spectacle.

C’est facile faire un disque en 2016, avec son « laptop » et un logiciel, mais vas-tu réussir à le défendre sur scène? Aujourd’hui c’est sur scène qu’on découvre le talent de quelqu’un.

Mais pour répondre à la question, il faut surtout  faire en sorte que la musique sur internet soit mieux rémunérée.

Que pensez-vous du mouvement de Free Culture au Québec ?

Le mouvement de Free culture c’est ce qui peut tuer la musique d’ici. On va se mettre à écouter que du Beyoncé ou du Taylor Swift. On doit prendre soin de nos artistes d’ici sans les aimer par compassion. Au travers tout ce qui se fait, il y a vraiment de la bonne musique ici. Quand tu pars à l’extérieur tu comprends à quel point on est épanouie et fleurissant ici. Le ratio de musique « Cheap » à l’extérieur est vraiment plus élevé, c’est ce que je trouve.

Pensez-vous que le documentaire va ouvrir les yeux aux québécois?

Je ne pense pas que le documentaire va ouvrir les yeux des québécois parce qu’il devrait durer 2-3 heures et il y avait une contrainte de temps.  Je pense que le documentaire fait une belle description de ce que c’est, mais ne donne pas beaucoup de pistes de solutions.  J’aimerais bien qu’on puisse faire une suite à ce documentaire-là et dire quoi faire dans l’ordre pour changer les choses. Comme par exemple, il faut clairement acheter un billet de spectacle, acheter de la marchandise, acheter l’album, s’abonner à un site de streaming en étant membre et être actif, engagé, afficher des playlists… Si vous aimez un artiste, servez-vous des réseaux sociaux pour en parler. Postez des trucs intéressants, plus que la photo de votre chat t’sais… Et ça, ça va aider la culture d’ici, vraiment.

On doit aussi forcer nos jeunes à écouter de la musique d’ici, leur dire qu’en écoutant mon disque sur Youtube, ça ne me donne pas vraiment d’argent… Pratiquement rien… C’est comme un peu pirater un livre, prendre une photo d’une toile et l’agrandir pour la mettre sur son mur…

Vos conseils pour un artiste qui veut percer aujourd’hui?

Tu dois être conscient que tu ne peux plus juste faire de la musique. Tu dois créer du contenu. Tu dois être distingué en entrevue … Être un artiste qui a quelque chose à dire.  

En janvier 2017, ne manquez pas « Microphone », une émission animée par Louis-Jean Cormier, où des artistes québécois se réunissent pour réarranger leurs plus grands succès ensemble et les présentent ensuite dans une ambiance intime devant public. Un concept d’émission qui risque d’être très intéressant!

source photo : google.com

Le 20 octobre dernier, j’ai eu la chance de communiquer avec François Lachance afin de lui poser quelques questions suite à son tout récent album : «Histoires vraies».

1-Lorsque j’ai entendu votre album pour la première fois, j’ai découvert qu’il était bien différent du premier. La sonorité est différente, c’est plus rythmé, d’où vous êtes venu cette inspiration ?

En fait, pour ce qui est de la sonorité, c’est quelque chose qui m’intéressait d’avoir des chansons plus rythmées. Je crois que c’est nécessaire d’en avoir pour pouvoir exporter le spectacle en festival plus facilement. Ça s’écoute bien aussi lorsque l’on fait de la route !

2- Dans les 2 albums, on retrouve au moins une chanson qui parle de voyage, est-ce que vous avez un désir de voyager avec votre musique ? De percer ailleurs, dans d’autres provinces, comme en France par exemple ?

Je crois que voyager a toujours été un désir chez moi. Je n’ai pas encore pris le temps d’aller à tous les endroits que je souhaite visiter, mais c’est certain que si la musique peut me le permettre, j’en profiterais. Je crois que ce désir de voyage se reflète en effet dans certaines de mes chansons, car c’est un objectif important pour moi.

3- Dans un article paru dans Le Journal De Québec, vous avez confié avoir créé et produit toutes les chansons de votre album. Qu’avez-vous appris lors de cette expérience et qu’en retiendrez-vous ?

J’ai appris à repousser mes limites. J’ai connu toutes les étapes de production, ainsi que les efforts qu’il fallait pour arriver à un produit qui convient. C’était une expérience gratifiante, car j’ai eu l’opportunité de mettre de l’avant tout ce dont j’avais envie. Que ce soit au niveau de la musique ou du visuel de l’album, par exemple.

4- Trouvez-vous difficile parfois de combiner vos études à l’université et tout ce qui entoure votre carrière musicale ?

Je n’ai jamais vraiment eu de mal à combiner mes études avec la musique. C’est certain que parfois ça demande un peu plus d’organisation, mais c’est un défi qui vaut la peine d’être relevé au quotidien. Tout le monde à l’UQAC est au courant de ma carrière parallèle et me permet de vivre mes projets avec beaucoup de compréhension.

5- Pourquoi avoir choisi comme titre d’album : «Histoires vraies» ?

Je voulais un titre évocateur de ce qui se passe sur l’album. Ce sont 12 chansons que j’ai écrites et composées qui parlent de mes expériences et des histoires que j’ai vécues. Je crois qu’«Histoires vraies», dans cette optique, est le titre parfait.