Musique

À la suite de son spectacle solo du 10 novembre au Théâtre Banque Nationale de Chicoutimi (prodigieux, soit dit en passant), j’ai eu le plaisir de m’entretenir avec Louis-Jean Cormier.

Votre dernier album est sorti en 2015, quels sont les projets qui s’en viennent pour vous?

Avec la France, c’est un peu difficile, je vis décalé en ce moment. L’album « Les grandes artères » vient de sortir en France et je veux le faire vivre là-bas. Il y a la possibilité d’un disque live avec mon spectacle réalisé aux Francofolies de Montréal, un spectacle Soul avec 14 musiciens. Aussi, il y va y avoir un nouveau disque avec de nouvelles chansons…Je l’ai dans ma tête, mais je ne peux pas le sortir avant fin 2017.

Et en ce moment, je suis dans un petit fond de valise « pas défaite tout le temps » pour ma tournée!

Pourquoi un spectacle solo ?

C’est arrivé par accident.  On m’a demandé souvent de faire des conférences, des spectacles bénéfice solo, etc. Et les gens me disaient qu’ils avaient accès à une partie de moi qu’on n’a pas découverte à travers mon band. Je suis dénudé,  il y a quelque chose de super touchant. Et j’ai remarqué qu’au final, ce qui marque beaucoup les gens,  c’est souvent des reprises. Comme par exemple, ce soir j’ai fait une reprise de « Ce soir l’amour est dans tes yeux », seul, moi et ma guitare…Et il y a quelque chose là, qui représente vraiment qui je suis.

Ce soir il y a eu des versions solos qui sont plus fidèles à la création originale et à mon style musical qu’à ce que j’ai pu faire en band. Les gens ont accès à qui je suis un peu plus  simplement et concrètement.

Dans votre chansons j’hais les happy ends, vous dites : « J’hais les happy ends, le bonheur, c’est sans histoire, j’hais ça quand tu m’aimes, j’ai pus aucune raison de brailler… » Pourriez-vous dire que vos malheurs vous apportent le bonheur parce qu’il vous inspire?

L’appel du malheur sert à déstabiliser, à vivre le bonheur… Le désir de donner un coup de volant pour changer ce qu’on est habitué d’avoir, déjouer le destin… La chanson dit « et si on prenait le clos », c’est pour dire changer, pour provoquer.

Mais ce n’est pas le malheur, c’est plutôt de la mélancolie…  Comme dirait Victor Hugo, la mélancolie, c’est le bonheur d’être triste. Le plaisir à chanter le drame. Il y a quelque chose de thérapeutique dans la mélancolie.  En chanson, on peut se permettre le drame. C’est plus facile de créer dans le drame que de chanter « ça fait rire les oiseaux ».. La musique est un véhicule à émotions vraiment intense. Avec la mélodie, l’accompagnement sonore… On réussit à créer de belles choses.

Vous avez participer au documentaire la musique à tout prix (http://www.telequebec.tv/documentaire/la-musique-a-tout-prix/), comment les artistes peuvent-ils vivre avec tous les Streaming, Spotify, Etc.… aujourd’hui?

Ils ne peuvent pas vivre avec ça. Il faut avoir un spectacle qui se démarque étant donné la surabondance de l’offre.  On ne peut pas vivre qu’en faisant des enregistrements sonores. Et c’est difficile d’avoir des gens qui payent des billets pour aller te voir en spectacle.

C’est facile faire un disque en 2016, avec son « laptop » et un logiciel, mais vas-tu réussir à le défendre sur scène? Aujourd’hui c’est sur scène qu’on découvre le talent de quelqu’un.

Mais pour répondre à la question, il faut surtout  faire en sorte que la musique sur internet soit mieux rémunérée.

Que pensez-vous du mouvement de Free Culture au Québec ?

Le mouvement de Free culture c’est ce qui peut tuer la musique d’ici. On va se mettre à écouter que du Beyoncé ou du Taylor Swift. On doit prendre soin de nos artistes d’ici sans les aimer par compassion. Au travers tout ce qui se fait, il y a vraiment de la bonne musique ici. Quand tu pars à l’extérieur tu comprends à quel point on est épanouie et fleurissant ici. Le ratio de musique « Cheap » à l’extérieur est vraiment plus élevé, c’est ce que je trouve.

Pensez-vous que le documentaire va ouvrir les yeux aux québécois?

Je ne pense pas que le documentaire va ouvrir les yeux des québécois parce qu’il devrait durer 2-3 heures et il y avait une contrainte de temps.  Je pense que le documentaire fait une belle description de ce que c’est, mais ne donne pas beaucoup de pistes de solutions.  J’aimerais bien qu’on puisse faire une suite à ce documentaire-là et dire quoi faire dans l’ordre pour changer les choses. Comme par exemple, il faut clairement acheter un billet de spectacle, acheter de la marchandise, acheter l’album, s’abonner à un site de streaming en étant membre et être actif, engagé, afficher des playlists… Si vous aimez un artiste, servez-vous des réseaux sociaux pour en parler. Postez des trucs intéressants, plus que la photo de votre chat t’sais… Et ça, ça va aider la culture d’ici, vraiment.

On doit aussi forcer nos jeunes à écouter de la musique d’ici, leur dire qu’en écoutant mon disque sur Youtube, ça ne me donne pas vraiment d’argent… Pratiquement rien… C’est comme un peu pirater un livre, prendre une photo d’une toile et l’agrandir pour la mettre sur son mur…

Vos conseils pour un artiste qui veut percer aujourd’hui?

Tu dois être conscient que tu ne peux plus juste faire de la musique. Tu dois créer du contenu. Tu dois être distingué en entrevue … Être un artiste qui a quelque chose à dire.  

En janvier 2017, ne manquez pas « Microphone », une émission animée par Louis-Jean Cormier, où des artistes québécois se réunissent pour réarranger leurs plus grands succès ensemble et les présentent ensuite dans une ambiance intime devant public. Un concept d’émission qui risque d’être très intéressant!

source photo : google.com

Le 20 octobre dernier, j’ai eu la chance de communiquer avec François Lachance afin de lui poser quelques questions suite à son tout récent album : «Histoires vraies».

1-Lorsque j’ai entendu votre album pour la première fois, j’ai découvert qu’il était bien différent du premier. La sonorité est différente, c’est plus rythmé, d’où vous êtes venu cette inspiration ?

En fait, pour ce qui est de la sonorité, c’est quelque chose qui m’intéressait d’avoir des chansons plus rythmées. Je crois que c’est nécessaire d’en avoir pour pouvoir exporter le spectacle en festival plus facilement. Ça s’écoute bien aussi lorsque l’on fait de la route !

2- Dans les 2 albums, on retrouve au moins une chanson qui parle de voyage, est-ce que vous avez un désir de voyager avec votre musique ? De percer ailleurs, dans d’autres provinces, comme en France par exemple ?

Je crois que voyager a toujours été un désir chez moi. Je n’ai pas encore pris le temps d’aller à tous les endroits que je souhaite visiter, mais c’est certain que si la musique peut me le permettre, j’en profiterais. Je crois que ce désir de voyage se reflète en effet dans certaines de mes chansons, car c’est un objectif important pour moi.

3- Dans un article paru dans Le Journal De Québec, vous avez confié avoir créé et produit toutes les chansons de votre album. Qu’avez-vous appris lors de cette expérience et qu’en retiendrez-vous ?

J’ai appris à repousser mes limites. J’ai connu toutes les étapes de production, ainsi que les efforts qu’il fallait pour arriver à un produit qui convient. C’était une expérience gratifiante, car j’ai eu l’opportunité de mettre de l’avant tout ce dont j’avais envie. Que ce soit au niveau de la musique ou du visuel de l’album, par exemple.

4- Trouvez-vous difficile parfois de combiner vos études à l’université et tout ce qui entoure votre carrière musicale ?

Je n’ai jamais vraiment eu de mal à combiner mes études avec la musique. C’est certain que parfois ça demande un peu plus d’organisation, mais c’est un défi qui vaut la peine d’être relevé au quotidien. Tout le monde à l’UQAC est au courant de ma carrière parallèle et me permet de vivre mes projets avec beaucoup de compréhension.

5- Pourquoi avoir choisi comme titre d’album : «Histoires vraies» ?

Je voulais un titre évocateur de ce qui se passe sur l’album. Ce sont 12 chansons que j’ai écrites et composées qui parlent de mes expériences et des histoires que j’ai vécues. Je crois qu’«Histoires vraies», dans cette optique, est le titre parfait.

 

 

Quel est le visage de Dead Obies? Tu n’as pas encore entendu parler de ce groupe franglais faisant tourner les têtes? Je te donne 7 raisons pour commencer à les écouter.

  1. « Combien t’en connais qui sontflyde même, juste out of mind; asteure combien tu peux en compter qui parlent de même »

Avec leur souche fidjienne, québécoise, anglophone, européenne et jamaïcaine, on peut dire qu’ils savent afficher avec brio leurs propres couleurs ! Le langage du groupe est influencé de manière à illustrer une réalité propre aux origines métissées, pour eux, synonyme de richesses. Leur façon de s’exprimer les libère par la même occasion de ce conflit linguistique auquel ils ne s’identifient pas. Ils ont créé un vocabulaire atypique, tout en restant compréhensifs.

  1. «Cause lord only knows combien de temps it’ll last I mean, fallait qu’j’le fasse»

Dead Obies a connu le jour au printemps 2011. En quelques mois de travail, ils ont produit ce qui les a directement conduits vers cette chance qu’ils attendaient. Leur mixtape Collation Vol.1 a raflé 15 prix à la finale des Francouvertes 2013.

Sachant qu’ils devaient se perfectionner, ils ont sorti leur premier album officiel : Montréal $ud. Près de 3 ans plus tard, le groupe est revenu plus fort que jamais avec la sortie d’un deuxième album : Gesamtkunstwerk; mot tiré de la langue allemande pour signifier l’œuvre d’art total.

  1. « Pour les Homies » qui sont « ready pour le show »!

C’est avec le réalisateur Gabriel Poirier­ Galarneau qu’est née l’idée de ce qui allait devenir le nom de leur deuxième album. L’avenue musicale empruntée par le groupe s’avise à être intime, authentique et à l’effigie de leur propre réalité. Gesamtkunstwerk est le produit de ce qu’ils ont façonné en gravant à petit peu le bagage qu’ils portent tout un chacun.

  1. « Bounce with us, lounge with us! J’sais que t’es down with us! »

Le groupe s’est consulté pour procéder autrement pour ce qui était de l’enregistrement de ce dernier album. Lors de leur spectacle en octobre 2015, le public montréalais a fait partie de leurs performances. Le groupe s’est servi de ces enregistrements comme base pour confectionner sur mesure des chansons qui allaient transporter l’énergie du live. Avec les conversations et les commentaires clins d’œil, on peut facilement embarquer dans leur univers de création.

  1. « Front sur le grand écran, stunt sur ton Facebook Tape sur ton Twitter, t’es à un clic d’être straight shook (clic!) »

La photographie de la pochette a aussi été captée lors des spectacles. L’image en noir et blanc rapporte la même ambiance que sur le disque. Elle illustre parfaitement l’effet rassembleur et spontané du groupe durant leurs performances. Le cliché expose une jeune fille en plein selfie, pris sur le fait par John Londono.

  1. « J’pense que j’suis fuckin’ insane in the brainium »

La créativité ambitieuse du groupe les a menés à des heures de montage. De plus, pour Gesamtkuntwerk, Dead Obies s’est vu privé de sa subvention de Musicaction accordé au premier album pour le taux trop élevé d’anglicisme, alors que la subvention de FACTOR était inaccessible à cause que le contenu était trop… francophone. Il y a aussi des clips en live, des documentaires ; qu’est-­ce que leurs admirateurs pourraient bien demander de plus?

  1. « Oh Lord, Oh Lord, Can You Hear My Voice ? »

Ils utilisent des propos naviguant à travers les rapports sociaux, le sujet de l’ambition ou encore la pseudo­vie de l’homme postmoderne. Pour ce qui a trait à leur tout nouvel album, j’ai eu un véritable coup de cœur pour les trames musicales telles que Johnny, Oh Lord et Where they @? Toutefois, ce qui est sûr, c’est qu’il est essentiel d’écouter l’album de D à O!

Le 29 octobre, je me suis rendue au sommet du Mont Jacob à Jonquière, avec trois de mes amies pour aller voir en spectacle Charlotte Cardin. La neige tombait doucement, c’était féérique. On aurait dit que la nature s’était préparée en se mettant toute belle pour l’occasion. La première partie du spectacle était réservée à Aliocha. Son nom vous dit quelque chose ? Il a justement retiré son masque d’acteur, entre autres, pour le personnage de Nicolas dans le populaire film « Aurélie Laflamme » pour se consacrer à la musique. J’ai entendu maintes fois chuchoter autour de moi : « Y est tellement beau ! » Non seulement son joli minois a su faire accrocher le public, mais sa musique m’a agréablement surprise. Un mélange de rock, de folk alternatif et d’indie assez puissant pour créer une ambiance sympathique, mais avec un petit quelque chose de mélancolique à ses heures qui rajoute de la personnalité au son.

Son EP est disponible depuis environ 2 mois : https://www.audiogram.com/fr/artiste/aliocha

Il fera les premières parties de Charlotte pour quelques représentations. Alors justement, la Charlotte…

C’était, en quelques mots, saisissant, envoûtant et chaleureux. Dès ses premiers pas sur la scène, on la sentait à l’aise et reconnaissante envers son public. Chacune de ses chansons se terminait avec un grand sourire et un remerciement bien senti. J’ai été captivée par ses mélodies tout le long du spectacle, surtout parce que son côté soul jure avec le reste des chansons populaires du moment, ce qui m’attire beaucoup. Elle a interprété un rap de Post Malone, qui s’intitule « Go Flex », qu’elle a rafistolé à sa sauce. Aliocha est revenu sur scène pour chanter un morceau plus folk-country avec elle, et j’ai eu envie d’en entendre davantage de sa part dans ce registre de musique. Lorsqu’on connaît un artiste, on s’attend souvent à un seul style de musique de sa part, celui auquel nous sommes habitués. Charlotte m’a rappelé que même s’ils choisissent un style en particulier, les musiciens peuvent avoir des goûts très éloignés de ce qu’ils proposent au public, et j’ai trouvé très intéressant de la découvrir sous un autre angle que celui que je connaissais déjà. On en veut plus s’il vous plaît !!!

Également, sa présence avec le public était vraiment appréciée. On a senti une petite timidité du côté d’Aliocha au début, mais Charlotte nous a accueillis comme si l’on était chez elle en nous parlant souvent, nous racontant des anecdotes ou nous faisant savoir l’origine de la prochaine chanson. Elle est humaine, et ça paraît. On sent qu’on pourrait facilement être son amie (et on le veut 😉 ). Bien que le nom connu du public soit le sien, elle parle souvent à la troisième personne du singulier : « On est vraiment contents d’être ici, on a passé une belle soirée… » Elle accorde beaucoup d’importance aux gens qui la soutienne et c’est beau à voir. Ses deux musiciens et elle nous ont interprété leur nouvelle discographie qui sortira en 2017. Je vous le dis, vous avez hâte de l’entendre !

Une soirée mémorable qui m’a laissé un goût de poésie amoureuse, de chaleur et d’humanité, tout ça interprété par une personne que j’admire encore plus qu’avant.

Le très coloré Philippe Brach était de passage vendredi soir au café-théâtre Côté-Cour de Jonquière. Un show éclaté et teinté d’humour, une soirée à son image.

Philippe Brach a livré une solide performance qui a animé tous les spectateurs. La plupart des fans n’ont pu s’empêcher d’accompagner l’artiste en chantant à tue-tête ses plus grands succès, ainsi que les chansons moins connues (pour les fans inconditionnels, comme moi par exemple).

En nomination dans cinq catégories au prochain gala de l’ADISQ dont celle d’auteur-compositeur de l’année, Brach a prouvé une fois de plus qu’il est une véritable bête de scène et qu’il l’utilise comme un véritable terrain de jeu.

Il s’amusait comme un fou sur scène, tout comme ses musiciens. La fête battait son plein autant sur la scène que dans la foule. Il était content de retrouver son coin de pays et ça paraissait.

Les soirées thématiques de Brach

Philippe Brach se réinvente à chaque spectacle. Chaque soir, il propose un thème, une couleur ou une idée qu’il exploite à son maximum, ce qui fait en sorte que chaque représentation est unique en son genre. Peu importe le nombre de fois auxquelles on assiste au spectacle, on s’offre toujours une nouvelle expérience.

Je l’admets, je suis un peu une groupie finie de Philippe Brach. C’était la sixième fois que j’assistais au concert et j’ai une fois de plus été comblée par ma soirée. Il était difficile de ne pas taper du pied, de ne pas chanter ou de ne pas danser pendant le spectacle.

Un des moments les plus attendus était sans aucun doute la chanson ‘’Alice’’ qui a semblé être très appréciée par le public. Dès les premières notes de la chanson, le public s’est mis à crier et à chanter à tue-tête. Une chorale maison accompagnait Philippe pour la chanson.

Les morceaux les plus populaires de son premier album La foire et l’ordre ainsi que ceux de son deuxième album Portraits de famine ont certainement dû habiter les oreilles des spectateurs plusieurs heures après le concert.

Vous pouvez toujours vous procurer ses deux albums chez tous les bons disquaires et sur internet. En attendant, c’est un rendez-vous le 30 octobre prochain sur les ondes d’ICI Radio-Canada pour le gala de l’ADISQ. Parions qu’il ne repartira pas les mains vides !

 

 

 

La fébrilité est à son comble. J’entends les discussions, les cris, je ressens l’excitation parmi la foule. J’ai à peine d’espace devant moi pour respirer, on est collés comme des sardines, mais ça ne me dérange pas. C’est le genre d’excitation que l’on souhaite ressentir à plusieurs, le cœur battant, les mains moites.

Soudain, les lumières se ferment. Les cris deviennent plus forts, la foule est presque hystérique. Half Moon Run apparaît sur scène, tout souriant de jouer à la maison. Il faut dire que ça doit être spécial de réussir à remplir le Métropolis de Montréal 4 soirs de suite (du premier au 4 avril). 10 000 personnes, 10 000 fans qui sont particulièrement heureux de partager une connexion spéciale avec les musiciens.

La première chanson Warmest Regards se fait entendre et déjà, je tombe sous le charme de la voix angélique de Devon Portielje. Déjà à son jeune âge, il a un parfait contrôle de sa voix. Chaque fois qu’il atteint des notes hautes, les frissons descendent le long de ma colonne vertébrale, les larmes me montent aux yeux. C’est encore plus beau que sur les albums.

Plusieurs violonistes et un flûtiste accompagnaient le groupe montréalais sur scène pour plusieurs morceaux. La qualité de la musique était incroyable. Conner Molander séduisait la foule chaque fois qu’il sortait son harmonica. Même les jeux de lumière étaient super impressionnants!

J’étais complètement sous le charme, et je n’étais pas la seule. Il faut dire qu’en plus d’avoir une énergie hors du commun et d’être talentueux, les musiciens du groupe sont très cutes.

Je conseille à tous ceux et celles qui ne connaissent pas Half Moon Run d’acheter leurs deux albums, Dark Eyes et Sun Leads Me On. Chaque chanson a son cachet et fait du bien à l’âme écorchée ou à l’âme qui file le parfait bonheur. Et pour ceux qui connaissent déjà le groupe, eh bien, on se reverra au Métropolis la prochaine fois!

Photo : Mathieu Pothier

J’ai simplement envie qu’on écoute de la musique, ensemble.

J’ai envie qu’on écoute du Cold War Kids pis du Mumford & Sons pis du Cat StevenS pis du Sigur Ros. J’ai envie qu’on écoute du John Mayer pis du Nathaniel Rateliff pis du Ben Howard pis du Dallas Green. J’ai envie qu’on écoute ta chanson préf de Coldplay pis ma chanson préf de The Script pis le premier album de Arctic Monkeys pis la discographie complète de Cage The Elephant. J’ai envie qu’on écoute du Daniel Bélanger pis du vieux Jean Leloup pis du Brandon Flowers pis du Beck pis du Ratatat pis un peu de Kendrick Lamar pis de LLA.

J’ai envie que tu te lèves (parce qu’on serait soit dans ma chambre ou la tienne, mais les deux on aurait une table tournante. Désolée, j’suppose que t’en as une j’ai pas encore été invitée dans ta chambre. J’espère que l’invitation s’en vient bientôt.) pour que tu mettes un vinyle d’Édith Piaf ou de Charles Aznavour. J’ai envie qu’on écoute ensemble The National pis du Bernhari pis du Patrick Watson pis du Kygo pis la bande-sonore complète de Mommy. En boucle.

J’ai envie qu’on aille voir en show Of Monsters and Men sous la pluie à New-York pis Louis-Jean Cormier dans une salle de 100 personnes pis Peter Peter en festival pis Death Cab for Cuties au Centre Bell. J’ai envie qu’on voit des bands qu’on connaît pas ensemble pis qu’on essaie toutes (toutes, oui) les places de spectacles de la métropole. J’ai envie de revoir Kanye West, j’sais pas si ça te tente, mais j’te jure qu’on aurait du fun si on le voyait ensemble.

J’ai envie qu’on chante tout bas du Radiohead pis du Arcade Fire pis du The Cure pis du Walk Off The Earth pis du Sigur Ros encore. J’ai envie qu’on écoute les mêmes chansons sur repeat pis que tu te tannes pas autant que moi (parce que moi j’sais que j’me tannerai pas). Du Oasis ou du Scott Helman ou du James Bay. Ou peu importe. J’te fais confiance dans tes choix musicaux.

Me donnes-tu un de tes écouteurs, qu’on ressemble à un film d’ado, mais avec une meilleure soundtrack?

Photo: Instagram

Prendre son pouls, alors que mon cœur battait déjà au rythme de la musique. Écouter la voix du chanteur, mais l’entendre réagir. Regarder le spectacle, mais l’observer, elle. Celle à la base de l’industrie musicale, celle qui aime et achète, celle qui se captive et se déplace. J’ai assisté au concert de Vance Joy au Métropolis, le samedi 30 janvier, mais c’est la foule qui m’a donné le show.

Elle se tenait là bien avant que le spectacle ne s’orchestre. Elle était arrivée deux heures d’avance pour s’assurer une proximité optimale avec son idole. Elle arborait tantôt des pancartes, tantôt des chandails à l’effigie du chanteur australien, mais elle esquissait toujours un sourire.

Parfois en couple, sur son trente-et-un (phénomène de la date parfaite oblige), parfois avec ses amis, mais toujours bien mise, prête pour de futurs snapchat.

Elle a d’abord été ravie de la performance de la première partie, Reuben & the Dark. Elle qui applaudissait dès les premiers accords du groupe s’est laissée bercer par la chanson Rolling Stone.

Puis, elle éleva les pancartes brusquement. Elle s’anima rapidement, produisant de plus en plus de chaleur : l’arrivée de Vance Joy et de ses musiciens s’imposa comme une véritable décharge électrique. Mess is mine, fut le coup d’envoi : sur ses lèvres, je lisais les paroles, et dans ses yeux, devinais son bonheur.

Elle avait les mains jointes sur le cœur lors du couplet de From Afar. Cette douce mélodie l’a même permis d’embrasser son être cher ou de serrer fort ses amis…

Lorsque Vance Joy a troqué sa guitare pour son ukulélé, laissant présager la représentation du single Riptide, elle a crié. Elle a chanté en chœur le refrain lorsque le chanteur lui a brandi le micro.

Mon regard ne l’a pas lâchée, parce qu’elle était belle. Elle était pleine de vie et d’amour, elle se livrait corps et âme à un artiste qui le mérite entièrement et elle se faisait entendre d’une façon si chaleureuse. Elle m’a fait prendre conscience du pouvoir rassembleur de la musique et de ses bienfaits. La foule m’a conquise, samedi dernier. Et j’attends avec impatience notre prochain rendez-vous.

Photo : Laurie Trottier

Ce n’est pas parce qu’il fait trop froid dehors que tu dois rester à l’intérieur et écouter des séries. Le temps des fêtes est trop beau pour ne pas en profiter pleinement! En tant qu’étudiante, l’argent manque parfois… surtout à ce moment-ci de l’année. J’ai donc pensé à toi en te proposant 8 activités à réaliser à un prix très bas! Mais surtout, je te propose des activités amusantes te permettant de vivre de beaux moments avec les tiens.

Aller au cinéma

Profites-en pour aller voir les films que tu n’as pas eu le temps de voir durant ta session surchargée : Hunger Games, James Bond, ou La guerre de tuques 3D. En plus, prends le temps d’y aller un mardi et de profiter d’un prix d’entrée considérablement diminué.

Aller jouer aux quilles

Une activité plutôt inusitée, mais ce n’est pas cher et c’est ben l’fun! Pourquoi pas? Organise un tournoi avec tes amis ou ta famille et vois qui est le plus fort.

Prendre un café avec des amis

Prendre le temps de discuter, c’est toujours apprécié. Reprendre contact avec les amis que tu n’as pas vus depuis le début de la session pour mettre vos histoires à jour, tout ça autour d’un bon café, c’est ti pas ça aussi, le temps des fêtes? Voici quelques adresses au Saguenay où les sorties café sont de mises :

  • Café Cambio, Ic!
  • Café Klimt
  • Passion café
  • L’Érudit Café

Si vous êtes ailleurs au Québec, n’hésitez pas à fouiller les petites rues de votre ville : il y a souvent des merveilles caféïnées qui s’y cachent autre que les classiques Tim Horton et Starbucks (on a rien contre, mais c’est plaisant de faire changement!).

Faire une soirée jeux de société

À mon souvenir, la dernière fois que j’ai joué à un jeu de société remonte à très longtemps. Le temps des fêtes est l’occasion idéale d’organiser une soirée de jeux et de vivre un bon moment. Voici quelques suggestions :

  • Les jeux d’ambiance comme Loup-garou ou Trivial Poursuit
  • Les jeux de stratégie comme Risk ou Clue
  • Les jeux de cartes comme le 31 ou Jungle Speed (je le conseille fortement)
  • Les jeux de mots comme le Scrabble

Expédition dans les bois

Après les nombreuses heures à regarder des films de Noël sur ton divan, il est grand temps de sortir dehors et de profiter de l’hiver. Le Saguenay nous offre des paysages d’hiver à couper le souffle. En voici quelques suggestions :

  • Le sentier du Manoir au Saguenay
  • Les Monts-Valin
  • Le sentier du Mont-Jacob

Encore une fois, n’hésitez pas à vous renseignez sur les endroits les plus fantaisistes près de chez vous! Le Québec regorge de paysages à couper le souffle sous estimés.

Aller au musée

Meilleur moyen pour gagner en connaissance générale au niveau de l’art, de l’histoire, de la photographie, de la science et bien plus! Plusieurs musées offrent de nombreuses expositions originales pour tous dont La Pulperie à Chicoutimi, le Centre culturel du Mont-Jacob ou bien le musée du Fjord.

Aller glisser

Durant mon enfance, l’activité traditionnelle du temps des fêtes était la glissade! Pourquoi pas encore aujourd’hui ? Matériel requis : un traineau et des amis. En plus, il y a probablement très près de chez vous une pente pour glisser qui pourrait te faire vivre des sensations fortes (bon okay, ce n’est pas La Ronde, mais tout de même!) et te rappeler de bons moments de ton enfance. Fous rires garantis! 

Lire un livre

Rien de mieux que de se plonger la tête dans un bon roman pour s’évader de notre stress quotidien. En plus, on a bel article juste ici et un autre ici qui te conseil sur les meilleurs livres à lire. Tu n’as plus d’excuses!

Aller voir ses grands-parents

À quand remonte la dernière fois que tu es allé(e) voir tes grands-parents? Ils sont des coffres au trésor! Questionne-les sur leur passé et tu pourrais découvrir bien des choses intéressantes, parfois inusitées… Parler avec sa famille, ça fait du bien et ça apporte un grand réconfort qu’on néglige trop souvent.

Photo : WeHeartIt