Cultivée

 Mercredi 7 décembre, 19 h —La onzième édition du gala En vert et contre tous du Cégep de Jonquière promet d’être haute en couleur ! Lors de cette soirée à la salle François-Brassard, au coût de deux dollars, aura lieu la diffusion de plusieurs courts métrages réalisés par les élèves de première année en Technique de Production et postproduction.

Ce gala mis en place par Denis Harvey et Jimmy Francoeur, deux professeurs enseignant le cours « Organisation du travail en équipe », ne cesse d’évoluer d’année en année. Dans le cadre de ce cours, les élèves ont appris les fondements essentiels au travail d’équipe en contexte professionnel afin d’avoir toutes les compétences requises pour, par la suite réaliser, le travail de session. Celui-ci étant la réalisation d’un court métrage en équipe, les élèves ont dû suivre des règles strictes avant d’user de leur imagination.

Le court métrage doit être exécuté sous une thématique qui est elle-même rattachée à un chapitre du volume prescrit pour le cours (volume intitulé : Communiquer et interagir). Les thématiques sont : Épouvante style Universal studio monsters 1920 à 1950, Parodie de films connus, Campagne publicitaire ou info pub, Soap américain, Super héros, Western, Émission d’informatio, Comédie romantique, Jeu télé, Émission type « Caméra café », Science-fiction et Documentaire animalier.

Monsieur Harvey m’a précisé que le soir de l’événement, les deux enseignants s’étant partagé également les 24 équipes (12/12), soumettent leurs courts métrages dans un contexte de gala ressemblant à une compétition. Chaque chapitre sera évalué par les jurys selon la qualité pédagogique du contenu et un vote aura lieu pour nommer la meilleure des deux productions.

Pour l’aspect technique et artistique, des responsables du concours intercollégial de l’âme à l’écran monteront sur scène à la fin de la soirée pour nommer les trois équipes s’étant le plus distinguées.

Vous comprendrez donc que cette soirée gigantesque ne pourrait avoir lieu sans le travail remarquable des enseignants, mais également des élèves qui ont inspiré ce projet et qui prennent à cœur leur réalisation. Sans oublier tous ceux qui œuvrent dans l’ombre, c’est-à-dire une trentaine d’étudiants en bureautique travaillant d’arrache-pied pour préparer l’événement et la médiatiser. Cette soirée permet de promouvoir le talent de nos jeunes et de leur donner une visibilité qui mérite amplement d’être soulignée. D’ici là, je vous invite à visionner les teasers de l’événement disponible sur leur page Facebook.

J’espère vous voir en grand nombre !

À la suite de son spectacle solo du 10 novembre au Théâtre Banque Nationale de Chicoutimi (prodigieux, soit dit en passant), j’ai eu le plaisir de m’entretenir avec Louis-Jean Cormier.

Votre dernier album est sorti en 2015, quels sont les projets qui s’en viennent pour vous?

Avec la France, c’est un peu difficile, je vis décalé en ce moment. L’album « Les grandes artères » vient de sortir en France et je veux le faire vivre là-bas. Il y a la possibilité d’un disque live avec mon spectacle réalisé aux Francofolies de Montréal, un spectacle Soul avec 14 musiciens. Aussi, il y va y avoir un nouveau disque avec de nouvelles chansons…Je l’ai dans ma tête, mais je ne peux pas le sortir avant fin 2017.

Et en ce moment, je suis dans un petit fond de valise « pas défaite tout le temps » pour ma tournée!

Pourquoi un spectacle solo ?

C’est arrivé par accident.  On m’a demandé souvent de faire des conférences, des spectacles bénéfice solo, etc. Et les gens me disaient qu’ils avaient accès à une partie de moi qu’on n’a pas découverte à travers mon band. Je suis dénudé,  il y a quelque chose de super touchant. Et j’ai remarqué qu’au final, ce qui marque beaucoup les gens,  c’est souvent des reprises. Comme par exemple, ce soir j’ai fait une reprise de « Ce soir l’amour est dans tes yeux », seul, moi et ma guitare…Et il y a quelque chose là, qui représente vraiment qui je suis.

Ce soir il y a eu des versions solos qui sont plus fidèles à la création originale et à mon style musical qu’à ce que j’ai pu faire en band. Les gens ont accès à qui je suis un peu plus  simplement et concrètement.

Dans votre chansons j’hais les happy ends, vous dites : « J’hais les happy ends, le bonheur, c’est sans histoire, j’hais ça quand tu m’aimes, j’ai pus aucune raison de brailler… » Pourriez-vous dire que vos malheurs vous apportent le bonheur parce qu’il vous inspire?

L’appel du malheur sert à déstabiliser, à vivre le bonheur… Le désir de donner un coup de volant pour changer ce qu’on est habitué d’avoir, déjouer le destin… La chanson dit « et si on prenait le clos », c’est pour dire changer, pour provoquer.

Mais ce n’est pas le malheur, c’est plutôt de la mélancolie…  Comme dirait Victor Hugo, la mélancolie, c’est le bonheur d’être triste. Le plaisir à chanter le drame. Il y a quelque chose de thérapeutique dans la mélancolie.  En chanson, on peut se permettre le drame. C’est plus facile de créer dans le drame que de chanter « ça fait rire les oiseaux ».. La musique est un véhicule à émotions vraiment intense. Avec la mélodie, l’accompagnement sonore… On réussit à créer de belles choses.

Vous avez participer au documentaire la musique à tout prix (http://www.telequebec.tv/documentaire/la-musique-a-tout-prix/), comment les artistes peuvent-ils vivre avec tous les Streaming, Spotify, Etc.… aujourd’hui?

Ils ne peuvent pas vivre avec ça. Il faut avoir un spectacle qui se démarque étant donné la surabondance de l’offre.  On ne peut pas vivre qu’en faisant des enregistrements sonores. Et c’est difficile d’avoir des gens qui payent des billets pour aller te voir en spectacle.

C’est facile faire un disque en 2016, avec son « laptop » et un logiciel, mais vas-tu réussir à le défendre sur scène? Aujourd’hui c’est sur scène qu’on découvre le talent de quelqu’un.

Mais pour répondre à la question, il faut surtout  faire en sorte que la musique sur internet soit mieux rémunérée.

Que pensez-vous du mouvement de Free Culture au Québec ?

Le mouvement de Free culture c’est ce qui peut tuer la musique d’ici. On va se mettre à écouter que du Beyoncé ou du Taylor Swift. On doit prendre soin de nos artistes d’ici sans les aimer par compassion. Au travers tout ce qui se fait, il y a vraiment de la bonne musique ici. Quand tu pars à l’extérieur tu comprends à quel point on est épanouie et fleurissant ici. Le ratio de musique « Cheap » à l’extérieur est vraiment plus élevé, c’est ce que je trouve.

Pensez-vous que le documentaire va ouvrir les yeux aux québécois?

Je ne pense pas que le documentaire va ouvrir les yeux des québécois parce qu’il devrait durer 2-3 heures et il y avait une contrainte de temps.  Je pense que le documentaire fait une belle description de ce que c’est, mais ne donne pas beaucoup de pistes de solutions.  J’aimerais bien qu’on puisse faire une suite à ce documentaire-là et dire quoi faire dans l’ordre pour changer les choses. Comme par exemple, il faut clairement acheter un billet de spectacle, acheter de la marchandise, acheter l’album, s’abonner à un site de streaming en étant membre et être actif, engagé, afficher des playlists… Si vous aimez un artiste, servez-vous des réseaux sociaux pour en parler. Postez des trucs intéressants, plus que la photo de votre chat t’sais… Et ça, ça va aider la culture d’ici, vraiment.

On doit aussi forcer nos jeunes à écouter de la musique d’ici, leur dire qu’en écoutant mon disque sur Youtube, ça ne me donne pas vraiment d’argent… Pratiquement rien… C’est comme un peu pirater un livre, prendre une photo d’une toile et l’agrandir pour la mettre sur son mur…

Vos conseils pour un artiste qui veut percer aujourd’hui?

Tu dois être conscient que tu ne peux plus juste faire de la musique. Tu dois créer du contenu. Tu dois être distingué en entrevue … Être un artiste qui a quelque chose à dire.  

En janvier 2017, ne manquez pas « Microphone », une émission animée par Louis-Jean Cormier, où des artistes québécois se réunissent pour réarranger leurs plus grands succès ensemble et les présentent ensuite dans une ambiance intime devant public. Un concept d’émission qui risque d’être très intéressant!

source photo : google.com

Le 20 octobre dernier, j’ai eu la chance de communiquer avec François Lachance afin de lui poser quelques questions suite à son tout récent album : «Histoires vraies».

1-Lorsque j’ai entendu votre album pour la première fois, j’ai découvert qu’il était bien différent du premier. La sonorité est différente, c’est plus rythmé, d’où vous êtes venu cette inspiration ?

En fait, pour ce qui est de la sonorité, c’est quelque chose qui m’intéressait d’avoir des chansons plus rythmées. Je crois que c’est nécessaire d’en avoir pour pouvoir exporter le spectacle en festival plus facilement. Ça s’écoute bien aussi lorsque l’on fait de la route !

2- Dans les 2 albums, on retrouve au moins une chanson qui parle de voyage, est-ce que vous avez un désir de voyager avec votre musique ? De percer ailleurs, dans d’autres provinces, comme en France par exemple ?

Je crois que voyager a toujours été un désir chez moi. Je n’ai pas encore pris le temps d’aller à tous les endroits que je souhaite visiter, mais c’est certain que si la musique peut me le permettre, j’en profiterais. Je crois que ce désir de voyage se reflète en effet dans certaines de mes chansons, car c’est un objectif important pour moi.

3- Dans un article paru dans Le Journal De Québec, vous avez confié avoir créé et produit toutes les chansons de votre album. Qu’avez-vous appris lors de cette expérience et qu’en retiendrez-vous ?

J’ai appris à repousser mes limites. J’ai connu toutes les étapes de production, ainsi que les efforts qu’il fallait pour arriver à un produit qui convient. C’était une expérience gratifiante, car j’ai eu l’opportunité de mettre de l’avant tout ce dont j’avais envie. Que ce soit au niveau de la musique ou du visuel de l’album, par exemple.

4- Trouvez-vous difficile parfois de combiner vos études à l’université et tout ce qui entoure votre carrière musicale ?

Je n’ai jamais vraiment eu de mal à combiner mes études avec la musique. C’est certain que parfois ça demande un peu plus d’organisation, mais c’est un défi qui vaut la peine d’être relevé au quotidien. Tout le monde à l’UQAC est au courant de ma carrière parallèle et me permet de vivre mes projets avec beaucoup de compréhension.

5- Pourquoi avoir choisi comme titre d’album : «Histoires vraies» ?

Je voulais un titre évocateur de ce qui se passe sur l’album. Ce sont 12 chansons que j’ai écrites et composées qui parlent de mes expériences et des histoires que j’ai vécues. Je crois qu’«Histoires vraies», dans cette optique, est le titre parfait.

 

 

Il y a trois semaines, je me suis procuré le livre de Pierre-Yves McSween « En as-tu vraiment besoin ? ». J’ai d’abord été intrigué par l’auteur qui est en fait un comptable professionnel agréé, chroniqueur affaires et économie au 98,5 FM, en plus d’être collaborateur à La Presse, blogueur à Voir.ca et professeur d’administration au cégep régional de Lanaudière à L’Assomption. Son expertise était palpable, mais qu’avait-il bien pu développer en 365 pages sur le sujet ?

En retournant le livre afin d’en apprendre davantage, j’ai compris que cet ouvrage me permettrait de revoir toutes les décisions qui ont un effet direct sur mon compte en banque. J’ai cru que ce livre contiendrait trop de chiffres et je m’y perdrais assez rapidement. FAUX, détrompez-vous, il sait très bien que les Québécois sont des analphabètes financiers et que la consommation à outrance influe négativement sur l’existence de chacun comme il le mentionne si bien au verso de son livre.

Ensuite, j’ai cru qu’on tenterait de me faire la morale sur la façon de gérer mes finances, mais en fait, l’auteur nous invite à nous poser des questions en développant sur plusieurs thèmes allant de l’épargne, au REEE, aux cartes de crédit jusqu’aux enfants, le mariage, l’amour, l’équilibre, l’écoute des autres et biens d’autres. Cette technique d’écriture me plait, car nous pouvons lire le livre dans le désordre selon les thèmes qui nous attirent le plus et garder pour plus tard ceux qui ne touchent pas notre vie actuelle.

Attention de ne pas ignorer les thèmes importants : les épargnes, un bon dossier de crédit, prévoir ta mort, etc. Tu devras un jour te résigner à lire cette partie touchant directement tes finances et étant un peu plus sérieuse ! De plus, le livre contient plusieurs exemples, mises en situation, des faits cocasses et surtout des opinions fermes, même si dans plusieurs des cas l’auteur nous laisse déterminer par nous même si on en a vraiment besoin.

Je dois l’avouer, je suis encore sur le choc de certains passages ! L’auteur n’a pas la langue dans sa poche et vous ne serez pas toujours en accord avec lui. C’est le but, provoquer permet de se remettre en question et d’en réveiller certains. En somme, les passages qui m’ont fait grimacer sont ceux qui m’ont le plus touché et qui sont liés à ma situation et ma façon d’agir face à la situation présentée. Dans certains cas, je me suis remis en question et dans d’autres cas, j’ai fait comme si je ne voulais rien entendre… peut-être qu’un jour je changerai !

Ce livre est une vraie mine d’or et il devrait être une lecture obligatoire à l’école. Le thème que j’ai préféré est l’équilibre. Ce chapitre d’environ 5 pages est vraiment complet et profond. On y parle de l’être humain qui est toujours poussé vers l’excès comme une compensation à la déprime. Également, de celui ou celle qui travaillent trop et qui nuisent sans s’en rendre compte à sa vie de couple. On en vient donc à se poser les questions que l’auteur nous met à la bouche : comment savoir si on a franchi la limite de l’équilibre ? Jusqu’où peut-on étirer l’élastique avant qu’il nous éclate en plein visage ? Ne croyez pas qu’il pourra répondre à ses questions à votre place, vous devrez le faire !

Crois-moi, tu as vraiment besoin de ce livre afin de sortir de la lignée des analphabètes fonctionnels en matière de finances personnelles, comme le dit si bien son collègue Paul Arcand dans la préface de ce livre.

Le 27 octobre dernier, madame Suzanne-G Chartrand a procédé au lancement de son livre hommage au grand militant et syndicaliste qu’était son père, Michel Chartrand, à la microbrasserie La Tour à Bières de Chicoutimi.

Suzanne-G Chartrand est enseignante de français et a commencé à militer au côté de son père dès son tout jeune âge. Le fait de sortir son livre en octobre est très important, car il y a eu deux événements politiques importants au Québec en octobre. Il s’agit de la crise d’octobre et du référendum de 1995. C’était également très important pour madame Chartrand de ne changer aucun mot et s’est pourquoi elle s’est tournée vers Victor-Lévy Beaulieu qui a accepté de le publier.

Le titre de ce recueil est d’ailleurs très évocateur : « à bas les tueurs d’oiseaux ». Comme Suzanne-G Chartrand l’a expliqué, les « oiseaux » sont symbole de liberté et « les tueurs d’oiseaux » font référence aux patrons et aux gouvernements qui s’en prennent aux plus pauvres de la population.

La soirée avait débuté par quelques mots de l’auteure qui précisait que pour elle, il était important de faire connaître son père autrement que par son côté colérique démontré dans les médias. Outre le syndicaliste acharné, Michel Chartrand fut un père aimant et aimait passer du temps avec famille et amis autour d’un copieux repas.

C’est pourquoi Suzanne Chartrand a voulu faire un livre que tous pourraient avoir entre les mains. En ce sens, elle nous a raconté, par ses constatations, que peu de jeunes connaissent cette figure importante et marquante des mouvements sociaux au Québec.

Michel Chartrand était un syndicaliste oui, mais surtout un humaniste, un père de famille, un défenseur des pauvres, un socialiste, un rassembleur au grand cœur. Il était toujours au premier rang pour défendre le peuple contre les injustices des hauts placés.

Pour ma part, je trouvais que c’était une merveilleuse occasion de faire découvrir l’une de mes idoles qui a su en inspirer plus d’un et d’éveiller les consciences sociales des gens pour comprendre qu’il est important de lutter contre les injustices que l’on subit. Malheureusement, n’est pas à l’école que je dois ma connaissance sur cet homme, mais à la télévision avec l’acteur Luc Picard qui avait campé le rôle Michel Chartrand dans la série Chartrand et Simonne (2000-2003)

Cette œuvre est disponible dans plusieurs librairies indépendantes et publiée sous les Éditions Trois-Pistoles de Victor-Lévy-Beaulieu.

Étant la grande liseuse que je suis, j’ai déjà lu tous les livres populaires qui font les têtes d’affiches et les tops 100.  Mon petit plaisir dans la vie, c’est de trouver des petites merveilles cachées qui méritent autant le détour que les autres. Voici mes découvertes !

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1. Ketchup clouds, Annabel  Pitcher

Ce livre raconte l’histoire de Zoe, qui cache un secret. Racontant son histoire par l’entremise de lettres livrées à Stuart Harris, un prisonnier des États-Unis incarcéré pour meurtre, Zoe essaye de mettre ses sentiments du mieux qu’elle le mieux sur papier, cachée dans une maison dans les arbres dans sa cour. C’est un livre extrêmement touchant, qui montre que tomber sous le charme de deux garçons en même tant, ça arrive parfois. Si tu n’as rien à te mettre sous les yeux cet hiver, prend le temps de lire ce roman. Il te fera verser des larmes et te poser des questions.

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2. Asking for it, Louise O’neill

Asking for it, c’est l’histoire d’Emma O’Donovan. Elle a 18 ans, elle est belle et elle le sait, elle a tout pour elle. Jusqu’au jour où, à un party, elle boit trop et prend de la drogue.  Le lendemain matin, une page Facebook a été créée à son intention et des photos d’elle toute nue, en train de se faire abuser, ont été diffusées. C’est la catastrophe. Cette histoire m’a brisé le cœur. Elle montre à quel point l’amour, non seulement celle des autres, mais également de soi-même est importante.  On a envie de détester Emma. Mais elle adorable. Lisez le.

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3. Winger, Andrew Smith

Si vous n’avez pas lu Winger, vous manquez sérieusement quelque chose. C’est Ryan Dean West, qui a une vie compliquée. C’est un adolescent de quatorze ans, qui est pensionnaire dans une école de gosses de riches et qui est chambré avec le plus gros des idiots de l’équipe de rugby, dont il fait parti. En plus de tout ça, il est complètement en amour avec sa meilleure amie, Annie. La plus belle qualité que je pourrais donner à ce roman, c’est d’être honnête. On peut vraiment s’identifier à Ryan Dean, qui est drôle et terriblement attachant.

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4. Are u 4 real ? Sara Kadefors

Ca fait un petit bout que j’ai lu ce livre-là, mais il en vaut quand même la peine. Il raconte l’histoire de Kalya, une adolescente magnifique qui fait la fête pour oublier son père absent et sa mère dépressive, mais aussi d’Alex, un danseur de ballet super timide, qui n’a jamais embrassé de filles dans sa vie. Ils se rencontrent sur Internet et tombent amoureux. Mais, une fois en réalité, est-ce que ce sera la même chose ? J’ai tellement espéré que ces deux personnages-là sortent ensemble à la fin livre ! Je ne vous dis pas quel est finalement le résultat, il va falloir le lire pour ça !

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5. The Spectacular Now, Tim Tharp

Même si la quatrième de couverture n’est pas ce qui a de plus attirant, c’est un livre qui mérite le détour. Un peu plus connu que les autres puisqu’il a été interprété au grand écran, The Spectacular Now raconte l’histoire de Sutter, un accro à l’alcool. Plus de petite amie, un boulot merdique… Sa vie est ordinaire, jusqu’à ce qu’il rencontre Aimee, une jeune fille super timide. Elle changera sa vie. C’est un énorme coup de cœur, ce roman-là. Prenez le temps de l’acheter et de le savourer.

Source : goodread.com

Noël, c’est les petits moments volés ici et là: cuisiner des biscuits au pain d’épice, décorer notre sapin, écouter un film de Noël et regarder la neige tomber.Malheureusement, tous n’ont pas droit à des Fêtes aussi magnifiques que nous. Cette année, j’avais envie de changer un peu les choses, de faire une différence.

Il existe plusieurs projets différents nous permettant d’envoyer un peu de bonheur et d’amour aux gens qui en ont besoin. Étant étudiante, je n’avais pas l’argent pour me lancer dans le parrainage d’un enfant, mais j’avais vraiment envie de participer d’une certaine façon. Une amie m’a parlé de l’Opération enfants de Noël. C’est Samaritan Purse, un organisme de charité canadien venant en aide aux gens dans le besoin depuis 1970, qui a lancé le projet. Elle m’a expliqué qu’ils amassaient et envoyaient des boites de chaussure remplies de petits cadeaux pour les enfants qui n’ont pas la possibilité de fêter Noël. J’ai trouvé l’idée fabuleuse etj’ai tout de suite voulu participer.

Sur leur site internet, tout est bien expliqué. On doit choisir le sexe de l’enfant à qui on veut envoyer notre boite. Ensuite, on choisit une catégorie d’âge : 2-4 ans, 5-9 ans ou 10-14 ans. Il y a même des suggestions de cadeaux pour nous aider un peu et des petits rappels concernant les objets qui ne seraient pas permis à la douane. Au final, c’est nous qui devons choisir les objets à envoyer et des objets aussi simple qu’un toutou, un livre à colorier ou des accessoires pour cheveux sont très appréciés. On a aussi la possibilité d’écrire un petit mot et d’envoyer une photo à l’enfant qui recevra notre cadeau. Il y a des frais de 7$ pour l’envoi de la boite, mais c’est si peu quand on pense à la joie que va ressentir cet enfant qui n’a peut-être jamais eu de cadeau de Noël.

Après avoir rempli la boite, il suffit de la déposer à l’un des points de chute et il y en a vraiment partout! Sur le site, il est possible de trouver le point de chute le plus près de chez nous. En 2015, 730 577 boites ont été récoltées, ce sont donc autant d’enfants qui ont pu célébrer Noël dans la joie. Si le temps vous manque et que vous souhaitez quand même vous impliquer, il est possible de faire un don à l’organisme et ils seront en mesure d’utiliser cet argent pour aider ces enfants dans le besoin.

Si vous avez envie de participer au projet, c’est toujours le temps de le faire! La collecte nationale se fera entre le 14 et le 20 Novembre. Noël, c’est un temps pour recevoir, mais aussi pour offrir et si on peut faire une toute petite différence dans leur quotidien, moi je dis que ça en vaut la peine. Je vous invite à consulter leur site internet pour en apprendre davantage.

 

Quel est le visage de Dead Obies? Tu n’as pas encore entendu parler de ce groupe franglais faisant tourner les têtes? Je te donne 7 raisons pour commencer à les écouter.

  1. « Combien t’en connais qui sontflyde même, juste out of mind; asteure combien tu peux en compter qui parlent de même »

Avec leur souche fidjienne, québécoise, anglophone, européenne et jamaïcaine, on peut dire qu’ils savent afficher avec brio leurs propres couleurs ! Le langage du groupe est influencé de manière à illustrer une réalité propre aux origines métissées, pour eux, synonyme de richesses. Leur façon de s’exprimer les libère par la même occasion de ce conflit linguistique auquel ils ne s’identifient pas. Ils ont créé un vocabulaire atypique, tout en restant compréhensifs.

  1. «Cause lord only knows combien de temps it’ll last I mean, fallait qu’j’le fasse»

Dead Obies a connu le jour au printemps 2011. En quelques mois de travail, ils ont produit ce qui les a directement conduits vers cette chance qu’ils attendaient. Leur mixtape Collation Vol.1 a raflé 15 prix à la finale des Francouvertes 2013.

Sachant qu’ils devaient se perfectionner, ils ont sorti leur premier album officiel : Montréal $ud. Près de 3 ans plus tard, le groupe est revenu plus fort que jamais avec la sortie d’un deuxième album : Gesamtkunstwerk; mot tiré de la langue allemande pour signifier l’œuvre d’art total.

  1. « Pour les Homies » qui sont « ready pour le show »!

C’est avec le réalisateur Gabriel Poirier­ Galarneau qu’est née l’idée de ce qui allait devenir le nom de leur deuxième album. L’avenue musicale empruntée par le groupe s’avise à être intime, authentique et à l’effigie de leur propre réalité. Gesamtkunstwerk est le produit de ce qu’ils ont façonné en gravant à petit peu le bagage qu’ils portent tout un chacun.

  1. « Bounce with us, lounge with us! J’sais que t’es down with us! »

Le groupe s’est consulté pour procéder autrement pour ce qui était de l’enregistrement de ce dernier album. Lors de leur spectacle en octobre 2015, le public montréalais a fait partie de leurs performances. Le groupe s’est servi de ces enregistrements comme base pour confectionner sur mesure des chansons qui allaient transporter l’énergie du live. Avec les conversations et les commentaires clins d’œil, on peut facilement embarquer dans leur univers de création.

  1. « Front sur le grand écran, stunt sur ton Facebook Tape sur ton Twitter, t’es à un clic d’être straight shook (clic!) »

La photographie de la pochette a aussi été captée lors des spectacles. L’image en noir et blanc rapporte la même ambiance que sur le disque. Elle illustre parfaitement l’effet rassembleur et spontané du groupe durant leurs performances. Le cliché expose une jeune fille en plein selfie, pris sur le fait par John Londono.

  1. « J’pense que j’suis fuckin’ insane in the brainium »

La créativité ambitieuse du groupe les a menés à des heures de montage. De plus, pour Gesamtkuntwerk, Dead Obies s’est vu privé de sa subvention de Musicaction accordé au premier album pour le taux trop élevé d’anglicisme, alors que la subvention de FACTOR était inaccessible à cause que le contenu était trop… francophone. Il y a aussi des clips en live, des documentaires ; qu’est-­ce que leurs admirateurs pourraient bien demander de plus?

  1. « Oh Lord, Oh Lord, Can You Hear My Voice ? »

Ils utilisent des propos naviguant à travers les rapports sociaux, le sujet de l’ambition ou encore la pseudo­vie de l’homme postmoderne. Pour ce qui a trait à leur tout nouvel album, j’ai eu un véritable coup de cœur pour les trames musicales telles que Johnny, Oh Lord et Where they @? Toutefois, ce qui est sûr, c’est qu’il est essentiel d’écouter l’album de D à O!

Le 29 octobre, je me suis rendue au sommet du Mont Jacob à Jonquière, avec trois de mes amies pour aller voir en spectacle Charlotte Cardin. La neige tombait doucement, c’était féérique. On aurait dit que la nature s’était préparée en se mettant toute belle pour l’occasion. La première partie du spectacle était réservée à Aliocha. Son nom vous dit quelque chose ? Il a justement retiré son masque d’acteur, entre autres, pour le personnage de Nicolas dans le populaire film « Aurélie Laflamme » pour se consacrer à la musique. J’ai entendu maintes fois chuchoter autour de moi : « Y est tellement beau ! » Non seulement son joli minois a su faire accrocher le public, mais sa musique m’a agréablement surprise. Un mélange de rock, de folk alternatif et d’indie assez puissant pour créer une ambiance sympathique, mais avec un petit quelque chose de mélancolique à ses heures qui rajoute de la personnalité au son.

Son EP est disponible depuis environ 2 mois : https://www.audiogram.com/fr/artiste/aliocha

Il fera les premières parties de Charlotte pour quelques représentations. Alors justement, la Charlotte…

C’était, en quelques mots, saisissant, envoûtant et chaleureux. Dès ses premiers pas sur la scène, on la sentait à l’aise et reconnaissante envers son public. Chacune de ses chansons se terminait avec un grand sourire et un remerciement bien senti. J’ai été captivée par ses mélodies tout le long du spectacle, surtout parce que son côté soul jure avec le reste des chansons populaires du moment, ce qui m’attire beaucoup. Elle a interprété un rap de Post Malone, qui s’intitule « Go Flex », qu’elle a rafistolé à sa sauce. Aliocha est revenu sur scène pour chanter un morceau plus folk-country avec elle, et j’ai eu envie d’en entendre davantage de sa part dans ce registre de musique. Lorsqu’on connaît un artiste, on s’attend souvent à un seul style de musique de sa part, celui auquel nous sommes habitués. Charlotte m’a rappelé que même s’ils choisissent un style en particulier, les musiciens peuvent avoir des goûts très éloignés de ce qu’ils proposent au public, et j’ai trouvé très intéressant de la découvrir sous un autre angle que celui que je connaissais déjà. On en veut plus s’il vous plaît !!!

Également, sa présence avec le public était vraiment appréciée. On a senti une petite timidité du côté d’Aliocha au début, mais Charlotte nous a accueillis comme si l’on était chez elle en nous parlant souvent, nous racontant des anecdotes ou nous faisant savoir l’origine de la prochaine chanson. Elle est humaine, et ça paraît. On sent qu’on pourrait facilement être son amie (et on le veut 😉 ). Bien que le nom connu du public soit le sien, elle parle souvent à la troisième personne du singulier : « On est vraiment contents d’être ici, on a passé une belle soirée… » Elle accorde beaucoup d’importance aux gens qui la soutienne et c’est beau à voir. Ses deux musiciens et elle nous ont interprété leur nouvelle discographie qui sortira en 2017. Je vous le dis, vous avez hâte de l’entendre !

Une soirée mémorable qui m’a laissé un goût de poésie amoureuse, de chaleur et d’humanité, tout ça interprété par une personne que j’admire encore plus qu’avant.