Musique

Philippe Brach a offert un spectacle au Cégep de Jonquière le 18 avril dernier dans le cadre de sa tournée pour son dernier album, Le silence des troupeaux. L’artiste a su nous faire plonger dans son univers excentrique par une représentation dynamique qui n’a laissé personne indifférent.

 

Le chanteur a produit un spectacle diversifié, oscillant entre le folk et le rock, le tout parsemé de touches jazz, à l’image de ses chansons. Il a notamment interprété les œuvres rythmées Pakistan, La Peur est avalancheet Né pour être sauvage. Brach a également transporté les spectateurs au sein de ses textes crus et authentiques avec Alice et Tu voulais des enfants.

 

Phillippe Brach a ainsi majoritairement réalisé des pièces de son dernier album, Le Silence des troupeaux, sorti en 2017. Il a aussi offert des chansons de ses deux autres albums, Portraits de famine (d’ailleurs réalisé par Louis-Jean Cormier) et La foire et l’ordre.

 

Vice E Roi

 

La première partie de la représentation a été assurée par le groupe originaire de la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Vice E Roi. La formation ayant récemment lancé son deuxième album, Les heures maladives, a bercé le public de ses chansons indie folk aux textes des plus touchants. Après s’être produit aux Francouvertes en mars dernier à Montréal, le son du groupe résonne de plus en plus à l’extérieur de la région.

 

Brach vient également du Saguenay, où il a réalisé une technique de production télévisuelle au Cégep de Jonquière. Ce retour dans cet établissement a ravivé des souvenirs chez l’artiste. Il a aussi été des plus généreux avec son public, lui permettant de lui poser des questions et interagissant régulièrement avec lui.

 

Le chanteur au style hors du commun traite du thème de l’image avec Le silence des troupeaux, et ça lui réussit. C’est par son visage déformé sur la pochette de son album, ses vidéoclips originaux très léchés et son incroyable présence sur scène que Philippe Brach nous transporte dans un autre monde. Il est donc intéressant de prêter l’oreille à la dernière œuvre de l’artiste, qui ne suscite certainement pas le silence.

 

Crédits photo : Teresa Fortier

Le premier album de Billie Eilish When We All Fall Asleep, Where Do We Go? est parvenu pour la première fois à nos oreilles le 29 mars dernier. Résultat : une œuvre envoutante, variée et qui pourrait probablement devenir votre prochaine strange addiction.

 

À 17 ans, Billie Eilish a su livrer un album qui oscille entre le pop, le rock et l’alternatif, chacune de ses chansons offrant un style unique. C’est d’ailleurs avec son frère Finneas O’Connell qu’elle coécrit ses textes. Il est aussi responsable de la production de l’album.

 

Nous avons pu découvrir la chanteuse en 2016 lors de la diffusion de sa pièce Ocean Eyes, qui a précédé la sortie de son EP dont smile at me en 2017. La popularité de la Californienne n’a cessé de croitre depuis.

 

« J’ai retiré mes Invisalign [appareil dentaire], voici l’album », annonce d’entrée de jeu Billie Eilish sur sa nouvelle création. L’adolescente qui sait faire preuve d’autodérision n’hésite cependant pas à aborder avec plus de sérieux de nombreux thèmes au sein de cette œuvre. Ces derniers valsent des peurs à l’amour, jusqu’à la relation trouble de l’artiste avec les états que nous atteignons lors de notre sommeil.

 

Nous pouvons ainsi être bercés par la douceur de xanny, puis emportés par le rythme entrainant de bad guy ou de all the good girls go to hell. L’univers de la chanteuse est donc original par les sauts qu’il offre entre les styles.

 

Les plus récents vidéoclips de Billie Eilish pour les chansons bad guy, bury a friend et when the party’s over ne pourraient mieux représenter en images l’atmosphère de cet album. Par leur esthétique léchée au sein d’un univers aussi épeurant qu’attirant, il est impossible de ne pas vouloir en découvrir plus.

 

Avis à tous les adeptes de la populaire série The Office : vous entendrez bel et bien des extraits de dialogues de la série au sein de my strange addiction.

 

Billie Eilish est une chanteuse qui n’a pas peur d’être elle-même et de montrer son unicité, ce qui transparait dans cet album assumé. L’artiste a d’ailleurs récemment affirmé publiquement être atteinte du syndrome de la Tourette (une affection neurologique caractérisée par des tics moteurs et/ou sonores incontrôlés, involontaires et brefs). Elle peut ainsi être une source d’inspiration pour tous, démontrant que malgré cette maladie, elle exerce pleinement son art.

 

Parce qu’en dépit de son jeune âge, Billie Eilish nous livre des chansons qui sauront définitivement marquer l’industrie de la musique. Dès que vous cliquerez sur la première pièce de ce nouvel album, je peux vous assurer que vous ne pourrez vous empêcher d’écouter immédiatement la suite.  Puisque, qui sait où nous allons réellement lorsque nous sommes endormis?

 

Les amateurs de musique punk rock seront servis avec le passage de The Offspring au Québec cet été pour deux spectacles à Trois-Rivières et à Alma. La dernière venue du groupe californien au Québec remonte à 2016 au Festivent de Lévis.

 

Les interprètes de You’re Gonna Go Far, Kid s’arrêteront d’abord à Trois-Rivières le 28 juin à 21h30 dans le cadre du Festivoix. Le festival avait déjà fait venir les groupes de renommées mondiales Bad Religion et Billy Talent. Les billets sont en vente au festivoix.com.

 

The Offspring s’arrêtera par la suite au Saguenay-Lac-Saint-Jean à Alma le 15 juillet lors du Festivalma. Les organisateurs du festival ont travaillé en collaboration avec Évènement 2M qui travaillait depuis cinq ans pour faire venir le groupe en région. Le Festivalma va prolonger ses activités de deux jours pour l’occasion. Les 7500 billets, qui ont été mis en vente le 30 janvier dernier, ont tous été vendus en deux heures.

 

Depuis ses débuts en 1984, The Offspring a vendu plus de 40 millions d’albums et a réalisé neuf albums en tout. Il a également gagné les prix Best Rock Artist (meilleur artiste rock), Best Group (meilleur groupe) et Best Album (meilleur album) pour Americana lors du MTV Europe Music Awards de 1999.

 

En terme de musique, j’ai des goûts assez variés, mais ces temps-ci je suis vraiment dans les throwbacks et j’adore ça. Le punk-rock/rock des années 2000, c’est tellement bon! Je te propose de revivre plusieurs titres qui ont sûrement marqué ta jeunesse, peut-être que tu en ajouteras quelques-uns à ta liste de lecture actuelle.

 

  1.  Boulevard Of Broken Dreams – Green Day

Définitivement ma chanson préférée de Green Day, Boulevard of Broken Dreams s’écoute vraiment en toute circonstance. Un incontournable.

 

  1. Gives You Hell – All-American Rejects

Écoute, cette chanson-là est en repeat sur mon cell depuis quelque temps. Le titre te dit peut-être rien, mais c’est certain que tu connais la mélodie. Attention par contre, c’est ce qu’on appelle communément un ver d’oreille.

 

  1. Iris – Goo Goo Dolls

Encore ici tu n’es peut-être pas familier avec le titre, mais tu connais assurément. Sinon, tu DOIS connaître, c’est magique comme chanson. Écris Iris sur YouTube ou Spotify et laisse la magie opérer.

 

  1. The Reason – Hoobastank

Mon dieu que j’ai écouté et crié cette chanson-là souvent. C’est puissant et tellement réconfortant. L’une de mes chansons préférées!

 

  1. Complicated- Avril Lavigne

Je ne pouvais pas passer à côté d’Avril Lavigne dans cette liste. Punk/rock des années 2000 RIME avec Avril Lavigne. On se souviendra de Sk8ter Boi aussi.

 

  1. Bring Me To Life – Evanescence

Une chanson d’un style bien particulier, mais aimée de tous. Les paroles sont très révélatrices en plus. Un match parfait!

 

  1.  In The End – Linkin Park

Linkin Park a marqué les esprits de plusieurs, surtout pour ses succès In The End et Numb. On ressent quelque chose quand on écoute attentivement les paroles des chansons du groupe…

 

  1. All The Small Things – Blink-182

Un autre ver d’oreille, cette chanson. Tu l’as certainement déjà entendue plus jeune, car c’était partout. C’est le temps de t’y remettre!

 

  1.  Welcome To My Life – Simple Plan

Je n’avais pas le choix d’insérer un titre du groupe québécois dans ce palmarès et je crois que c’est celle-là la plus connue!

 

  1. How To Save A Life – The Fray

Difficile de choisir la dernière chanson de cette liste, mais j’ai finalement opté pour une mélodie aimée de tous. Cette chanson et toutes celles du groupe s’écoutent vraiment bien!

 

Bien sûr, cette liste est à compléter et il y a certaines chansons qui dévient du style principal fixé, mais c’est pour te remémorer de bons souvenirs et te faire réaliser que la musique a beaucoup changé dans les dernières années. Tu connais maintenant ma playlist du moment!

Le gala de l’ADISQ qui a eu lieu le 28 octobre dernier a ravivé un débat présent depuis longtemps au Québec. Ce n’est plus un secret pour personne, le chanteur Mario Pelchat a ouvertement critiqué le gala sur les ondes de l’émission Style libre de Radio-Canada Saguenay-Lac-Saint-Jean. Le chanteur a déclaré que, selon lui, ce ne sont que les artistes « marginaux et excentriques » qui gagnent des prix lors de ces galas. Il faut alors se demander, même si la déclaration de l’artiste était assez crue, s’il a raison.

 

Selon moi, c’est peut-être le cas puisqu’ils attirent «plus l’attention », mais reste que ces artistes « marginaux et excentriques » ne se démarquent pas seulement par leur allure, mais aussi par leur musique.

 

Mario Pelchat croit que c’est par leurs actes dérangeants et leur apparence que des artistes comme Klô Pelgag et Hubert Lenoir gagnent des prix, mais je crois que c’est plutôt parce que le Québec est en transition musicale. En effet, tout style de musique a un début et une fin, et nous sommes à la fin d’une ère où les artistes québécois comme Marie-Mai, Alex Nevsky, Mes Aïeux, Ariane Moffatt, les Cowboys fringants et plus encore… régnaient.

 

C’est une nouvelle génération qui prend le dessus avec un style plus provocateur, qui ne recherche que la liberté d’expression, l’égalité ainsi qu’un côté artistique dérangeant pour certain et innovateur pour d’autre. Ce sont donc des artistes comme Philippe Brach, Safia Nolin, Émile Bilodeau, Hubert Lenoir et Klô Pelgag qui prennent le relais et qui foncent dans le tas comme jamais. C’est un phénomène tout à fait normal qui, comme à l’habitude, arrive vers la fin d’une décennie. Et comme toujours, ça en fâche certains qui aimaient déjà ce qu’ils entendaient comme musique. Par contre, cela en contente d’autres qui ne faisaient qu’attendre pour que quelque chose dans le genre se produise.

 

Il faut arrêter de critiquer les artistes qui essaient de faire évoluer le style musical au Québec. L’évolution d’une chose est un évènement habituel et elle se produit lorsque de nouveaux besoins sont à combler. Les gens ont envie d’entendre cette musique: il faut arrêter de se plaindre sur le fait que ceux qui l’interprètent gagnent à des galas. Un artiste est un artiste et il a le droit d’exercer son art de la manière qu’il le veut.

Alors, laissez nos artistes tranquilles, s’il vous plait!   

 

Photo par Paméla Lajeunesse, Huffingtonpost

À la suite de son spectacle solo du 10 novembre au Théâtre Banque Nationale de Chicoutimi (prodigieux, soit dit en passant), j’ai eu le plaisir de m’entretenir avec Louis-Jean Cormier.

Votre dernier album est sorti en 2015, quels sont les projets qui s’en viennent pour vous?

Avec la France, c’est un peu difficile, je vis décalé en ce moment. L’album « Les grandes artères » vient de sortir en France et je veux le faire vivre là-bas. Il y a la possibilité d’un disque live avec mon spectacle réalisé aux Francofolies de Montréal, un spectacle Soul avec 14 musiciens. Aussi, il y va y avoir un nouveau disque avec de nouvelles chansons…Je l’ai dans ma tête, mais je ne peux pas le sortir avant fin 2017.

Et en ce moment, je suis dans un petit fond de valise « pas défaite tout le temps » pour ma tournée!

Pourquoi un spectacle solo ?

C’est arrivé par accident.  On m’a demandé souvent de faire des conférences, des spectacles bénéfice solo, etc. Et les gens me disaient qu’ils avaient accès à une partie de moi qu’on n’a pas découverte à travers mon band. Je suis dénudé,  il y a quelque chose de super touchant. Et j’ai remarqué qu’au final, ce qui marque beaucoup les gens,  c’est souvent des reprises. Comme par exemple, ce soir j’ai fait une reprise de « Ce soir l’amour est dans tes yeux », seul, moi et ma guitare…Et il y a quelque chose là, qui représente vraiment qui je suis.

Ce soir il y a eu des versions solos qui sont plus fidèles à la création originale et à mon style musical qu’à ce que j’ai pu faire en band. Les gens ont accès à qui je suis un peu plus  simplement et concrètement.

Dans votre chansons j’hais les happy ends, vous dites : « J’hais les happy ends, le bonheur, c’est sans histoire, j’hais ça quand tu m’aimes, j’ai pus aucune raison de brailler… » Pourriez-vous dire que vos malheurs vous apportent le bonheur parce qu’il vous inspire?

L’appel du malheur sert à déstabiliser, à vivre le bonheur… Le désir de donner un coup de volant pour changer ce qu’on est habitué d’avoir, déjouer le destin… La chanson dit « et si on prenait le clos », c’est pour dire changer, pour provoquer.

Mais ce n’est pas le malheur, c’est plutôt de la mélancolie…  Comme dirait Victor Hugo, la mélancolie, c’est le bonheur d’être triste. Le plaisir à chanter le drame. Il y a quelque chose de thérapeutique dans la mélancolie.  En chanson, on peut se permettre le drame. C’est plus facile de créer dans le drame que de chanter « ça fait rire les oiseaux ».. La musique est un véhicule à émotions vraiment intense. Avec la mélodie, l’accompagnement sonore… On réussit à créer de belles choses.

Vous avez participer au documentaire la musique à tout prix (http://www.telequebec.tv/documentaire/la-musique-a-tout-prix/), comment les artistes peuvent-ils vivre avec tous les Streaming, Spotify, Etc.… aujourd’hui?

Ils ne peuvent pas vivre avec ça. Il faut avoir un spectacle qui se démarque étant donné la surabondance de l’offre.  On ne peut pas vivre qu’en faisant des enregistrements sonores. Et c’est difficile d’avoir des gens qui payent des billets pour aller te voir en spectacle.

C’est facile faire un disque en 2016, avec son « laptop » et un logiciel, mais vas-tu réussir à le défendre sur scène? Aujourd’hui c’est sur scène qu’on découvre le talent de quelqu’un.

Mais pour répondre à la question, il faut surtout  faire en sorte que la musique sur internet soit mieux rémunérée.

Que pensez-vous du mouvement de Free Culture au Québec ?

Le mouvement de Free culture c’est ce qui peut tuer la musique d’ici. On va se mettre à écouter que du Beyoncé ou du Taylor Swift. On doit prendre soin de nos artistes d’ici sans les aimer par compassion. Au travers tout ce qui se fait, il y a vraiment de la bonne musique ici. Quand tu pars à l’extérieur tu comprends à quel point on est épanouie et fleurissant ici. Le ratio de musique « Cheap » à l’extérieur est vraiment plus élevé, c’est ce que je trouve.

Pensez-vous que le documentaire va ouvrir les yeux aux québécois?

Je ne pense pas que le documentaire va ouvrir les yeux des québécois parce qu’il devrait durer 2-3 heures et il y avait une contrainte de temps.  Je pense que le documentaire fait une belle description de ce que c’est, mais ne donne pas beaucoup de pistes de solutions.  J’aimerais bien qu’on puisse faire une suite à ce documentaire-là et dire quoi faire dans l’ordre pour changer les choses. Comme par exemple, il faut clairement acheter un billet de spectacle, acheter de la marchandise, acheter l’album, s’abonner à un site de streaming en étant membre et être actif, engagé, afficher des playlists… Si vous aimez un artiste, servez-vous des réseaux sociaux pour en parler. Postez des trucs intéressants, plus que la photo de votre chat t’sais… Et ça, ça va aider la culture d’ici, vraiment.

On doit aussi forcer nos jeunes à écouter de la musique d’ici, leur dire qu’en écoutant mon disque sur Youtube, ça ne me donne pas vraiment d’argent… Pratiquement rien… C’est comme un peu pirater un livre, prendre une photo d’une toile et l’agrandir pour la mettre sur son mur…

Vos conseils pour un artiste qui veut percer aujourd’hui?

Tu dois être conscient que tu ne peux plus juste faire de la musique. Tu dois créer du contenu. Tu dois être distingué en entrevue … Être un artiste qui a quelque chose à dire.  

En janvier 2017, ne manquez pas « Microphone », une émission animée par Louis-Jean Cormier, où des artistes québécois se réunissent pour réarranger leurs plus grands succès ensemble et les présentent ensuite dans une ambiance intime devant public. Un concept d’émission qui risque d’être très intéressant!

source photo : google.com

Le 20 octobre dernier, j’ai eu la chance de communiquer avec François Lachance afin de lui poser quelques questions suite à son tout récent album : «Histoires vraies».

1-Lorsque j’ai entendu votre album pour la première fois, j’ai découvert qu’il était bien différent du premier. La sonorité est différente, c’est plus rythmé, d’où vous êtes venu cette inspiration ?

En fait, pour ce qui est de la sonorité, c’est quelque chose qui m’intéressait d’avoir des chansons plus rythmées. Je crois que c’est nécessaire d’en avoir pour pouvoir exporter le spectacle en festival plus facilement. Ça s’écoute bien aussi lorsque l’on fait de la route !

2- Dans les 2 albums, on retrouve au moins une chanson qui parle de voyage, est-ce que vous avez un désir de voyager avec votre musique ? De percer ailleurs, dans d’autres provinces, comme en France par exemple ?

Je crois que voyager a toujours été un désir chez moi. Je n’ai pas encore pris le temps d’aller à tous les endroits que je souhaite visiter, mais c’est certain que si la musique peut me le permettre, j’en profiterais. Je crois que ce désir de voyage se reflète en effet dans certaines de mes chansons, car c’est un objectif important pour moi.

3- Dans un article paru dans Le Journal De Québec, vous avez confié avoir créé et produit toutes les chansons de votre album. Qu’avez-vous appris lors de cette expérience et qu’en retiendrez-vous ?

J’ai appris à repousser mes limites. J’ai connu toutes les étapes de production, ainsi que les efforts qu’il fallait pour arriver à un produit qui convient. C’était une expérience gratifiante, car j’ai eu l’opportunité de mettre de l’avant tout ce dont j’avais envie. Que ce soit au niveau de la musique ou du visuel de l’album, par exemple.

4- Trouvez-vous difficile parfois de combiner vos études à l’université et tout ce qui entoure votre carrière musicale ?

Je n’ai jamais vraiment eu de mal à combiner mes études avec la musique. C’est certain que parfois ça demande un peu plus d’organisation, mais c’est un défi qui vaut la peine d’être relevé au quotidien. Tout le monde à l’UQAC est au courant de ma carrière parallèle et me permet de vivre mes projets avec beaucoup de compréhension.

5- Pourquoi avoir choisi comme titre d’album : «Histoires vraies» ?

Je voulais un titre évocateur de ce qui se passe sur l’album. Ce sont 12 chansons que j’ai écrites et composées qui parlent de mes expériences et des histoires que j’ai vécues. Je crois qu’«Histoires vraies», dans cette optique, est le titre parfait.

 

 

Quel est le visage de Dead Obies? Tu n’as pas encore entendu parler de ce groupe franglais faisant tourner les têtes? Je te donne 7 raisons pour commencer à les écouter.

  1. « Combien t’en connais qui sontflyde même, juste out of mind; asteure combien tu peux en compter qui parlent de même »

Avec leur souche fidjienne, québécoise, anglophone, européenne et jamaïcaine, on peut dire qu’ils savent afficher avec brio leurs propres couleurs ! Le langage du groupe est influencé de manière à illustrer une réalité propre aux origines métissées, pour eux, synonyme de richesses. Leur façon de s’exprimer les libère par la même occasion de ce conflit linguistique auquel ils ne s’identifient pas. Ils ont créé un vocabulaire atypique, tout en restant compréhensifs.

  1. «Cause lord only knows combien de temps it’ll last I mean, fallait qu’j’le fasse»

Dead Obies a connu le jour au printemps 2011. En quelques mois de travail, ils ont produit ce qui les a directement conduits vers cette chance qu’ils attendaient. Leur mixtape Collation Vol.1 a raflé 15 prix à la finale des Francouvertes 2013.

Sachant qu’ils devaient se perfectionner, ils ont sorti leur premier album officiel : Montréal $ud. Près de 3 ans plus tard, le groupe est revenu plus fort que jamais avec la sortie d’un deuxième album : Gesamtkunstwerk; mot tiré de la langue allemande pour signifier l’œuvre d’art total.

  1. « Pour les Homies » qui sont « ready pour le show »!

C’est avec le réalisateur Gabriel Poirier­ Galarneau qu’est née l’idée de ce qui allait devenir le nom de leur deuxième album. L’avenue musicale empruntée par le groupe s’avise à être intime, authentique et à l’effigie de leur propre réalité. Gesamtkunstwerk est le produit de ce qu’ils ont façonné en gravant à petit peu le bagage qu’ils portent tout un chacun.

  1. « Bounce with us, lounge with us! J’sais que t’es down with us! »

Le groupe s’est consulté pour procéder autrement pour ce qui était de l’enregistrement de ce dernier album. Lors de leur spectacle en octobre 2015, le public montréalais a fait partie de leurs performances. Le groupe s’est servi de ces enregistrements comme base pour confectionner sur mesure des chansons qui allaient transporter l’énergie du live. Avec les conversations et les commentaires clins d’œil, on peut facilement embarquer dans leur univers de création.

  1. « Front sur le grand écran, stunt sur ton Facebook Tape sur ton Twitter, t’es à un clic d’être straight shook (clic!) »

La photographie de la pochette a aussi été captée lors des spectacles. L’image en noir et blanc rapporte la même ambiance que sur le disque. Elle illustre parfaitement l’effet rassembleur et spontané du groupe durant leurs performances. Le cliché expose une jeune fille en plein selfie, pris sur le fait par John Londono.

  1. « J’pense que j’suis fuckin’ insane in the brainium »

La créativité ambitieuse du groupe les a menés à des heures de montage. De plus, pour Gesamtkuntwerk, Dead Obies s’est vu privé de sa subvention de Musicaction accordé au premier album pour le taux trop élevé d’anglicisme, alors que la subvention de FACTOR était inaccessible à cause que le contenu était trop… francophone. Il y a aussi des clips en live, des documentaires ; qu’est-­ce que leurs admirateurs pourraient bien demander de plus?

  1. « Oh Lord, Oh Lord, Can You Hear My Voice ? »

Ils utilisent des propos naviguant à travers les rapports sociaux, le sujet de l’ambition ou encore la pseudo­vie de l’homme postmoderne. Pour ce qui a trait à leur tout nouvel album, j’ai eu un véritable coup de cœur pour les trames musicales telles que Johnny, Oh Lord et Where they @? Toutefois, ce qui est sûr, c’est qu’il est essentiel d’écouter l’album de D à O!

Le 29 octobre, je me suis rendue au sommet du Mont Jacob à Jonquière, avec trois de mes amies pour aller voir en spectacle Charlotte Cardin. La neige tombait doucement, c’était féérique. On aurait dit que la nature s’était préparée en se mettant toute belle pour l’occasion. La première partie du spectacle était réservée à Aliocha. Son nom vous dit quelque chose ? Il a justement retiré son masque d’acteur, entre autres, pour le personnage de Nicolas dans le populaire film « Aurélie Laflamme » pour se consacrer à la musique. J’ai entendu maintes fois chuchoter autour de moi : « Y est tellement beau ! » Non seulement son joli minois a su faire accrocher le public, mais sa musique m’a agréablement surprise. Un mélange de rock, de folk alternatif et d’indie assez puissant pour créer une ambiance sympathique, mais avec un petit quelque chose de mélancolique à ses heures qui rajoute de la personnalité au son.

Son EP est disponible depuis environ 2 mois : https://www.audiogram.com/fr/artiste/aliocha

Il fera les premières parties de Charlotte pour quelques représentations. Alors justement, la Charlotte…

C’était, en quelques mots, saisissant, envoûtant et chaleureux. Dès ses premiers pas sur la scène, on la sentait à l’aise et reconnaissante envers son public. Chacune de ses chansons se terminait avec un grand sourire et un remerciement bien senti. J’ai été captivée par ses mélodies tout le long du spectacle, surtout parce que son côté soul jure avec le reste des chansons populaires du moment, ce qui m’attire beaucoup. Elle a interprété un rap de Post Malone, qui s’intitule « Go Flex », qu’elle a rafistolé à sa sauce. Aliocha est revenu sur scène pour chanter un morceau plus folk-country avec elle, et j’ai eu envie d’en entendre davantage de sa part dans ce registre de musique. Lorsqu’on connaît un artiste, on s’attend souvent à un seul style de musique de sa part, celui auquel nous sommes habitués. Charlotte m’a rappelé que même s’ils choisissent un style en particulier, les musiciens peuvent avoir des goûts très éloignés de ce qu’ils proposent au public, et j’ai trouvé très intéressant de la découvrir sous un autre angle que celui que je connaissais déjà. On en veut plus s’il vous plaît !!!

Également, sa présence avec le public était vraiment appréciée. On a senti une petite timidité du côté d’Aliocha au début, mais Charlotte nous a accueillis comme si l’on était chez elle en nous parlant souvent, nous racontant des anecdotes ou nous faisant savoir l’origine de la prochaine chanson. Elle est humaine, et ça paraît. On sent qu’on pourrait facilement être son amie (et on le veut 😉 ). Bien que le nom connu du public soit le sien, elle parle souvent à la troisième personne du singulier : « On est vraiment contents d’être ici, on a passé une belle soirée… » Elle accorde beaucoup d’importance aux gens qui la soutienne et c’est beau à voir. Ses deux musiciens et elle nous ont interprété leur nouvelle discographie qui sortira en 2017. Je vous le dis, vous avez hâte de l’entendre !

Une soirée mémorable qui m’a laissé un goût de poésie amoureuse, de chaleur et d’humanité, tout ça interprété par une personne que j’admire encore plus qu’avant.